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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 15:25

Parfois nous ne savons pas comment communiquer et il peut nous arriver d’éprouver de la résistance à ce que l’autre dit ou fait.

 

Au moment où nous ressentons de la résistance, nous laissons nos sentiments se transformer en ressentiment. Par exemple nous ne sommes pas seulement ennuyés par ce qui est dit ou fait, nous sommes en colère. Bien souvent sans en être conscient, nous nous éloignions insidieusement de la personne en question et nous créons une barrière émotionnelle.

Le ressentiment nous enferme dans l’illusion en pensant que la source d’insatisfaction réside à l’extérieur, alors qu’en réalité elle est à l’intérieur de nous-mêmes, dans notre esprit. Lorsque le ressentiment nous habite, nous obéissons à la pulsion qu’exige l’ego, d’écarter quiconque lui fait obstacle lorsqu’il se sent menacé, sans considération aucune pour le bien-être d’autrui. Sous son emprise, la perception est déformée et à coup sur nous nous nuisons à nous mêmes. Le ressentiment détruit alors, tout sentiment d’intimité et il établit dans la relation à l’autre, un schéma destructeur qui ne peut que s’intensifier s’il n’est pas immédiatement brisé.

 

En effet lorsque le ressentiment est trop douloureux, vient le rejet qui a pour effet de nous faire rechercher toutes sortes de moyens pour rendre l’autre responsable. Arrivés à ce point, il y a séparation émotionnelle et la séparation physique peut se produire à tout moment, car tout ce que fait l’autre nous irrite ou nous ennuie. Si le rejet persiste, pour atténuer la douleur que nous ressentons, il peut arriver que nous passons au refoulement. Il est important d’apprendre à entretenir de bonnes relations quelles soient amoureuses, familiales, professionnelles et sociales. Elles façonnent notre caractère, nos valeurs, nos croyances et la qualité de notre vie.

 

L’un des grands problèmes que pose les relations humaines vient de ce que la plupart des gens s’engagent dans une relation dans le seul but d’obtenir quelque chose.

 

Pour éviter toute détérioration dans une relation c’est simple, pour nous y aider nous devons garder en mémoire que nous sommes interdépendant les uns des autres et que dans nos relations, s’exprime une communication consciente et inconsciente qui parfois révèle une communication interne et intime.

En réalité « l’autre », nous confronte à nous-mêmes et n’est en fait que le révélateur de ce qui nous habite. Tout comme nous, il est mis à l’épreuve par son inconscient qui, pour se faire, le met en scène pour jouer « la même pièce».

L’épreuve consiste en quelque sorte à tester les limites de chacun, dont l’objectif serait, d’arriver au détachement et au lâcher-prise. lorsque nous sentons monter en nous des émotions perturbatrices, dans un premier temps, nous devons les accueillir pour les identifier, ensuite, comprendre pourquoi elles nous perturbent. Et surtout, se dire que l’autre n’est pas responsable de nos « doux-leurres », c’est à nous de faire un travail pour ne plus en souffrir. En l’absence de quoi, pour ne pas risquer que les événements ne prennent de l’ampleur, il est souhaitable de communiquer clairement et sans attendre en exprimant son ressenti, de manière à faire en sorte que l’autre personne connaisse nos limites.

 

Pour que la communication soit ce que j’appelle « écologique », il est préférable de s’exprimer avec le « je », qui n’engage que soi, parce qu’en employant le « tu », c’est culpabilisant et de plus, cela « tue » la communication (le tu ,tue). Soyons respectueux et dissocions l’acte de la personne. Par exemple, au lieu de dire : « tu m’agresses quand tu fais ceci ou cela », dire plutôt : « je me sens agressé par ton attitude. » Là, nous n’exprimons qu’un ressenti puisque c’est l’attitude qui est visée. De cette manière, en exprimant ce que nous ressentons, nous respectons « l’écologie », car nous sommes dans le plus grand respect, vis à vis de la personne concernée mais aussi, de nous-mêmes.

 

Dans nos relations d’affaires comme dans toute autre relation, le choix du vocabulaire est très important.

 

Nous devons rester diplomate et respectueux en toute circonstance. Par exemple, si nous désirons maîtriser la situation sans prendre l’ascendant sur notre interlocuteur, en le prenant par l’épaule et en l’appelant par son prénom, il se sentira reconnu et en confiance. Aussi, soyons inductif et pas directif. Prenons l’exemple d’une relation professionnelle. Si nous disons à notre interlocuteur : « non, Paul vous n’avez pas raison de penser que..., ce que vous dites est absurde..., il faut faire comme ça...». A travers ces propos, que peut-il ressentir ? Culpabilité, frustration, injustice, non-reconnaissance, dévalorisation, jugement ? Mais aussi, notre attitude ne dénote–t-elle pas de l’irrespect et un besoin de supériorité ?

 

Positionnons-nous plutôt dans une relation d’égal à égal, c’est une marque de respect.

 

Soyons donc plutôt inductifs, par exemple : « oui Paul, ce que vous dites est très intéressant, mais ne croyez-vous pas qu’en agissant ainsi... ». Par cette forme de vocabulaire, nous l’amenons à la réflexion sans le braquer, nous laissons une ouverture à la discussion et nous aurons ainsi, plus de chance qu’il adopte notre proposition, surtout s'il pense que cela vient de lui.

Le oui, montre que nous avons été attentifs à ce qu’il a exprimé et le mais, une forme d’opposition respectueuse à ce qu’il a dit.

 

Ne soyons pas non plus dans le jugement, nous ne sommes pas parfait , ni même au-dessus des autres.

 

Par exemple : si l’on dit : « tu es un imbécile », cette affirmation est violente car elle cible l’individu même et sous-entend, une vérité, une réalité, un fait qui peut laisser supposer que tout le monde peut penser que cette personne est imbécile.

A travers ce jugement, si la personne laisse trop de place au regard de l’autre, elle peut se sentir déstabilisée et blessée voir, dévalorisée, l’humiliée ou même du rejetée.

Par contre si l’on dit: « je trouve que tu agis comme un imbécile », nous n’engageons que notre point de vue, c’est l’attitude qui est visée, pas la personne et nous sommes dans le plus grand respect. De plus, ce n’est pas parce que nous trouvons son attitude imbécile, que c’est le point de vue de tout le monde. D’autres personnes peuvent avoir un autre avis et interpréter son attitude de différentes manières.

 

Pour assurer la durée de toute relation attachons-nous à la rendre meilleure jours après jour. Une relation quelle qu’elle soit est la meilleure ressource qui soit parce qu’elle ouvre la porte à toutes les ressources dont nous avons besoin. Notre désir n’est-il pas d’établir des liens avec les autres ?

 

« Dans un cœur plein , il y a de la place pour tout, et dans un cœur vide, il n’y a pas de place pour quoi que ce soit ». Antonio PORCHIA

 

Bien à vous

Geneviève

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  • : Ce blog est axé sur le thème du développement-personnel, son contenu (articles et poèmes) est en rapport avec ce thème.
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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