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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 15:16

 

 Le pardon ou acceptation, est souvent abordé en psychothérapie pour des douleurs et blessures de « l’âme », violences, inceste, viol, trahison, injustice, déception, humiliation, rejet, abandon…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=j6HuPeLONtI

 

En premier lieu, il est légitime de penser que celui ou celle qui est  cause de nos souffrances ne mérite pas le pardon, il n’est même pas pensable de l’envisager, ni d’accepter ce qui nous est arrivé. A ce stade, la question ne se pose même pas, bien au contraire. Car le ressentiment est tel qu’il y a en nous un fort désir de « punition » au moins à la hauteur de notre souffrance.

Gandhi disait à ce propos, que la pratique de l’œil pour oeil, dent pour dent  ne produirait que des éborgnée et édentés.

Selon le philosophe Vladimir Jankélévitch « le pardon est là précisément pour pardonner ce que nulle excuse ne saurait excuser »,

 

Une introspection permet d’entrevoir le pardon ou l’acceptation comme étant libérateur de nos souffrances et de pouvoir l’envisager.

 

Selon moi, le pardon ou l’acceptation, est une étape très importante pour aller vers la reconstruction, la réparation, la guérison et entrer en résilience. Cette étape permet de se «délivrer», d’un poids qui peut être une culpabilité, envers soi ou autrui.

Avant d’y arriver, il y a tout un processus, car on ne pardonne pas comme ça à la va vite de manière intellectuelle, cela doit passer par ses « tripes », son émotionnel. Il est nécessaire de l’avoir mûrement décidé et non, parce que l’on dit qu’il est réparateur.
Comme je le précise dans mon poème sur le pardon, cela ne veut pas dire oublier, car à moins de devenir amnésique c’est impossible, ni même tout nier ou refouler, ni la décharge de responsabilités, ce n’est pas une faveur qui implique de se réconcilier avec l’autre, la seule réconciliation  est avec soi-même.


Après la phase de ressentiment, vient celle de l’acceptation.

 

Pour cela, nous devons comprendre ce qui nous est arrivé et pourquoi. Il est souhaitable que cela se fasse dans une attitude d’ouverture, en mettant son ego de côté. Lors de prise de conscience, il peut arriver de découvrir que nous avons une part de responsabilité dont on n’avait pas conscience.

 

De même qu’il faut arrêter de se blâmer et de  se faire des reproches. Se dire  « si j’avais fait ceci ou cela… rien ne serait arrivé », ou « c’est de ma faute tout ce qui est arrivé », ne sert qu’à alimenter un « besoin » de punition parfois inconscient. Parce qu’à ce moment là, si on avait pu faire autrement, on l’aurait fait.

 

Il faut arriver à se le pardonner, cela sous-entend de s’accepter tels que nous sommes, dans tous nos états, d’accepter d’avoir été l’enfant, l’homme, ou le père que nous avons été. D’avoir été la fillette, la femme ou la mère que nous avons été. Hier c'était hier et nous étions autre.

 Lorsque nous sommes dans la phase du « pardon », il peut s’opérer en nous, une sensation de délivrance, comme un gros poids dont on se serait délesté. On se sent apaisé. Ce qui permet de le savoir, c’est lorsque que l’on repense à ce qui c’est passé sans être submergé par des émotions. Nous pouvons en re-parler sans que cela déclenche en nous des ressentis.

Tout est pardonnable ou acceptable, la condition vient de notre capacité ou non, à pardonner ou à accepter.

La question du pardon se pose t-elle vraiment ? Ou le pardon est –il de fait?

 

Cette question fait référence à l’interdépendance que nous avons les uns aux autres et à travers lequel nous sommes soumis à la loi de causes à effets, avec le phénomène d’attraction/répulsion. La vie ne fait-elle pas que lui obéir ?

 

C’est pourquoi, je pense que les situations que nous vivons et les rencontres que nous faisons consciemment ou inconsciemment nous les avons attirés. Si l'on admet que nous attirons à nous ce qui nous arrive, comme l’aimant attire le fer, n’avons-nous pas à nous interroger pourquoi ?

 

De la même manière, nous pouvons aussi nous interroger sur les raisons qui nous poussent à agir ?

 

Il peut arriver que l’on rencontre des êtres en proie à la haine et l’agressivité. Au lieu de les condamner ou les percevoir comme des ennemis, n’avons-nous pas à les considérer comme des malades ayant besoin d’aide? Selon moi, tous les êtres sont aimables, absolument tous, dans le sens où ils ont tous le droit d’être aimer. C’est la raison pour laquelle nous devons les dissocier de leurs actes.

Je conviens qu’il est parfois très difficile d’éprouver de la compassion pour ceux qui cherchent à nous nuire, car cela dépend malheureusement trop souvent de la satisfaction de l’ego (de l’attitude bienveillante ou non, dont les autres font preuve à notre égard).
Considérer que ce qui nous arrive comme étant une fatalité, ou croire que c’est la volonté d’un dieu, n’est-ce pas s’en remettre à l’ignorance? Certaines personnes préfèrent cependant croire, que ce qui nous arrive est le fruit du hasard. Selon moi, tout résulte d’un nombre infini de causes et de circonstances, sujettes à fluctuation.  Le résultat d’un grand nombre d’actes dont nous sommes pour la plupart, consciemment ou inconsciemment, responsables.

Etant interdépendants les uns des autres, tout a un lien qui fait partie de cette loi de causes à effet et qui répond à « une demande » le plus souvent inconsciente.
C’est pourquoi, je pense que le dominé attire le dominant, le volé, le voleur, le violé, le violeur, le soumis, le tyran…ou inversement. C'est une question d'équilibre dans l'univers, de toutes nos pensées traduites en actes.

 

La vengeance est un refus de l’oubli et nourrit la haine, le pardon ou l’acceptation nous ouvre au mieux être et nous nous libère d’un poids parfois lourd à porter qui handicape notre bien être.

 

                                                                            Et si le pardon guérissait !
 

Pour qu’il revienne à son naturel aimant,

L’homme doit se libérer de tout jugement.

Le pardon doit absolument naître du cœur,

Pour cela, ne faut-il pas guérir sa rancœur ?

L’esprit, lui a besoin du pardon pour guérir,

Difficile quand l’offense fait encor souffrir !

Mais, pardonner, ne veut pas dire oublier,

Ce n’est pas non-plus, tout nier ou refouler

Ni  la décharge de responsabilités,

Ou, la démonstration de supériorité.

Cela n’implique pas, de se réconcilier.

C’est en rien une faveur, c’est se «délivrer » !

 

Pour pardonner, il faut avant tout comprendre,

Ce qui nous est arrivé, sans se méprendre.

C’est aussi pour soi-même, la libération,

Des espoirs, qui n’engendrent que déception.

 

Mais, faut-il pardonner ou alors accepter?

Que faisons-nous de la loi de causes à effets ?

Faut-il pardonner à notre société,

Toutes nos névroses, par elle engendrée,

Ou à nous-mêmes qui créons la société ?

 

Faut-il se pardonner d’être ce que nous sommes,

Ou plutôt, de n’être que ce que nous sommes,

Avec nos besoins, nos envies, nos faiblesses, 

Nos peurs , nos humeurs et aussi nos maladresses ?

 

Faut-il que le vent pardonne à la pluie ?

Faut-il que le jour pardonne à la nuit,

L’hivers au printemps et le printemps à l’été,

La lune au soleil, ou les fruits aux gelées ? 

 

La nature, n’a pas de notion de pardon,

Rien ne justifie quelconque  punition.

 

Faut-il qu’il y ait à absolument, un coupable,

Sur ce que nous considérons, punissable ?

Même si l’acte nous paraît condamnable,

Celui qui en est la cause, est pardonnable.

Il agit soit par conviction, ou réaction,

 Ou par pulsion, tel qu’il est dans son émotion.

Prévoir les conséquences de ses actions,

Demande l’objectivité de sa vision.

 

Dans l’instant, il en est plus ou moins dépourvu,

N’étant pas libéré, il commet des abus.

Selon l’offense,  il y a, ou pas, sentence,

Jugeant si l’acte, mérite, indulgence.

La vengeance ne fait le bonheur qu’un instant,

Le pardon quant à lui, rend heureux très longtemps !

 

Faut-il d’abord pardonner pour pouvoir guérir,

Ou bien, pour pouvoir enfin pardonner, guérir?

Et si, tout ce qui vient à nous, nous l’avions attiré ?

Tel le fer par l’aimant, qui ne peut résister ?

 

A travers ce poème sur le pardon, j’invite à entrevoir l’influence que peut avoir l’interdépendance que nous avons les uns aux autres et à travers lequel nous sommes soumis à la loi de causes à effets, avec le phénomène d’attraction/répulsion. La vie ne fait-elle pas que lui obéir ?

 

 

Geneviève

 

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Published by Geneviève - dans Refexion et articles
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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:25

Ressentiment  et colère

« La colère et le chagrin nous font beaucoup plus de mal que les choses mêmes dont nous nous plaignons, et qui les font naître ». Marc AURELE

Dans une vie partagée qu’elle soit amicale, familiale ou de couple, il n’est pas rare d’éprouver du ressentiment à un moment donné ou à un autre, car  l’autre est notre « perpétuel » miroir. En principe, le dialogue permet d’éviter que cela s’envenime.

Cette vie partagée génère des frustrations, des non-dits et peut vite se transformer en conflits. La raison en est que lorsque nous nous sentons « affectés », l’ego prend cela comme étant une   agression et nous ne voyons plus que par notre monde  émotionnel. Cela devient un dialogue de « sourd ».
Au lieu d’en sortir « grandis », on laisse le ressentiment prendre le dessus et envahir notre Etre tout entier, ce qui n’est pas sans conséquence sur notre communication, verbale et non-verbale.
Tout est prétexte à « nourrir » le conflit, la communication ne fonctionne plus que par tort ou raison, les moindres faits et gestes font l’objet de critiques, car tout est déformé et monté « en épingle ».

La colère est parfois projetée sur l’autre avec un fort désir de le rendre responsable de l’objet du litige.
Dans cet état, il y a un désir de faire souffrir et de punir, ou de briser le lien et d’exclure la personne par qui cette colère a été déclenchée. Cela peut se traduire par une attitude de fermeture  en ne lui adressant plus la parole. La confiance en l’autre est ébranlée, retirée.
Dans un état de colère, il n’y a pas d’écoute possible et ni dialogue possible. Seul est retenu tout ce qui peut servir à agresser l’autre, dans la seule intention de lui « faire du mal »  .
A ces fins, l’ironie est utilisée et sert le mépris que cette colère a engendré.  


Le ressentiment ne rend pas heureux, car il nous fait ressasser nos colères  rentrées, rendant les autres responsables de celles-ci. Il est insidieux et pire que la colère elle-même, car il dure dans le temps et ne permet pas de l’évacuer, ni d’agir de façon consciente.
Il est issu de frustrations liées au non-respect de ses propres codes ou règles enfreintes « par autrui ». C’est un état de non-acceptation de ces « violations ».
Il est souvent vécu en terme d’échec et d’impuissance à agir et parfois même, il peut être dirigé contre nous-mêmes.

Le ressentiment est une mauvaise humeur qui est réanimée sans cesse, plus on rumine et on ressasse, et plus on se connecte à ce  mal-être qu’il a engendré et qui, par conséquent s’ancre davantage en nous, ayant pour effet de nous étriquer dans une perception de la réalité erronée.

Il nourrit des « senti-ments » de haine, ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid ? Son but n’est pas de chercher des solutions, mais des punitions pour pouvoir se donner raison de détester, de se « victimiser » ou d’être dans le vrai ou la raison.

Si notre ressentiment nous amène à ressasser, on donne plus d’emprise à l’ego. Ne percevant plus que les défauts, nous occultons la douleur que ce conflit a pu engendrer aussi chez l’autre.

Le ressentiment  n’est qu’un leurre et ne permet pas l’objectivité !
Car, lorsque le ressentiment nous habite, nous obéissons à la pulsion qu’exige l’ego, d’écarter quiconque lui fait obstacle lorsqu’il se sent menacé, sans considération aucune pour le bien-être d’autrui.
Sous son emprise, la perception est déformée et à coup sur nous nous nuisons à nous mêmes. Le ressentiment détruit alors, tout sentiment d’intimité et il établit dans la relation à l’autre, un schéma destructeur qui ne peut que s’intensifier s’il n’est pas immédiatement brisé.

En effet lorsque le ressentiment est trop douloureux, vient le rejet qui a pour effet de nous faire rechercher toutes sortes de moyens pour rendre l’autre responsable. Arrivés à ce point, il y a séparation émotionnelle, car tout ce que fait l’autre nous irrite ou nous ennuie.


La colère peut contenir plusieurs émotions.

Dans la colère, il peut y avoir un mélange d’émotions telles que le sentiment de rejet, d’abandon, d’humiliation, d’injustice etc., qui peuvent engendrer des ressentiments de déception, désillusion, rancœur, haine …, la liste est non-exhaustive.

Le mental va en quelque sorte filtrer les informations qui nous parviennent, pour ne retenir que ce qui peut servir à nous donner raison, qui ne sert, je le rappelle, qu’à  nourrir l’ego.
Donc tout ce que nous percevons va être déformé et s’inscrire dans notre monde émotionnel, qui sera réactivé à la moindre occasion.

Comment pouvons-nous alors être objectif ?


 

Le ressentiment semble bien inévitable, à moins de vivre reclus et encore. Il est donc nécessaire d’apprendre à l’accueillir et à comprendre ce qui se cache derrière, puis à exprimer ce que l’on a sur le « cœur ».

Pour cela, nous devons parfois nous remettre en question  en nous « délestant » de certaines croyances et certitudes, mais aussi d’attentes, qui au final engendre très souvent de la déception.


N’oublions pas que nous sommes interdépendants les uns des autres et que ce qui nous est renvoyé, vient faire « écho » en nous, pour mieux nous percevoir.

           

Geneviève

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 09:48

L’ALTRUISME

Que pensez vous de cette histoire?

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

- Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

- Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire

CHANGE LE MONDE

« C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas» et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas.

- C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise.

Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire

CHANGE LES AUTRES

« C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration.» et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.

Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses.

- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots

CHANGE-TOI TOI-MEME

« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire» se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui
demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser.

- C'est bien, dit le Sage.

- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

- C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait

ACCEPTE-TOI TOI-MEME

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. «Quand on combat, on devient aveugle, se dit-il.» Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte.

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut

ACCEPTE LES AUTRES

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.

- Qu'as-tu appris sur le chemin demanda ce dernier.

- J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

- C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut

ACCEPTE LE MONDE

« Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois.» Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

- Qu'as-tu appris sur le chemin ?

- J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe, c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

- C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

- Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.

Proposé par Amine CADI sur le forum SUPERVISION (VIADEO)
SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33
 

Je trouve ce texte magnifique de vérité , c'est un chemin plein de sagesse , d'ouverture à soi, aux autres et au monde. On en retire que des bienfaits.


La première étape avant de s'ouvrir aux autres, c'est le soi et ce qui le nourrit (amour, acceptation inconditionnelle, reconnaissance...). Ensuite, une fois bien nourrit, il est plus facile de s'ouvrir aux autres et de cultiver l'altruisme.

Qu’est-ce que l’altruisme ?

Contrairement à l’égocentrisme, un esprit altruiste est libéré de l’emprise de l’ego. Par conséquent, de par la diminution de l’amour obsessionnel pour soi, il est affranchit de la contrainte des émotions conflictuelles, ce qui lui permet d’être habité d’une liberté intérieure.
C’est pourquoi, sa manière d’être est naturellement aimante, faite de bonté, de générosité sans calcul, de sérénité, d’une faculté au détachement, ainsi qu’une disposition à s’intéresser et à se dévouer à autrui.
Un esprit libre et serein est plus apte à considérer une situation douloureuse, plutôt qu’un esprit affligé par des conflits internes. Platon disait : « l’homme le plus heureux est celui qui n’a dans l’âme aucune trace de méchanceté »
Certaines personnes pratiquent l’altruisme de manière habituelle, mais il faut le distinguer, car très souvent il revêt une forme d’égoïsme, dans le sens où il est calculé, consciemment ou inconsciemment, pour quelques raisons que se soient (devoir, culpabilité, plaisir personnel par le sentiment de faire une bonne action, crainte du jugement, se donner bonne conscience, etc.)
Il y en a même qui utilisent leur souffrance comme support de transformation pour se vouer à ceux qui soufrent.
Mais il ne faut pas se leurrer, comme il est difficile d’agir contre son propre intérêt, une grande majorité d’entre nous finit toujours par donner la priorité à son intérêt personnel, en dépit de tout, et de tous !

L’ego est le principal entrave au développement de l’altruisme

Pour parvenir à développer en nous l’altruisme, nous avons à nous détacher de cette propension à l’individualisme et à l’égocentrisme qui lui font obstacle. Pour cela, nous devons combattre les faiblesses de l’ego pour qui seul, importe la recherche exclusive de son propre plaisir, qui n’est d’ailleurs que l’illusion du bonheur.
Une fois « libérés » de la contrainte de l’ego, il est ensuite plus naturel, d’épanouir l’altruisme dans notre esprit. Mais, pour que l’altruisme soit spontané et devienne un état d’être, nous devons apprendre la manière d’y arriver.
C’est pourquoi, s’ouvrir aux autres de manière naturelle, suppose que nous soyons unifiés dans notre fort intérieur et non pas, divisés comme c’est souvent le cas.

Bien à vous

Geneviève
http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr
SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:01

Cette histoire que j'ai inventé , illustre une des blessures de 'l'âme", le besoin de reconnaissance.

 

Besoin de reconnaissance

 

Voici l’histoire d’Aimémoa, un être en quête de reconnaissance. Même s’il n’en a pas conscience, c’est son but de vie. Cela répond à un besoin intérieur causé par une blessure profonde, qu’il l’exprime souvent en faisant le « clown », c’est sa façon particulière d’être présent au monde. Il est de ce fait, très doué pour faire le « pitre » et il pourrait en faire son métier. Des comme lui, croyez-moi, nous en connaissons tous autour de nous; amis, relation de travail ou encore, parmi nos proches, ou peut-être bien nous-mêmes, car le manque de reconnaissance est une blessure qui ne se voit pas. Peut-être vous dites-vous, qu’il y a bien d’autres manières pour le manifester et vous avez raison. Par exemple par un complexe de supériorité ou d’infériorité, ou bien, par la dévalorisation ou négation de soi, ou encore, par une opposition avec l’ordre établi, ou en protecteur des plus défavorisés, ou même par une attitude tyrannique. Mais, pour Aimémoa, faire le clown c’est son exutoire et, d’une certaine façon un masque derrière lequel il se réfugie.  Ce besoin de reconnaissance, dont il « souffre », a pris racine avant sa conception et « c'est imprimé» dans le ventre de sa maman car, cette blessure de l’ « âme », tout comme une maladie héréditaire, lui a été transmise par sa généalogie dont il en est le manifesté. Comme chacun d’entre-nous d’ailleurs. En d’autres termes, son devenir est entre autre, conditionné par l’histoire de sa famille. Etant le lien, elle lui donne un sens, dès sa « naît-sens ». Par conséquent, il est donc prédestiné à poursuivre cette histoire bien malgré lui.

 

Pour vous dire, sa grand mère-maternelle aussi, a souffert du même  mal toute  sa vie.  Et pour cause,  orpheline depuis  sa tendre enfance, elle était devenue pupille de la nation, élevée de famille en famille sans avoir reçu le moindre amour.Et l’histoire se perpétue, Aimémoa non plus n’a pas été conçu dans l’amour. Comment aurait-il pu en être autrement ? La femme qui lui servait de nid, n’était pas disposée à ce moment là,  à devenir mère. Pour elle, ce n’était pas le bon moment, c’était même un drame. La raison en est que son mari lui avait fait part depuis toujours de son non-désir d’enfant. Cet incident, fut un choc, il se sentait trahi. Vous pensez bien qu’il ne voulait rien entendre, c’était le problème de sa femme, son bâtard, comme il lui plaisait à dire.Ce fait venait rajouter un peu plus de malaise entre-eux. Ils avaient déjà bien du mal à s’aimer eux-mêmes, qu’ils en étaient arrivé à ne plus communiquer, si ce n’est que par « tort ou raison », employant sans cesse le « tu », qui tue. Tous deux étant des écorchés de la vie, auraient nécessité d’être comblés dans leurs besoins infantiles, mais, au lieu de cela, ils nourrissaient mutuellement leurs conflits.Arrêtons-nous un instant sur leur histoire. La maman d’Aimémoa,  comme sa propre mère, ne connaît pas le bien-être de se sentir aimée, depuis toujours soumise, à son père et ensuite à son mari, se sent  comme une « chose » sans cesse dévalorisée. Quant au père d’Aimémoa, lui aussi trimbale son fardeau. Ce fait, vient réveiller de vieux démons à travers lequel, il revit sa plus grande douleur. Celle qui a marqué au fer rouge toute son existence. Pour mieux comprendre son attitude vis à vis de sa femme, il nous faut situer le contexte dans lequel il a grandi.

 

Tout petit, abandonné par ses deux parents, il fût placé à la D.A.S.S et trimbalé, lui aussi de famille en famille. Il en avait tellement souffert, qu’il s’était juré de ne jamais avoir d’enfants. Je vous laisse imaginer le contexte, dans lequel il a grandi, loin de la chaleur d’un doux foyer, où il fait bon vivre.  Bien sûr, pour son éducation, il ne manqua de rien, l’état subvenait à ses besoins. Alors, dans cette froideur administrative, tant bien que mal, il s’est construit, avec une forte tendance à se dévaloriser, mais, insidieusement, à son insu, des blessures s’enkystaient ; sentiment de rejet, d’abandon, d’injustice…. Quoi qu’il en soit, il ne voulait rien entendre, il ne fallait  surtout pas lui parler de ce rejeton. Alors, sa femme essayait, en vain, de faire une fausse couche, et l’estime qu’elle lui portait avait chuté considérablement. Mais, Aimémoa était bien là et bien décidé malgré tout, à vivre. Puis, arriva le jour «  J ». Aimémoa vint au monde dans la douleur, aidé par des forceps. C’était un nourrisson un peu chétif mais néanmoins, plein de vie. Il faisait déjà tout son possible pour attirer l’attention de son entourage et très vite, sa maman tomba sous son charme. Il lui restait à charmer son père, ce qui n’était pas une mince affaire. Malgré cette apparence de rustre, que montrait ce dernier, c’était un homme profondément droit avec des principes. Bon gré mal gré, il finit par accepter la présence d’Aimémoa. Il tenait tout de même à lui donner une bonne éducation,  mais il ne fallait pas lui en demander plus, car, le « plus », il ne connaissait pas. Les années passant, il ne lui prêtait toujours pas d’attention particulière, si ce n’est que pour sa scolarité, ou ses performances sportives, matières où Aimémoa excellait d’ailleurs mais, le reste en apparence, ne paraissait guère l’intéresser. On ne pouvait pas dire pour autant qu’il ne l’aimait pas, il montrait une certaine indifférence.

 

Aimémoa ne comprenait pas cette attitude et en souffrait en silence. Pourtant, il en déployait de l’énergie pour être vu de son père , mais cela ne paraissait pas suffire à attirer pas son attention . Il avait néanmoins remarqué, que lorsqu’il faisait le pitre, cela amusait son père, mais pas seulement, son entourage aussi. Alors, il faisait de plus en plus souvent le clown. Mais, derrière cette apparence, il masquait une grande tristesse. D’ailleurs, les expressions qu’il employait à son sujet le révélait et n’étaient pas en phase avec la réalité: « tu vas rire, ou c’est rigolo ce qui m’arrive ». Et il grandit ainsi, portant sa douleur, sans savoir qu’il portait aussi celle de ses deux parents qui s’était enkystée en lui insidieusement.. Inconsciemment, il se mit à chercher cette reconnaissance, à travers ses relations amicales et professionnelles, celle qu’il aurait tant voulu recevoir de son père. C’était devenu un handicap. Comme il avait du mal à se « père ce voir », c’est à travers le regard de « l’autre » qu’il se cherchait. Son bien-être en dépendait. Il n’agissait jamais dans son propre intérêt, pour ne pas risquer de déplaire bien sur, si bien que certains, abusaient de sa gentillesse. Il aurait aimé être accepté pour lui-même, sans condition, et non, pour ce qu’il pouvait apporter aux autres, mais il n’était pas dupe, malgré tout, c’était pour lui, mieux que rien, cela lui donnait au moins, une certaine valeur. Sans s’en rendre compte, il attirait l’inverse de ce qu’il désirait. En effet, à force de tant vouloir satisfaire les autres, il se niait lui-même. Dans ces conditions, comment pouvait-il être vu vraiment, puisque ce qu’il montrait de lui était « le trop de gentillesse », le trop de pitrerie… ? Il ne laissait à personne, entrevoir sa tristesse, ce « trop » le résumait, et le réduisait car, c’était tout ce qu’il « permettait » de percevoir de lui.

 

Alors, de grâce, ne nous fions pas aux apparences car elles peuvent être trompeuses. Gardons-nous bien de porter un quelconque jugement sur les êtres, car nul ne peut être parfait. Si vous croisez sur votre chemin un autre « Aimémoa », offrez lui ce que vous avez de plus merveilleux en vous et qui de plus, ne coûte pas un sou : votre reconnaissance et votre considération, et surtout, un regard aimant et bienveillant. Si, comme Aimémoa , vous souffrez du même mal, sachez que, quelque soit votre venue au monde, vous êtes dignes d’intérêt et d’amour.

 

Bien à vous

 

Geneviève

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:14


Voici  un très beau texte de Carl ROGERS sur l'écoute.


J’AIME ÊTRE ENTENDU

J'aime être entendu. Un certain nombre de fois dans ma vie, j'ai eu l'impression d'être écrasé par des problèmes insolubles, ou bien de tourner en rond dans des cercles infernaux. Pendant une certaine période, accablé par des sentiments d'indignité et de désespoir, j'ai même été certain de sombrer dans la psychose.
Je considère que j'ai été plus heureux que d'autres en rencontrant à ces moment-là des personnes qui ont été capables de m'entendre et de me délivrer du chaos de mes sentiments. J'ai eu la chance de trouver des personnes qui ont pu entendre plus profondément que moi-même le sens de ce que je disais.
Ceux-là m'ont écouté sans me juger, sans porter de diagnostic sur mol, sans m'apprécier ni m'évaluer. Ils m'ont simplement écouté, ils ont clarifié ce que je disais et ils m'ont répondu à tous les niveaux où j'essayais de communiquer. Je puis vous assurer que lorsque vous vous trouvez dans un tel désarroi psychique et que quelqu'un vous écoute réellement sans porter de jugement sur vous, sans essayer de prendre sur lui vos responsabilités, sans essayer de vous façonner, cela fait rudement du bien.
Chaque fois, cela a relâché la tension qui existait en moi. Cela m'a permis d'exprimer les sentiments effrayants que j'éprouvais, les sentiments de culpabilité, de désespoir, les confusions qui avaient été mon lot. Quand j'ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d'un œil nouveau mon monde intérieur et d'aller de l'avant.

Il est étonnant de constater que des sentiments qui étaient parfaitement effrayants deviennent supportables dès que quelqu'un nous écoute. Il est stupéfiant de voir que des problèmes qui paraissent impossibles à résoudre deviennent solubles lorsque quelqu'un nous entend, et que des situations qui semblent Irrémédiablement confuses soudain s'éclaircissent lorsque l'on nous comprend. J'ai profondément apprécié les occasions où j'ai rencontré celte écoute sensible, empathique, qu'on voulait bien me consacrer.
Au moment où j'avais désespérément besoin de cette sorte d'aide, j'ai été très heureux d'avoir formé et entraîné des thérapeutes. Certains d'entre eux, qui étaient des personnes indépendantes, autonomes, et qui n'avalent pas peur de moi, furent capables de m'aider à passer à travers cette période sombre et troublée pendant laquelle je subis une profonde transformation intérieure. Cela m'a rendu également très conscient de ce qu'en mettant au point mon style de thérapie pour les autres, j'avais, sans m'en rendre compte, mis au point le genre d'aide que je voulais pour moi-même et qui devait m'être utile.

QUAND JE NE PUIS PAS ENTENDRE...

J'en viens à certaines de mes déceptions dans ce domaine. Je n'aime pas constater en moi que je ne puis pas entendre quelqu'un, que je ne puis pas le comprendre. Lorsqu'il ne s'agit que d’un défaut de compréhension ou d’un manque d'attention de ma paît à ce qu'il dit, ou d'une difficulté à saisir ses mots, ma déception n'est pas bien grave.

Mais ce que je déteste vraiment en moi, c'est lorsque je ne puis entendre quelqu'un parce que je sais tellement bien à l'avance ce qu'il va dire que je ne l'écoute même pas. Ce n'est qu'après coup que je constate que je n'ai entendu que ce que l'avais décidé qu'il dirait. Je n'ai vraiment pas été capable d'écouter.
Ou, plus grave encore, il y a les moments où je ne puis pas entendre parce que ce que l'autre dit est trop menaçant ou pourrait peut-être même influencer mes conceptions ou mon comportement. Mais le pire de tout, c'est quand je me surprends à essayer de distordre son message pour lui faire dire ce que je voudrais qu'il dise et qu'alors c'est bien cela que j'entends.
Cela peut être très subtil et je suis surpris de voir avec quelle habileté je puis y arriver. Rien qu'en déformant un tout petit peu ses mots, rien qu'en distordant un tout petit peu sa pensée, je puis faire en sorte que non seulement il dise ce que je souhaite entendre, mais qu'il soit la personne que je voudrais qu'il soit. Ce n'est que lorsque je comprends, à travers sa protestation ou graduellement à travers ma propre perception, que je le manipule subtilement, que je deviens écœuré de moi-même.
Je sais également, pour m'être trouvé du côté récepteur, combien cela peut être décevant et frustrant d'être compris pour ce que vous n'êtes pas ou de vous voir attribuer quelque chose que vous n'avez ni dit ni pensé. Cela provoque de la colère, de la frustration et du désabusement.

Bien à vous

Geneviève

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 15:25

Parfois nous ne savons pas comment communiquer et il peut nous arriver d’éprouver de la résistance à ce que l’autre dit ou fait.

 

Au moment où nous ressentons de la résistance, nous laissons nos sentiments se transformer en ressentiment. Par exemple nous ne sommes pas seulement ennuyés par ce qui est dit ou fait, nous sommes en colère. Bien souvent sans en être conscient, nous nous éloignions insidieusement de la personne en question et nous créons une barrière émotionnelle.

Le ressentiment nous enferme dans l’illusion en pensant que la source d’insatisfaction réside à l’extérieur, alors qu’en réalité elle est à l’intérieur de nous-mêmes, dans notre esprit. Lorsque le ressentiment nous habite, nous obéissons à la pulsion qu’exige l’ego, d’écarter quiconque lui fait obstacle lorsqu’il se sent menacé, sans considération aucune pour le bien-être d’autrui. Sous son emprise, la perception est déformée et à coup sur nous nous nuisons à nous mêmes. Le ressentiment détruit alors, tout sentiment d’intimité et il établit dans la relation à l’autre, un schéma destructeur qui ne peut que s’intensifier s’il n’est pas immédiatement brisé.

 

En effet lorsque le ressentiment est trop douloureux, vient le rejet qui a pour effet de nous faire rechercher toutes sortes de moyens pour rendre l’autre responsable. Arrivés à ce point, il y a séparation émotionnelle et la séparation physique peut se produire à tout moment, car tout ce que fait l’autre nous irrite ou nous ennuie. Si le rejet persiste, pour atténuer la douleur que nous ressentons, il peut arriver que nous passons au refoulement. Il est important d’apprendre à entretenir de bonnes relations quelles soient amoureuses, familiales, professionnelles et sociales. Elles façonnent notre caractère, nos valeurs, nos croyances et la qualité de notre vie.

 

L’un des grands problèmes que pose les relations humaines vient de ce que la plupart des gens s’engagent dans une relation dans le seul but d’obtenir quelque chose.

 

Pour éviter toute détérioration dans une relation c’est simple, pour nous y aider nous devons garder en mémoire que nous sommes interdépendant les uns des autres et que dans nos relations, s’exprime une communication consciente et inconsciente qui parfois révèle une communication interne et intime.

En réalité « l’autre », nous confronte à nous-mêmes et n’est en fait que le révélateur de ce qui nous habite. Tout comme nous, il est mis à l’épreuve par son inconscient qui, pour se faire, le met en scène pour jouer « la même pièce».

L’épreuve consiste en quelque sorte à tester les limites de chacun, dont l’objectif serait, d’arriver au détachement et au lâcher-prise. lorsque nous sentons monter en nous des émotions perturbatrices, dans un premier temps, nous devons les accueillir pour les identifier, ensuite, comprendre pourquoi elles nous perturbent. Et surtout, se dire que l’autre n’est pas responsable de nos « doux-leurres », c’est à nous de faire un travail pour ne plus en souffrir. En l’absence de quoi, pour ne pas risquer que les événements ne prennent de l’ampleur, il est souhaitable de communiquer clairement et sans attendre en exprimant son ressenti, de manière à faire en sorte que l’autre personne connaisse nos limites.

 

Pour que la communication soit ce que j’appelle « écologique », il est préférable de s’exprimer avec le « je », qui n’engage que soi, parce qu’en employant le « tu », c’est culpabilisant et de plus, cela « tue » la communication (le tu ,tue). Soyons respectueux et dissocions l’acte de la personne. Par exemple, au lieu de dire : « tu m’agresses quand tu fais ceci ou cela », dire plutôt : « je me sens agressé par ton attitude. » Là, nous n’exprimons qu’un ressenti puisque c’est l’attitude qui est visée. De cette manière, en exprimant ce que nous ressentons, nous respectons « l’écologie », car nous sommes dans le plus grand respect, vis à vis de la personne concernée mais aussi, de nous-mêmes.

 

Dans nos relations d’affaires comme dans toute autre relation, le choix du vocabulaire est très important.

 

Nous devons rester diplomate et respectueux en toute circonstance. Par exemple, si nous désirons maîtriser la situation sans prendre l’ascendant sur notre interlocuteur, en le prenant par l’épaule et en l’appelant par son prénom, il se sentira reconnu et en confiance. Aussi, soyons inductif et pas directif. Prenons l’exemple d’une relation professionnelle. Si nous disons à notre interlocuteur : « non, Paul vous n’avez pas raison de penser que..., ce que vous dites est absurde..., il faut faire comme ça...». A travers ces propos, que peut-il ressentir ? Culpabilité, frustration, injustice, non-reconnaissance, dévalorisation, jugement ? Mais aussi, notre attitude ne dénote–t-elle pas de l’irrespect et un besoin de supériorité ?

 

Positionnons-nous plutôt dans une relation d’égal à égal, c’est une marque de respect.

 

Soyons donc plutôt inductifs, par exemple : « oui Paul, ce que vous dites est très intéressant, mais ne croyez-vous pas qu’en agissant ainsi... ». Par cette forme de vocabulaire, nous l’amenons à la réflexion sans le braquer, nous laissons une ouverture à la discussion et nous aurons ainsi, plus de chance qu’il adopte notre proposition, surtout s'il pense que cela vient de lui.

Le oui, montre que nous avons été attentifs à ce qu’il a exprimé et le mais, une forme d’opposition respectueuse à ce qu’il a dit.

 

Ne soyons pas non plus dans le jugement, nous ne sommes pas parfait , ni même au-dessus des autres.

 

Par exemple : si l’on dit : « tu es un imbécile », cette affirmation est violente car elle cible l’individu même et sous-entend, une vérité, une réalité, un fait qui peut laisser supposer que tout le monde peut penser que cette personne est imbécile.

A travers ce jugement, si la personne laisse trop de place au regard de l’autre, elle peut se sentir déstabilisée et blessée voir, dévalorisée, l’humiliée ou même du rejetée.

Par contre si l’on dit: « je trouve que tu agis comme un imbécile », nous n’engageons que notre point de vue, c’est l’attitude qui est visée, pas la personne et nous sommes dans le plus grand respect. De plus, ce n’est pas parce que nous trouvons son attitude imbécile, que c’est le point de vue de tout le monde. D’autres personnes peuvent avoir un autre avis et interpréter son attitude de différentes manières.

 

Pour assurer la durée de toute relation attachons-nous à la rendre meilleure jours après jour. Une relation quelle qu’elle soit est la meilleure ressource qui soit parce qu’elle ouvre la porte à toutes les ressources dont nous avons besoin. Notre désir n’est-il pas d’établir des liens avec les autres ?

 

« Dans un cœur plein , il y a de la place pour tout, et dans un cœur vide, il n’y a pas de place pour quoi que ce soit ». Antonio PORCHIA

 

Bien à vous

Geneviève

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 18:32


     Écouter

Entendre, en sommes-nous toujours disposés ?
Difficile, quand ce qui nous est raconté,
Fait écho, au point d’être déstabilisés.
Malgré nous, peut s’installer une surdité,
Et notre écoute en être parasitée,

Risquant  à notre insu de tenter de régler,

 A travers l’autre, certains conflits, renvoyés.


L’écoute « vraie », ce n’est surtout pas conseiller,
Argumenter, ou encore, interpréter,
Ce qui, avec tant de pudeur, nous est confié.
Non compris, l’autre peut s’en sentir agressé.
Il nous demande simplement de l’écouter,
De l’entendre, sans intellectualiser,
Un ressenti dont il se sent submergé.


Ecouter c’est,  être là, neutre, sans juger,
Accueillir les paroles avec intérêt,
Une attitude aimante, dans le respect,
Être présent,  pour comprendre, et s’oublier.
Par notre écoute, l'autre peut enfin relier,
Des événements, des émotions…et tisser,
La trame de sa vie, qui lui est compliquée.


Il peut entendre ce qui lui est résonné,
Qui ne demande qu’à être conscientisé.
Décodé, il pourra le relativiser,
Ensuite, s’écouter et se réconcilier,
Et, peut –être,  envisager de pardonner.


Notre oreille lui permet ainsi, d’accéder,
A ce qu’il a longtemps été dépossédé,
Une parole propre, qu’il peut, rassuré,
En toute confiance, laisser exprimer.

 

Geneviève

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:26

 

   

Dans notre rapport aux autres notre communication n’est pas seulement consciente,elle est aussi inconsciente, car l’inconscient en est le metteur en scène . ’Freud disait à son propos qu'il est le protagoniste de notre devenir.

C’est par les premiers traitements effectués à des malades hystériques, que Freud et Joseph Breuer ont découvert l’inconscient, en constatant l’existence de représentations refoulées hors de la conscience (origine de maladies). Depuis, cette affirmation n’a cessé d’être remise en question, la plus célèbre de ces critiques est celle qu’expose Jean-Paul Sartredans « L’être et le Néant ». Pour lui, l’inconscient doit être imputé à la mauvaise foi, il est certain qu’aucune vérification expérimentale ne peut en fournir la preuve.



Pour nous exprimer nous utilisons la parole, mais plus de 80% de notre communication est non-verbale. En effet, notre état d’être est trahi par une communication inconsciente, notre gestuelle, nos comportements, attitudes, lapsus ou actes manqués, etc. Ne dit-on pas d’ailleurs qu’ils sont révélateurs ? Il y a donc un impact sur notre communication . On peut peut s'en apercevoir lors d'un discours des politiques, dans leurs ruptures de cohérence entre leur gestuelle et le discours qu’ils tiennent.

 

Comme chacun peut le constater, cet « autre » qu'est l'inconscient se manifeste souvent dans notre vie sous différentes formes pour nous révéler des conflits qui existent en nous. Il est constitué de tout ce qui échappe entièrement à notre conscience. C’est le lieu de tout ce que nous refoulons, désirs, sentiments inavoués, traumatismes... Ce refoulé qu’est l’inconscient serait issu de certaines expériences infantiles, elles-mêmes non nécessairement réelles et tout comme un ordinateur, tout y est stocké en mémoire.

 

Ce qui y est refoulé fait parfois pression pour s’exprimer dans le conscient et use à cet effet de tous les stratagèmes, à travers, nos rêves, nos erreurs de lecture, d’écriture, nos actes manqués, nos oublis, nos maladresses, notre gestuelle, nos « mal à dit »... Enfin, les objets de l’inconscient sont indestructibles, inaltérables au temps, et constituent une véritable ‘‘nature psychique’’. Ce qui me fait dire que les conflits non réglés par nous-mêmes seront transmis à nos descendants, d’inconscient à inconscient.

 

Lorsque la conscience est éveillée, les processus de l’inconscient restent cachés mais il nous envoie des signes avertisseurs dès que l’attention se relâche.

On découvre ces signes avertisseurs dans les rêves et les actes manqués de la vie quotidienne ; conflits cachés dans l’inconscient et qui sont à la base des névroses, lesquels se différencient de la psychose par l’Œdipe.

 

L'inconscient s’exprime également à travers notre gestuelle.

 

Moyen de communication intime de notre personnalité, qui traduit elle aussi, des messages de l’inconscient qui communique à travers le corps notre état interne. Ainsi, dit-on : elle est le reflet de notre « âme ».

En effet, notre attitude corporelle (réflexes inconscients), a une influence sur ce que nous pouvons susciter à travers, nos mimiques, la façon dont on se tient, dont on s’assoit, dont on parle, dont on porte le regard, dont on serre la main, dont on s’habille etc., elle se révèle être plus importante que le message énoncé. Une personne stricte, aimant la rigueur transpirera à travers son comportement, cette rigueur dans, la façon de se tenir, généralement droite, de s’habiller où tout doit être tiré à quatre épingles, de se coiffer où chaque cheveu a sa place etc.

Comme le mime, nous communiquons des messages par notre attitude.

 

Elle nous renseigne sur ce moyen de communication qu’est notre corps et qui parfois peut ne pas être en phase avec ce que nous disons. Il y a donc à ce moment-là, une rupture de cohérence comme je le précise en préambule pour les discours de politiques. Si nous sommes attentifs à la gestuelle, nous comprenons ce que l’inconscient nous livre, l’état interne de la personne.

 

L’inconscient exprime aussi nos douleurs psychologiques, par des douleurs somatiques.


Ce que nous ne pouvons pas mettre en mots, le corps l’exprime en « maux » à travers nos « doux leurres », l’inconscient nous averti qu’il y a un problème que nous devons résoudre. N'oublions pas que tout ce qui est réprimé, s'imprime.

 

 

Nos émotions face à des événements sont également sous l’influence de l’inconscient.

 

Par exemple, la passion ne permet pas l’objectivité car, l’inconscient peut effectivement déformer la compréhension des informations qui nous sont donnés. Nous avons un penchant naturel à ne retenir que ce qui correspond à des émotions agréables. Les informations que l’oreille transmet au cerveau sont filtrées à travers l’écran de notre attitude inconsciente et cela nous empêche d’y voir clair dans le pour ou le contre, objectivement.

 

Face à une même situation, nous n’avons pas tous la même attitude, les mêmes émotions, le même ressenti, la même perception…


A travers nos actes, que cherche notre metteur en scène à nous faire comprendre ? Qu’essaie-t-il de nous faire prendre conscience ?  Allons-nous rester sourd et faire comme la mouche qui sans cesse se heurte contre la vitre ? Notre inconscient n’est pas un ennemi bien au contraire. Il intervient pour nous aider à nous clarifier, à régler un conflit interne ou externe, à affirmer ce que nous sommes, etc.

C'est pourquoi à notre insu, au travers de diverses situations, il décide de la pièce que l’on va jouer, seul ou avec d’autres acteurs. C’est lui qui choisit le décor, les personnages et c’est lui qui dirige. Il faut donc se donner la réplique, c’est interactif et les échanges dépendent du rôle de chacun. Tous les acteurs sont alors, comme des pantins manipulés.

Si nous-nous obstinons à ne rien comprendre, soit parce que nous avons laissé notre ego dominer notre conscience ou soit, parce que nous sommes fatalistes, si rien ne change, nous aurons à jouer la même pièce autant de fois que le metteur en scène le jugera nécessaire, mais pas toujours avec les mêmes acteurs ou le même décor.

 

Chaque situation peut nous connecter avec des ressentis agréables ou désagréables. Se sont des signaux . Il est important de bien prendre conscience que les ressentis font écho à un premier « senti » manifesté, il y a longtemps. Par conséquent ils peuvent nous leurrer. Ils se manifestent lors de sa re-stimulation au travers de diverses situations.

De plus, un ressenti peut masquer plusieurs émotions, comme par exemple, derrière celui de la colère il peut y avoir un sentiment de tristesse, de remord, d’injustice, de rejet, d’abandon, d’humiliation, de dévalorisation, etc. Pour une meilleure connaissance de soi, il est très important de bien les identifier.

 

Lorsque nous nous sentons affectés par une attitude, nos émotions ne nous indiquent-elles pas qu’il est nécessaire de clarifier ce que nous ressentons?

En prenant conscience de ces signaux, nous pouvons intervenir aussitôt et régler les problèmes avant qu’ils ne se développent en schémas destructeurs et pour ne pas risquer d'imprimer ce qui est réprimé, qui peut resurgit lorsque l'on ne s'y attend pas,

mais pas toujours comme nous le souhaiterions .

 

Tout le monde à éprouvé à un moment ou à un autre, une résistance à ce que l’autre faisait ou disait. Cette résistance se manifeste par des réserves, de l’irritation ou un sentiment d’éloignement. L’erreur serait d’en rendre l’autre responsable, ce qui parasiterait notre écoute intérieure.

Par exemple, si la personne que nous aimons raconte naïvement lors d’une soirée un fait nous étant arrivé et que vous aurions préféré taire, cela peut avoir comme effet de nous irriter, surtout si cela se reproduit. Nous pouvons alors nous sentir blessés et pas respectés, il est donc très important d’exprimer son ressenti dans le plus grand respect, avant que cela ne prenne de l’ampleur, tout en sachant, que l’autre n’y est pour rien, car en fait, c’est son attitude qui vient réveiller de vieilles « blessures».

 

Malheureusement la plupart des gens ne savent pas comment communiquer.


Au moment où ils ressentent de la résistance, ils laissent leurs sentiments se transformer en re-sentiment. Continuons sur le même exemple. Nous ne sommes pas seulement ennuyés, nous sommes en colère contre notre partenaire. Bien souvent sans en être conscient, nous nous éloignions insidieusement de cette personne et nous créons une barrière émotionnelle. Le ressentiment nous enferme dans l’illusion en pensant que la source d’insatisfaction réside à l’extérieur, alors qu’en réalité elle est à l’intérieur de nous-mêmes, dans notre esprit.

Lorsque le ressentiment nous habite, nous obéissons à la pulsion qu’exige l’ego, d’écarter quiconque lui fait obstacle lorsqu’il se sent menacé, sans considération aucune pour le bien-être d’autrui. Sous son emprise, la perception est déformée et à coup sur nous nous nuisons à nous mêmes.

Le ressentiment détruit alors, tout sentiment d’intimité et il établit dans la relation à l’autre, un schéma destructeur qui ne peut que s’intensifier s’il n’est pas immédiatement brisé. En effet lorsque le ressentiment est trop douloureux, vient le rejet qui a pour effet de nous faire rechercher toutes sortes de moyens pour rendre l’autre responsable. Arrivés à ce point, il y a séparation émotionnelle et la séparation physique peut se produire à tout moment, car tout ce que fait notre partenaire, nous irrite ou nous ennuie. Si le rejet persiste, pour atténuer la douleur que nous ressentons, nous passons au refoulement

 

Comment éviter toute détérioration dans une relation ?

 

C’est simple, pour nous y aider nous devons garder en mémoire que nous sommes interdépendant les uns des autres et que dans nos relations, s’exprime une communication consciente et inconsciente qui parfois révèle une communication interne et intime. En réalité « l’autre », nous confronte à nous-mêmes et n’est en fait que le révélateur de ce qui nous habite. Tout comme nous, il est mis à l’épreuve par son inconscient qui, pour se faire, le met en scène pour jouer « la même pièce ». L’épreuve consiste en quelque sorte à tester les limites de chacun, dont l’objectif serait, d’arriver au détachement et au lâcher-prise. lorsque nous sentons monter en nous des émotions perturbatrices, dans un premier temps, nous devons les accueillir pour les identifier, ensuite, comprendre pourquoi elles nous perturbent. Et surtout, se dire que l’autre n’est pas responsable de nos « doux-leurres », c’est à nous de faire un travail pour ne plus en souffrir. En l’absence de quoi, pour ne pas risquer que les événements ne prennent de l’ampleur, il est souhaitable de communiquer clairement et sans attendre en exprimant son ressenti, de manière à faire en sorte que l’autre personne connaisse nos limites.

Pour que la communication soit « écologique », il est préférable de s’exprimer avec le « je », qui n’engage que soi, parce qu’en employant le « tu », est culpabilisant et de plus, cela « tue », la communication (le tu ,tue).

Soyons respectueux et dissocions l’acte de la personne. Par exemple, au lieu de dire : « tu m’agresses quand tu fais ceci ou cela », dire plutôt : « je me sens agressé par ton attitude. » Là, nous n’exprimons qu’un ressenti puisque c’est l’attitude qui est visée. De cette manière, en exprimant ce que nous ressentons, nous respectons ce que j’appelle l’écologie car nous sommes dans le plus grand respect, vis à vis de la personne mais aussi, de nous-mêmes.

Dans nos relations d’affaires comme dans toute autre relation, le choix du vocabulaire est très important. Nous devons rester diplomate et respectueux en toute circonstance. Par exemple, si nous désirons maîtriser la situation sans prendre l’ascendant sur notre interlocuteur, en le prenant par l’épaule et en l’appelant par son prénom, il se sentira reconnu et en confiance. Aussi, soyons inductif, et pas directif. Prenons l’exemple d’une relation professionnelle. Si nous disons à notre interlocuteur : « non, Paul vous n’avez pas raison de penser que..., ce que vous dites est absurde..., il faut faire comme ça...». A travers ces propos, que peut-il ressentir ? Culpabilité,frustration, injustice, non-reconnaissance, dévalorisation, jugement ? Mais aussi, notre attitude ne dénote–t-elle pas de l’irrespect et un besoin de supériorité ?

Positionnons-nous plutôt dans une relation d’égal à égal, c’est une marque de respect. Soyons donc plutôt  inductifs, par exemple : « oui Paul, ce que vous dites est très intéressant, mais ne croyez-vous pas qu’en agissant ainsi... ». Par cette forme de vocabulaire, nous l’amenons à la réflexion sans le braquer, nous laissons une ouverture à la discussion et nous aurons ainsi, plus de chance qu’il adopte notre proposition, surtout s'il pense que cela vient de lui. Le oui, montre que nous avons été attentifs à ce qu’il a exprimé, et le mais, une forme d’opposition respectueuse à ce qu’il a dit.

Ne soyons pas non plus dans le jugement, nous ne sommes pas parfait , ni même au-dessus des autres.

Par exemple : si l’on dit : « tu es un imbécile », cette affirmation est violente et sous-entend, une vérité, une réalité, un fait incontestable qui peut laisser supposer que tout le monde peut penser que cette personne est imbécile. A travers ce jugement, si la personne laisse trop de place au regard de l’autre, elle peut se sentir déstabilisée et blessée voir, dévalorisée, l’humiliée ou même du rejetée.

Par contre si l’on dit: « je trouve que tu agis comme un imbécile », nous n’engageons que notre point de vue, c’est l’attitude qui est visée, pas la personne et nous sommes dans le plus grand respect. De plus, ce n’est pas parce que nous trouvons son attitude imbécile, que c’est le point de vue de tout le monde. D’autres personnes peuvent interpréter son attitude de différentes manières.

 

Geneviève

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 15:32


Voici un de mes poèmes à propos de l'EGO, auquel chacun peut s'identifier plus ou moins

Toi, mon Ego

Dans mon ETRE tout entier tu t'y es niché,
Et, parfois, ma vie en a été parasitée.

Par moments, il me fallait te solliciter,
Et toute la place, lâchement, je te laissais,
Quand, tant de fois, de confiance en moi, je manquais.
Toi seul savais si bien m’aider à le masquer.

Souvent, à mon insu tu t’es manifesté,
Avec fierté, tu oeuvrais pour me protéger,
Malgré moi, tu t’es imposé, tu m’as sauvée,
Quand, me sentant dévalorisée, tu sur jouais,
Faisant paraître un air de supériorité.

Ton orgueil de tout, sans doute, me préservait,
Dans mon amour propre tu t’étais immiscé.
Combien d’occasions ont servi tes intérêts,
Insidieusement, peu à peu, tu t’imposais,
Mes faiblesses t’arrangeaient, tu te délectais.

Pour être vu, avec « brio », tu t’exhibais,
Tu voulais briller, rayonner et pavaner.
Surtout, dans le paraître tu te complaisais,
Avec un narcissisme très démesuré,
C’est un de tes domaines où tu excellais.

Les compliments te valorisaient, te flattaient
Là, t’affichais une arrogance exacerbée,
Mais, à la moindre critique tu te vexais,
Selon ton gré, une surdité « m’emmurait ».

Peu à peu, ton égoïsme m’envahissait.
Tu voulais tout maîtriser pour mieux régner.
A souhait, tu me servais et me desservais,
Comme un pantin je me laissais manipuler.

Derrière toi, pour vivre, je me cachais.
Malgré tout, grâce à toi, je ne peux le nier,
Ton égotisme m’aidait à me structurer.

Bien à vous

 

Geneviève
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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 21:09

Comment l’altruisme peut-il bien se développer?

 

Nous évoluons dans un monde effréné, matérialiste et axé sur soi, où culte du résultat, performance, profits et plaisirs personnels sont les maîtres mots ? Etant conditionnés et formatés par ce monde moderne, comment  parvenir à se défaire de l’individualisme pour laisser plus de place à la générosité  ou à défaut, à l’entraide et à la solidarité?

Pour les égo-centrés que nous sommes, il ne faut pas se méprendre, lorsque l’on fait acte de solidarité, c’est faire acte d’égoïsme, car, tout en défendant les intérêts d’autrui, on défend en même temps les siens, contrairement à la générosité, qui elle, est totalement désintéressée. Mais il faut admettre que lorsque la solidarité s’organise, c’est très souvent au travers de plusieurs individus, ce qui la rend bien plus efficace que la générosité, qui elle n’est exprimée que par un petit nombre...

 

Un vieux sage disait : « d’abord le soi et tout ce qui le nourrit, et ensuite les autres ».

 

Notre société, en dehors du fait qu’elle apporte certaines satisfactions et bien-être, nous éloigne de l’essentiel, c’est à dire de nous-mêmes, ce qui nous fragilise à tous les niveaux. Bien que depuis le plus jeune age, nous ayons accès à l’instruction, rien n’est fait pour apprendre à mieux se connaître.

 

Un des effets pervers de cette société, est lié aux conditions de travail où le niveau de stress est élevé (faibles chances de promotion, salaires insuffisants, licenciements, etc.) et ce, pour plus de compétitivité et plus de profits. Certaines personnes ont d’ailleurs de grandes difficultés à faire face au stress auquel elles sont soumises ce qui n’est pas sans conséquence sur la santé ni même sur le moral. En effet, ce sur-stress engendré est à l’origine de bien des désordres biologiques et /ou psychologiques et empiète inévitablement, sur la vie personnelle et sur la vie familiale. Certains individus plus que d’autres, sont fragilisés et parfois laissés pour compte. Il y a de plus en plus de précarité, de séparation, et même, de suicides sur les lieux de travail qui va en augmentant chaque année.  D’après une étude récente, plus de  3000000 personnes seraient déprimées en France et près de 8000000 auraient consulté un psy.

 

Alors, dans de telles conditions, comment parvenir à s’épanouir pleinement sans être névrosés ? Comment s’ouvrir aux autres, quand y a tant de difficultés à bien vivre sa vie ou lorsque les blessures de l’âme envahissent notre être tout entier.

C’est un véritable paradoxe, ce monde est censé nous combler et nous rendre heureux, alors que le mode de vie qu’il nous propose en dehors du fait qu’il apporte un certain confort,  est à l’origine de bien des souffrances. La cause principale se trouve dans ce qu’il a engendré, notre manière égocentrique de fonctionner.

 

Nous seuls pouvons guérir de cette souffrance dans laquelle nous nous sommes enfermés, en nous libérant de nos peurs et de nos émotions douloureuses...

 

Geneviève
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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 18:44

Être soi: l’ego n’est il pas l'entrave principale ?

 

Dans ce monde de paraître où il y a une telle obsession de l’image, même lorsque l’on veut s’affirmer, l’inquiétude demeure de, comment bien apparaître. C’est d’ailleurs pourquoi, certaines personnalités s’entourent de conseillers en communication à l’exception de personnes ayant beaucoup de charisme, qui elles, assument leur image sans trop de difficultés.

 

Cette obsession de bien apparaître que la plupart d’entre-nous rencontre, est liée à la fragilisation du « moi », par l’ego. Derrière cette obsession de l’image, se cachent des faiblesses et des blessures comme, le besoin de reconnaissance manifesté par la peur du jugement, la peur de déplaire, qui parfois s’exprime en « sur-jouant » pour se faire remarquer ou encore, pour masquer une dévalorisation, etc.

Par conséquent, lorsque certaines personnes adoptent une attitude contraire à ce qu’elles souhaitent avoir, cela dénote une difficulté à s’affirmer dans une relation. En se niant, elles sont divisées et pas heureuses de l’être.

 

L’ego, source de nos tourments

 

Dans une société très ego-centré, l’ego prend possession du « moi » et se l’approprie. Il nous asservit par ses craintes et ses désirs car son seul centre d‘intérêt, c’est lui-même. Par conséquent, nous avons à le nourrir inlassablement, mais comme il est insatiable, il est impossible de le satisfaire entièrement. Nous sommes donc face à un dilemme.

Il ne faut pas se leurrer, tant que nous aurons des « désirs » à satisfaire, nous sommes assujettis à l’ego, ce qui nous rend particulièrement fragiles et égoïstes. Nous sommes tiraillés et divisés entre le besoin de le nourrir et ce que nous aspirons à être.

L’ego a besoin d’être flatté et d’avoir un certain confort. Pour cela, il nous entraîne malgré-nous, dans un mécanisme d’attraction et de répulsion, où il en découle une multitude d’émotions basées sur la peur ; crainte du monde et des autres, peur de souffrir, angoisse, de vivre et de mourir et où tout est « artificiel », sans aucune nuance ; blanc ou noir, sympathie ou antipathie, méchant ou gentil, beau ou laid, j’aime ou je n'aime pas….

On s’imagine qu’en se retranchant derrière l’ego, on sera protégé de la souffrance, bien au contraire, nous nous éloignons toujours plus de nous-mêmes car pour mieux nous assujettir, il s’approprie le « moi ».

 

Une confusion concernant le « moi » règne dans notre esprit.

 

Cette confusion est  accentuée par nos expériences émotionnelles, contribuant ainsi à sa fragilisation.

De plus, comme nous sommes interdépendants les uns des autres, de la même manière que tout ce que nous faisons influence notre environnement, nous sommes aussi, influencés par celui-ci. L’attachement au « moi » est à l’origine des émotions perturbatrices, et donc de la souffrance intérieure.

Pour ne plus en être affectés, l’idéal serait d’éradiquer l’ego qui est manipulateur ou du moins d’aller vers sa diminution. Car, dès qu’il se sent en danger, il se rebiffe et nous le protégeons sans même le remettre en question.

Pourtant, il n’est qu’illusion, tout comme le « moi » d’ailleurs. Cette équivoque vient du fait que l’ego se cristallise en représentation symbolique d’attachement ; le « je » instinctif, comme : « je pense… j’ai rêvé… », se change en un « je », que nous conceptualisons comme étant la définition de notre être le plus profond; « moi je », ou un « je » possessif, j’ai …

 

Par conséquent, avec la notion d’attachement au « moi », intervient la notion de « mien », l’ego s’appropriant le « moi », cela crée une dualité inévitable. Etant assujettis, nous devenons possessifs et protecteurs de ce « moi », comme ce que l’on observe dans certaines situations, où règnent, jalousie, orgueil, égoïsme. Notre attachement au « moi » est tel, que nous prenons tout au premier degré. On peut par excès d’ego, se laisser dépasser par les évènements et par exemple, se mettre en souffrance, tourner le dos à une relation affective, etc., Cette meurtrissure psychologique d’ego blessé, persiste parfois bien longtemps. Si notre conception du « moi » était tout autre, nous ne serions pas affectés de la sorte. C’est pourquoi, nous le protégeons contre tout ce qui le menace, et le satisfaisons de tout ce qui lui plaît, le réconforte ou le rend confiant. Ce sentiment erroné du « moi », donne naissance à l’égocentrisme, sous l’influence duquel notre sort a plus de valeur que celui de l’autre. Notre erreur est de figer notre propre point de vue sur le monde et de croire qu’il prévaut sur celui d’autrui.

 

Mais le « moi » n’est qu’un concept

 

Le « moi » n’est pas palpable, il désigne un processus d’un ensemble de relations instables de perceptions, de sensations, d’émotions … ? On le définit comme étant l’élément fondateur de la personnalité, le pilier de notre être, caractérisant ce que nous sommes depuis l’enfance et de l’image que nous nous faisons de nous-mêmes. Partant de ce postulat, avant de pouvoir « renoncer » à l’ego, il est nécessaire qu’il soit inébranlable.

Cela sous-entend, d’avoir une estime et une confiance en soi absolue, une force intérieure qui permette de traverser les épreuves avec courage et sérénité. Mais, la plupart d’entres-nous sentent ce « moi » instable, en proie au regard de l’autre, à la louange et à la critique. Vulnérable à chaque instant, oscillant entre plaisir et déplaisir. A tout moment, il peut être blessé ou gratifié.

Il y a confusion, lorsque cette confiance en soi qui est nécessaire à la construction du « moi », provient de l’ego, car elle ne peut qu’ajouter de l’instabilité, puisqu’elle se construit en sa faveur pour le servir et pour assouvir ses désirs de pouvoir, succès, force, jalousie, vengeance, les exemples ne manquent pas. Il suffit que les situations changent pour que cet excès de confiance s’effondre et laisse place, à la frustration et la souffrance. Or, la confiance en soi est tout autre, c’est une qualité intrinsèque à chacun, d’absence d’ego. Elle est issue d’une force paisible qui ne peut jamais être ébranlée, ni par les peurs, ni par les doutes. C’est une ressource libérée de l’emprise de l’ego qui, vient de l’intérieur et qui permet d’agir sereinement en toute liberté et spontanéité.

Il y a donc, dans la globalité du « moi », la notion de « personne » qui nous identifie, incluant notre personnalité et l’image que nous avons de nous-mêmes, ce qui n’est pas sans conséquences dans notre rapport aux autres. Car, pour nous assurer que cette « image » est conforme à notre perception, nous la testons, et dès lors, qu’elle est remise en cause, cela nous importune.

Pour la préserver, il y a en nous la personne qui joue un rôle en société et notre vraie nature qui se dévoile que lorsqu’il n’y a aucun risque à la laisser s’exprimer. Cet attachement à l’ego fortement lié aux souffrances que nous ressentons, nous empêche d’avoir un rapport aux autres d’humains à humains, sincère. N’étant pas libérés de cet attachement au moi, notre seule préoccupation, n’est autre que soi, avec comme obsession, d’être heureux.

 

Mais, plus cette idée est obsédante et plus le bonheur nous échappe. Prenons conscience que trop d’ego masque une faiblesse due à un manque d’estime et de confiance en soi, exprimé en besoins narcissiques ; besoin de s’exhiber, de se valoriser, de se mettre en avant, au-dessus des autres. Derrière une attitude de supériorité se cache incontestablement une dévalorisation ; un profond sentiment d’infériorité. Néanmoins, faute de mieux, à travers ce pouvoir donné à l’ego, on se sent existé et reconnu, ce qui permet malgré tout, de renforcer l’amour de soi.

 

En réalité, tout n’est-t-il pas relatif ?

Tout ne réside t-il pas dans la manière de prendre les « choses » ? Nous y donnons de l’importance ou pas. Nous pouvons le prendre bien ou mal ou en être totalement indifférent.
Lorsque dans certaines situations nous nous agrippons au point d’en souffrir, n’avons-nous pas à nous interroger de la place que nous laissons à l’EGO? Cela n’expliquerait-il pas pourquoi nous avons du mal à lâcher-prise ?
Nous sommes parfois tellement affectés par ce qui nous arrive, que nous ne sommes plus objectifs et nous ne voyons plus que par notre monde très subjectif de blessures et de « doux leurres ».
Notre perception et conception du monde qui nous entoure nous éloignent de la réalité, a tel point que nous ne vivons plus dans le monde, mais dans notre monde subjectif et émotionnel.
C’est à travers ce mécanisme de perception et conception que nous sommes heureux ou malheureux.

C’est pourquoi pour s’affirmer, la façon dont nous vivons les évènements de la vie dépend de notre aptitude à les accueillir.
Pour aller vers l’affirmation de son ETRE, nous devons apprendre les mécanismes qui nous structure, cela implique une connaissance de soi en identifiant nos points forts et des points faibles, mais aussi, en faisant une remise en question parfois douloureuse, de nos certitudes et croyances « limitantes » , ainsi que et de notre perception du monde qui nous entoure.

 

Geneviève
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 14:19

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Mon chemin de vie  

 

C’est un chemin sinueux, grâce à qui,

Chaque jour un peu plus, se dévoile ma vie.

Il y a des moments, où le doute m’envahie

Ou encore la peur,  mais vite je réagis.

 

Confusément, j’y pénètre, sans conviction,

Me laissant guider, parfois, par mes émotions.

Quelques fois je me pause, quand il fait si bon,

Il me faut du courage, le voyage est long.

 

J’ose, avec timidité m’aventurer,

Vers quelques directions, sans trop m’y m’attarder.

Je peux imaginer, ce qui va m’arriver,

Mais, je suis souvent loin  de la réalité.

 

Dans ce voyage, exaltant et intrigant,

Remontent des pleurs venus de la nuit des temps,

Accueillant ces instants de tous ces vieux « relents »,

Je poursuis ma route, pour aller de l’avant.

 

Si je pouvais à gré, me changer en souris,

Pour mieux disparaître, lorsque la vie m’ennuie.

J’avance à mon rythme, avec ce que je suis,

Mon lot de « doux leurres », mais aussi mes envies.

 

Avec appréhension, j’explore des sentiers,

Qui se présentent  à moi, comme pour me tester,

Il me faut prendre garde, de ne pas m’égarer,

J’avance à petits pas pour ne pas me blesser

 

Mais, n’est-ce pas de moi, dont je dois me méfier ? 

 

Geneviève 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 09:47

Voici un de mes poèmes sur oser être soi. Dans ce monde de l'image, qu'il est difficile d'oser se laisser aller à être soi !

 

Oser être soi!

 

Quand la peur du jugement nous pousse à paraître,

Qu’il est difficile d’oser soi-même, être.

 

Si enfant, on attendait de nous la perfection,

Suscitant pour nos proches de l’admiration,

Et que, malgré nos efforts, n’avons pu incarner,

Défaillant de cet idéal, nous avons été,

Engendrant désillusions et déceptions.

Entre le vouloir et l’être, y a alors, scission.

 

Comment peut-on, se sentir pour nous-mêmes, aimés,

Sans accepter que nous ne soyons qu’imparfaits ?

Ne nous sentant pas à la hauteur des espérances

Comment agir sans angoisse et avec aisance ?

Comment se sentir valorisé, sans déplaire,

Ou encore, pour ne pas tomber, dans le pas faire ?

 

Par peur d’être jugés, critiqués, mal aimés,

Nous-nous laissons influencer et manipulés.

Mais, le regard de l’autre, peut-il avoir de prise

Si nous ne le laissons avoir sur nous, l’emprise ?

Si l’on aime être flatté et complimenté,

N’avons nous pas à accepter d’être critiqués ?

 

Osons-nous à la vie et faisons qu’elle soit belle,

Assumons ce que nous sommes, laissons-nous aller,

A n’être que nous-mêmes, et pas un modèle.

 

Geneviève

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 14:31

  

 

A travers lui, la plupart des individus pensent accéder au bonheur. Mais lorsque ce « bonheur » là, provient de l’assouvissement de désirs causés par des stimulis venant de l’extérieur, c’est se méprendre, car  il n’est que son ombre. Néanmoins, tant qu’il ne nous aliène pas, il n’y a aucune raison de se priver du plaisir, c’est un obstacle lorsqu’il devient obsession ou, quand il engendre une dépendance; un besoin insatiable de sa répétition.

 

Tout comme le désir, le plaisir peut aussi revêtir diverses formes.

On peut éprouver du plaisir à jouir de la vie ou à faire du bien, et ça nous rend heureux, on peut aussi être heureux en étant malade ou pauvre. Dans un état intérieur de paix, c’est une liberté et il n’est donc pas redoutable. Mais lorsque l’on éprouve du plaisir à faire du mal, est-ce une source de plénitude ou bien une satisfaction malsaine d’un esprit névrosé ? 

 

Il y en a qui vivent en hyperactivité de manière à éprouver du plaisir le plus possible. Pour cela, il leur faut sans cesse des stimulations émotionnelles intenses pour remplir leur vie. Pourtant, il suffit de peu de chose pour se sentir bien, en prenant par exemple,  le temps de respirer, d’éprouver la joie intense où l’on s’émerveille et s’enthousiasme, etc. On peut éprouver à chaque instant, un véritable sentiment de plénitude qui procure une sérénité et une paix intérieure, aucune autre richesse ne peut faire éprouver autant de bien-être.

 

Se réduire à laisser nos pulsions s’exprimer n’est-ce pas une solution de facilité ? En laissant libre cours à nos pulsions naturelles, nous n’en restons pas moins prisonniers de celles-ci. Nous-nous leurrons de penser qu’à travers les biens ou les personnes nous serons épanouis, gaies et heureux, car, il suffit d’une tourmente, pour que tout s’écroule.

 

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 14:24

 
L’émotion résulte de l’interaction, entre l’activation psychologique et l’interprétation que nous donnons à la situation dans laquelle elle est ressentie. C’est une façon particulière de jouir et de souffrir, mais aussi de penser et de communiquer. Notre vie entière et nos conduites dépendent des sentiments que nous avons pour les choses, les personnes, les situations.

Que tentent-elles de nous transmettent?

Presque tous nos actes visent à modifier la façon dont nous nous sentons, et pourtant, la plupart d’entre nous ne sait pas ou à peine, comment y arriver rapidement et efficacement. Nous sommes trop souvent dépendants des événements extérieurs sur lesquels nous n’avons aucun contrôle et négligeons de prendre nos émotions "en main".
Pour pouvoir nous servir de nos émotions efficacement, nous devons d’abord comprendre qu’elles agissent dans notre intérêt. Nos émotions, mêmes douloureuses, sont comme une boussole, elles nous indiquent la voie à suivre pour parvenir à nos fins. Les émotions que nous considérons comme étant négatives ne sont en fait que des signaux qui nous appellent à l’action.
Il suffit d’apprendre à identifier celles qui augmentent notre pouvoir et celles qui le diminuent, et à utiliser à bon escient ces deux sortes d’émotions afin d’en faire un "outil " qui nous aidera à nous réaliser.
Le but étant de gérer l’expérience et la manière dont elle se traduit en actes.

Prenons conscience que l’émotion nous domine et nous induit parfois en erreur, elle conditionne l’esprit et lui fait adopter une certaine vision des choses. Néanmoins, certaines émotions à connotations négatives comme la colère, peuvent être « aidantes ». Par exemple, lorsque une injustice nous révolte, notre colère peut être constructive dans la mesure ou elle peut faire évoluer les choses. Mais lorsque nous projetons notre colère sur autrui pour se défouler, par blessure d’ego, elle engendre de la souffrance, pour autrui, mais aussi pour soi.
Aristote disait à propos de la colère : « n’importe qui peut se mettre en colère, c’est facile, mais se mettre en colère avec la bonne personne, au bon degré, au bon moment, pour la bonne raison et de la bonne façon, cela n’est pas facile ».

En réalité, mis à part les émotions pathologiques de violence et d’impulsivité nuisibles à la santé, nos émotions ne sont, ni positives, ni négatives, c’est une interprétation que l’on fait d’un ressenti. Tout dépend si elles conduisent au bien-être ou à la souffrance, l‘essentiel est de les identifier pour éviter de donner libre cours à celles qui font obstacle à notre bonheur.

Il ne faut surtout pas les refouler car elles réapparaîtraient avec plus de virulence dès la moindre occasion et peut-être même, contre nous-mêmes. Si l’on conçoit que ces émotions perturbatrices viennent de l’intérieur et qu’elles sont dues à nos blessures d’ego, il est alors évident que lui seul en est responsable.

Pour revenir à l’état antérieur neutre où il n’y a ni haine ni désir, il est nécessaire de pouvoir les exprimer de manière « écologique » dans le plus grand respect, en comprenant leur sens, afin de mettre en opposition une émotion positive comme antidote.
Par exemple, dans un ressenti de haine, mettre en opposition la bonté, pour l’orgueil - l’humilité, l’avarice- la générosité, la colère – le calme, etc.
Il est préférable de cultiver les émotions qui nous ouvrent à la joie, renforcent notre lucidité sur la réalité.
De plus, elles ont pour effet d’élargir notre champs de conscience et notre univers intellectuel et affectif, mais aussi, de favoriser des comportements altruistes, accueillants et réceptifs. En laissant nos émotions nous perturber, nous ne pouvons voir la réalité telle qu’elle est.

Voici quelques émotions que vous invite à cultiver quotidiennement, déjà citées .
L’amour, la gratitude, la curiosité, l’enthousiasme, la détermination, la souplesse, l’assurance, la gaieté et la vitalité, qui permettent l’épanouissement, car chacune de ces émotions est l’antidote à toute émotion «négative » que l’on peut resse
ntir.

 

  Geneviève

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 13:58

Le piège des certitudes

 

Vous est-il déjà arrivé d’être sûrs et certains d’avoir vu ou entendu quelques chose qui n’a pourtant pas existé ? 

 

Les certitudes n'empêchent-elles pas l'ouverture d'esprit ?

 

Cela vient parfois du fait que notre perception et conception du monde qui nous entoure nous éloignent par moment de la réalité, a tel point qu’il nous arrive de ne plus vivre dans le monde, mais dans notre monde, subjectif et émotionnel.

 

Nietzsche disait à propos des certitudes que lorsqu’elles sont inébranlables , elles sont des ennemis de la vérité, plus grave que les mensonges.

 

Les idées préconçue, les convictions peuvent se transformer en  certitudes . Un proverbe polonais dit que pour croire avec certitude, il faut commencer par douter.

 

Pour progresser il faut savoir se remettre en question, or, les certitudes étant le contraire du doute, empêchent en quelque sorte cette remise en question.

 

 

Nous percevons le monde qui nous entoure à travers nos cinq sens et en général, cette perception est objective, mais parfois, elle peut être erronée, car il peut nous arriver d’être sûr et certains d’avoir vu ou entendu quelque chose qui n’a pas pourtant pas existé. Notre perception est faussée, mais nous en faisons notre réalité. 

 

Derrière ces certitudes, l’ego n’est parfois pas très loin, ce qui fait que nous avons une perception du monde erroné car, il nous fait percevoir les choses de manière à ce que l’on puisse penser, que c’est ainsi qu’elles sont, alors que la réalité est tout autre.

Par exemple, dans une situation il extrait un détail et fait abstraction du reste pour projeter sur les faits, ses propres conceptions, ses propres vérités. La réalité devient alors, personnelle, parce qu’elle touche notre émotionnel ; un monde très subjectif, de projections, de ressentis, d’émotions et de perceptions.

Il arrive parfois qu’en ayant la réalité sous les yeux, que nous ne la voyons pas. Certains sont même atteints d’une surdité psychologique et ne veulent surtout rien entendre Ce serait tellement douloureux pour eux de l’admettre qu’ils vont jusqu’à nier l’évidence.

 

Cette confusion mentale obscurcit notre compréhension des « choses » ce qui nous empêche de percevoir la réalité telle qu’elle est. Nous en faisons souvent l’expérience quand, après coup, tout s’éclaircit.

 

Geneviève
 

 

 

 

 

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 13:51

A propos du préjugé, Einstein disait : « il est plus facile de fissurer un atome que de venir à bout d’un préjugé.

 

Je me suis surprise à dire de quelqu’un, « tiens, il ne correspond pas à   l’image que je m’en suis faite. Dans ce cas précis, j’appelle cela de la naïveté, car j’ai vu de lui, un côté que je voulais voir.

Même si  nous avons pour règle de n’avoir aucun préjugés, dans les faits, ce n’est pas toujours appliqué.

Nous avons pour la plupart d’entre-nous, des impressions préconçues, par rapport à ce que cela nous renvoie et cela n’a rien de rationnel, ayant pour effet de parasiter une juste appréciation d’une situation. Ils façonnent notre rapport aux autres et au monde, souvent sous l’influence de l’éducation ou mimétisme familial, social,  s’appuyant sur des généralisations exagérées, des pensées réductrices, des jugements hâtifs…Comme des idées préconçues très répandues comme, pour réussir dans la vie, il faut avoir un  diplôme…

 

Derrière un préjugé peut se cacher une peur, alimentée par de l’ignorance, et qui se manifeste par le rejet,  la discrimination et l’exclusion. Là où cela me semble grave, se sont les préjugés qui incitent à la xénophobie, au mépris social, ou encore des préjugés sur  l’apparence physique ou sexisme… La peur peut se cacher derrière un préjugé.

 

Trop souvent, nous sommes enclins à juger les apparences, pourtant elles sont bien souvent trompeuses.

 

Geneviève
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 18:32

La solitude est parfois nécessaire pour se retrouver face à soi, car elle permet de se confronter à ses peurs, ses angoisses et ses faiblesses, ses questionnements. Pour aller en soi-même, certains utilisent la méditation. Cette démarche implique nécessairement un cheminement de la pensée.

 

Lorsqu’elle nous « pèse » nous la fuyons en tentant de nier son existence. C’est pourtant un moment privilégié pour nous interroger sur nos ressentis, notre manière de voir et d’accueillir ce qui vient à nous, les émotions qui parfois nous submergent…En fuyant, nous restons sans véritables réponses.

 

Ce qui est certains, c’est que nous sommes seuls face à soi ; face à la maladie, face à la mort, face à une décision, face à nos ressentis. Nous sommes seuls dans nos envies nos souffrances… de la naissance à la mort Alors parfois, nous avons besoin de présence pour adoucir notre quotidien, mais même en compagnie, nous sommes seuls.

 

Cette peur de la solitude peut amener certains à la « fusion » avec l’autre, au point même de s’y perdre et de n’exister qu’à travers lui. L'angoisse que cela génère est parfois telle, que c’est une manière de soulager cette souffrance. Mais c’est se leurrer, car à tout moment cette solitude réapparaît pour nous rappeler que nous sommes voués à la destruction, c’est une fatalité.

On peut comprendre pourquoi certains fuient la solitude dans les distractions de toutes sortes qui monopolisent une grande part de leur énergie.

 

La solitude est très subjective, car elle est personnelle, on peut se sentir bien avec soi-même et éprouver un véritable bien-être pour peu de la cultiver. On peut noter que nous avons parfois besoin de moments de solitude pour pleins de raisons, ressentir, réfléchir, imaginer, créer, lire, être en relation avec soi-même…Comme nous avons aussi besoin d’être en relation avec les autres.

En thérapie, les moments d’introspection favorisent les prises de conscience.

 

Il faut noter que la solitude favorise l'enracinement de l'individuation et constitue aussi une condition nécessaire au développement de toute cette partie de notre humanité qui nous est proprement individuelle. Nous apprenons très tôt cette capacité à être seul qui se développe dès nos premières années d’existence. Nous en faisons l'expérience dès la naissance avec la rupture du cordon ombilical.

 

Certains enfants s’isolent pour échapper à la réalité en se réfugiant dans leur « monde », c’est le coté sombre de la solitude. S’absenter de ce qui leur est insupportable et qui pourtant pourrait éclairer leur conscience.

 

L’isolement nous soumet à l’angoisse et à l’anxiété. C’est pourquoi pour pouvoir vivre une solitude « paisible », nous devons avoir été préalablement confrontés à tous ces ressentis d'isolement, pour pouvoir parvenir à intégrer sa solitude.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:14

Qui n’a jamais dit : « je n’ai pas le temps » ou « le temps me presse » ou encore « le temps c’est de l’argent », ou bien « je perds mon temps »… ?

 

 St AUGUSTIN a dit à propos du temps « si personne ne me le demande, je le sais. Mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. ”.

 

Chaque instant que nous vivons est un présent révolu, donc comment être véritablement dans le moment présent ? Ce que nous vivons présentement, n’est-il pas nourrit du passé ? Malgré que nous soyons voués au temps en étant soumis au vieillissement et à la mort, nous sommes « contraints » à nous tourner vers le devenir. Notre temps est précieux car à chaque respiration que nous faisons, c’est un peu de vie qui s’en va.

Alors nous voulons le diriger, le dominer, c’est pourquoi nous mettons des priorités par rapport à nos importances et ce qui relève de nos obligations. Il nous faut le gérer au mieux de nos possibilités. Pour certains, une journée ne suffit pas, il faut faire le plus de « choses » possibles et sont « débordés ».

Notre société contribue largement à « la course » contre le temps, ce qui a des effets pervers, car elle ne permet pas d’attendre ou de se poser. On peut s’en apercevoir à travers l’individualisme qu’elle a généré, manifesté par un manque d'écoute et de solidarité. Pas le temps non plus de se pencher sur son passé, il faut avancer parfois « coûte que coûte ».

Nous passons le clair de notre temps à travers les rapports que nous entretenons avec les autres et ce que nous « oblige » la société, mais aussi pour nourrir des plaisirs souvent éphémères et nous en oublions l’essentiel à mes yeux, c’est à dire nous-mêmes.

 

Prendre du temps pour soi.


Nous négligeons bien souvent de prendre du temps pour soi en mettant des priorités ailleurs ( famille, travail, amis…).
Les femmes ont tendance plus que les hommes, à négliger de prendre un peu de temps pour s’occuper d’elles, car bien souvent elles ont plusieurs « casquettes », sans compter que se sont souvent elles, qui souvent gèrent les tâches ménagères de la maison.
Que se passe t-il en substance, n’est-ce pas une fuite pour ne pas se trouver face à soi ? Tout est de savoir si notre sentiment de fuite est lié à l'essence même du temps, ou au contraire à notre façon de le percevoir, car le temps ne fuit pas , il s’écoule.

Est-ce le signe de notre impuissance face à un temps qu'on aimerait retenir, liée à une simple peur de manquer de temps, pour finir un travail, pour avoir une vie de famille, pour profiter pleinement de sa vie ?

Avec le temps qui passe et qui s écoule toujours à la même vitesse, nous sommes sans cesse dans un présent déjà révolu. Ce sentiment de fuite ne vient-il pas d’un constat, que le temps nous amène irrémédiablement vers la destruction. Le temps mérite d'être apprécié car il tourne vite, c'est l'horloge de la vie.
Ce qui peut nous faire penser cela, c’est qu’il a des traces objectives de sa fuite, puisque que je ne suis plus l'enfant que j'étais hier.

Je me demande d'ailleurs, si le fait que les gens soient plus stressés de nos jours, ne correspond pas à une fuite du temps mieux ressentie. On peut émettre l'hypothèse que le temps est davantage ressenti comme une contrainte de nos jours, avec sans arrêt des échéances à respecter.

 

.J'aime bien cette métaphore  du temps symbolisé par des grains de sable qui nous filent entre les doigts.

Je pense, qu'il serait bon de s'accorder du temps pour soi. La question qui se pose selon moi, est de comprendre pourquoi certains ne se l'accordent pas.


Y aurait-il une culpabilité ou une peur de lâcher-prise, cachée derrière la difficulté à prendre du temps pour soi ?

N’avons–nous pas reçu en héritage des croyances bien ancrées qui relèveraient de l’égoïsme en prenant du temps pour soi au détriment de choses dites plus importantes ?

Que risquons-nous en se laissant aller à prendre du temps pour son plaisir personnel ?
Lorsque l’éducation que l’on a reçu ne laissait que peu ou pas du tout de place à se faire du bien, et où la douceur, les gestes de tendresse et où ni même, le toucher n’étaient de mise, comment se laisser aller à prendre du temps pour lâcher-prise?

Ayant été construit ainsi, ne sommes-nous pas programmés à continuer à nous traiter comme nous l’avons été ?

Prendre du temps pour soi ne demande t-il pas de sortir d’un schéma de répétition en surmontant le sentiment de culpabilité ? Difficile lorsque les parents se sont privés toute leur vie pour nous ou pour joindre les « deux bouts ».

Cela demande un effort de se laisser aller car, il faut se « battre » contre soi-même ( ses préjugés, ses croyances, ses ressentis…). Parfois, il est nécessaire de faire un travail sur soi pour arriver à prendre du temps pour soi, en apprenant à s’aimer, s’accepter à s’autoriser à des petits plaisirs, parfois même à prendre conscience de son schéma corporel par le toucher.

Dans ce monde de paraître où il y a une telle obsession de l’image, même lorsque l’on veut s’affirmer, l’inquiétude demeure de, comment bien apparaître. C’est d’ailleurs pourquoi, certaines personnalités s’entourent de conseillers en communication à l’exception de personnes ayant beaucoup de charisme, qui elles, assument leur image sans trop de difficultés.

Cette obsession de bien apparaître que la plupart d’entre-nous rencontre, je pense qu'elle est liée à la fragilisation du « moi » par l’ego. Car derrière cette obsession de l’image, se cachent des faiblesses et des blessures comme, le besoin de reconnaissance manifesté par la peur du jugement, la peur de déplaire, qui parfois s’exprime en « sur-jouant » pour se faire remarquer ou encore, pour masquer une dévalorisation, etc.

Par conséquent, pour s'autoriser à être ce que nous sommes dans tous nos états sans peur, cela ne relève t-il pas de l'estime de soi?

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:32

J'ai écris ce poème pour inviter à apprécier la vie quoi qu'il arrive.

Aimer la vie...

Aimer la vie de par sa beauté,
Y être attachée pour l’apprécier.
Elle est en nous depuis qu’on est né,
Pour peu que nous soyons disposés.

Aimer la vie pour l’Eternité,
Jusque dans ses souffrances, l’aimer.
Ne pas faire l’effort d’y passer,
Quand on aimerait s’en délivrer.

Aimer la vie et tout accepter,
De notre histoire parfois reniée,
Pour que ne soit plus parasité,
Notre regard jusque là , voilé .

Aimer la vie c’est participer,
Comprendre et tout relativiser.
C’est se respecter et décider,
Du meilleur de soi-même à donner.

Aimer la vie, c’est tout « par donner » !

Bien à vous

Geneviève
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Published by Geneviève - dans Poésie
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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