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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:25

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Le lien d'amitié

 

Les « vrais » amis font partis d’une « famille » choisie, avec lesquels on partage souvent bien plus de son intimité qu’avec les membres de sa propre famille. Ils sont présents dans les moments importants de la vie, qu’ils soient joyeux ou douloureux et  en général, on sait que l’on peut vraiment compter sur eux en cas de besoin.

 

Le lien qui nous uni est très fort et il est sensé être solide. Il est comparable à celui que l’on a avec sa famille où il y a beaucoup d’amour qui permet de passer au-dessus de rivalités et disputes, qu’il peut y avoir parfois en  son au sein. Lorsqu’un des membres est dans l’épreuve,  il y a souvent union pour l’aider à y faire face et en amitié c’est souvent pareil.


Lorsque l’on aime vraiment, ne faut-il pas ouvrir les bras et fermer les yeux ?

 

En amitié, lorsque l’on s’est senti « meurtri », « froissé »,  « blessé », « trahi »… par un(e) ami(e) avec lequel ou laquelle on s’est investi dans la relation intensément, son attitude est souvent difficilement acceptable et le ressentiment est tel, qu’il arrive que certains mettent fin à cette relation.

Il arrive aussi que l’on renonce à une amitié par fierté, sans même demander d’explications pour essayer de comprendre pourquoi, il s’est passé ce qui s’est passé. Pour « entendre », il faut parfois mettre  un « mouchoir » sur l’ego et faire preuve d’humilité. Ensuite, le degré d’acceptation dépend de nos propres limites.

 

« Il n'est pas de trahison qu'on ne pardonne. » Charles Baudelaire

 

Si nous souhaitons préserver l’amitié avec une personne qui nous est importante, alors qu’elle nous a offensés, nous devons comprendre pourquoi elle a agi ainsi avec nous. Cela n’implique pas de tout excuser, ni  même d’oublier son acte, mais le fait de comprendre peut nous aider à passer au-dessus de l’offense et peut être qu’ensuite, le lien d’amitié peut en être renforcé si chacun en sort « grandi ».

 

" Qu'il faut de l'amour pour pardonner aux maladresses de l'amour ! " Jean Rostand

 

Si l'on "souffre" d'une blessure comme par exemple la trahison, c'est qu'elle est déjà gravée"en soi et pas guérie. Elle ne fait selon moi, que se réactiver, en écho à une situation de trahison passée, où cette souffrance a été vécue et/ou intégrée.

 

Une des raisons qui empêche de surmonter une « blessure » émanant d’une amitié ou autre, ne provient-elle pas de l’amour propre ?

Dans un premier temps, n’est-ce pas sous l’influence de l’ego que parfois nous réagissons? La déception n’est-elle pas à la hauteur de nos attentes et projections ?

Ce qui peut nous guider dans notre décision d’accepter ou pas ce qui c’est passé, c’est de faire une sorte de bilan, en essayant de laisser parler son cœur et non la raison. Le cœur lui, ne peut se tromper.

 

Il arrive que parfois l’on ressente de la culpabilité et pour ne pas laisser place à ce sentiment, il est souhaitable de demander des explications, car parfois il peut y avoir une confusion dans notre esprit. Les non-dits accentuent cet état, car tout est ensuite amplifié et soumis à interprétation.

Dès lors que nous pensons, nous laissons le mental interpréter et c'est à travers notre monde émotionnel (l'ego) que nous percevons et nous ne sommes alors plus objectifs.
Il y a différentes manières de "prendre" les choses, on peut le prendre "bien" ou "mal", relativiser ou ne rien prendre personnellement et ce, en fonction de ce que cela nous renvoie et de nos propres limites.

Selon moi, notre manière de penser/pensée est bien souvent source de souffrance. Pour mieux  comprendre ce qui nous est arrivé et pour aller vers le bien-être, il  est parfois nécessaire de se "recentrer sur soi" pour aller jusqu'au bout de notre subjectivité et sans taboue.

 

Attention aux interprétations !


Un événement peut être mal vécu et nous être douloureux. Il y a une dissociation à faire entre l'évènement et le ressenti: Ce n'est ici pas l'évènement qui fait du mal, c'est de le vivre douloureusement! Ce qui induit une perception des faits qui n'est pas neutre car il est selon moi, intimement lié à notre monde intérieur, le ressenti passe par ce monde émotionnel.


Notre mental nous induit souvent en erreur en déformant la réalité. A travers l’ego, nous avons une perception du monde "erroné" car, il nous fait percevoir les "choses" de manière à ce que l’on puisse penser, que c’est ainsi qu’elles sont, alors que la réalité est parfois toute autre.
Dans une situation, il extrait un détail et fait abstraction du reste pour projeter sur les faits, ses propres conceptions, ses propres vérités. La réalité devient alors, personnelle, parce qu’elle touche notre émotionnel ; un monde très subjectif, de projections, de ressentis, d’émotions et de perceptions.


La communication "ouverte", permet de comprendre le point de vue de chacun car, chacun à sa vérité sur les faits, il n'est question ni de "tort", ni de "raison".

Guérir une blessure ne veut pas dire que rien n'a existé, cela ne l'efface pas puisque l'objet de

La blessure a existé. La guérison vient bien souvent suite à un processus de libération et d’acceptation ce qui permet de vivre sans qu'elle ne vienne plus jamais perturber notre bien-être.  Une fois "lâchée", cette blessure ne revient plus nous affecter. Mais tant qu'elle n'est pas guérie (gaie-rie) elle cherchera à s'exprimer à nouveau.

 

" On ne pardonne pas à son ami ses erreurs, on ne les excuse pas non plus: on les comprend. " Philippe Soupault

 

Geneviève

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:17

La part de notre humanité empathique!

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« Si vous voulez que les autres soient heureux, pratiquez la compassion. Si vous voulez être heureux, pratiquez la compassion. »  Dalaï Lama

 

Faut-il qu’il y ait une journée dédiée à tout, compassion, gentillesse...,  pour laisser notre humanité s’ouvrir à l’autre et à soi, alors qu’il y a tellement de bien-être à éprouver en donnant le meilleur de soi-même.

 

Nous laissons des émotions « négatives » conditionner nos pensées et la société moderne « joue » sur ces émotions, produisant toujours plus qu’il nous est nécessaire. Pour plus de profits, cette société de marché doit vendre toujours plus, laissant l’avidité et la cupidité envahir les esprits.

La compétition est au cœur de nos vies, conditionnés dès le plus jeune âge à la comparaison et à la concurrence. Il faut être le plus beau, le plus intelligent, le plus performant…, créant ainsi une « division » non seulement en nous-mêmes, mais aussi avec autrui, ayant pour effet de nous éloigner de notre humanité!

Dans ce monde individualiste et matérialiste  nous avons mis en sommeil ces aptitudes d’amour altruiste pour laisser l’ego nous asservir et dominer nos consciences, alors qu’elles sont selon moi, à mettre au cœur de notre existence

 

Ce conditionnement où l’ego est au centre de nos vies, parasite la communication que nous avons avec autrui, qui passe par le prisme  de notre émotionnel. A tel point que nous sommes devenus « sourds » à tout ce qui nous éloigne des intérêts de l’ego, créant une inaptitude à « bien »communiquer, n’ayant pas la disposition nécessaire à écouter l’autre avec tout l’intérêt et l’ouverture que cela suppose. En d’autres termes, nous laissons notre ego avoir de l’emprise sur notre communication car il doit régner en maître, ne supportant ni d’avoir tort, ni d’être blessé et pour cela, il compare, juge, condamne…

 

L’amour et la confiance sont les fondements de toute relation harmonieuse.

 

La crainte de perdre ou de ne plus recevoir engendre des peurs qui sont purement égoïstes,  l’ego étant au centre de nos demandes et de nos attentes, ce qui crée une absence de confiance et d’amour. Laisser ces peurs nous dominer, est une entrave à l’amour altruiste qui ne peut se développer et s’épanouir.

 

Bien que nous soyons entourés, notre égocentrisme est au cœur de notre isolement, car  il crée les divisions dont nous sommes l’objet. Prisonnier de  notre égoïsme, nous sommes contraints de le satisfaire, ce qui fait que les valeurs que sont, la solidarité, le partage, la mise en commun, l’esprit collectif et d’entre aide, sont relégués en second plan.

C’est pourquoi, tant que nous ne sommes pas « touchés » de près, nous ne nous sentons pas concernés par la « souffrance » d’autrui. Nous regardons d’une manière quasi détachée, les inégalités se creuser de plus en plus, les riches s’enrichissant toujours plus, au détriment des plus pauvres. Certains ayant beaucoup trop et d’autres pas assez pour vivre. De par notre attitude, nous participons implicitement à ce dysfonctionnement de la société.  Nous-nous cachons derrière de faux prétextes, pour nous donner une bonne raison de ne pas agir, alors que chacun à son niveau, peut participer à l’épanouissement harmonieux dans ce monde.

 

Tant que nous serons sous l’emprise de l’ego, nous serons « incapables » de mettre fin à notre « pollution » intérieure et celle de notre relation à autrui. De la même manière, nous participons à la pollution de notre écosystème, étant devenus incapables de protéger ce qui est vital pour notre survie, comme l’eau ou l’air que nous respirons.

Tout comme nous sommes tout aussi responsables de la violence qui se développe partout dans le monde, où des vies sont sacrifiées pour quelques intérêts personnels, politiques, financiers, idéologiques, religieux… Nous sommes prêts à nous entretuer pour des identifications à notre mental.

Il faut bien prendre conscience que nous sommes les créateurs de ce tel déferlement de haine et de mépris, qui découle de notre conditionnement mental, de l’ego que nous laissons régner en maître absolu. Tant que nous serons sous son influence, il nous sera difficile de trouver des solutions pour la paix, car nous sommes « en guerre » ! Notre égocentrisme nous divise les uns aux autres, nous faisant croire que nous avons raison et que l’autre a tort, le rendant ainsi seul responsable de ce chaos.

 

Pour laisser notre humanité s’exprimer sans « blocage »,  il nous faut absolument aller vers la diminution de l’ego.

 

Pour pouvoir pleinement laisser exprimer le sentiment de compassion, cela sous-entend de s’émanciper de l’ego et aussi de déconditionner le mental, afin d’être totalement conscient de ce que nous sommes réellement, car notre identification à celui-ci est créatrice d’intolérance, de division et de violence. 

En premier lieu soyons observateurs. Observons sans apriori ni préjugé, notre manière de penser et de réagir ou d’agir. Pour accéder à plus de clarté et de sérénité, nous devons être capables d’observer ce qui crée les remous et les divisions en soi, et comprendre pourquoi nous prenons tout personnellement au point d’en être affectés. Les sources de conflits sont toutes nos identifications (MON pays, MA région, MA  religion, MON équipe, JE suis…, J’ai…). Nous-nous sommes identifiés au MOI, au MIEN et au JE, ce qui crée une confusion dans notre esprit. Lorsque par exemple, « JE » « ME » sens attaqué, visé…, il y a une réaction émotionnelle qui s’en suit, l’ego a fait son œuvre. Alors qu’il faut au contraire, se dissocier de ce "JE" approprié par l'ego, car en réalité il n’y a pas d’attaque contre soi. Nous devons être capables de nous dissocier de l’acte et aussi de dissocier cet acte, de la personne qui en est la cause.

Il est important de comprendre que pour être  « libre » d’agir, nous devons stopper ce processus d’action/réaction lié à l’ego.

 

Notre monde, celui dans lequel nous vivons est à l’image de notre monde intérieur, c’est nous qui l’avons créé et nous seuls. Nous-nous sommes « emprisonnés », privés « de liberté », rendus impuissants à réagir, car nous ne « voyons » pas que nous sommes conditionnés ! Notre processus de pensée n’est qu’illusion, les images mentales que nous fabriquons sont, soit tournées vers le passé, ou projection sur l’avenir. C’est la raison pour laquelle, nous sommes rarement dans le moment présent. 

Pourtant, la seule réalité est CE QUI EST, le reste n’est que mentalisation et illusion.

L’instant présent nous unifie à CE QUI EST, c’est à dire à la REALITE, ne faisant plus qu’un avec. Dès lors que l’on mentalise en tentant d’interpréter, de décrire CE QUI EST, il y a désunion, car tout est ensuite création de la pensée, qui mélange CE QUI EST avec ce qui devrait, en y donnant un sens personnel lié au conditionnement de chacun. En réalité CE QUI EST, est neutre ! Une table, c’est une table, c’est  une réalité! Dès lors que je commence à la décrire, je laisse mon mental  faire son œuvre.

 

Pour aller vers le changement, nous devons faire le deuil de notre égoïsme qui est source de division.

 

Si nous voulons voir le changement dans le monde, nous devons changer nous-mêmes ! « Vous êtes le monde » Krishnamurti

Ne sommes-nous pas tous, les co-créateurs de ce monde, étant interdépendants les uns des autres. 

Cette interdépendance crée une relation entre nous tous, ce qui veut dire que nos actions et réactions impactent sur les autres. Nous formons un tout solidaire et ce tout, est union et en relation. Si on intègre ce fait, il n’y a plus de place pour les identifications, les jugements, les aprioris, etc., puisque nous faisons partie de ce tout. Tout comme les maillons d’une chaîne qui forment un ensemble d’interdépendance, il suffit qu’un maillon casse, pour que toute la chaîne en soit affectée.

Tout existe seulement en relation et le seul moyen de se connaître, c’est dans le miroir de l’autre, car l’autre est une autre soi-même ! La seule réalité est ce qui est : un stylo, c’est un stylo, le noir c’est noir, le blanc c’est blanc… Dès lors que nous faisons appel à la mentalisation et au conditionnement, nous sommes dans l’illusion, dans une réalité subjective émanant du mental.

En l’absence de division, notre esprit n’est plus confus. Libéré de toutes émotions « négatives », comme la haine, la peur, la colère..., il devient libre, attentionné, compréhensif, aimant... Cet état intérieur de sérénité et de paix, nous ouvre à l’amour altruiste dénué de toute demande et d’attente. De fait, notre relation à l’autre est harmonieuse, il n’y a de place que pour l’attention et l’affection. La compassion et l’amour altruiste peuvent enfin « s’exclamer » en toute liberté.

 

L’amour altruiste rend heureux et l'empathie et la compassion font partie de cet amour qui se « cultive ».

 

" Le comportement de chacun dans la vie de tous les jours est, en définitive, la véritable mise à l'épreuve de notre compassion"Napoléon Bonaparte

 

Les sentiments d’amour altruiste que sont l’empathie et la compassion,  se développent dans leurs pratiques.

Accueillir avec gratitude quotidiennement tout ce et ceux qui nous entourent et viennent à nous d’agréable comme de désagréable, permet de libérer une énergie bienveillante, non seulement pour soi, mais aussi à la faveur d’autrui.

Pour que la compassion se développe, il est « bon » de commencer par développer l’empathie autour de soi. Empathie ne veut pas dire sympathie, qui elle limite notre amour selon le degré de nos affinités. Cela veut dire qu’il nous faut être capables d’aimer les bourreaux comme les victimes et d’accueillir leurs souffrances avec compassion. Nous avons tous à un moment donné ou à une autre, été dans les différents rôles de bourreau, victime ou sauveur.

Toutes les personnes sont aimables absolument toutes, dans le sens d’aimer. Nous ne sommes pas différents, nous avons la même quête, les mêmes nécessités et des parcours souvent semblables, qui ont parfois meurtri, blessé profondément, avec des moments joyeux ou tristes. C’est la raison pour laquelle, nous devons être capables de bienveillance. En se mettant à leur place, nous pouvons les comprendre et ressentir de l’empathie à leur égard, tout en accueillant leurs souffrances dans un désir qu’elles en soient libérées. Si nous n’y arrivons pas,  c’est qu’il y a une résistance en soi en réaction à nos propres souffrances, qui entravent ce sentiment d’amour altruiste. 

La compassion s’applique à tout le monde, même à ceux qui sont maltraitants à notre égard, car leur attitude découle de leur souffrance, agissant sous l’emprise de leurs émotions. Il convient donc de dissocier l’être de ses actes.

 

Ce sentiment qu’est la compassion, rend sensible à la souffrance d'autrui. Cette empathie ressentie, fait que de la même manière que nous sommes sensibles à la joie et au bonheur d’autrui, nous sommes aussi sensibles à sa tristesse, sa peine et sa souffrance, sans que cela nous affecte personnellement.

Au travers de ce sentiment  d’empathie, nous sommes connectés avec ce que l’autre ressent, ce qui nous permet de comprendre dans quel état sa souffrance le met. La compassion est un sentiment émanant du cœur qui fait partie de l’amour altruiste. Ce sentiment enveloppe et entoure d’amour celui qui souffre, il se sent reconnu dans sa souffrance, il n’est plus seul, incompris, mal aimé, rejeté, exclu, … Il y a un cœur qui le comprend et qui est là pour lui.

 

«Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir un fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine». Extrait du livre  d’Alain Cayrol et Patrick Barrère « S’initier à la PNL »

 

«Un être humain digne de ce nom se reconnait à sa compassion, sa générosité et sa bienveillance». Ostad Elahi

 

Geneviève M.B

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:34

Les peurs!

 

« Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l'ouvrir, tu t'apercevras que derrière il n'y a personne ». Auteur inconnu.

 

La peur a son utilité ! C’est une émotion qui nous informe d’un danger potentiel ou imminent et comme toutes les émotions, elle est subjective. Elle n’est donc pas vécue de la même manière pas tous, car cela repose sur les expériences de chacun. C’est pourquoi, les réactions peuvent différer d’un individu à un autre.  La peur peut être une limite à l’épanouissement, si elle n’est pas dépassée.

 

La peur peut être un moteur ou un frein.

 

Lorsque nous sommes face au danger, de manière générale notre organisme réagit en sécrétant de l’adrénaline, pour nous aider à faire face au stress intense auquel nous sommes soumis. Les risques encourus sont très rapidement évalués et les mesures pour se protéger vite prises. Puis dans un état « second », avec « sang froid » et courage, nous utilisons la meilleure solution qui peut être soit, la fuite, l’attaque ou la défense, voire même l’immobilité.

 

Une fois à l’abri du danger, notre attention peut enfin se « relâcher » et c’est souvent là, que nous mesurons l’ampleur de l’énergie déployée pour vaincre la peur et des actions que nous avons menées pour y faire face. Dans ces moments là, nos forces se décuplent sans doute par instinct de survie.

 

Certaines personnes, se servent de la peur  comme un défi. Le danger leur permet de se transcender en le bravant. Il y en a même qui mettent en « jeu » leur vie, pour assouvir leur passion dans des sports extrêmes, où d’ailleurs ils ressentent du plaisir dans la peur, qui peut vite devenir une « drogue ». Les exemples ne manquent pas, comme ces funambules qui sont à la recherche de toujours plus de sensations et pour cela, ne mettent aucun harnais de  sécurité pour se protéger d’une chute éventuelle.

 

Toutefois, il arrive que certaines personnes soient dans l’incapacité de faire face à la peur qui les « tenaille » et sont alors totalement paralysées. Car, à moins d’avoir à faire à un danger imminent et bien réel, auquel cas la peur est « justifiée », il arrive que l’objet de la peur se situe dans la peur d’avoir peur, ce qui génère moult angoisses.

L’imagination joue un rôle important, car elle dépend de la perception que l’on a de la peur. Elle peut contribuer à nourrir cette peur en créant des pensées obsédantes. C’est pourquoi, la peur peut être « handicapante », voire angoissante  et/ou paralysante. De « grandes » peurs peuvent être à l’origine de bien des maux, crise de panique, déclencher des maladies et être à l’origine de phobies.

 

Le recours à l’évitement

 

C’est un stratagème utilisé pour ne pas être confronté à ses peurs. La crainte est parfois telle, que toute l’existence s’organise autour de l’évitement, ce qui restreint la liberté. L’évitement est une sorte de fuite qui ne fait que renforcer les peurs. Pour bien comprendre ce que l’on ressent dans des moments de peur panique, il faut l’avoir vécu! C’est de l’ordre de l’irrationnel, allant jusqu’à la perte complète du contrôle de soi.

 

En ce concentrant continuellement sur les peurs, cela crée la possibilité qu’elles se représentent, car elles existent déjà  en pensées. Il est donc souhaitable de les apprivoiser.

 

La peur, suite à un traumatisme.

 

Un traumatisme peut avoir des conséquences qui affectent la vie de celui ou celle qui en est victime au point de la bouleverser (peurs d’être de nouveau confronté au danger, perte d’envie (« de vie »), sentiment d’impuissance, perte de confiance, d’estime de soi, honte, culpabilité, crainte d’être humilié, de ne pas être à la hauteur,…). Le traumatisme est parfois tel, que l’existence paraît ensuite n’être qu’un danger permanent.

Après un traumatisme, beaucoup de personnes se « murent » dans le silence pour éviter de faire remonter des douleurs liées à ce qu’elles ont subies, alors que parler est libérateur.

 

Les peurs peuvent aussi avoir été refoulées ou oubliées.

 

Elles peuvent provenir de faits en apparence anodins, comme dans des situations vécues pendant l’enfance. Un enfant n’ayant pas été habitué à être séparé de sa mère, qui tout d’un coup est placé par elle provisoirement chez une nounou, peut s’être senti abandonné ou rejeté et l’avoir vécu comme un véritable traumatisme. La mère ayant réapparue quelques heures ou jours plus tard, pour l’enfant cet incident est ensuite oublié.

En apparence seulement, car ce traumatisme aura malgré tout laissé des traces. Il suffit par la suite d’une réactivation ou re-stimulation de ce traumatisme, pour qu’il re-éprouve une sensation de malaise (« mal à l’aise »), où il ressent les mêmes émotions passées, sans qu’il ait conscience de la cause profonde de son mal-être.

La peur de l’abandon ou du rejet est toujours « présente » en lui, bien « tapie » et  prête à réapparaître à tout moment de sa vie. Cette peur dont il n’a plus conscience de l’origine, peut entraver son bien-être au point parfois de le « saborder » lui-même sans le vouloir. Combien de fois j’ai entendu en consultation: « je ne comprends pas, j’agis à l’inverse de ce que je souhaite ». Nombreux sont ceux qui par crainte de souffrir, tournent le dos au bonheur involontairement!

 

Il y a aussi des évènements très traumatiques refoulés, à l’exemple de cette personne qui a été violée enfant dans une salle de cinéma et qui, quelques années plus tard, lorsqu'une amie lui propose d’aller toutes deux voir un film, s’est subitement sentie très mal en entrant dans la salle. Après un travail sur elle, elle put faire l’association entre ce malaise et le traumatisme subit dans l’enfance, qu’elle avait complètement occulté.

 

Nous avons tous au fond de nous, des peurs plus ou moins enfouies.

 

Notre manière d’appréhender la vie, nos comportements et habitudes, en disent long sur nos peurs qu’elles soient archaïques, comme la peur de l’inconnu ou de la mort, où liées à des traumatismes, « petits ou grands », vécus enfants.

Ces peurs se révèlent dans notre façon d’être présents au monde qui nous entoure. Le besoin de maîtriser, de contrôler, de se sentir important, de se replier sur soi, de se sentir aimé, admiré, reconnu,… autant d’indices qui nous « parlent » de  ces peurs qui nous habitent. Se sentir angoissé au milieu d’une foule, au contact des autres, des chiens, des serpents ou autre animal, dans un ascenseur, peur de déranger, de perdre son emploi, sa famille, d’être malade, de prendre la parole en public,… à différents degrés, toutes ces craintes « invalident » notre vie.

 

Ce n’est pas en fuyant que nous pouvons nous désinhiber des peurs. La peur paralyse l’action.

 

Vaincre ses peurs

 

Lorsque l’on est en proie à des angoisses, inquiétudes, phobies…, quelles que soient les peurs, elles peuvent être surmontées! Avant tout, il est souhaitable de déterminer clairement ce qui fait peur.

Derrière les peurs se cachent des désirs que nous avons à découvrir pour les mettre en lumière, de manière à ce qu’elles disparaissent. Par exemple la peur de la mort cache un désir profond de vivre. Dans ce cas, comme nous ne sommes pas « immortels » du moins pour l’instant, nous devons accepter que ce désir comme d’autres, ne puissent être comblés. 

Un travail introspectif peut aider à prendre conscience de ce qui se cache derrière les peurs et parfois  découvrir, qu’elles peuvent  en cacher d’autres. Notre système de pensée peut abriter certaines croyances qui peuvent en être la cause.

L’identification des ressentis et émotions, mais aussi des situations stressantes, est une aide précieuse aux prises de consciences, qui permettent de mettre des mots sur des maux.

 

Se confronter à ses peurs est une solution efficace pour aller vers le changement. Diverses thérapies comportementales peuvent y aider. A travers un coaching ou des ateliers de groupe, des mises en situations sont proposées pour aider à trouver, la ou les réponses les mieux adaptées à chaque situation angoissante. Se centrer sur la respiration lors d’une mise en mouvement aide à mieux gérer le stress. La répétition de la confrontation à ses peurs permet de les dépasser, de restaurer la confiance en soi et l’estime de soi en est rehaussée.

Les groupes de paroles peuvent aider  à la libération des mots et à briser la solitude, l'histoire de chaque participant  faisant écho à la sienne.

 

Avec le recul, nous pouvons nous rendre compte qu’en réalité ce n’est pas l’événement qui nous affectait, mais l’interprétation que nous en avons fait, induit par le ressenti.

 

Un petit conte de sagesse 

 

Un homme, qui habitait la banlieue d'une grande ville moderne craignait les voleurs. Il avait fait blinder sa porte. Comme il redoutait aussi les agressions, il ne sortait jamais de chez lui la nuit tombée. Il avait peur des incendies, était très prudent et avait sagement contracté une bonne assurance. Il s'inquiétait aussi des accidents et, pour en réduire l'éventualité, avait toujours refusé de passer l'examen du permis de conduire. Il était terrifié à l'idée qu'il pourrait un jour tomber malade, aussi allait-il régulièrement consulter son médecin. Il s'inquiétait de la pluie et de la sécheresse, de l'immigration et du chômage, de la crise économique, de l'inflation, de la déflation et de la corruption… Il avait peur de tout : de la faim, du froid, de la misère… et de la mort aussi, bien qu'il pratiquât sa religion avec diligence et assiduité et qu'il ne fît rien qui put catégoriquement contrarier Dieu. Pour lui, tout était source d'inquiétude. Il prenait les bonnes nouvelles pour les prémisses des mauvaises, et les mauvaises nouvelles pour la confirmation de ses soupçons.

Un jour, cet homme-là fit une chute dans la rue et se foula la cheville. Rien de bien grave. On le conduisit chez le médecin le plus proche. Celui-ci lui prodigua les premiers soins, mais il devina aussi l'état général d'anxiété de ce patient. Sur le seuil de son cabinet de consultation, en lui serrant la main, il le retint un instant et lui dit :

"N'ayez pas peur de demain, hier était supposé être tout aussi dangereux "!

 

Geneviève

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 17:39

Timidité - introversion!

 

Bien que ces deux termes soient si proches, il y a une différence subtile que nous devons comprendre pour pouvoir les différencier.

 

Lorsqu’il est dans un environnement social, le timide est angoissé et parfois très émotif, ce qui n’est généralement pas le cas pour l’introverti, qui lui est confiant et calme et qui peut converser ou prendre la parole en toute sérénité, bien que préférant s’isoler. Il est tout à fait capable de maîtriser sa communication sociale. Un introverti ayant confiance en lui se sociabilise sereinement. Toutefois un introverti peut aussi être enclin à la timidité dans des situations où la confiance en lui fait défaut.

Contrairement à la personne introvertie qui s’isole volontairement, une personne timide vit mal sa solitude, elle souhaite être entourée et nouer le contact avec les autres, mais la peur du jugement l’en empêche.

 

L’introversion n’est pas une pathologie !

 

L’introversion seule n’existe pas, c’est une tendance au repli sur soi et au retrait de la vie sociale, considéré comme trait dominant du caractère. Tout comme l’extraversion, se sont des « mécanismes » qui existent en chacun de nous. Nous pouvons avoir besoin de moments d’introversion et parfois d’extraversion, car ils sont nécessaires pour notre bien-être. L’introversion est à l’exemple de la méditation où momentanément, nous-nous extrayons du monde qui nous entoure. Pour cela, nous avons besoin de solitude, de silence et de calme. En nous isolant du bruit et de l’agitation, nous favorisons la réflexion, l’introspection, l’inspiration et la créativité, comme le peintre devant sa toile.

 

Selon moi, la tendance à l’introversion  dans la manière d’être, est peut être favorisée par le milieu où se développe le caractère. Le fait de se retirer « du monde extérieur », peut être le signe d’une réalité frustrante manquant de « saveur » et peut être même, fait peur. Le repliement sur soi vers un univers intérieur, amène l’introverti à vivre centré sur son monde, celui de ses pensées, émotions… et où l’imaginaire est roi, une manière sans doute pour lui de se sentir sécurisé. Ce repli sur soi est comme une sorte « d'évasion», où il s’extrait du moins en état de présence, momentanément du monde qui l’entoure. Dans l’introversion, il y a une certaine réserve à extérioriser les sentiments, de même pour les émotions qui sont   intériorisées.

 

Contrairement aux extravertis qui eux se sentent à l’aise dans un environnement social parfois agité et bruyant, les introverti(e)s se sentent dans leur élément dans un environnement calme, l’agitation et le bruit leurs sont hostiles.

Les personnes introverties sont talentueuses, beaucoup de personnages célèbres ont offert au monde leurs créativités émanant de  leur univers.

 

Chez l’enfant introverti, il est souhaitable de respecter sa sensibilité dans des activités de groupes, comme les art martiaux, le dessin, la peinture…, une manière  de l’aider à se  sociabiliser dans le plus grand respect de sa différence.

 

La timidité peut devenir pathologique et revêtir une anxiété sociale.

 

Un part de timidité que j’appelle être réservé, existe chez la plupart d’entre-nous, elle devient une problématique lorsqu’elle affecte notre vie au point de l’handicaper.

 

La timidité est un trouble émotionnel qui provient d’un manque d’assurance et d’affirmation de soi, qui a pour effet d’engendrer  un manque de confiance en soi dans les rapports relationnels.  Elle repose sur la peur du jugement social et elle est vécue comme une souffrance pour celui ou celle qui la vit.

Dans la timidité, on peut percevoir de la pudeur, de la gêne, de l’embarras de l’appréhension, de la crainte parfois... Divers complexes et/ou honte, contribuent à mettre mal à l’aise. Un timide a du mal à aller vers les autres et à se sociabiliser.

Généralement, au fil du temps la timidité s’estompe ou se surmonte, mais il y a parfois des personnes qui restent socialement inhibées pouvant développer une phobie sociale et des troubles de l’anxiété, qui les rendent  vulnérables aux situations stressantes. Lorsque l’anxiété domine, le recours au  repli sur soi ou à l’évitement permet de ne pas se confronter à ses peurs. La fuite et l’évitement, sont des solutions de défense.  Lorsque la peur est insurmontable, cette stratégie est la seule issue, pour organiser sa vie.

 

La timidité peut prendre naissance dans la petite enfance, dans un milieu prédisposant.

 

L’environnement dans lequel évolue un enfant est un élément à prendre en compte dans le syndrome de la timidité. Tout est une question de dosage dans l’éducation. Si par exemple l’enfant est trop « couvé », surprotégé et peu en relation avec les autres, il n’a pas l’occasion de se heurter à des expériences où il peut s’affirmer et développer la confiance en lui. De fait, lorsqu’il doit faire face seul à des situations d’autonomie comme à la maternelle, cet environnement lui semble menaçant et il est dans l’incapacité d’aller vers les autres.

De même lorsqu’il est sans cesse dévalorisé, c’est un frein à l’estime de soi et à la confiance en soi.

Ces enfants sont solitaires et souvent rejetés par les autres enfants, ce qui renforce leur timidité. S’ils font l’objet de moqueries, d’humiliations et de brimades, ils auront tendance à  développer des complexes, tels que le complexe d’infériorité. Le rapport aux autres sera celui de dominant/dominé.

 

Le timide est un être émotif, doutant de ses capacités et qui, à la moindre occasion et parfois sans raison apparente, perd tous ses moyens lorsque c’est pathologique. Dans certains cas, il imagine qu’on lui veut du mal ou qu’il n’intéresse personne. Il a tendance à se dévaloriser et à se sous-estimer. Malgré un désir d’échanges avec autrui, il fuit le contact, car toute situation l’expose au regard  et au jugement. Il  a une peur, pour ne pas dire panique, d’être observé et jugé.

Le regard de l’autre l’affecte profondément, il n’ose communiquer par peur d’être vu. Il est très angoissé lorsqu’il doit s’exprimer en public, car il se sent sous les feux de projecteurs où tous les regards sont braqués sur lui. Son attitude est craintive, il est mal à l’aise, souvent rougit et devient maladroit. Son corps exprime son malaise par divers troubles: tensions musculaires, pieds qui se dérobent, bouffées de chaleur, problèmes respiratoires, sensation de vertige, cœur qui palpite, boule au ventre, gorge nouée, tremblements, regard fuyant, etc.  Il n’y a que dans un environnement  affectif est familier qu’il se sent rassuré et sécurisé.

 

Il faut bien prendre conscience qu’une timidité peut devenir pathologique si elle n’est pas prise en considération. Elle peut mener à la dépression, affecter les relations, la vie sentimentale et professionnelle, car le sujet qui en est l’objet sera dans l’évitement pour ne pas être confronté à ses peurs.

 

En milieu scolaire, un enfant timide n’osera pas lever le doigt pour se faire expliquer ce qu’il n’a pas compris, bloqué par la peur du regard porté sur lui. L’enseignant doit le mettre en confiance et l’aider à gagner en estime de soi, sinon il y a un risque d’échec scolaire.

 

L’adolescence est très difficile à vivre pour l’ado timide, car c’est la période de la puberté où s’opèrent des changements physiques.

 

Ces adolescents filles et garçons, tentent  souvent de cacher leurs corps dans des vêtements amples, car cette modification corporelle les met mal à l’aise. Il arrive que des ados fassent un rejet de leur corps qui se transforme, et l’acné juvénile accentue ce rejet.

Cette timidité doit être prise sérieusement en compte par l’entourage, avant que ce mal-être ne les incite à un repli sur soi, ou à se tourner vers des substituts (alcool ou drogues) pour les aider  à annihiler leur complexe, pouvant entraîner des conséquences  pour leur devenir.

 

Ces ados ont bien du mal à gérer leur stress et cachent difficilement leur émotivité. Leur manque d’assurance les fragilise dans un contexte où ils doivent s’exprimer en public et sont victimes d’un trac qui les panique. Leur organisme tout entier en est bouleversé, et ils en arrivent à perdre tous leurs moyens, ce qui aggrave leur angoisse. Plus ils sont en prise à la panique et plus ils éprouvent de la honte envers eux-mêmes.

 

Ce n’est déjà pas facile pour un grand nombre de personnes, à devoir faire face au regard de l’autre, c’est encore plus stressant pour un timide, car il se sent dévisagé. Ne pouvant « combattre » sa timidité, il est enclin à se dévaloriser et se nier.

 

Il est tout à fait possible de vaincre la timidité.

 

Il existe diverses techniques qui aident à la vaincre. La gestion du stress est une façon d’apprivoiser les émotions.  Une des méthodes consiste à se confronter aux situations difficiles, particulièrement stressantes. La répétition de ces confrontations diminue les appréhensions et au final, il y a plus d’aisance dans la communication et cela rehausse l’estime de soi.

Des ateliers de théâtre sont aussi très bénéfiques pour aider à gérer le trac et à gagner en assurance et en confiance en soi. Les techniques de communication permettent également de gérer le stress.

 

Pour conclure, l’introversion est caractéristique d’une personne qui se sent bien dans sa solitude. L’introverti, bien que se sentant en marge, n’est pas en souffrance dans un environnement social, alors que  pour la timidité, la personne qui a ce trouble en souffre. L’introverti  ou le timide bien que d’apparence discrète et réservées, ne sont pas dénués de jovialité et de gentillesse. Les timides dégagent un certain charme qui les rend parfois « craquants ». Il n’en reste pas moins qu’ils aspirent à plus d’extraversion, afin de plaire et de séduire.

Il est important d’être en paix avec soi-même en assumant et en respectant sa nature profonde quels que soient les traits de caractère de chacun et ce, quoiqu’il en plaise ou en déplaise à autrui, il faut s’émanciper du regard de l’autre. En étant congruent avec soi-même, cela favorise une liberté d’être dans les relations interpersonnelles. Il suffit parfois simplement, d’adapter sa communicabilité aux circonstances.

Il est souhaitable de percevoir à travers ce que nous considérons comme étant nos faiblesses, des forces. N’oublions pas que les « défauts », peuvent être aussi des « qualités », tout dépend de la perception que l’on en a et de la valeur que l’on se donne.

Ainsi que l’on soit introverti ou timide, il est possible d’être heureux.

 

Geneviève

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 15:41

La libération passe par l'éveil!

 

La liberté passe par l’éveil de  conscience, il n'y a pas d'autre issue pour se libérer de la conscience limitée de l’ego.

 

Nous sommes face à une dualité : « moi » et les autres, favorable ou défavorable, rassurant ou menaçant. Où est notre libre arbitre avec cette conscience du « moi » asservit par l’ego ?

L’émotion n’est-elle pas un mécanisme totalement ego-centré qui nous parasite ? Si nous voulons nous établir dans la sérénité et la paix, la gestion des émotions est essentielle sur cette voie sachant que de toute manière elles nous limitent toutes. Si nous sommes dans une émotion quelles qu’elles soient, nous sommes coupés de la réalité, ce qui nous empêche de voir ce qui se passe réellement autour de nous. L’amour émotion fait partie de l’ego car il a son contraire, la haine, il est à ne pas confondre avec l’amour inconditionnel, qui lui n’a pas de contraire. 

 

La question du libre arbitre se pose à partir de l’ego.

 

Pour cela, nous pouvons nous poser les questions suivantes : « à quoi est-ce que j’obéis » ? « Est-ce que je suis vraiment libre d’agir ou suis-je manipulé comme une marionnette » ? « Ai-je l’illusion de liberté, de décider, de faire, etc. » ? « En quoi suis-je esclave » ? « De quoi dois-je m’émanciper pour être libre » ? Pour connaître notre non-liberté, il faut savoir si nous réagissons émotionnellement et mentalement à un fait extérieur. Dans ce cas, nous ne décidons pas librement car, si c’était nous, nous  déciderions une fois pour tout de nous établir dans la paix, la joie, l’amour, la sérénité et l’absence de peur.

Nous sommes obligés de reconnaître que les évènements de l’existence ont un pouvoir sur nous. Lorsque nous sommes inquiets ou angoissés, nous sommes sous l'emprise d'un état émotionnel. Lorsqu’une pensée apparaît dans notre cerveau, nous ne l’avons pas décidé? N’est-ce pas alors notre monde émotionnel  qui l’impose? Ne réagissons-nous pas émotionnellement aux aléas de la vie? L’existence nous impose nos états d’âmes, nos humeurs, lorsque nous perdons un être cher, cela nous attriste et s’il nous arrive un heureux événement nous sommes joyeux. Avons-nous décidé d’être joyeux ou triste ? Je ne le pense pas ! L’émotion nous submerge.

Nous ne sommes donc pas libres, notre libre arbitre est bien limité par l’emprise que l’ego a sur nous. Si nous souhaitons plus de liberté, nous devons agir pour nous libérer de cette emprise. Nous sommes comme le fumeur qui désire se libérer de l’emprise de sa dépendance à la nicotine et qui doit  « lutter» contre sa dépendance.

Souvenons-nous que tout ce qui nous arrive, est à prendre comme un défi ou une opportunité pour notre progression. Soyons responsables de nos actes et assumons-les.

 

La première étape vers la libération, c’est l’observation

 

Cela demande d’être présent à soi-même. Nous devons savoir comment nous réagissons face à diverses situations et pourquoi. Par exemple, qu’est-ce qui fait que nous soyons en souffrance lorsque nous ne pouvons pas assouvir un désir ? Pourquoi laissons-nous les pensées nous tourmenter? Etc..

Ce qui fait notre dualité, c’est tout un processus d’émotions (désir/aversion, attraction/répulsion). Nous sommes comme le fer attiré ou repoussé par l’aimant. Notre liberté est relative, car elle est soumise à nos émotions que nous sommes contrains de ressentir. Pour être libres, il est donc important de se libérer des émotions quelles qu’elles soient (dites positives ou négatives), car elles sont toutes gouvernées par l’ego. Nous sommes sous son emprise, lorsque nous ressentons du plaisir à une flatterie et agacés ou en souffrance au moindre mot blessant. L’échec ou la réussite, les amitiés ou inimitiés tout cela nous concerne personnellement, tout se joue en nous, entre nos pensées et émotions, ici et maintenant. C’est en nous que résident les causes de nos joies et de nos tourments, ce n’est pas au dehors.

L’inquiétude par exemple, est une émotion qui nous voile le regard car elle déforme la réalité. Quelles que soient les circonstances, nous pouvons reconnaître notre subjectivité; les émotions qui nous emportent et à travers lesquelles nous-nous identifions, qu’elles soient joyeuses ou malheureuses. Nous pouvons nous rééduquer pour fonctionner de manière apaisée quelle que soit ce que nous vivons. Cette sérénité nous la côtoyons déjà durant nos nuits paisibles, alors pourquoi pas éveillés, il faut en être convaincus, c’est possible !

 

Il faut toujours garder en mémoire qu’une émotion nous empêche de voir la réalité, car le mental la déforme. La gestion ou dépassement des émotions, nous permet de découvrir la réalité telle qu’elle est objectivement, sans « fioritures ni artifices ». Le changement est en route mais cela prend du temps de se transformer, d’être en totale communion avec ce qui nous entoure, unifiés à nous-mêmes. Avant que cela devienne un état naturel, nous pouvons à tout moment nous raisonner. Nous devons neutraliser nos pensées dès qu’elles apparaissent, lorsqu’elles nous empêchent d’agir objectivement . Nous pouvons à tout moment revenir à un état serein, mais il faut s’entraîner à chaque émotion dès qu’elle apparaît.

 

Il y a une confusion concernant l’amour qui est sensé être universel, altruiste ou inconditionnel, avec le sentiment d’amour qui lui est purement égoïste, car il oscille entre amour et haine!

 

Que veut dire en réalité cet amour affection porté à une personne ? « Aime-moi comme je t’aime, je veux être aimé par toi ». C’est un amour qui n’est ni offert, ni permanent, car il doit nourrir l’ego.

Le véritable amour est inconditionnel et n’a donc pas de contraire, nous aimons même ceux qui sont malveillants envers nous, car, nous demeurons établis dans la compassion, et ce, indépendamment des circonstances et des personnes. Tant que nous réagissons émotionnellement, cela est impossible.

 

Pour aspirer à cet état d’amour inconditionnel, avant tout nous devons comprendre clairement que toute émotion nous y éloigne, ensuite pour que cela devienne un état d’être, nous devons nous entraîner à aimer sans conditions. Il nous faut arriver au point d’aimer les bourreaux comme les victimes. Cela ne veut pas dire d’adhérer à leurs actes, mais il nous faut s’interdire de tout jugement. Certains peuvent penser qu’aimer ainsi inclus des sacrifices, oui, il y en a un, nous devons sacrifier notre égoïsme !

Ce qui compromet cet état, c’est le jeu des dualités et des oppositions ; toutes les manifestations de non-amour (rejet, rancune, condamnation, mépris, jalousie etc.). Soyons donc très attentifs à l’absence de neutralité à commencer par des contrariétés banales, car si nous ne sommes pas neutres dans des situations anodines comment pouvons-nous l’être dans d’autres circonstances ? Profitons de ces moments de la vie, pour nous entraîner en ayant de bonnes pensées pour ce ou ceux qui nous contrarient. Nous pourrons mieux profiter des moments joyeux de l’existence, même si au fond elle est décevante, étant condamnés à vieillir et à mourir.

 

L’amour inconditionnel est calculé, surprenant non!

 

Et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, car il nous demande de la réflexion sur les attentions que nous allons porter. Par exemple en offrant à l’autre ce qu’il appréciera. L’offrande n’est pas nécessairement financière, elle peut être aussi, en consacrant de notre temps et de l’énergie et là encore, c’est du calcul, car c’est une question de limites. Mais, ce n’est plus du calcul égoïste, puisque notre démarche est nourrit par la compassion et l’ouverture aux autres. Le seul critère à avoir à l’esprit  est, ce que nous sentons juste de faire en laissant parler notre cœur. Cela peut-être une petite attention qui ne nous coûte rien, mais qui peut redonner le sourire à une personne.

 

Nous ne pourrons changer qu’en changeant notre relation à soi et aux autres.

 

Prenons conscience que nous seuls avons le pouvoir de nous rendre heureux, personne ne peut le faire à notre place, comme je pense que personne ne peut nous faire du mal, sauf physiquement bien entendu. L’autre, n’est que le révélateur de ce qui réside en nous, il faut se convaincre que les propos ou attitudes dirigés à notre encontre proviennent d’un individu parfois profondément affecté. C’est à travers ce que nous-mêmes lui renvoyons qu’il exprime sa souffrance. Ne lui en tenons donc pas rigueur car nous avons là une formidable opportunité de « grandir », en essayant de comprendre pourquoi il agit comme cela avec nous et pourquoi cela nous affecte. Nous pourrons peut-être nous rendre compte qu’il n’est qu’une cause apparente à notre souffrance, tout comme nous à la sienne. Nous sommes comme un miroir qui renvoie « du positif et du négatif ». 

Par conséquent, pour se sentir bien, cela implique que nous devons faire une transformation de notre « intimité » dans tout ce qui nous affecte, nous contrarie, nous déçoit quotidiennement. Nous devons apprendre à être bienveillants, c’est de là que découleront nos actions, qui n’auront comme seul objectif que de faire du bien.

 

Pour progresser vers la liberté, nous devons nous entraîner et le meilleur moyen de le faire c’est de commencer avec notre entourage, en étant à leur écoute, présent et sans porter de jugement de valeur. Veillons à améliorer nos relations en identifiant les blocages que nous pourrions avoir avec une personne en particulier. Il ne faut pas se fier aux apparences car elles sont souvent trompeuses. Ce qui nous met en souffrance, nous avons le pouvoir de le dépasser à commencer par la frustration, car nous pouvons nous sentir en paix à tout moment. Souvenons-nous que nous attirons ce qui nous arrive, soit comme un défi ou une opportunité. Prenons conscience que c’est nous qui qualifions les choses (agréables/désagréables, bonnes/mauvaises, joyeuses/tristes …), nous portons constamment des jugements sans nous en rendre compte, alors que la réalité est neutre. Si nous nous surprenons à  qualifier ou à  juger, considérons le comme étant un flagrant délit.

N’oublions pas que plus, nous sommes ouverts aux autres, et plus l’ego diminue. Nous ne pouvons être à l’écoute des autres, que si nous le sommes avec nous-mêmes

 

Il est important de réaliser ce qui nous tient à cœur en l’assumant et en état unifié à soi-même,  en sachant que tout est relatif.

 

Pour se sentir unifiés à nous-mêmes, il est souhaitable de ne faire que ce que nous sentons juste de faire dans le plus grand respect de l’écologie, en prenant bien soin que cela ne nuise à personne. Si nous agissons, agissons avec, foi, envie et détermination, pour ne laisser aucune place à d’éventuels  regrets ou frustrations.

 

En gagnant en liberté, nous-nous libérons de cet esclave que sont nos attirances et répulsions personnelles, nos envies et refus, nous ouvrons la « porte » au bien-être.

Dans ce monde de tentation et d’éphémère, nous devons réussir à ne pas nous laisser distraire de l’essentiel. Tant qu'il y a une prise sur nous, nous ne sommes pas libres. Si nous donnons de l’importance, par exemple à une réussite professionnelle, toute notre attention sera focalisée sur ce qui la favorise ou sur ce qui l’en empêche, par conséquent nous ne sommes pas libres. Nous restons asservis par la réussite ou l’échec, à l’opposition du bon et du mauvais, du bien et du mal etc..

La voie de la liberté est tout autre, elle conduit vers la "non-dépendance", il ne s’agit pas de renoncement au sens stricte, mais de dépassement.

 

Pour que des changements soient durables en nous, il faut que nous soyons très vigilants d’accueillir ce qui vient à nous avec « détachement » et objectivité.

 

En ayant pour habitude de ne rien prendre personnellement, nous pouvons appréhender chaque situation qui se présente à nous, avec toute l’observation et la compréhension nécessaire qui nous permettent d’agir avec bienveillance.

Par exemple auparavant, s’il arrivait qu’une personne nous insulte, cela pouvait nous agacer ou nous mettre en colère, car nous-nous débattions dans des blessures d’ego. Avec notre transformation intérieure, cela n’a plus aucune prise, nous avons plutôt un sentiment de compassion pour l’autre que nous voyons en souffrance à travers ses attitudes. Nous sommes plus enclins à relativiser ce qui nous arrive. Nos actions ou réactions reflètent ce changement, car elles répondent à ce que nous pensons juste de faire et par conséquent, ne suscitent aucun regret.

Nous assumons la pleine responsabilité de nos actes, car ils sont mûrement réfléchis. Notre manière de fonctionner et de voir "les  choses" change, plus rien ne nous empêche d’atteindre la sérénité.

 

L’égocentrisme effacé, avec lui, tout son monde d’attraction et de répulsion, de désirs et d’aversion disparaît, désormais, ils n’ont plus d’emprise sur nous. Cette sérénité intérieure nous unifie à nous-mêmes. Nous faisons partie d’un ensemble auquel nous participons activement, sous un fond de lâcher-prise. D’une certaine manière, il y a une re-naissance qui s’effectue en nous, à un tout autre niveau. Désormais, nous ne sommes plus atteints par ce que nous n’avons pas ou plus, car l’important n’est plus d’avoir, mais d’ETRE. Lorsque plus rien ne nous est indispensable et en prenant soin de ne laisser aucune demande, ni attente, dominer notre conscience, nous nous sentons alors vraiment heureux.

Dans ce nouvel état d’être, nous pouvons aisément entraîner notre esprit à l’amour altruiste, qui après avoir commencé par soi-même, s ‘étend  à ceux qui nous sont chers et à tous les autres connus ou inconnus. Progressivement, l’altruisme devient comme une seconde nature et a un effet rémanent aux autres. 

 

Mon propos n’est autre que de faire entrevoir une manière « positive »  de percevoir le monde qui nous entoure, afin d’aborder objectivement les situations rencontrées.

 

Geneviève

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:12

Le bonheur, une réalité accessible à tous!

 

Pourquoi alors lui tourner le dos ! Certaines personnes pensent qu’être heureux est une utopie   et qu’il n’est pas donné à tout le monde de l’être. Selon la plupart des gens,  le bonheur est éphémère, rime avec déception et finit par faire souffrir ou bien, qu’il est inné chez certains. Et s’ils se trompaient ?

 

Beaucoup essayent d’être heureux et ne réussissent pas pour autant. Certes, essayer ne suffit pas, il faut se donner les moyens de l’être,  en étant convaincu que c’est possible et en le décidant du plus profond de soi avec conviction. Se dire que c’est maintenant et pas plus tard: « je décide dès maintenant d’être heureux ».

 

Naître avec « une cuillère en argent dans la bouche » ne garantit pas le bonheur. L’aisance financière ne peut l’acheter, ni ne préserve de déboires, car il suffit parfois d’une tourmente pour que tout « s’écroule »! Pourtant, nous sommes conditionnés à ce que l’argent nous ouvre la voie au bonheur, c’est pourquoi nous voulons toujours plus, pour satisfaire des plaisirs éphémères, c’est un leurre, car le bonheur est ailleurs!

On peut tout à fait être heureux et se satisfaire de peu. Le bonheur dépend de soi, il est entre nos « mains » !

 

"Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité s'apprécier avec moins." Dan Miman

 

Etre heureux est un état d’esprit, cela s’apprend et se travaille !

 

Un petit exercice peut y aider par une simple lettre, en y décrivant comment on aimerait vivre jusqu’à la fin de sa vie pour vivre une vie heureuse et comblée. Le but de la lettre est d’amener à réfléchir sur ce qui constitue l’essentiel pour soi pour vivre heureux, pour ensuite, effectuer les changements dans sa vie pour aller dans ce sens.

 

Pour être heureux, il faut parfois changer sa façon d’être, de voir le monde qui nous entoure, de mettre fin à certaines de nos croyances « limitantes », à des attentes…

 

Pour s’ouvrir au bonheur, il faut surtout accepter le passé tel qu’il s’est passé inconditionnellement, il n’est pas possible autrement. Puis se mettre en mouvement!

Il est difficile d’intégrer une « belle image » de soi  et bien se construire, lorsque l’on ne s’est pas senti accueilli dans l’amour. C’est pourquoi  bien souvent ce qui a été vécu de douloureux enfant engendre du mal être, expliquant le fait que certaines personnes nourrissent du ressentiment par rapport à leur passé, mais aussi parfois envers elles-mêmes, d’où une difficulté d’acceptation de soi inconditionnelle. La non-acceptation risque de les heurter à nouveau à leurs blessures tant qu’elles ne les auront pas dépassées, mais aussi de se délaisser elles-mêmes ou mal s’aimer.

Pour mettre fin à des situations douloureuses, il n’y a pas d’autre issue que d’accepter le passé pleinement. Cela ne veut pas dire oublier ce qui s’est passé, mais l’acceptation permet l’apaisement.

 

 

Pour commencer, il est souhaitable d’identifier les blocages qui mettent un frein au bien-être, puis agir pour les dépasser.

 

Cela concerne le conditionnement auquel nous sommes soumis depuis l’enfance qui engendre : sous-estime de soi, dévalorisation, manque de confiance en soi, pessimisme, penser ne pas mériter le bonheur, culpabilité et autopunition,  ne pas se sentir digne d’amour, espérer que le bonheur arrive un jour, être trop rigide, perfectionnisme, besoin de maîtriser, de contrôler…, tout ceci représente une barrière au bien-être, il faut donc en prendre conscience et agir pour se déconditionner.

 

Il est essentiel de se défaire du regard « négatif » porté sur soi, véhiculé depuis l’enfance.

 

Ce n’est pas parce que nous avons intégré une image de soi dévalorisante, que nous sommes réduits à cette image, ni même à devoir la conserver.

N’attendons pas d’être important aux yeux de nos proches, car cela n’arrivera peut-être jamais. Pour se délivrer de cette attente, il faut parfois faire le deuil d’une relation impossible et de se donner de l’importance soi-même, l’amour et la reconnaissance doit alors naître de soi. S’accorder la reconnaissance, permet de s’affirmer en dehors de toutes dépendances et de s’émanciper du regard de l’autre de manière à ne plus être « mendiant » de l’amour !

 

Mettons de la souplesse dans notre manière d’être!

 

La tendance à la psychorigidité, au contrôle et à la maîtrise des proches, ne permet pas le relâchement bien au contraire, car cela demande une vigilance de chaque instant pour la satisfaire, et a pour effet de mettre en tension la personne concernée.

Il est souhaitable de mettre de la souplesse dans sa manière d’être et d’agir. Peut être est-il bon d’en rechercher la ou les causes ( peurs, angoisses, besoin de se sentir important, indispensable...), car cette position de « supériorité  supposée », met mal à l’aise non seulement la personne elle-même, mais aussi son entourage. Cette attitude engendre parfois l’inverse de ce qui est recherché, comme le rejet ou la soumission. L’air étant « irrespirable », un besoin vital de respirer peut se faire sentir! De trop « serrer » son entourage, cela ne leur donne t-il pas une envie de liberté?

N’est-ce pas en ouvrant « la main » que l’on peut le mieux, conserver la poignée de sable saisie?

De plus, tout ne peut reposer sur soi, même si cela procure une satisfaction personnelle, il est bon d’apprendre à déléguer et à faire confiance, mais surtout à accepter le fait que rien n'est jamais « parfait ».

 

Pour ne pas risquer d’être déçu, lâchons nos demandes et nos attentes !

 

Si nous sommes dans l’attente que l’autre se conforme à ce que nous souhaitons ou si nous attendons de lui qu’il nous rende heureux, nous-nous leurrons, car il y a peu de chance que la réponse soit conforme à ce qui est souhaité. Les attentes engendrent des frustrations et déceptions.

 

S’aimer soi et s’accorder le droit d’être aimé.

 

Il est impossible « d'aimer » dénué de toute « demande », si l’on ne s’aime pas ! On peut aussi par besoin de reconnaissance, aimer l’autre et se nier soi. La peur de décevoir, de ne pas répondre aux attentes ou à « l’image » que l’on attend de soi, y contribue.  Il n’est pas rare que certaines personnes s’effacent, en faisant passer le désir de l’autre avant les leurs.

 

Les personnes qui ont des difficultés à ressentir l’amour, ne l’ayant pas ou peu reçu et ressenti enfant, pensent peut-être que pour être aimé, il faut le mériter. Cette blessure, cache une dévalorisation qui à coup sûr, empêche d’avoir une relation avec autrui « d’égale à égale ». Cette dévalorisation est le reflet de l’image que l’on se fait de soi souvent très « négative ». D’où l’importance d’être indulgent avec soi-même, car le plus douloureux des jugements n’est-ce pas celui que l’on se porte ? S’aimer soi ouvre à la liberté d’aimer, sans être limité par des blessures.

 

Lorsque l'on a manqué d’amour, un bon exercice consiste à faire face au miroir et à oser se dire « je t’aime » en se regardant. Pour pouvoir regarder le merveilleux qui est en soi et reconnaître sa vraie valeur, il faut dépasser ce qu’il peut renvoyer de douloureux qui n’est autre qu’un leurre. Ce que l’on perçoit de négatif de soi dans le miroir, appartient à une « image » du passé qui ne correspond pas à la réalité de qui l’on est vraiment.

 

Se dire « je t’aime », est un acte de reconnaissance et d’acceptation de nous-mêmes. En s’autorisant à s’aimer, nous pouvons connecter cet amour et le ressentir au plus profond de nous, puis il est enfin possible de le propager avec force autour de soi.
Cette communication de soi à soi, a pour effet de reconnaître la souffrance de notre enfant intérieur, mais aussi de venir en "réparation" pour l'apaiser. Nos blessures et nos « fêlures », révèlent le merveilleux qui est en soi.

Une fois que l’on s’est « nourri » d’amour, par la reconnaissance et l’acceptation inconditionnelle de soi, on peut ensuite propager cet amour autour de soi en toute liberté.

 

Ce n’est pas être présomptueux que de se  valoriser bien au contraire ! La dévalorisation est la conséquence d’un jugement « négatif » porté sur soi. C’est pourquoi, pour restaurer une image « positive » en accord avec celle qui nous correspond vraiment, il est souhaitable de s’accorder le droit d’avoir de la valeur.

 

Autorisons nous à l’imperfection !

 

Ce demander la « perfection » ou être en quête de perfection est difficile à vivre. Après avoir réalisé un chef d’œuvre, la barre est haute pour ensuite pouvoir faire mieux. Prétendre à la perfection, induit en erreur, car en réalité nous ne pouvons tendre que vers l’excellence ! Faire de son mieux et donner le meilleur de soi-même procure un bon sentiment et soulage d’un poids. Il est donc préférable de s’autoriser à être imparfait.

L’image que nous avons de nous-mêmes est celle que les autres perçoivent et, par effet de miroir, son reflet nous est renvoyé. Il est donc important d’avoir  un beau regard sur soi et cela inclus le fait de s’accepter tel que nous sommes avec nos forces et nos faiblesses. Oser être soi en s’affirmant au besoin, ne fait que renforcer le respect que nous avons pour soi et nous unifie davantage à nous-mêmes.  

 

Prendre notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive et changer notre perception du monde qui nous entoure!

 

La façon dont nous percevons et ressentons le monde, fait notre « prison », car nous  faisons de la réalité, une affaire personnelle et donc une affaire émotionnelle.

 

Beaucoup entretiennent des  ressentiments (ressenti-ment !) sur ce qui leur est renvoyé de déplaisant ou de douloureux, provenant de l’interprétation d’un fait sorti de son contexte qui est ensuite monté en «  épingle », puis mal interprété pour donner raison à l’ego qui n’aime pas avoir tort. Les ressentis qui y sont liés ne font que le conforter et l’alimenter.

Ainsi, d’une situation qui comporte un grand nombre de facteurs, nous extrayons un détail qui nous touche particulièrement et les émotions qui y sont associées nous leurrent et nous «aveuglent », car elles font venir sur le devant de la scène un élément, auquel nous-nous cramponnons, en faisant abstraction des autres éléments.

 

En entretenant des ressentiments, nous-nous empêchons de voir notre propre responsabilité dans ce qui nous arrive et donnons à l’ego une « bonne » raison de régner en « maître ». Par fierté ou par orgueil, combien de ruptures de communication s’installent entre personnes qui s’aiment, alors que si elles laissaient parler leur cœur, le lien ne pourrait être rompu. 

Il est donc souhaitable de mettre un « mouchoir » sur l’ego, ce n’est pas se « rabaisser » comme beaucoup pensent, c’est faire preuve d’intelligence. Car, en s’agrippant aux ressentiments, c’est faire soi-même obstacle à son propre bonheur. De plus, en renvoyant la responsabilité ou la faute à l’autre, cela nous empêche de percevoir nos propres faiblesses.

 

Pour vivre heureux, nous devons vivre en harmonie avec notre entourage et avoir de bonnes relations humaines. Nous avons besoin d’aimer, d’être aimé et de pouvoir nous entraider et nous soutenir dans des moments difficiles. Il n’y a rien de pire que d’être indifférent à la souffrance de l’autre.

 

Repousser nos limites mentales pour « balayer » tous les obstacles qui  empêchent d’agir!

 

Rien n’est impossible aussi incroyable que cela puisse paraître! Parfois notre système de pensées et de croyances nous limite, étant convaincus que telle ou telle chose est impossible à réaliser.

Nous pouvons être étonnés de nous apercevoir combien nous-nous limitons, en réalisant ce que nous pensions inimaginable de faire auparavant. Il faut se conditionner à penser que c’est possible, puis décider de se surpasser en osant agir. Il est souvent nécessaire de dépasser ses peurs et ses doutes, et de se faire confiance. On peut alors prendre conscience que les limites sont celles que l’on se met soi-même. Une fois accomplie cette prouesse, imprégnons-nous de la joie que procure le fait d’avoir réussi à se dépasser. Nous pourrons alors faire appel à cet « ancrage » pour pouvoir de nouveau se dépasser lors d’une situation « limitante ».

Le dépassement de soi est une voie royale pour la confiance en soi. Nous sommes tous capables d’exploits. Qui aurait imaginé alors, que l’homme marcherait un jour sur la lune ?

 

En réalité la difficulté ne réside que dans le mental, notre conditionnement est une limite! Les plus grands exploits proviennent de ceux qui ont osé croire que tout est possible. En bravant un système de pensée limité, certains ont réussi à ouvrir la voie du possible. Nous sommes tous capables de marcher sur des braises sans avoir la moindre brûlure, ni même sans ressentir la moindre douleur, le croyez-vous possible ?

Il suffit d’oser et d’imaginer que nous avons cette aptitude, puis de faire le premier pas, pour que d’autres suivent naturellement pour avancer. Nous sommes bien souvent englués et prisonniers de notre conditionnement. Pour sortir de son bourbier, le coq ne sait pas qu’il doit faire un pas, tout comme la mouche qui se heurte inlassablement contre la vitre, alors qu’une fenêtre est ouverte à coté! Et nous, nous suivons bêtement ce qui nous a été enseigné comme étant vérité absolue, sans jamais le mettre en doute.

 

Déterminer nos valeurs profondes et vivre en accord avec elles !

 

Se sont des valeurs importantes et essentielles à notre bien-être, elles participent à notre fondement. De plus elles favorisent un repère sécurisant pour la famille. Elles sont conformes au respect de soi, guident nos actes et influencent nos choix. Se sont des priorités qui peuvent concerner tous les domaines (couple, famille, amis, travail, hobbies…), tout dépend des aspirations de chacun. Une fois ses valeurs profondes définies, il est souhaitable de vivre en accord avec elles, car elles sont essentielles à un bon équilibre et contribuent au bonheur.

 

Nos valeurs, déterminent la qualité de nos relations, elles renforcent les liens lorsqu’elles sont partagées. A tout moment le l’existence, nous pouvons les réajuster en fonction de nos priorités. Elles évoluent et se transforment avec notre propre évolution. Se sont des forces que l’on peut puiser pour se donner du courage, à des moments de doute, des épreuves que l’on traverse, etc. Elles participent à notre intégrité et nous unifient à nous-mêmes!

 

Profitons pleinement du moment présent !

 

« Nous ne pouvons empêcher les oiseaux « noirs » de voler au-dessus de nos têtes, mais nous pouvons les empêcher d’y faire leur nid »! D.E.Collin

 

Qu’est-ce que cela veut dire ? Lorsqu’une pensée « négative » nous traverse l’esprit, accueillions-la et laissons-la passer, pour très vite revenir à la pleine conscience, à l’ici et maintenant. Au besoin, utilisons la respiration consciente pour se détendre et relâcher les tensions du corps. Elle permet aussi de faire le vide dans sa tête.

Vivre en pleine conscience, permet de relativiser et de se recentrer sur ce qui est important. Cela favorise, la guérison de bien des « maux ». Avec l’aide de la pensée « positive » et en écoutant ce que nous dit notre cœur, nous attirons à nous ce que nous souhaitons, répondant ainsi à des lois universelles, celles de l’intention et de la loi d’attraction!

 

Il est important de laisser entrer la joie dans notre vie et de la partager, car elle est source de bien-être.

 

"Le vrai nom du bonheur, c'est le contentement." Henri-frédéric Amiel

 

Le bonheur est un état d’être dans lequel on se sent pleinement heureux, qui peut être résumé par le contentement qui se ressent de l’intérieur. L’énergie qui s’en dégage rejaillit vers l’extérieur pour éclabousser celles et ceux qui nous entourent. Le bonheur ne dépend de personne d’autre que de soi-même, il est donc important de ne pas attendre des autres qu’ils nous rendent heureux et peu importe ce qu’ils pensent. L’important c’est de bien vivre dans sa « peau » !

Le bonheur réside parfois dans le partage de choses simples, de joies, de sourires et d’émerveillements, en ayant à l’esprit le regard neuf d’un d’enfant qui découvre la vie comme étant un cadeau!

 

 

Le secret du bonheur - conte africain !

 

Un enfant demande à son père:

- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire:
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors:
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison. Les villageois commentèrent en disant:
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
Fais ce qu’il te plaît et tu seras heureux.

Auteur inconnu                        

 

http://www.youtube.com/watch?v=t0HEwL4Mntw

 

Geneviève

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 13:40

L’écoute est un art!

 

La plupart des personnes pensent sans doute être à l’écoute de leur entourage, mais difficile de ne pas commettre de maladresses telles que, l’impatience, la directivité ou les conseils.

Elles peuvent aussi se sentir limitées, démunies, impuissantes à aider ou à soutenir, surtout lorsque la demande vient d’un proche. 

 

Une « bonne » écoute, plus complexe qu’elle n’y paraît, est un art  à manier  avec neutralité et bienveillance. On n’écoute pas à la va-vite, il faut se préparer à écouter en se rendant disponible et en étant disposé à entendre. Pour cela il faut créer des conditions internes et externes favorables à la libération des mots.

 

Pour éviter des maladresses, une « bonne » écoute ou écoute que je qualifie d’active, nécessite de laisser exprimer des aptitudes et qualités essentielles. Il faut être congruent avec soi-même et ne pas se forcer à écouter si l’on ne sent pas les « épaules » pour le faire.

 

Ecouter nécessite avant tout de se taire !

Même si parfois on est tenté de rebondir, ou de réagir à un propos, c’est d’une écoute dont a  besoin la personne écoutée, l’espace de parole lui appartient donc. D’une certaine manière, si elle se sent entre de « bonnes  oreilles » ayant toute la disponibilité pour l’entendre, elle ressent de la considération et de la reconnaissance.

 

L’accueil est un critère important !

Il faut être apte à l’accueillir inconditionnellement et sans jugement de valeur, cela permet de « recevoir » son discours avec toute la neutralité qui s’impose. Pour cela, il faut créer un climat de confiance favorable et faire preuve de discrétion. La voix sera chaleureuse et l’intonation douce, cela rassure et réconforte.

 

La bienveillance est de rigueur !

L’attitude doit être respectueuse, juste, empathique et aimante, elle permet d’accueillir ce qui est confié avec intérêt et attention. L’empathie est une qualité qui permet de se mettre à la place de la personne écoutée pour comprendre ce qu’elle ressent, mais elle n’implique pas d’adhérer à ses actes ou attitudes. Il y a une différence fondamentale entre l’acceptation de la personne et l’acte.

 

Pour une écoute efficace, il faut aussi être centré !

Cela veut dire de rester  « branché » sans se laisser dominer par une pensée qui nous amènerait ailleurs. Il faut donc s’oublier soi, pour se neutraliser. Tout ce qui nous est confié appartient à la vie de la personne écoutée, c’est pourquoi il est absolument indispensable de ne rien prendre personnellement.

Il se peut que ce qui nous est exprimé fasse écho en soi, sous l’emprise d’une émotion nous ne sommes plus dans l’écoute de l’autre, mais à l’écoute de nos émotions. Nous devons reconnaître lorsqu’une de nos limites est touchée. Accueillons ce qui se passe en nous, mettons-le en veilleuse, puis recentrons-nous pour nous rendre de nouveau disponible à écouter.

 

Reconnaître un transfert !

Cela peut arriver lorsque ce qui est confié fait écho à sa propre vie et sans en prendre conscience, de s’identifier à la personne écoutée. A travers elle, c’est une occasion de régler ses propres problèmes. Un exemple, l’écouté(e) se trouve dans une situation de crise dans son couple et l’écoutant vit une situation similaire qu’il n’a pas dépassé et se trouve en plein conflit. Ce dernier s’identifie à l’écouté(e) et peut, sans vouloir, « manipuler » la personne pour qu’elle fasse ce que lui-même n’a pas le courage de faire, par exemple en la poussant à la séparation. Il est donc très important de se dissocier de la problématique de la personne écoutée.

 

Le non-conseil est de rigueur !

Ne dit-on pas que les conseilleurs ne sont pas les payeurs ? Nous ne pouvons savoir ce qui est bon pour la personne écoutée. Le conseil que nous serions tentés de lui donner ne peut être qu’en rapport avec ce qui fait écho en nous, en lien à notre propre histoire. Elle n’a pas besoin de conseil à proprement parler. Si elle paraît découragée ou « perdue », il est préférable de l’aider à trouver elle-même sa propre solution et la laisser faire sa propre expérience, où elle peut tâtonner, hésiter, se tromper…, mais surtout s’enrichir de ses propres explorations. En voulant la protéger, nous contribuons à renforcer sa dépendance et ses peurs.

 

Ne pas non plus argumenter, ni interrompre !

Ni-même lui expliquer ce qu’elle ressent ou ne devrait pas ressentir, car ainsi elle peut se sentir agressée et incomprise.  En faisant des  affirmations sur ce que nous croyons être son problème, elle peut ne pas se sentir écoutée et être encore plus en perdition.

Elle nous demande simplement d’écouter sa souffrance et il n’y a aucune interprétation ou explication à donner à cela. Il y en a qui n’hésitent pas à distordre et à s’approprier son discours en ramenant tout à soi, comme par exemple : « à moi aussi ça m’est arrivé », « c’est exactement ce qui m’arrive… ». La personne peut se sentir niée dans sa souffrance.

 

Faire preuve également de non-directivité !

Cela veut dire de ne pas l’emmener là où nous nous aimerions qu’elle aille (convictions, direction qu’elle-même n’aura pas choisie…). Respectons ses croyances et valeurs, même si on n’y adhère pas.

 

Il est important de laisser finir de parler la personne écoutée !

Il est tout aussi important de respecter ses moments de silence, car ils peuvent lui permettre de prendre conscience des propos qu’elle vient de dire. Après avoir laissé un temps de pause, on peut utiliser la re-formulation d’un mot pris dans son discours, pour lui permettre d’aller plus loin dans sa prise de conscience, ou pour l’aider à oser exprimer ce qui lui est difficile de dire, par honte, ou culpabilité par exemple.

Une question ouverte commençant par : « comment…?  Ou qu’est-ce que…? » peut aussi l’aider. Sont à éviter toutes les questions fermées, car elles induisent une réponse par oui ou un non. Gardons à l'esprit que si nous parlons, c’est parce que nous trouvons notre intervention importante pour elle.

 

L’attitude doit être juste et convenant à la situation !

N’oublions pas que l’attitude corporelle est le prolongement de la pensée. Le corps communique beaucoup plus que la parole, 70% de notre communication est corporel.

Lors d’une émotion, au besoin, utilisons le toucher, c’est une des plus grandes marques de reconnaissance que nous puissions offrir à quelqu’un. Ce peut être une tape sur l’épaule, prendre ses mains entre nos mains, la réconforter en la serrant dans nos bras. Parfois il est besoin de « materner », ou « paterner ». Lorsqu’une personne est dans sa souffrance, elle est comme un enfant qui demande à être réconforté.

 

Ecouter nécessite de la présence, de s’oublier soi !

Ce que la personne écoutée a surtout besoin, c’est d’une oreille attentive où elle ne se sent pas dépossédée de sa parole. Il n’y parfois qu’à se taire, il suffit juste d’écouter sans l’interrompre ce qu’elle nous confie avec pudeur ! Ce qu’elle nous demande c’est d’être là, présent dans un moment difficile ou chaotique pour elle, où elle se cherche et même si sa parole nous paraît fébrile ou inquiétante.

Elle a juste besoin de sentir l’accueil inconditionnel à travers une écoute tolérante et bienveillante, de ce qu’elle ose dire et qu’elle tente à travers ses mots de se dire.

 

Écouter

Entendre, en sommes-nous toujours disposés ?
Difficile, quand ce qui nous est raconté,
Fait écho, au point d’être déstabilisés.
Malgré nous, peut s’installer une surdité,
Et notre écoute en est parasitée.
Nous risquons fort, à notre insu de régler,
A travers l’autre, certains conflits, renvoyés.

L’écoute « vraie », ce n’est surtout pas conseiller,
Argumenter, ou encore, interpréter,
Ce qui, avec tant de pudeur, nous est confié.
Non compris, l’autre peut s’en sentir agressé.
Il nous demande simplement de l’écouter,
De l’entendre, sans intellectualiser,
Un ressenti dont il se sent submergé.

L’écouter, c’est être là, neutre, sans juger,
Accueillir ces paroles avec intérêt,
Une attitude aimante, dans le respect,
Être présent, pour comprendre, et s’oublier.
Par notre écoute, il peut enfin relier,
Des évènements, des émotions…et tisser,
La trame de sa vie, qui lui est compliquée.

Il peut entendre ce qui lui est résonné,
Qui ne demande qu’à être conscientisé.
Décodé, il pourra le relativiser,
Ensuite, s’écouter et se réconcilier,
Et, peut –être, envisager de pardonner.

Notre oreille lui permet ainsi, d’accéder,
A ce qu’il a longtemps été dépossédé,
Une parole propre, qu’il peut, rassuré,
En toute confiance, laisser exprimer.
Geneviève

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:16

Comme beaucoup vous essayez d’être heureux !

 

Vous essayez et malgré vos efforts vous n’y arrivez pas. N’essayez pas, car c’est le meilleur moyen de ne pas réussir. On ne peut réussir que dans le faire! En essayant d’être heureux, nous n'êtes pas heureux, alors soyez le! Le simple fait d’essayer de l'être présuppose qu’il y a un doute, un manque de confiance à sa réalisation…On peut à tout moment décider d’être heureux,  quelles que soient les circonstances de vie .

 

Cette histoire vous aidera peut-être.

 

Il y avait un homme dans un petit village qui servit les villageois, fit son travail et pensa alors qu’il voulait maintenant faire quelque chose pour lui. Il a alors pensé à la méditation et décida de dédier sa vie à la spiritualité. C’est alors qu’un maître  arriva dans le village.
Il alla alors voir le maître pour lui expliquer, son choix de dédier sa vie à la spiritualité et lui demanda des instructions pour parvenir à devenir un être éveillé spirituel. Le maître fut ravi et lui donna des instructions, des techniques, des enseignements…..
L’homme s'en alla joyeux pratiquer dans une grotte comme le maître le lui a expliqué. Et il essayait ainsi d’obtenir une réalisation spirituelle.

20 ans s’écoulèrent et rien ne se passa…… Il songea alors à arrêter un peu découragé, mais le même maître qu’il avait rencontré 20 ans plus tôt apparu de nouveau dans son village. Il alla le voir, lui demanda s’il se souvenait de lui. Le maître ne se souvenant plus très bien, il lui expliqua son histoire et leur rencontre faite 20 ans plus tôt, lorsqu'il était venu lui demander des instructions.
Il dit alors au maître : « j’ai pratiqué pendant 20 ans, j’ai utilisé vos instructions, vos techniques et je suis toujours au même point. Est-ce que je fais quelque chose de façon incorrecte ? »
Le maître lui demanda de lui expliquer à nouveau les instructions pour lui rafraîchir la mémoire. Une fois que l’homme lui expliqua, le maître secoua la tête pour lui dire que les instructions étaient complètement fausses.

L’homme fut naturellement déçu après avoir passé 20 ans à pratiquer avec des instructions fausses. Il repartit en réfléchissant à d’autres options pour sa vie et comme il avait passé 20 ans à faire de la méditation, il n’avait pas vraiment d’autre choix que de continuer à faire encore la même chose.
Il retourna à sa grotte pour méditer mais cette fois sans aucune attente particulière. A sa grande surprise, le jour suivant il atteignit l’état d’éveil.

Il s'empressa d'aller voir le maître et lui dit « vos instructions n’étaient pas fausses, pourquoi m’avez-vous dit qu’elles étaient fausses? »

Le maître lui répondit : « Parce que tu avais de grandes attentes pour devenir éveillé. Quand tu appliques mes techniques, tu crées une tension, une lutte. Tu fais cela avec un fort attachement. Quand je t’ai dit que tout était faux, tu l’as juste fais parce que tu aimais le faire, et non pas parce que tu voulais obtenir quelque chose de particulier. »
A méditer!

 

Geneviève

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:57

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Les sujets tabous (ta-boue), secrets de familles et autres non-dits!!!

 

Les non-dits ou secrets de familles sont en lien très souvent avec le déshonneur de la famille, les expériences douloureuses, voir pour certaines humiliantes et traumatisantes. Les émotions de  tout ce qui peut être honteux à dire, y sont réprimées, il ne faut surtout pas en parler.

Ces secrets ou non-dits sont sources de blessures, de conflits individuels et familiaux, un poids très souvent lourd à porter, mais aussi lourd de conséquences, car ils se transmettent insidieusement aux générations à venir influençant leur devenir. Ce qui est passé sous silence a des répercussions sur leur vie, car le « non-dit» domine leur psychisme à leur insu. Il peut parfois « empoissonner » leur existence,  ou créer des peurs !

 

Les raisons pour lesquelles il est difficile de dire, sont multiples.

 

Celles qui prédominent sont liées au sentiment de honte qui peut avoir plusieurs origines, comme par exemple : faillites, viols, maltraitances, abus sexuels… Comment dire l’indicible ? Ensuite, on n’en parle pas par angoisse de revivre les émotions et ressentis qui y sont associés dû au traumatisme: rejet, humiliation, dévalorisation, soumission…

 

Il y a aussi la pression exercée par la famille, dans l’invalidation des ressentis par le déni, pas le droit de pleurer de se laisser aller au chagrin, ni même de ressentir de la colère, résultat d’une éducation où le paraître sauve les apparences, ou encore religieuse…

 

Les non-dits peuvent aussi concerner les taboues où le silence est d’or, l’omerta une règle, tels que les croyances, la politique, l’argent, le sexe… Ils peuvent aussi être en relation avec une difficulté à oser exprimer son désir par peur d’un refus, ou du rejet.

 

Il y a des secrets anodins, comme cacher une surprise pour faire plaisir, d’autres où ils définissent l’intime à ne pas « violer », journal intime par exemple. Puis les secrets plus lourds concernant le danger, imposés par la menace et l’intimidation fait aux victimes d’abus sexuels, de maltraitances, de vol…, n’ayant pas d’autres choix que de se taire, par peur des représailles.

 

Puis, tous les autres secrets liés à la honte, maladies, insestes, naissances adultérins, infanticides, actes de pédophile, viols, adoptions, handicaps, séparations, ruines financière, doubles vies, homosexualités, prison, la mort…, il ne faut surtout pas en parler, gare aux ragots! On fait comme si rien ne c’était passé, comme si cela n’avait jamais existé!

 

Le secret entourant la mort ou la maladie

 

Ces vérités n’étant pas faciles à dire, souvent par désir de protection ou par promesse, il y a omission ou recours au mensonge. 

Il arrive par exemple, qu’un décès d’un parent soit caché à l’enfant pour « le protéger », de même qu’un parent se sachant condamné à cause d’une maladie incurable, demande à une personne de son entourage de ne pas révéler son état, pour la même raison.

Ces secrets « emprisonnent » et sont très souvent lourds à porter, sans compter toute la souffrance qu’ils peuvent engendrer.

 

Tous ceux à qui l’on a caché le décès d’un de leurs parents ou même d’un proche, même si leur entourage croyait bien faire, cette omission ou mensonge laisse des traces indélébiles dans leur vie.

D’une part, ils ont été privés de leurs droits élémentaires, de par l’impossibilité de faire leurs adieux, mais aussi privés du processus de deuil souvent partagé avec la famille, d’autre part, un fort sentiment de trahison et d’abandon reste parfois très présent durant leur vie. Ils se sentent abandonnés et trahis par ce parent dont on tait le décès, sans comprendre pourquoi.

Ces personnes peuvent être « bloquées » dans leur enfance, en mémoire à ce parent qui les ont aimées, ou par nostalgie ou encore, garder au fond d’elles une culpabilité.

 

Lorsqu’un enfant apprend le décès de son papa ou de sa maman sans les voir, il ne peut en faire une réalité et en ne le faisant pas participer aux funérailles, pensant lui épargner la douleur, cela contribue à diaboliser la mort et à lui laisser un espoir de pouvoir retrouver ce parent un jour.

Pour exemple, je me souviens d’un petit garçon de cinq ans qui avait appris le décès de son papa en voyant sa maman effondrée lorsqu’elle la nouvelle lui fût dite. Pour le protéger, elle refusa de l’emmener à l’enterrement.

Lorsque je vis cet enfant quelques semaines plus tard, il me posa la question suivante : « tu connais-toi Jésus » ? Non, mais pourquoi me poses-tu cette question lui répondis-je ! Voici sa réponse: « je veux lui demander si je peux aller chercher mon papa en avion   dans le ciel » ! Sans doute qu’on lui avait dit que son papa était au ciel. J’ai ensuite proposé à la maman de l’emmener au cimetière se recueillir sur sa tombe, ce qu’elle fit, et quelques jours plus tard, le petit garçon lui dit : « ça y est maman, je sais que papa est mort ».

 

Les personnes qui ont répondu à un souhait d’une personne atteinte d’une maladie incurable, à garder le secret sur leur état de santé et sur l’issue fatale,  que cette maladie engendre, lorsque cette personne décède, un fort sentiment de culpabilité peuvent les envahir se sentant « emprisonnés » par ce secret. Durant tout le processus de la maladie, elles se sont heurtées à la nécessité de loyauté en mentant sur l’état de santé de la personne malade et aussi, lors de son décès, en faisant croire à leur vie.

Lorsqu’un tel secret éclate au grand jour, il peut soulever un questionnement concernant l’origine de la maladie qui peut paraître honteuse pour ne pas avoir été révélée plus tôt. Je me souviens d’une personne qui avait contracté l’hépatite B et ne l’avait pas dit à ses proches. Après quelques mois de souffrances, elle mourut de cette maladie. Autant dire que suite à ce décès, les interprétations de toutes sortes sur l’origine de sa maladie ont fusées.

 

Quels que soient les secrets de famille, ils rendent prisonniers du silence très souvent par devoir d’obéissance au clan familial.

 

Combien de secrets dissimulés qui traversent le temps pour ne pas « salir » l’image ou la mémoire familiale ou encore, trahir la confiance d’un proche ? C’est faire fi de la transmission inconsciente des ressentis occasionnés, ou des non-dits qui cherchent tôt ou tard à s’exprimer aux travers, des lapsus, gestuelles, gênes, maladresses, quiproquos,  … ! Ils se révèlent ainsi, en laissant une forte impression qu’il y a quelque chose cachée, sans vraiment découvrir quoi, qui met mal à l’aise les personnes tenues au secret lorsque des questions leurs sont posées. Leurs réponses peu convaincantes ou évasives, peuvent traduire un malaise ou laisser planer un doute. Comme ce n’est pas clarifié, libre cours est donné à l’imagination, suppositions ou interprétations de toutes sortes, créant ainsi des malentendus.

 

Une jeune femme avait découvert vers l’adolescence que la femme qu’elle appelait maman était en réalité sa belle-mère. Elle compris alors, ce qu’elle pressentait depuis l’enfance traduit par une ressenti étrange qu’elle entretenait envers cette femme, mêlé de haine et de ressentiments, sans qu’elle puisse jusque là, y mettre des mots. Elle resta ensuite dans le silence, sans jamais évoquer ce traumatisme. Plus tard, elle eut une fille à qui elle ce silence fut transmis bien malgré elle.

 

Tous les secrets de familles impactent sur la descendance !

 

Il est important de les révéler de manière à ce que des scénarios ne se répètent. Imaginez ce que cela peut provoquer en ne le faisant pas. Une maman voulut avorter, mais n’a pas été au bout et ce fait est resté secret. L’inconscient de cet enfant a capté que pour ne pas mourir, il ne faut pas aller au bout. Dans sa vie, il ne finit jamais rien, car pour lui aller au bout, c’est la « mort », il en a peut être pas la moindre idée, c’est inconscient mais tellement présent. Imaginez encore, une femme meure en accouchant d’une petite fille et cela reste un non-dit dans la famille. Cette dernière devenue femme, ne peut concevoir un enfant ou tout juste faire des fausses couches, son inconscient lui a choisi ce scénario pour ne pas qu’elle meure bien sûr.

 

Un exemple qui illustre bien les secrets de  famille, c’est l’histoire d’Hergé qui sans doute à son insu, a mit en évidence les secrets de sa généalogie à travers ses personnages, Tintin, capitaine Hadock, les frères Dupond… 

 

Voici une autre histoire, celle de Juanita et Guérillero. Ils s’aiment tous deux et de leur union, Juanita attend un bébé et met au monde une fille, mais Guérillero est un hors la loi. Pour protéger sa fille, elle dit qu’elle a été violée, car sinon elle aurait été un moyen de pression pour arrêter le père. Naissant de père inconnu, elle aura peur des inconnus et de tout ce qui est inconnu. Donc programme de foyer impossible. Elle ne pourra pas se marier, donc pas d’homme avec lequel elle pourrait vivre dans le même foyer. Et comme elle n’a pas le nom du père, toute sa vie elle aura des difficultés à dire NON. Pour que cela ne se reproduise plus, l’inconscient choisit parfois un scénario opposé « plus jamais ça ».

 

Anne Ancelin Schützenberger a écrit un livre « Aïe, mes aïeux»  où elle aborde les secrets de famille et leurs transmissions à leurs descendants

 

Pour mettre fin à la transmission, il faut libérer sa descendance du secret de famille.

 

L’idée selon laquelle le temps apaise les blessures occasionnées par les non-dits et secrets de famille est erronée, car elles se poursuivent parfois au-delà de la troisième génération.

Ce sur quoi il faut communiquer, ce sont toutes les révélations concernant la filiation, l’adoption, la fratrie (demi-frères et sœurs), l’héritage biologique, la mort, qui doivent être dites avec franchise, discernement, respect et tact.

Il est souhaitable d’aborder l’existence du secret de famille dès le plus jeune age d’un enfant, en lui précisant bien qu’il n’en est pas responsable. La révélation du contenu se fera plus tard lorsqu’il posera des questions à ce sujet.

Les secrets révélés libèrent la descendance!

 

Geneviève

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:53

Comment vivre avec l’angoisse et comment s’organiser autour de ça ?

 

 

Il faut différencier l’angoisse du stress ou de l’anxiété qui certes, sont assez  proches, mais s’expriment par des troubles différents.

Lors d’un rendez-vous important, il arrive à certaines personnes d’avoir une peur au ventre, d’être angoissées, voir paniquées.  

Le stress est une réaction physiologique, qui permet de faire face à une situation donnée. Une fois la situation dépassée, le stress disparaît.  Ce n’est que lorsque l’organisme est en sur-stress, c’est à dire en stress constant, que cela peut entraîner  certains troubles. Il est alors urgent de solutionner ce qui en est la cause, au risque de voir apparaître des troubles de l’anxiété.

Dans cet état d’anxiété, il y a comme une peur diffuse qui nous envahie difficile à vivre au quotidien. Ce peut être la peur de l’avenir, de l’inconnu, de manquer…

 

L’angoisse, quant à elle est rythmée par les soucis et les tracas de la vie que l’on a tendance à amplifier.

Elle prend parfois au ventre, comme une crise de panique, le corps tout entier en est chamboulé. Elle provient d’un environnement de stress permanent et peut avoir pour origine, plusieurs causes.

Il y a une tendance à tout prévoir et tout maîtriser, car l’imprévisible crée l’angoisse. Pour se faire, on anticipe sur d’éventuels problèmes (au cas où), et on amplifie leur importance. C’est pourquoi l’angoisse exprime une peur sans raisons apparente.

 

Mais d’où viennent ces inquiétudes ou ces angoisses ?

 

Il y a des peurs archaïques liées à la survie, c’est pourquoi il y a anticipation de problèmes. Il faut prévoir les éventuels ennuis par peur de ce qu’il pourrait se passer. La société dans laquelle nous vivons ne rassure pas, bien au contraire, ce qui accentue cet état qu’est l’angoisse.

L’inquiétude demeure lorsque nous pensons que « tout » repose sur nous, il ne faut surtout pas se « re-lâcher » pour ne prendre aucun risque.

 

La relation que nous avons avec les autres, d’éventuels traumatismes de l’enfance, une éducation trop stricte, trop protectrice, trop laxiste …contribue à générer de l’angoisse.

Par exemple si enfant nous recevons une éducation psychorigide faite d’humiliations permanentes, cela va avoir un impact sur la confiance en soi et peut-être même l’inhiber. Puis, à l’age adulte cette perte de confiance en soi amplifie l’inquiétude face à des situations stressantes, ce qui finit par provoquer l’angoisse.

Il en est de même si nous recevons une éducation trop protectrice,  Nos parents pensant sans doute bien faire, agissent dans l’intérêt de nous protéger de tout. Souvent, ce sont des parents anxieux qui nous transmettent leur angoisse sans le vouloir, dans nos moindres faits et gestes.

 

Il y a aussi certains traumatismes vécus à l’âge adulte qui déclenchent l’angoisse et de l’anxiété, lors de re-stimulation de traumatismes vécus enfants.

Il y a tout de même quelque chose de « positif » à l’angoisse. Les personnes anxieuses se préoccupent du bien-être d’autrui et de leur entourage, dans le souci de leur éviter d’éventuels ennuis.

 

Nous devons comprendre ce qui nous crée de l’inquiétude, pour ne pas les laisser nous envahir. Si nous sommes convaincus par exemple que le monde est dangers et menaces, nous allons être dans l’évitement constamment pour ne pas risquer d’y être confrontés. En nous enfermant dans nos convictions, nous alimentons l’inquiétude.

 

L’anxiété pousse plus à « prioriser » la survie plutôt que la qualité de vie.


S’il y a réussite financière, c’est dans le but de « se mettre à l’abri » du besoin par peur de manquer.

L’anxiété provoque une réactivité émotionnelle inadaptée à toutes situations stressantes qui paraissent dangereuses et elle demeure, si nous nous pensons incapables de les surmonter.

Pour remédier à l’anxiété les thérapies cognitives et comportementales sont à privilégier. Le travail consiste à accueillir ces états, à les écouter,  à les comprendre, à identifier ses peurs et à prendre du recul pour mieux les « voir ».

Ce travail d’introspection nous amène à accepter « les choses » qui nous échappent, à se libérer de ce besoin de tout contrôler et à apprendre à  accueillir et à accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent à nous. 

Nous apprenons à vivre ce qui vient à nous, avec sérénité, à vivre « l’ici et maintenant » en pleine conscience comme nous l’invite La Rochefoucaud dans sa maxime :  « il vaut mieux employer notre esprit à supporter ces infortunes qui nous arrivent, qu’à prévoir celles qui pourraient nous arriver ».

La méditation est une aide précieuse surtout pour tout ce qui relève de questions existentielles.

 

Geneviève

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:39

Les suppositions peuvent induire en erreur!

 

Voici une petite histoire.

 
Un petit garçon habitait dans une vallée avec sa mère. Un jour, il était furieux après sa mère, car elle venait de gronder. Le petit garçon sorti fâché de la maison, il courut jusqu’au centre de la vallée et commença à crier : « Je te déteste, je te déteste, je te déteste !!! »

Et l’écho lui répondit :: « Je te déteste, je te déteste, je te déteste...! »
Effrayé, le petit garçon rentra vite à la maison et il alla retrouver sa mère : « Maman, maman!! il y a un petit garçon dans la vallée qui ne m’aime pas ! Il dit qu’il me déteste ! » La mère répondit à son fils avec un léger sourire en coin : « Ne t’inquiète pas, mon garçon, car il y a aussi un autre gentil petit garçon dans la vallée qui, lui, t’aime beaucoup. Retourne y et dis-lui-toi aussi que tu l’aimes »

Et le petit garçon retourna à l’extérieur et cria au petit garçon imaginaire : « Je t’aime, je t’aime, je t’aime !! » Et l’écho lui répondit : «Je t’aime, je t’aime, je t’aime !!! »

Si l’enfant n’en avait pas parlé à sa mère, il serait resté persuadé qu’un petit garçon ne l’aimait pas.

Qui n’a jamais fait de suppositions?


Nous sommes bien souvent enclins à faire des suppositions sur  tout, que ce soit sur des faits, une attitude, un regard, une parole, une situation.…Nous supposons même de ce que les autres pensent ou font en leur prêtant des intentions.

En se faisant une idée préconçue, nous-nous confortons à cette idée et lui donnons du sens pour en faire notre « vérité ».

 

Cette tendance que nous avons à faire des suppositions nuisent aux relations, car elles  peuvent induire en erreur et bloquer la communication. Bien souvent nous-nous appuyons sur l’idée que nous nous faisons d’une personne en fonction de ce que nous renvoie son apparence. 

Ou encore, il arrive que nous-nous sentions affectés par l’attitude d’une personne, que nous interprétons sans prendre soin de vérifier auprès d’elle, la raison de son comportement. La réalité est parasitée par notre mental qui nous fait percevoir un aspect d’une situation en occultant le reste, et nous en faisons notre réalité.

Notre manière de penser nous fait imaginer pleins de scénarios. Par fierté sans doute, nous ne vérifions pas, « préférant » se placer en victime et faire notre propre « sauce », ou encore en montant en « épingle » un simple fait qui prend des proportions exagérées. Mais au final, ces suppositions ont pour effet de nous mettre en souffrance, préférant nourrir des ressentiments.

 

Il y a des personnes qui pensent que l’autre, sous prétexte que c’est un proche, doit deviner ce qu’elles souhaitent, sans qu’elles aient besoin de le dire. L’erreur est de supposer que l’autre doit forcément fonctionner comme nous le ferions nous-mêmes.

La plupart des problèmes ou déceptions, pourraient être évités en arrêtant de faire des suppositions. Il est tout de même préférable de verbaliser ses attentes, ou ses ressentis de manière à ne pas être induit en erreur.

 

« Il vaut mieux poser des questions que de faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir». Don Miguel Ruiz

 

 

N’est-il pas souhaitable de communiquer clairement pour éviter tous malentendus ?

 

Si nous nous sentons affectés par une attitude, comment l’autre peut-il savoir ou prendre conscience de ce que cela a engendré chez nous si nous ne le formulons pas ?

Si l’on se sent blessé ou attristé autant vérifier auprès de la personne concernée. Cette démarche permet de clarifier ce qui peut être un malentendu. L’autre peut ainsi s’exprimer et expliquer ses raisons, si raisons il y a. Car nous pouvons aussi  nous apercevoir que la réalité est toute autre que celle que nous avions supposée. Il peut arriver qu’une situation prête à confusion, mais sans vérification, l’imagination fait son oeuvre et nous percevons tout autre chose.

 

Il ne faut pas hésiter à vérifier son ressenti par le dialogue et à poser des questions si nécessaire, de manière à lever toute équivoque.

 

Notre mental nous leurre bien souvent et fait que nous renvoyons la responsabilité de notre mal-être à autrui. Imaginez un instant que vous-vous trouviez  face à une situation qui prête à confusion, dans un premier temps, le mental interprète, accuse, juge ou condamne. Et si la réalité était toute autre ? En restant dans ses certitudes, vous laissez libre cours aux angoisses, inquiétudes,  colères et tout autre sentiment mêlé, comme par exemple, le sentiment de trahison, d’injustice, d’humiliation… Sans compter que cela peut dénaturer la relation de soi à soi et à l’autre, elle peut aussi amener à une rupture de communication.

 

Chacun d’entre-nous perçoit ce qui l’entoure de manière très personnelle

 

Ce que nous percevons est passé par différents filtres, comme nos sens, notre monde émotionnel et tout ce qui nous a été transmis depuis l’enfance, valeurs, croyances, éducation... C’est pourquoi, la réalité peut être différente d’un individu à l’autre. Il arrive que certaines personnes soient  ancrées dans leurs certitudes, convaincues d’avoir raison et campent sur leur position et ce, même si on leur prouve A+B qu’elles se trompent.

 

En thérapie, il m’arrive de proposer un travail sur les perceptions avec des supports, pour faire prendre conscience que parfois les perceptions peuvent leurrer ou être différentes d’un individu à l’autre. Ce travail peut aider à percevoir une situation dans sa globalité et non plus qu’un aspect. 

Vous connaissez sans doute le dessin d’un portrait d’une femme où, en prêtant attention, se dévoilent deux visages (la jeune femme et la vieille femme). Les personnes qui se prêtent à l’expérience, affirment que c’est tel ou tel visage qui se trouve sur le dessin. Mais lorsque je leur fais part de ma perception, différente bien entendu de la leur, et que je les invite à voir  l’autre visage, elles sont surprises et s’interrogent : « comment se fait-il que je n’ai pas vu…., Comment est-ce possible…. ? »

Puis, je les invite à faire le lien avec leur situation.  Ce travail consiste entre autre, à se mettre à la place de l’autre pour mieux comprendre ses divergences.

 

La communication est un art difficile. Afin de lever tout malentendu ou doute, n’est-il pas souhaitable de verbaliser et de reformuler au besoin des propos, au lieu de se complaire dans des suppositions ?

 

Geneviève

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:48

A chacun sa réalité !

 

Ce que nous croyons être la réalité ne serait-elle qu’illusion générée par le cerveau ?

 

Et si nous étions manipulés par notre cerveau ! D’après une étude faite, celui-ci nous montrerait qu’un aspect très infime de la réalité, ne présentant le monde tel qu’il est que de façon partielle. Tout ce qui se passe autour de nous serait en fait, des ondes électromagnétiques que nous percevons et c’est aidé par nos sens, que le cerveau façonnerait nos sentiments et en ferait une interprétation. C’est ainsi que  nous croyons que le monde est tel que nous le voyons.

Selon le Dr Wolf Singer de l’institut Max-Planck, la conscience du moi serait un processus neurologique et ce que l’on considère comme étant le libre arbitre serait une illusion !

 

Le cerveau fait parfois disparaître des informations pourtant bien réelles.

 

Une expérience a été menée où sur une feuille de papier il a été fait deux symboles, une croix et un rond noir sur la même ligne à une distance d’environ 10cm, puis la feuille est tenue face aux yeux. Ensuite il s’agit de fermer l’œil opposé au point noir et avec l’autre de regarder la croix, puis de rapprocher la feuille de ses yeux. Tout d’un coup le rond noir disparaît. Ce phénomène est dû à un coin aveugle de la rétine, zone  qui correspond  à l’embouchure du nerf optique reliée au cerveau.

Alors que nous devrions voir en permanence les deux symboles devant nos yeux, notre cerveau en élimine un de notre perception. Ce que démontre cette expérience, c’est que nous ne pouvons pas nous fier à nos yeux ! Les illusionnistes l’ont bien compris avec leur tours fait de mouvements illusoires.

 

Notre système visuel est programmé pour la permanence des objets et il peut vite être  désorienté. L’expérience suivante en est un exemple :

Deux objets identiques sont placés en deux lieux différents, un en un lieu A et l’autre en un lieu B. Lorsqu’on les fait clignoter rapidement l’un après l’autre, le système visuel invente un mouvement entre A et B.

Le système visuel est leurré partant du principe qu’il s’agit du même objet  allant d’un point à l’autre et non de deux objets différents qui apparaîtraient l’un après l’autre.

Faut-il en conclure que nous interprétons des faits sans en avoir conscience, comme étant la réalité au travers de ce que nous croyons percevoir? Ce ne seraient donc pas nos yeux qui déterminent ce que nous voyons.

 

Notre vision du monde est inventée par notre cerveau qui traite l’information, c’est la seule réalité. Comme tout est filtré par lui, sans doute n’aurons-nous jamais la connaissance de  notre réel environnement, puisque le seul monde dont nous avons connaissance est celui qu’il invente en permanence pour nous.

 

Qu’en est-il de la perception de notre propre corps ?

 

La perception que nous avons de notre corps n’est parfois pas conforme à « la réalité ». Il arrive en effet que l’image que nous avons de nous-même n’est pas en accord avec ce qui est reflété dans le miroir. Dans l’anorexie par exemple, il est fréquent que les personnes qui en « souffrent » aient une image d’elles décalée, se trouvant plutôt  « grosses ». De même pour les personnes qui on très vite perdu du poids, avant d’intégrer cette nouvelle image, elles continuent à se voir comme avant. 

 

Il y a aussi le phénomène du membre fantôme qui fait que les personnes amputées, ressentent de la douleur comme si ce membre était toujours présent au point d’avoir recours à de puissants anti-douleur.

Une illusion d’optique permet d’aider ces personnes à réduire les doses en ayant recours à la thérapie par le miroir, qui consiste à tromper le cerveau qui en vient à croire que le membre amputé est encore présent et sain et donc, sans douleur.

 

L’expérience du miroir à pour objectif d’enlever la douleur en leurrant le cerveau. L’exercice consiste à faire  réfléchir dans un miroir le membre valide, qui donne l’illusion de deux membres (gauche et droit). Ensuite la personne doit imaginer qu’elle a ses deux membres sains, en faisant des exercices avec le membre présenté au miroir qui n’a lui, aucune douleur. De nouvelles informations de non-douleur parviennent au cerveau qui  est leurré.

 

"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit". Aristote

 

http://www.dailymotion.com/video/x9v3ni_a-chacun-sa-realite-1-4_tech#.UMWxXazp7uw

 

Geneviève

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 19:41

Qui suis-je ?

 

Voici l’histoire d’une femme qui suite à un accident nécessitait assistance. Un médecin s’approcha d’elle et lui  demanda : « Madame, qui êtes-vous ? »

« Je suis la femme du préfet » Répondit-elle.

« Oui, j’entends bien que le préfet est votre mari, mais je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes l’épouse, mais qui êtes-vous ? »

« Je suis la maman du boulanger »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes la mère du boulanger, mais je ne vous demande pas de qui vous êtes la mère, mais bien qui êtes-vous ? »

« Je suis préparatrice en pharmacie »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes préparatrice en pharmacie, mais je ne vous demande pas votre métier, mais bien qui êtes-vous ? »

« Je suis membre d’une association »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes membre d’une association, mais vous ne répondez pas à ma question, qui êtes-vous ? »

 

 Savons-nous vraiment qui nous sommes .

 

« Qui suis-je» est une question existentielle à laquelle il n’est pas facile de répondre spontanément et précisément, car nous sommes des êtres complexes et énigmatiques pour nous-mêmes.

Cette question met en évidence une conscience d’exister « Je » et un désir d’accéder à la connaissance de soi « qui suis-je ».

« L'acte même de penser prouve notre existence ». Augustin.

 

Nous pensons que nous sommes constitués d’un corps à travers lequel s’exprime l’esprit, que nous ne sommes pas réduits juste à ce qui est résumé par notre identité civile, qui définit sommairement qui nous sommes.

Notre identité ne pourrait-elle pas être constituée aussi, par un ensemble psychologique et social ? 

Notre système de croyances, l’image que l’on a de soi, les qualités et défauts que l’on s’attribue, les désirs ou aversions, la confiance en soi ou non, les peurs, les complexes, les préjugés, l’image que l’autre a de soi et plus encore,… n’impactent t-ils pas sur  notre personnalité qui fait de chacun de nous un être unique ?

 

 

L’autre n’est-il pas le reflet de ce que nous sommes ?

 

 « Ma vérité, pour une large part, c'est l'autre qui la détient » Serge Doubrovsky

 

La découverte de soi passe en tout premier lieu dans le regard que nous porte notre mère enfant. A travers lui nous percevons « l’image » qu’elle a de nous et du monde qui l’entoure. Mais ce regard reflète t-il qui nous sommes vraiment, étant donné qu’il est le produit de sa  subjectivité?

 

La connaissance de soi ne se trouve-t-elle pas dans notre for intérieur et surtout dans l’amour? Nous avons besoin de nous sentir exister et reconnu dans le regard de l’autre, pour se « reconnaître » soi-même. Avant de pouvoir nous émanciper du regard de l’autre, nous devons savoir ce que nous représentons pour lui.

Le manque d’amour, nous place dans  le doute de notre propre existence et dans la non-reconnaissance de notre valeur. Ne pouvant  la percevoir dans le regard de l’autre, nous nous nions et/ou dévalorisons. Comment savoir qui nous sommes, sans s’être senti aimé?

 

S’aimer soi tel que l’on est, est une forme de reconnaissance qui fait que l’on se sent exister sans dépendre du regard de l’autre.  Nos relations personnelles sont des miroirs qui  reflètent, ce que nous percevons de nous-mêmes et ce que nous représentons à « leurs yeux », qui peuvent être parasité par le jeu de l’ego. Il est souhaitable  d’accueillir ce regard que l’autre nous porte avec la « distance » nécessaire, de manière à se dissocier de ce qu’il pense de nous. Car ce qu’il pense, est passé par différents filtres et n’est donc pas objectif. De même que, ce que nous percevons de nous dans ce regard est parfois déformé par nos propres ressentis. L’amour sans asservissement de l’ego  est libérateur, car on peut se distinguer dans le rapport que l’on entretient avec soi et autrui sans « voile », ni « fioritures ».

 

 

Qui nous sommes serait-il déjà prédéfini à la naissance ?

 

Selon Jean-Paul Sartre, l'homme se définit par ses actes, il est dès sa naissance un projet en devenir.

 

Sommes-nous le projet de notre généalogie? A travers notre naissance (« naît » le « sens »… ), n’aurait-on pas l’injonction de régler, guérir, réparer des conflits nonréglés par elle? 

 

Avons-nous conscience que nous sommes conditionnés par cette mémoire qui appartient au passé ? Ce conditionnement relève d’une série de souvenirs qui font notre « savoir ». 

Notre mémoire, à la façon d’un ordinateur, a stocké une multitude de souvenirs agréables et désagréables, fait de tristesse, de joie, de douleur, de souffrance, de peur, d’angoisse,… Ainsi, l’éducation qui nous a été donnée, la personnalité de nos parents, leurs valeurs, leurs croyances, leur perception du monde qui les entoure, mais aussi, leurs ressentis intériorisés, leurs blessures, ainsi que leurs conflits et les non-dits…, n’auraient-ils pas une influence sur  notre personnalité et sur nos identifications ?

 

Nous sommes attachés sans nous en rendre compte, à nos identifications ( notre corps, notre monde émotionnel, notre « Moi », notre « Ego », notre   « Je »,… )

Tout un « jeu » d’identifications dont nous n’avons pas toujours conscience, comme l’identification à un métier: « Je suis …. », alors que nous pourrions tout aussi bien dire «  Je fais tel métier ».

Aussi, lorsque que nous choisissons d’exercer un métier en particulier, est-ce vraiment un choix émanant de notre libre arbitre, ou n’est-il pas inconsciemment orienté pour venir en « réparation », ou « compensation » à des blessures et frustrations familiales, ou encore en réponse à une projection d’un désir parental ?

 

De même que l’identification à une patrie, une religion, un groupe… (mon pays, ma religion, mon groupe), ne peut-il pas créer une confusion concernant notre véritable identité ? N’est- il pas souhaitable de se distinguer de cette identification ?

 

Pour y voir clair, ne nous faut-il pas prendre conscience que nous sommes identifiés à ce conditionnement? Suis-je « ma mémoire », « mon expérience » (éducation, culture, traditions, environnement, religion, superstitions, croyances, savoirs...)?

Si nous sommes conscients que le savoir conditionne le cerveau, alors nous sommes conscients que la structure du psychisme repose sur le savoir.

 

 

Nous pouvons plus ou moins définir ce que nous sommes, mais qui nous sommes est très confus.

 

Parfois j’entends dire, il faut devenir soi-même, mais qu’est-ce que cela veut dire? Il me semble que quels que soient nos états, nous le sommes et à tous les instants de notre vie. Comment pourrions-nous être autre, que ce que nous sommes?

 

Selon Nietzsche, nous sommes les créateurs de deux représentations de nous-mêmes. Ce que nous sommes et ce que nous voudrions être, que nous nous attachons à faire pour l’atteindre, qui n’est qu’illusion puisque selon lui, nous le sommes déjà. « Devient ce que tu es », nous dit-il. Parfois nous nous étonnons nous-mêmes en découvrant un aspect de soi que nous n’avions pas imaginé avoir: « Je » n'aurais jamais imaginé cela de « moi ».

 

« Je suis donc je pense » de Descartes, induit que c’est par la pensée que nous existons. Nos pensées peuvent-elles vraiment nous définir en sachant que notre mental n’est qu’un ensemble de concepts?

Comment peut-on répondre avec certitude à cette question « qui suis-je », alors que nous sommes pleins de contradictions ?

 

 

Sommes-nous la personne que nous croyons être lorsque nous disons « je »?

 

Le « Je » nous représente et nous distingue d’autrui en tant que personne. Mais à travers lui, est-ce vraiment  nous-mêmes qui nous exprimons, ou notre conditionnement, c’est à dire ce que nous avons reçu venant de l’héritage familial et sociétal (croyances, valeurs, culture…)?

 

Lorsque je dis « Je suis », ne suis-je pas dans l’illusion de ce que je crois être? Il y a ce que je dis que « Je »  suis et ce que mon inconscient décide, qui livre parfois tout autre chose à travers les lapsus,  actes manqués,… Ne dit-on pas qu’il est le protagoniste de notre devenir ?

Qui nous sommes, ne serait-il pas déjà inscrit dans cette instance qu’est l’inconscient bien avant naissance « nait-sens » ? Selon la théorie freudienne, le « Moi » est une des instances qui constitue la personnalité construite à partir d’expériences vécues, identifications et ressentis.

 

Selon Rimbaud, « Je » est un autre ! Serait-ce possible que « je » sois un autre? N’y a t-il pas confusion concernant le « Je » et le « Moi » puisque quel que soit ce que nous sommes, nous sommes ? Je suis « Moi » et donc en conscience de ce que je suis.

Cette conscience de moi me permet de me désigner : « je » suis, me fait dire que j’ai conscience de « moi ». Je serais donc à la fois SUJET et OBJET.

Le « Je » serait-il mon esprit ou mon âme, qui peut faire que je peux avoir un certain recul pour accéder à la connaissance de  « Moi » ? Lorsque « Je » pense, c’est bien « Moi » qui pense!

 

Il peut arriver que « Je » sois hors de « Moi », que « Je » ne me reconnaisse plus lorsque « Je » suis en colère, ou encore que « Je » sois tellement absorbée par quelque chose qui « Me » passionne que « Je » m’oublie, ou encore que « Je » m’échappe dans mes pensées, que « Je » refoule au fond de « Moi »…

 

Pour Lacan, il est important de distinguer un « Je » qui s'exprime, d'un « Moi » qui est la chose qui s'exprime.

Nous sommes dans une dualité constante entre « Je »  et « Moi » lorsque l'ego se l'approprie, qui crée notre confusion concernant notre quête d’identité car, pendant que notre mental se joue de nous, nous ne voyons pas qui nous sommes réellement.

En étant unifiés à ce que nous faisons, cela peut nous permettre d’accéder à la connaissance de soi. Si « Je » mange, « Je » mange ! « Je » ne pense pas à ce que « Je» mange, ni comment « Je » mange. Il en est de même pour tout ce que nous faisons. Le mental peut parfois nous leurrer par des pensées qui nous éloignent de nous-mêmes. En pensant: « Je » vais faire ceci ou cela », nous ne sommes plus dans la réalité. Le mental nous place alors dans l’illusion de l’acte.

 

 

Et si notre système de pensées était erroné ?

 

« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit » Gandhi. 

 

Dans sa conférence de Milan sur la puissance des sentiments, voici ce que le scientifique Gregg Braden dit à propos de l’univers selon la physique quantique. L’univers est un champ holographique appelé matrice et chacun de nous, sommes holographiques à l’intérieur de ce champ! Etonnant, non !

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=65cizkTTRig

 

Voici un extrait  de cette conférence: « Max Planck, père de la théorie quantique a déclaré en 1944 :  ce qui constitue la matière de notre monde n’existe pas de la manière dont nous la concevons. Il précise que ce que nous pensons être de la matière, provient et existe en fait, seulement en vertu d’une force. Selon lui, il y a une force au-delà, qui soutient toute la structure de la matière ensemble dans nos corps, en notre monde. Il dit que nous devons assumer que derrière cette force se situe une conscience, un esprit intelligent qu’il définit comme étant la matrice de toute la matière. Il y a une énergie, un champ énergétique qui soutient toute la structure de la matière ensemble, que ceci n’est pas « stable ou dur » et  que nous ne sommes pas « solides ou denses ».

La croyance est le code qui  traduit à la réalité physique, cette énergie. Elle traduit les possibilités de ce champ dans notre réalité. A l’intérieur de ce champ, de cette « soupe quantique »,  existent toutes les possibilités, dans les possibilités des quantums.

 

Nous sommes déjà ce que nous imaginons, nous sommes déjà guéris, la paix dans le monde est déjà concrète, la joie est déjà partout. Avec nos pensées et notre imagination, nous accédons à ces possibilités. Nous imaginons la guérison, la paix, l’abondance et de bonnes relations avec les autres, c’est comme cela que nous fixons la réalité physique.

Avec notre cœur nous créons une émotion qui, jumelée avec notre pensée, crée ce que nous voulons voir se réaliser… ».

 

Nous sommes déjà ce que nous imaginons, rejoint la pensée de Bouddha : « Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées ».

 

Cette théorie « bouscule » quelque peu la « vision » que l’on a sur le monde. Et si chacun d’entre-nous formions un tout et ne serions qu’une expérience au sein de laquelle, la vie et la mort  ne seraient pas telles que nous les concevons!

L’image que l’on a sur le monde serait-elle alors qu’« illusion » ? Ce que nous nommons comme étant l’esprit qui « nous  habite », pourrait-il être ce champ qui serait non pas à l’intérieur de notre corps, mais à l’extérieur , nous enveloppant les uns les autres?

 

« Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort. » Gandhi

 http://www.youtube.com/watch?v=GvWdvB6w_j4

Selon la théorie quantique, c'est à travers nos sens que nous voyons le monde extérieur, qui n'est en fait qu'un champ électrique envoyé à notre cerveau.

http://www.youtube.com/watch?v=jcsVlAw-VVs&feature=related


Geneviève

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:55

La quête principale c’est le bonheur, mais  ferait-il peur ?

 

Le bonheur pour la plupart des gens est éphémère, ou reste  utopique », il rime avec déception et finit par faire souffrir. C’est pourquoi, par protection, certains ont du mal à s’engager dans une relation, de peur d’avoir à en souffrir.  Il peut même y avoir un déni du bonheur, si l’on pense que le monde est injuste. Cette « croyance » est d’autant plus ancrée, que certains considèrent la nature humaine comme étant mauvaise, ou bien que le bonheur n’est qu’un répit à la souffrance, ou même, qu’il est inatteignable. Sur ce denier point, notre nature à l’insatisfaction ne nous facilite pas les choses. Sans compter que, l’histoire de l’humanité est faite de beaucoup de souffrance, Jung parle d’archétypes cristallisés, faisant référence à l’inconscient collectif, il faut ajouter à cela, toutes nos expériences, quelles qu’elles soient, mémorisées et stockées dans notre inconscient, de même que l’histoire de notre généalogie. De plus, le fait de côtoyer des personnes dans le mal être et la souffrance, accentue ce phénomène.

Il semblerait donc, au vu de la souffrance endurée depuis des siècles, que le mal-être et la souffrance prédominent dans notre conscience. Il n’est donc pas étonnant alors, que nous ayons du mal à nous rendre heureux. Mais, sommes-nous prêts à nous remettre en question ? A lâcher nos attentes, nos certitudes, nos croyances, nos peurs… ? Qu’a-t-on à perdre ou à gagner, à être heureux ?

Pourtant, pour accéder au  véritable bonheur, il ne faut pas chercher bien loin.


BARBEY d’AUREVILLY disait à son propos, que le bonheur véritable est le plaisir des sages, et le plaisir, le bonheur des fous. 

Si nous voulons le bonheur, ne lui tournons plus le dos, tout comme le malheur, il ne nous est, ni donné ni imposé, il nous faut  simplement trouver la direction qui nous y mène en évitant « les leurres », pour ne pas se tromper de chemin. On ne peut pas empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de notre tête mais, on peut les empêcher d’y faire leur nid. 

En effet, le bonheur véritable est à la porté de tous, car il est à l’intérieur de soi. Mais, pour accéder au véritable bien-être, de la même manière que nous passons du temps à améliorer notre condition de vie, il ne faut pas négliger d’en passer pour notre condition intérieur. Alors, au lieu de dépenser notre énergie à nous rendre malheureux, pourquoi ne pas la mettre à comprendre notre nature profonde, faite de joie, de tristesse, de désir et de haine. Nous avons tout en nous pour être heureux ici et maintenant, sauf si nous laissons des demandes et des attentes dominer notre conscience.


 Y a t’il une prédisposons à recevoir le bonheur ? 

 

Lorsque l’on pose la question suivante à plusieurs personnes: « pour vous le bonheur qu’est-ce que c’est ? » Chacune d’entres-elles a une signification qui peut parfois varier d’une personne à une autre. Le bonheur en réalité qu’est-ce que c’est, un idéal ? un concept ? une philosophie… ? Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas palpable, ni linéaire, Car, c’est l’appréciation subjective que l’on a de sa qualité de vie. C’est un état où nous nous sentons heureux, si tant est que nous soyons apte à l’être, ce qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît, c’est même, assez complexe. Certaines études américaines ont démontrées que l’aptitude à être heureux provient en majorité de nos gênes, pour le reste à des facteurs extérieurs tels que : l’éducation, la religion, le statut social, la manière de percevoir et de gérer les évènements de sa vie, le pays dans lequel nous vivons, etc. Il est plus facile d’être heureux dans des pays prospères, démocratiques où la liberté d’expression est respectées, même si l’insatisfaction domine, à quelques exceptions pour ceux qui se satisfont de peu, pourvu qu’ils aient la santé, un toit, de quoi se chauffer, se nourrir et se vêtir. Les facteurs importants sont : le travail, la socialisation et les liens affectifs.

Cette aptitude à être heureux où malheureux, est avant tout véhiculée par la mère dès la naissance, car, elle est la première expérience du monde. Vivant dans une société qui produit des névrosés, il y a de grandes chances qu’elle soit  névrosée. Par conséquent, il y a de fortes probabilités qu’en devenant adulte, son enfant soit comme elle, divisé, prisonnier de ses craintes et de ses désirs inconscients. Il aura donc probablement, beaucoup de difficultés à être heureux.


Dans les sociétés traditionnelles, une juste place est donnée à la famille, ce qui favorise l’épanouissement des enfants. Or, le monde moderne actuel, n’offre pas les mêmes conditions favorables. Par conséquent, il est très difficile de remplir correctement le rôle de mère et de père, et de faire face à toutes les exigences qu’incombe cette mission. Toute l’organisation matérielle de l’existence, sans compter toutes les influences, contribuent largement à la rendre impossible. L’enfant devient alors tout, sauf lui-même, une compensation, un support de toutes les projections et tant pis si la société est faite de faux adultes ego-centrés, névrosés, soumis aux émotions doutant d’eux-mêmes et jamais satisfaits. 

 

Geneviève

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:21

La gentillesse !

 

Platon disait : « l’homme le plus heureux est celui qui n’a dans l’âme aucune trace de méchanceté

 

La gentillesse est souvent assimilée à une faiblesse par peur que l’on abuse de soi « trop bon, trop con », ou que l’on se fasse avoir. Il y en a qui mettent une carapace à leur gentillesse par peur d’être blessé et de souffrir. Ainsi être bon demande pour certains d’avoir le courage d’oser l’être.

Cette faiblesse vient d’une difficulté à s’affirmer. Derrière cette difficulté se trouve des peurs ; d’être mal considéré ou pas aimé, de ce que l’on pourrait penser de soi si l’on refuse par exemple de rendre service… Il y a une  dépendance au regard de l’autre car à travers lui, c’est la reconnaissance de soi qui est recherchée.

Dans cet état d’esprit, lorsque la gentillesse s’exprime, on ne peut être unifié à soi-même, bien au contraire. Il y a division entre ce que l’on souhaite et ce que l’on s’oblige à faire pour telle ou telle raison. En n’affirmant pas son désir on est donc divisé et pas heureux de l’être, car on se nie.

 

La gentillesse ne suppose aucune contrainte

 

On peut tout à fait s’affirmer et être gentil, ce n’est pas incompatible. La gentillesse ne doit pas conduire au sacrifice, elle ne demande pas de satisfaire le désir de l’autre sans qu’il y ait une adhésion totale par soi-même à sa demande. Elle émane d’un esprit altruiste qui à une bonne estime de lui-même.

Lorsque la gentillesse s’exprime, c’est avec envie et c’est un choix assumé et de plus, cela procure un bon sentiment, celui d’avoir donné le meilleur de soi-même.

Il y a des moments où on peut être amené à refuser une demande, non pas parce que nous ne pouvons pas, mais parce que nous pensons que ce n’est pas un  bien à rendre en acceptant la demande. Il faut parfois du cran pour refuser et cela demande du courage. Ce refus n’a rien à voir avec un manque de gentillesse, c’est plutôt un acte altruiste. Il est préférable d’assumer nos choix de manière à ne pas laisser la culpabilité nous envahir, car refuser une demande est une décision difficile à prendre au risque de se mettre à dos la personne concernée.

 

Il y a en soi suffisamment d’amour et de compassion, pour soi et pour les autres. La gentillesse est naturelle et dénuée d’intérêt personnel, elle s'exprime avec le cœur.

 

« Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner ». Paul Claudel

 

La gentillesse est un état d’être qui nous ouvre aux autres et qui s’exprime naturellement et spontanément. Elle fait partie de nos gênes, c’est une des composantes à la générosité.

Par ce temps de crise, on s’aperçoit que la solidarité et l’entre aide s’organise avec attention et respect. On peut apparenter la gentillesse à de la bienveillance.

Avec la rudesse du froid de l’hiver, de plus en plus de bénévoles ont à cœur de se préoccuper du sort des plus fragiles (personnes âgées, sans-abris…), c’est un comme un appel, un élan incontrôlé du cœur.

Il y a des initiatives à travers lesquelles la gentillesse s’exprime, je pense par exemple à la fête des voisins qui est devenue un rituel tous les ans. C’est une occasion de montrer que l’on se préoccupe de son voisin, mais aussi cela montre l’importance qu’on lui accorde.

 

Tous les actes de gentillesse procurent un énorme bienfait, tant à celui qui l’offre, qu’à celui qui la reçoit et ils en ressentent tous deux les effets. Il n’y a pas une façon précise de l’exprimer car chacun l’exprime à son niveau comme il le ressent, que ce soit au travers un sourire que l’on offre volontiers, d’un geste,  d’une amabilité, d’une attention délicate, d’une main tendue…

La gentillesse venant du cœur est sans « calcul », il n’y a aucune demande ni attente de retour, car le mental n’intervient pas. Cette « douceur » bienveillante est bienfaisante est un don fait à l’autre qui rend fier de soi, heureux, joyeux, de bonne humeur,… et cela est même communicatif ! Faire preuve de générosité génère du bien-être et des changements, car ce don de soi est rémanent et a une influence « positive » sur les autres.

 

La gentillesse développe une aptitude  à être heureux, alors pourquoi ne pas aider l’autre à connecter cette extraordinaire qualité ?

A moins qu’il y ait un blocage, faire preuve de gentillesse n’est-il pas à la portée de tous!

 

Geneviève

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 10:45

Vivre l’instant présent en étant créateur de sa vie!

 

 

Ne passons-nous pas parfois à coté de « l’essentiel »?

 

La plupart des gens vivent « malmenés », bousculés par les aléas de la vie. Dès leur réveil, une course « effrénée », commence. Leur tête est remplie d’injonctions (enfants, repas, courses, travail, RDV…) et souvent leur journée démarre par un petit déjeuner pris à la va-vite.

Il leur semble impossible de prendre du temps pour se relâcher et se détendre, ce qui fait que toute la journée ils sont sous tension.

 

Comment profiter pleinement de la vie lorsque l’on est soumis à des injonctions inconscientes ?

Il n'est pas possible de vivre l’instant présent pleinement, si nous laissons nos pensées dominer notre conscience. Lorsqu’elles se présentent à nous, nous ne sommes plus présents à ce que nous faisons, elles nous amènent ailleurs et nous agissons comme des automates.


Mais, n’avons-nous pas le pouvoir  de faire qu’une pensée se dissipe  dès qu’elle se présente à notre esprit ?

N’avons-nous pas le pouvoir de décider de nous « poser »,  de respirer, de prendre un peu de temps pour soi malgré la vie trépidante ? Bien sûr que si ! Alors pourquoi ne le faisons-nous pas ?

 

L’instant présent est la seule réalité qui soit, ce n’est ni avant qui fait déjà partie du passé, ni après qui n’est qu’une illusion ! C’est pourquoi vivre pleinement l’instant présent et important pour ne pas passer à « coté de sa vie ».

Lorsqu’une pensée apparaît, nous pouvons la dissiper en reprenant contact avec la réalité. Nous pouvons nous rendre compte combien nous nous laissons polluer l’esprit par des pensées non constructives, liées au passé ou à ce que nous vivons dans notre vie, qui passent par le prisme de notre mental (système de croyance, jugement, culpabilité, blessure narcissique, ...). Elles viennent parasiter l’instant présent, car pendant le temps où nous pensons, nous ne pouvons "être présent" à ce qui se passe autour de nous.

 

Il y a tellement de bien être à éprouver, dans le fait d’être observateur en état de présence.

 

Le fait d’occuper notre esprit à voir ce qui se passe réellement, ne laisse pas la place au "vagabondage". Dans l'état de présence, on peut véritablement observer ce qui se passe en soi, se découvrir et « entendre » ce qui demande à s’exprimer. Par exemple dans un état de colère vis à vis de quelqu’un, on peut découvrir qu’en fait, c’est contre soi que nous sommes en colère et que l'autre n’est pas responsable de cette colère projetée sur lui. En observant bien, on peut se rendre compte que son attitude a fait écho en soi. Que nous a t-il renvoyé, notre impuissance, une déception par rapport à des attentes, … ?

 

De même qu’en observant ce qui se passe autour de soi, nous sommes présents au monde qui nous entoure. Nous pouvons spontanément nous enthousiasmer, nous émerveiller du spectacle que nous offre la nature et mettre tous nos sens en éveil: sentir les odeurs, éprouver des sensations aux contacts du soleil, du vent ou de la pluie, respirer à pleins poumons, être émus dans la joie ou la tristesse….

En ayant « la tête » ailleurs,  nous passons à coté tout cela, alors que le spectacle de la vie se déroule sous nos yeux.

 

En état de présence, nous sommes plus réceptifs, attentifs, plus à l’écoute et pouvons nous rendre compte de notre "présence" ou non, dans une discussion. Soit on est attentif et on écoute ce qui est dit ou, soit on prépare déjà ce que l’on va dire sans vraiment écouter ce qui se dit. La plupart du temps nous ne sommes pas vraiment présent à notre entourage, nous sommes là physiquement, mais nos pensées nous amènent ailleurs.

 

Pour éloigner des pensées « négatives », qui ne font que nous « polluer » l’esprit, il est bon de se "centrer" sur l’instant présent, pour discipliner nos pensées vers des sentiments meilleurs.

 

Ce n’est pas en ressassant le passé ou en s’inquiétant pour l’avenir que nous allons agir pour notre bien-être, mais en ayant de bons sentiments qui se propagent au-delà de ce que nous pouvons imaginer pour aller vers la création de ce que l’on veut obtenir.

N’oublions pas que nous sommes le résultat de nos pensées. Il est donc préférable de cultiver de bons sentiments afin d’agir en conséquence pour un futur meilleur, car il se construit à partir de chaque instant qui passe. 

Se réfugier dans des pensées est donc  vivre dans une illusion, déconnecté de la réalité du monde.  C'est à coup sûr,  la meilleure manière de passer à coté de ce qui nous entoure.

 

La plupart du temps nous laissons des pensées dominer notre esprit. Lorsqu’il y a une motivation à faire quelque chose, nous sommes plus centrés, sur ce que nous faisons, plus attentifs et concentrés, plus présent donc.

 

Comme il est difficile d’être constamment présent dans l’ici et maintenant, car très vite nos pensées nous amènent ailleurs, il est préférable de « lâcher » tout ce qui peut entraver notre bien-être.  Pendant que nous sommes entrain de ressasser, d’angoisser, d’entretenir des ressentiments …, nous entretenons cet état d’esprit sans avoir conscience qu'il impacte considérablement notre vie, car nous le faisons exister dans notre monde ! Par conséquent, nous attirons à nous des situations qui viennent l’alimenter.

 

N’oublions pas que seul l’instant présent est ce que nous vivons réellement. Nous pouvons créer, « façonner » notre vie à partir d’actions que nous faisons à chaque instant qui se présente à nous.

L’instant d’avant est passé, nous ne pouvons plus le revivre. Les regrets ou les inquiétudes ne font que parasiter le moment présent. L'instant d’après est le résultat de ce que l’on a semé maintenant. Se « réfugier » dans le passé en ayant le regard accroché à des souvenirs n’est qu’un monde d’illusion, car seul l’instant présent, est réel!

 

N'est-il pas plus judicieux de saisir chaque instant comme une opportunité qui nous est offerte pour être le créateur de notre vie?

 

Intégrer l’abondance et la gratitude dans notre façon de penser ne peut-il pas nous aider à profiter du moment présent ?

Avoir de la gratitude, en remerciant ou se remerciant quotidiennement de ce que l’on a, est un état d’esprit qui nous ouvre à la joie et nous réjouit. Bien trop de gens se focalisent sur les manques, les regrets et sur l’insatisfaction de leur vie.

Nous avons le pouvoir de créer l’abondance dans tous les domaines, c’est une question d’état d’esprit. Il faut pour cela changer nos croyances « limitantes », car bien souvent nous vivons avec de fausses croyances.  Ce que nous souhaitons pour notre avenir se trouve dans les semences d’aujourd’hui ! Agissons en conscience. Quoi qu’il se passe dans notre vie, si nous n’avons pas le pouvoir de changer les choses, nous avons le pouvoir de changer notre regard pour ne pas en être affectés.

 

L’instant présent !

 

On demanda un jour à un maître qui savait méditer,
comment il faisait pour être si recueilli, en dépit de toutes ses occupations.
Il répondit:
Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, Je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.

Les gens l'interrompirent en lui disant:"Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?"
Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.
Les gens lui dirent encore une fois: "C'est ce que nous faisons aussi !"

Non, leur répondit-il.
Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.
Quand vous vous levez, vous courez déjà.
Quand vous courez, vous êtes déjà au but...
Présentement !

 

http://www.youtube.com/watch?v=3EqpZ57jsDo

 

« Occupe toi du jour présent, car si hier n’est plus qu’un rêve, demain n’est rien qu’une vision. Le jour présent si tu le vis, fera de chaque hier un rêve de bonheur et de ton avenir une vision d’espoir. Alors, occupe toi du jour présent. » Proverbe Sanscrit.

 

Geneviève

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 12:26

Nos pensées ont un pouvoir !

 

 C’est inouï ce que la pensée peut produire ! Tout est possible, dans ce qu’il est possible ! Notre vie est le reflet de nos pensées car rien n’est le fruit du hasard. Ce qui nous arrive est à attribuer à nos pensées qui, avec l’aide de nos émotions agissent comme un aimant pour atteindre un but.

 

« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons le monde ». Bouddha

 

Responsabilité personnelle de sa vie


Tout ce qui vient à nous est filtré par le prisme de notre mental (éducation, culture, religion, relations familiales, nos origines, savoir, idéologie, superstitions, croyances, certitudes, tabous, préjugés, aprioris, …), ce qui fausse notre perception de la réalité.

 

"Nous choisissons nos joies et nos peines bien longtemps avant de les expérimenter". Kahlil Gibran

 

Nos expériences s’incrustent dans notre mémoire et toute pensée que nous faisons notre, rejaillit sur nos attitudes. À la suite d'une émotion, d'un stress, d’un choc psychologique, une énergie s’en dégage, véhiculée par la pensée. Nous donnons une interprétation toute personnelle et nous agissons en fonction de nos croyances, ce que nous pensons  être vrai ou pas, bien ou mal, juste ou injuste... C’est pourquoi chacun vit dans « son monde »,  car se sont nos pensées qui déterminent la réalité dans laquelle nous vivons et qui n’est donc pas,  la même pour tous. Il n’y a qu’à se rendre compte de la différence d’interprétation d’une personne à l’autre, par rapport à une situation vécue pourtant au même moment ensemble.

 

Au moment où nous agissons, nous savons précisément les actes que nous posons. Nous savons ce que nous sommes au moment où nous agissons. Si nous sommes respectueux ou pas, arrogant, orgueilleux…, nous savons dans quel état d’esprit nous agissons sans être vraiment conscients de ce que nos actions vont engendrer.

Cette notion de responsabilité personnelle est parfois difficile à admettre pour la plupart des individus. Il faut bien prendre conscience que les autres ne sont pas responsables de notre mal-être ni même de notre bien-être, qui ne dépendent de personne d’autre que de soi. Penser que c’est la faute de l’autre est une limite, car il n’est aucunement responsable de nos échecs ni de nos réussites. Tout vient de nous !

Il n’est pas rare d’entendre dire « il ou elle m’a fait mal », sans avoir été battu physiquement. En réalité, ce mal est déjà en soi, s’il ne l’était pas, il n’y aurait aucune « prise » et donc aucune souffrance psychique.

 

Nous pouvons prendre la vie comme une formidable opportunité de « croissance » qui nous est offerte. Il ne tient qu’à nous de saisir ce qui vient à notre rencontre et même dans ce qui nous déplait, pour nous éveiller. Nous seuls pouvons changer notre condition de vie en changeant d’état d’esprit, pour en faire une force créatrice. N’oublions pas que ce sont nos pensées qui créent notre réalité.

Certains d'entre-nous saisissent les opportunités lorsqu’elles se présentent, là où d’autres les laissent passer,  n'osent pas, ou tout simplement ne les " perçoivent" pas, victimes de leur "surdité psychologique".

 

Selon un proverbe, il est dit : « attention à tes pensées, elles deviendront tes paroles, attention à tes paroles, elles deviendront tes comportements, attention à tes comportements, ils deviendront tes habitudes ». 

 

Il y a une loi universelle qui impacte sur notre vie, c’est la loi d’attraction avec son phénomène de causes à effets.

 

Nous faisons tous partie d’une chaîne, où nous sommes interdépendants les uns aux autres. Tout est lié, une interdépendance entre les évènements de l’univers et ceux de notre vie.

Ce qui crée notre vie, ce sont des habitudes de pensées et de réactions que nous développons au fil du temps. Nos pensées créent des émotions et ensembles déterminent notre état d’esprit qui nous fait adopter un certain comportement selon l'écho que cela fait en soi.

La non-compréhension de ce phénomène de causes à effets est la principale cause « d’échecs » ou de mal-être, car nous continuons des schémas répétitifs.

 

Prenons conscience que la pensée est la source de tout un processus qui se retrouve partout dans l’univers. Toute chose a un contraire « positif/négatif, blanc/noir, haut/bas, oui/non, plus/moins… Comme le Yin et le yang, tout est équilibre, mais nous faisons abstraction de cet équilibre dans notre vie.

 

Rien n’est permanent. Face à l’adversité nous avons le choix de nous en remettre à la fatalité ou faire « front » et retrousser nos manches pour aller vers ce qu’il est possible de faire. Pour cela il faut agir en conscience que nous pouvons y arriver.

Beaucoup pensent qu’ils n’ont pas le choix, mais nous faisons toujours un choix, celui d’agir ou de ne pas agir et donc d’être acteur ou spectateur de notre vie.

 

Quelles sont les limites de nos pensées ?

 

Nous pensons avoir toute la  liberté d'agir, mais les croyances nous restreignent, elles sont liées à l’environnement dans lequel nous évoluons. C’est pourquoi nous avons tout intérêt à faire le tri, entre celles qui nous servent et celles qui nous desservent.

Les idées bien ancrées dont nous faisons « vérité », sans doute par identification avec ce que pensaient nos proches à propos de nous enfant, il faut absolument les déraciner ( je ne suis pas capable, cela ne sert à rien, c’est pas possible etc.), pour nous conditionner à penser positivement.

Il ne faut surtout pas mésestimer l’impact du pouvoir donné à autrui sur soi qui est un facteur important limitant. En donnant de l’importance au regard de l’autre porté sur nous et à ce qu’il pense, non seulement cela handicape notre capacité à agir par nous-mêmes, mais cela nous prive de liberté, et surtout de la liberté d’Etre. En nous en remettant à autrui, nous-nous empêchons de nous découvrir réellement et de penser par nous-mêmes!

 

La vie est soumise à fluctuation ce qui demande une constante adaptation, c’est la raison pour laquelle il est préférable de penser et d’agir par soi-même en conscience que nos actes ont une répercussion sur elle. Si elle ne nous paraît pas satisfaisante nous pouvons à tout moment agir pour effectuer un changement, il faut croire que c’est possible.

Pour être heureux, il faut renoncer à penser que l’autre peut nous apporter le bonheur, il faut lâcher cette attente qui n’est qu’illusion. C’est à nous d’effectuer les changements nécessaires à notre bien être et à personne d’autre!

Notre existence est déterminée par nos choix et nous devons en assumer toute la responsabilité quant à leurs conséquences. N’oublions pas que nous sommes responsables consciemment ou inconsciemment de ce qui nous arrive. A tout moment nous pouvons nous réajuster, nous adapter, si nous pensons que la voie que nous prenons est sans issue ou pas la bonne.

 

Tout passe par nos filtres !

 

Les décisions que nous prenons ne sont pas toujours guidées de façon consciente, car la plupart d’entre-elles sont prises sous l’influence de l’inconscient. Lorsque nous prenons un décision, nous pensons avoir notre libre arbitre, mais il est limité par l’inconscient.  Nous sommes comme des marionnettes manipulées par lui.

Si nous ne changeons pas certaines habitudes et croyances, il y a de fortes chances de faire comme la mouche qui se heurte inlassablement contre la vitre alors qu’une autre fenêtre est ouverte. Comme elle, nous pensons que c’est la seule issue, étriqué dans notre conditionnement limitant.

 

Tout est filtré par notre monde émotionnel et nos croyances. Pour l’illustrer, je prends l’exemple de deux représentants en chaussures qui face à une même situation, ont eu une démarche bien différente et n’a donc pas été vécue de la même manière.

Ils sont envoyés tous deux par leur entreprise respective dans un pays où personne ne porte de chaussures. Lorsqu’ils reviennent, l’un dit à son employeur : "c’est incroyable, j’ai donné une paire de chaussures à quelques personnes de la population et ils en veulent tous. Il y a un très grand besoin dans ce pays où la population n’en porte pas". Quant à l’autre représentant, il s’empresse de dire à son patron : « désolé patron, on ne fera aucune affaire dans ce pays, où personne ne porte de chaussures ».

 

Tout répond à ce phénomène de causes à effets

 

Ceux qui arrivent à leur but se sont mis en action pour y parvenir. Ils ont acquis une certitude absolue que c’est réalisable. Les personnes affirmées, bien « ancrées », émanent un certain charisme et tout leur être le communique. Cela se perçoit dans leurs attitudes, leur langage, leur manière d’être présent au monde qui les entoure et tout cela est le fruit de ce qui les habitent, de ce qu’elles pensent !

A contrario, quelqu’un de « défaitiste » dégage tout autre chose. Tout ceci n’est que la conséquence de  leur pensées en actes, c’est la loi de causes à effets. C’est comme pour la récolte des légumes de son potager, elle sera à la hauteur de ce que l’on aura semé et du soin que l’on aura apporté à leur croissance.

 

Vouloir, espérer, croire, ne suffisent pas pour réussir. Il faut préciser avec justesse ce que l’on souhaite obtenir dans la mesure du réalisable, ensuite il faut agir ! Il est donc très important de ne pas se limiter et de se focaliser sur le but à atteindre, en se mettant à l’action avec toute notre énergie. Il se peut que le doute ou le découragement nous envahisse, mais à tout moment nous pouvons réajuster nos pensées.

Même si le but recherché n’est pas atteint pour des raisons indépendantes à notre seule volonté, ce qui prime c’est d’avoir le sentiment d’avoir fait tout son possible. On peut tirer parti de cette expérience et le transformer en forces.

 

Chacun peut se rendre compte du pouvoir de la pensée. Lorsque l’on fait le test de se programmer à se réveiller à une heure précise sans se servir de réveil, nous pouvons constater que nous-nous réveillons à l’heure dite.

En y mettant la "foi" et en associant des émotions dynamisantes à l’objectif que l’on se donne, cela ne peut que donner de bons résultats. Bien sur, il faut faire preuve de patience et de persévérance, en étant convaincue que c’est possible.

 

La loi d’attraction

 

Nos pensées créent une énergie qui se propage dans l’univers pour atteindre une "cible" qui ensuite est attirée à nous. Nous sommes tous sous l’influence de cette loi, sans exception. C’est un phénomène conscient ou inconscient auquel personne n’échappe.

On attire à soi ce que l’on veut, mais aussi ce que l’on ne veut pas, c'est un fait qui n’est pas facile à admettre ! Nous attirons les choses auxquelles nous résistons.  Les fuir les attirent, les suivre les repoussent, tel un aimant.

Ce qui vient à nous de désagréable résulte de ce que nous craignons, la peur attire ce dont on a peur. Si l’on a peur de perdre l’être aimé, nos attitudes vont « le pousser » à s’en aller. De la même manière, nous attirons ce que nous ne voulons pas et repoussons. Il y a un proverbe qui dit : « suis-la elle te fuit, fuis-la elle te suit ».

Il arrive parfois que nous ne fassions pas ce que nous voulons, mais le contraire ! Il y a ce que le conscient veut  « je veux » et ce que l’inconscient décide « je ne peux pas ». C’est pourquoi certaines personnes disent n’avoir pas voulu ce qui est arrivé, il y en a même qui disent avoir fait le contraire de ce qu’elles voulaient.

 

Nous devons prendre conscience, que de nos pensées résultent des situations que nous attirons.

Il est préférable de prendre l’entière responsabilité de ce qui vient à nous et d’effectuer les changements nécessaires pour favoriser notre bien être. En quelques sorte, il faut se « ré-éduquer ».

 

 

L’autosuggestion est une aide efficace pour désancrer des croyances « limitantes » et habitudes de vie.

 

En dirigeant nos pensées de manière positive, nous pouvons améliorer notre vie. J’en ai fait l’expérience maintes fois avec toujours de très bons résultats. J’ai d’ailleurs arrêté de fumer avec succès sans jamais avoir ressenti l’envie d’y succomber de nouveau et cela fait maintenant plus de 20 ans.

 

L’autosuggestion est une méthode qui dirige nos pensées vers un but à atteindre en s’adressant à l’inconscient. Emile Coué en est un des précurseurs et il a par ailleurs développé une méthode porté sur la pensée positive qui porte son nom, en y intégrant d’autres techniques.

Cette méthode part du constat que l’inconscient  influence notre vie, ce qui limite notre libre arbitre. Donc, pour ne pas être « manipulé » par lui, nous devons en faire un « allié ». Pour se faire, on se sert de l’imagination, mais il faut avoir la certitude absolue que nous pouvons faire ce que nous voulons, bien sûr dans ce qu’il est possible de faire.  L’imagination est donc un outil puissant pour réaliser nos rêves, mais pas seulement, elle peut aussi aider notre corps à guérir de maladies dans la limite de leur curabilité.

Selon la méthode Coué, la répétition de cette suggestion : « tous les jours à tout point de vue, je vais de mieux en mieux », améliore notre vie si on est convaincu de la puissance de la pensée. Pour lui, le « tout point de vue », sous-entend dans tous les domaines.

 

http://www.youtube.com/watch?v=L3iReHHVMng&feature=related


Quel mystère dévoile notre ADN ?

 

Nos cellules contiennent une molécule d’ADN, un réseau de communication constamment en action. Notre corps est capable de se réparer grâce aux cellules, mais bien sûr, elles ne peuvent pas reconstruire un membre amputé.   La science a fait d’innombrables découvertes concernant notre ADN, s’ouvrirait-elle au mystère de la vie ? Des  chercheurs auraient découvert que notre ADN pouvait communiquer ayant une sorte de conscience. Le conditionnel est de rigueur, mais peut-être, y a t-il une porte ouverte vers l’énigme qu’est l'origine de la création de la vie ?

Voici quelques liens sur l’ADN à vérifier toutefois, la véracité de leur contenu.

http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/977/derniere-decouvertes-sur-l-adn

http://www.lpde.fr/actualite-ufologique-monde/adn-humain-decouverte-scientifique-etonnante-t85.html

http://www.linternaute.com/science/divers/dossiers/06/revolutions-scientifiques/14.shtml

 

 N’oublions pas que par essence, nous sommes des êtres spirituels dans un corps qui lui aussi nous limite. Le but de notre existence n’est-il pas de progresser, grandir et s’éveiller ?

 

Geneviève

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:51

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Faire un choix c’est se risquer à « perdre ou à gagner » à « réussir » ou à échouer » !

 

Tout organisme pour s'adapter doit innover, tenter une aventure hors de la norme, engendrer de l'anormalité afin de voir si ça marche, car vivre, c'est prendre un risque". Boris Cyrulnik

 

Pour sortir de sa condition l’homme est parfois prêt à prendre certains risques. Il prend le risque de « réussir », mais aussi « d’échouer »! La vie est faite d'une succession de choix à faire. La société nous « pousse » à choisir, l’éducation  que nous avons reçue nous formate d’une certaine manière, nous répondons à des injonctions qui orientent nos choix. 

Nous sommes « continuellement » face à des décisions à prendre, par exemple dans le choix de nos achats, de la tenue que l’on porte, de nos priorités… Cela implique une multitude de « petites » décisions qu’elles soient conscientes ou pas.

 

Nous sommes contrains de décider sans arrêt  dans ce que nous acceptons ou refusons !

 

De nos choix dépendent l'orientation que nous donnons à notre vie, ce qui explique que parfois nous avons du mal à prendre certaines décisions. Se risquer à faire un choix nous met parfois devant la peur de faire un  « mauvais » choix. Le non-choix, c’est aussi d’une certaine manière, choisir, mais il nous place dans une position de spectateur de notre vie, alors qu’en agissant, nous en sommes acteur. Mais ne pas agir, peut impliquer parfois du courage si l'on pense que c'est la meilleure solution que nous ayons, c’est un choix assumé.

 

Il faut identifier ce qui met un frein à  toute difficulté à faire un choix, car derrière le manque de courage se cachent très souvent des peurs.

 

Ce n’est jamais simple d’aller vers un changement lorsque l’on a des peurs. Parfois on se sent incapable de faire un choix, comme si nous perdions en liberté par peur de perdre nos repères,  car faire un choix c’est se risquer. Toute peur quelle qu’elle soit, est un frein à agir. Angoisses, doutes, mésestime ou manque de confiance en soi, peur de l’inconnu, de l’échec, de perdre, de ne pas faire un bon choix, de troubler l’équilibre familial, de se culpabiliser …, c’est toute une panoplie qui peut entraver nos actions.

 

Qui n’a jamais eu des moments de solitude, d’incertitude, de confusion…, à en être découragé ? Face au découragement la résignation n’est jamais bien loin lorsque une situation n’est plus sous « contrôle » ou semble insoluble. Se sentant impuissant, il peut y avoir démission.

Mais, se décourager avant même avoir tenté une action, n’est-ce pas se « complaire » ou se contraindre à rester dans la situation où l’on se trouve ? Ces moments là nous appellent à agir, car ce qui permet de lutter contre l’immobilisme, c’est l’action. Si petite soit-elle, elle nous permet de relancer ou d’ouvrir une « voie », qui jusque là paraissait sans issue et de se sentir soulagé, libéré d’un »poids ».

 

La notion de contrainte prive de liberté d’agir. Certains sont obligés d’accepter ce qui leur est imposé, une contrainte dont ils ne peuvent que se « plier ». Après une privation de liberté, il n’est pas rare d’en être perturbé avec une impression de ne plus savoir quoi faire face à de nouveaux repères, à tel point de ne plus savoir ce qui est bon pour soi.

 

Ce qui permet de vaincre des résistances,  se sont souvent nos limites face à des situations liées à l’insatisfaction, un mal-être, un sur-stress…., qui n’est plus supportable et qui donnent le courage d’agir.

Lorsque nous sommes dans le « pas bouger », alors que nous vivons des frustrations, nous restons bien « englué » dans notre « bourbier » comme le coq qui piétine sans cesse. Et nous ressassons nos frustrations qui prennent de l’ampleur. Pour en sortir, il n’y a qu’un pas à faire et ensuite, les autres suivent. Après coup, il arrive que l’on se dise, « pourquoi je n’ai pas agit auparavant, ce n’était pas si compliqué ». Pour se libérer, il faut agir!

 

Décider d'agir ou de ne pas agir est un choix, mais peut-il y avoir de mauvais choix, lorsque l'on agit en conscience et responsabilité?

 

Chacune de nos actions engage notre responsabilité, un poids qui pèse dans la prise de décision. C’est pourquoi, il arrive que l’on ne puisse pas se décider à agir, mais c’est aussi un choix, « choisir de ne pas choisir ».

La vie nous « pousse » à la vivre et donc à l’action. Nous agissons dans ce sens, mais comment faire pour décider en toute liberté et sérénité ? On apprend très tôt à faire des choix que ce soit pour les études, des activités sportives, musicales…, l’orientation professionnelle, le relationnel, mode de vie, etc.

Autant de situations qui demandent des choix qui nous mettent face à soi avec tout ce que cela représente.

 

Avant toute décision, la question à se poser n’est-elle pas : « qu’est-ce que je veux vraiment, car n’est-il pas plus aisé de répondre à un désir profond? 

Ensuite, une fois déterminé  ce que l’on veut vraiment, nous examinons les options que nous avons afin d’éliminer les autres possibilités et nous les comparons. Nos choix sont souvent rationalisés, bien « pesés », raisonnés de manière à pouvoir trancher plus facilement, ce qui évite de se laisser influencé par ce qui nous « échappe » et que l’on peut maîtriser.

 

Mais sommes-nous totalement libres de nos choix ?

 

A priori oui, nous prenons des décisions en conscience, mais certaines ne nous sont-elles pas dictées par notre inconscient ?  Nous avons reçu à la naissance un « héritage » qui nous est transmis par notre généalogie, et toutes les influences liées au formatage depuis l’enfance (éducation, religion, croyances…). Notre existence n’est-elle pas alors orientée par des « choix inconscients ?

Nous avons certes le libre arbitre, mais jusqu’à quel point ? Si nous avions toute la liberté d’agir alors pourquoi si souvent nous tournons le dos au bonheur ? Qu’est-ce qui nous pousse à prendre telle décision plutôt qu’une autre ?

 

Concernant les « mauvais » choix, il peut y avoir un lien avec une ou des situations liées à l’enfance mal vécues et qui peuvent avoir été refoulés après nous avoir marqué. Par exemple si nous avons été humiliés, rabaissés et vécu la honte, cet événement s’inscrit comme étant « vérité » et peut peser sur nos choix. On peut avoir intégré le fait que nous sommes nul, bon à rien, etc., ce qui fait que des situations viennent à nous en écho avec ce que nous avons vécu et nos choix contribuent à nourrir cette dévalorisation.

 

Nos pulsions déterminent parfois des actions qui entravent notre bien-être. Nos choix sont alors orientés par notre état émotionnel que nous laissons  « gouverner » pour satisfaire ou assouvir des désirs, de pouvoir, possession, jouissance, pulsions…, sans même parfois se poser la question de l’écologie, à savoir : est-ce que cela est nuisible pour soi ou pour autrui ?

Nos désirs ne peuvent être tous comblés, c’est pourquoi la frustration est inévitable. Lorsque nous sommes dépendants des désirs de l’ego, nous sommes « prisonniers » de cet « appel » à le satisfaire. Etant sous son emprise, dès qu’il se heurte à une insatisfaction, cela nous demande répétition à les assouvir à nouveau. Cédant à des pulsions, ce choix nous laisse parfois dans une culpabilité d'y avoir succomber et le plaisir peut en être parasité.

Faire un choix sous l’emprise d’une pulsion ou dans l’urgence, ne nous permet pas d’être objectif et d’en prévoir les « retombées ». A toute action, il y a une réaction bien souvent à la hauteur de ce que l’on a semé.

 

Notre véritable bien-être ne dépend t-il pas de notre capacité à ce détacher de ce qui conditionne notre attachement dans ce qui est superflu? C’est en apprenant à nous accommoder de ce que l’on a et de ce qu’il est possible d’obtenir, que nous gagnions en « liberté ».

Nous devons nous interroger sur le bien fondé de nos choix, n’oublions pas que nous sommes les acteurs et les auteurs de toutes nos attitudes.

 

Le meilleur moyen de pouvoir agir n’est-il pas de rompre avec  croyances  « limitantes » et certitudes ou a priori?

 

Pour cela, il faut cesser d’attribuer la responsabilité sur des causes externes et de regarder en face, les véritables causes qui en fait se trouvent en soi. On peut ensuite, développer des capacités à faire face à toutes situations, et ce n’est pas tant « l’échec ou la réussite » qui importe, mais la capacité à les surmonter.

La vie est une extraordinaire expérience faite d’actions. Dans chaque action, peut en résulter de petites ou grandes « réussites », mais il faut se risquer  à échouer  ou se tromper.

De nos actions découlent des expériences qui nous donnent un enseignement qui en soit, n’est jamais « négatif », mais constructif. Ce que nous prenons comme étant un échec, n’est en fait qu’une étape  pour s’améliorer ou améliorer ce que l’on a entrepris de faire.

 

Il serait bon de bannir de notre vocabulaire le terme de « réussite » ou « échec », qui sont des jugements que l’on porte sur des situations et qui peuvent entraver nos actions. Sous la « pression », il est difficile pour certains de se risquer à entreprendre et tombent dans le pas faire.


L’apprentissage n’est-il pas une succession de leçons que l’on tire de nos expériences ?


Il ne faut jamais  essayer de faire, c’est le meilleur moyen « d’échouer ». Pour y arriver, il faut agir!  En ne faisant aucun choix on reste dans l’illusion et peut être même dans le regret de ne pas avoir agit.

La volonté est la base de toute motivation pour faire des choix et cela ne requiert aucun effort, seul la contrainte suppose d’en faire.

 Décider c’est choisir, d’agir ou pas. Ce mettre en action, c’est avoir l’audace d'oser se risquer à avancer vers un but, ou vers la résolution d’une problématique.

 

« Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. A force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse ».  Sénèque

 

Au moment où nous agissons, nous faisons en général le « bon choix », sans doute que plus tard, nous agirions différemment, car nous serions autre.

Il faut être convaincu que nos choix, au moment où nous les faisons, sont les meilleurs que nous puissions faire, car on doit en assumer toute la responsabilité qui en incombe. Après coup, il ne sert à rien de regretter, ni même se dire « si j’avais su ou pu j’aurais…. ». Mais on peut en tirer des leçons, notamment  sur la manière de s’y prendre.

Toute décision implique une part de risque et il est difficile d’en prévoir les conséquences.

 

Si on prend soin de rester dans la modération on favorise l’équilibre, car elle met les choses à notre mesure, ce qui permet d’agir plus facilement. Ainsi par les actions que l’on mène, la vie n’est pas que besogneuse, on y trouve aussi un épanouissement personnel pour s’occuper de son intériorité et de se libérer du superflu le plus possible

Le problème dans notre société, c’est que l’indispensable n’a pas été résolu et le superflu n’a pas de limite ce qui nous pousse à consommer toujours plus.

 

Le pire ne serait-il pas à l’issue d’une vie d’avoir le sentiment d’être passé à coté ?

Celui qui laisse aller son cœur, ne peut se tromper !

 

Geneviève

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:11

Les blessures archaïques de l’âme

 

 

Nous portons tous en nous des blessures archaïques qui parfois « handicapent » notre vie et nous mettent en souffrance. Certaines personnes peuvent en être affectées plus que d’autres, ou pas du tout, restant néanmoins sous-jacentes, bien tapies.

Pour chacun, certaines prédominent, c’est ce qui explique que tout le monde ne « souffre» pas des mêmes blessures.

Ces blessures sont véhiculées de génération en génération, « portées » par la famille et sont donc inconsciemment transmise au fœtus au moment de la fécondation, puis se "biologisent".

Elles sont ensuite renforcées par des situations que l’on attire sans en avoir conscience, c’est ce que l’on appelle la loi d’attraction, ce qui fait que bien malgré nous, nous pouvons passer de bourreaux à victimes et inversement.

Voici les principales blessures: l’abandon, le rejet, l’injustice, l’humiliation et la trahison, mais elles en « abritent » bien d’autres comme, se sentir dévalorisé, mésestimé, incompris, nié, etc.

Il y a une différence à faire entre avoir été  réellement abandonné, rejeté, humilié…, ou s’être senti abandonné, rejeté, humilié… Avoir le ressenti,  ne signifie pas qu’en réalité on l’a été. Lors d’une situation, le mental saisit un fait et se l’approprie et fait abstraction de tout le reste. Ce fait est monté en épingle dans notre esprit et les émotions qui en découlent répondent à des blessures  enfouies. Nous ne voyons plus la réalité dans son ensemble, nous réagissons en fonction de notre monde émotionnel.

Toutes les « blessures » sont des manifestés, l’expression de conflits archaïques  non-résolus par la généalogie qui, à travers la souffrance cherchent à être « guéris ». Elles sont ressenties avec plus ou moins d’intensité selon ce qui est « donné » à chacun de vivre pour les résoudre. Il arrive même, que le conflit s’arrête lorsqu’il n’y a pas d’enfant, comme pour dire « plus jamais ça » !

Elles sont donc vécues très tôt dans l’enfance, parfois même en-utérin. Ensuite, si elles ne sont pas cicatrisées, elles restent actives, et seront re-vécues plusieurs fois dans la vie d’adulte en écho. C’est la raison pour laquelle, on reconnecte nos blessures, au travers de situations qui les re-stimulent et les réactivent. C’est là, une occasion pour l’adulte que nous sommes devenus de les guérir, c’est comme un appel de l’enfant intérieur, à la guérison (guéris-sont) de ses souffrances. Si l’on reste sourd à cet appel, ces blessures se renforceront.

 

Toutes ces blessures mettent en exergue le pouvoir que l’autre a sur soi, qu’il lui soit donné ou pas.

 

Pour l’humiliation, le jeune enfant peut à son  tour être objet de « défouloir » ou recevoir une éducation trop « cassante » faite dans la dévalorisation ou la soumission. Il peut aussi voir cette attitude reproduite sur un ou plusieurs membres de la famille ou bien encore, reproduire lui-même, les mêmes attitudes et réactions que ces parents.

Les réprimandes, gifles, punitions… faites devant des tiers peuvent l’humilier et il peut en ressentir de la honte. Les réflexions qui lui sont faites en le dévalorisant peuvent l’amener à se sentir nul et souffrir d’un complexe d’infériorité, ou de supériorité pour masquer cette image qu’il se fait de lui-même. Il peut même être enclin à humilier lui-même de manière souvent inconsciente. Cette forme de maltraitance n’est pas seulement physique elle est aussi psychique. L’enfant est soumis aux humeurs, de ce ou ses parents, comme s’il était un objet sur lequel on peut librement se défouler.  Mais il peut tout aussi bien éprouver de l’humiliation, s’il se sent montré du doigt avec un air moqueur devant ses petits camarades. Les exemples ne manquent pas.

La blessure de la trahison est ressentie très tôt. Elle peut être ressentie lors du complexe d’œdipe où l’enfant est « amoureux » de son père ou de sa mère, et que dans son imaginaire il veut l’épouser. Il ressent cette blessure surtout lorsque ce parent garde une certaine fusion et entretient inconsciemment ce phantasme.  Lorsque l’enfant se rend compte qu’il lui échappe ne pouvant rivaliser avec l’autre parent, il se sent trahi.

Il intègre le fait qu’il ne peut avoir confiance en l’être aimé, au risque d’être trahi par lui. Par conséquent, il peut avoir des difficultés à donner sa confiance et à se laisser aller à aimer. Il sera enclin à diriger et contrôler.

Pour la blessure d’abandon, la peur d’être abandonné est telle, qu’il est difficile d’être soi-même et de s’affirmer. A travers les relations, il y a une recherche consciente ou inconsciente de se sentir aimé, reconnu, protégé, regardé et donc, pour « plaire », il est possible que cela soit « calculé » adapté aux désirs de l’autre, sans que cela soit conscient.

Pour celui ou celle qui souffre de cette blessure, rien n’est plus pire que d’être ou de se sentir abandonné. Ces personnes se sentent perdues, profondément seules, délaissées, vides.

Un petit enfant couvé, choyé et fusionnel à sa mère, peut ressentir l’abandon dès qu’elle se sépare de lui pour une durée plus ou moins longue. Cette séparation n’est pas un abandon, mais c’est ressenti comme tel par l’enfant. La cause en est dans la manière dont il a perçu la scène. En imaginant que la mère soit partie avec un grand sourire en sachant qu’elle récupère son enfant, alors que l’enfant est en pleur, l’enfant comprend qu’elle est heureuse de l’abandonner.

Par la suite, sa vie va être fortement influencée par cet incident vécu comme dramatique. Il développera un système de défense et d’évitement de toutes situations jugées à risques, en faisant en sorte par exemple, de s’entourer pour ne pas être seul. Il peut aussi avoir besoin de  combler « ce manque » de l’enfance, en étant « boulimique » que ce soit de nourriture ou autre, ou "addict". Il peut aussi se fortifier de l’extérieur en étant enveloppé, pour protéger sa fragilité intérieure ou pour être vu, etc. Mais quelles que soient les stratégies mises en œuvre par son inconscient, il y a de fortes chances qu’il se heurte à de nouvelles situations d’abandon en effet miroir à cette blessure.

Un autre enfant peut ressentir de l’injustice dans ce même type de situation et le prendre comme une punition injuste. En imaginant qu’auparavant, il ait ressenti à plusieurs reprises qu’une différence était faite entre lui et son frère par la mère et que celle-ci, emmène avec elle ce frère en le laissant lui, cette blessure s’enkyste.

Il trouve injuste de voir son frère partir avec sa mère et pas lui.  Cela peut faire de lui quelqu’un qui se bat contre l’injustice, un protecteur des institutions, à la recherche de la « vérité ». Il peut se heurter à des situations d’injustice et sera peut-être lui-même injuste dans son intolérance. Il n’est pas rare que cette blessure se retrouve dans les familles éclatées, éparpillées, séparés, reconstruites… 

Dans une même situation, un autre enfant aurait tout aussi bien pu vivre le rejet. En imaginant que dans l’esprit de la mère au moment de sa grossesse, elle trouve qu’il n’est pas le bienvenu, ne sachant pas comment l’élever ayant que peu de moyens  pour vivre. Cette blessure sera vécue intra utérin.

Il suffit ensuite lors de sa venue au monde, d’une attitude répétée, un regard insistant désapprobateur, pour qu’il le saisisse comme un rejet de sa personne. Plus tard, il  rencontrera des situations de rejet en écho à cette blessure.

A l’inverse de celui qui ressent l’abandon, son physique sera sans doute plus mince, peut être une tendance à l’anorexie et développera une timidité qui l’isolera des autres. Ne se sentant pas le bienvenu, il pense n’avoir pas droit à l’existence, il peut être même habité d’un sentiment d’autodestruction.

 

Pour se sentir bien accueilli au sein de sa famille, il faut se sentir accepté, reconnu et aimé.


Il y en a qui dès la naissance, n’ont pas reçu cette reconnaissance qu’ils vont ensuite rechercher à travers leurs relations quelles qu’elles soient.  Je pense à des enfants non-reconnus par leur père qui peuvent souffrir de problèmes liés à l’identité et de nom ou de « non ». Cette non-reconnaissance, ils la retrouveront aussi dans les non-reconnaissances de leurs talents, œuvres, passions,  etc. La non-reconnaissance s’apparente à l’abandon, mais c’est vécu comme étant quelque part nié .

Ainsi, ce qui a été vécu enfant de « douloureux » peut être destructeur, provoquant du mal-être et surtout cela empêche d’être soi-même. Il y a une répercussion sur le regard que l’on porte sur le monde qui nous entoure, sur l’image que l’on se fait de soi et des autres. Il y a une recherche inconsciente de s’attirer des personnes ayant les mêmes « souffrances ». C’est pourquoi, il arrive que certains ressentent souvent les mêmes blessures durant leur vie. Dès la moindre alerte, un système de défense se met en œuvre parce qu’elles ne sont pas cicatrisées, ni « gaie-rit ».

Pour aller vers la guérison, il faut prendre conscience que toutes situations nous mettent face à ce que l’on a à guérir. 

 

Elles répondent à un appel inconscient qui fait partie de la loi d’attraction. Nous sommes responsables inconsciemment de ce que l’on attire, et donc de ce qui vient à nous. Il faut bien comprendre que nos « blessures » proviennent d'un héritage légué par notre généalogie, qui cherchent à être guéries. Nous en sommes les victimes, tout autant que nos « bourreaux » et nous avons le pouvoir de mettre fin à cette transmission, en comprenant avant tout le processus. 

Notre mental parfois nous leurre pour nourrir nos blessures en saisissant un fait d’une situation, et pour se faire, il fait abstraction du reste. Les émotions ressenties nous reconnectent à cette blessure et tant que nous sommes sous leurs emprises, nous ne sommes pas objectifs.

On ne peut pas refaire le passé, il est mort, mais il fait parti de notre mémoire. Pour ne plus lui donner « vie », un travail d’acceptation est nécessaire.

En acceptant le passé, on peut arriver à guérir de ses blessures, sinon, on risque fort d’avoir le regard accroché au passé qui empêche de regarder devant et de profiter pleinement du moment présent.

Il nous faut tout accepter de ce passé, tel qu’il s’est passé absolument tout. Ce que nous avons vécu enfant, l’enfant que nous étions, les attitudes de nos parents, les souffrances endurées… tout, absolument tout ! Il nous faut faire le deuil d’un passé mort en acceptant aussi que nous ne puissions jamais avoir le père ou la mère que nous aurions aimé avoir. S’il nous faut pardonner, pardonnons, mais pardonnons du fond du cœur.

L’acceptation ne sous-entend pas forcément de réconciliation, car la seule qui soit indispensable, c’est la réconciliation de soi-même pour être unifié et non divisé entre le besoin qui nous pousse à paraître et être. Il n’implique pas non-plus d’oublier, car c’est impossible, ni même  tout nier ou refouler. Il ne décharge pas de responsabilités, c’est un acte de délivrance !

En parallèle, il est bon de s’adresser à notre enfant intérieur en lui disant qu’il n’est en rien responsable, et que nous reconnaissons sa souffrance. On peut le symboliser par cette phrase que je propose souvent : « quelle que soit l’enfance que tu as vécu ou l’enfant que tu as été, tu es digne d’intérêt et d’amour et pour cela je te reconnais comme faisant partie de mon histoire et je t ‘accepte. »

Pour conclure, voici un de mes poèmes sur le pardon.

 

Et si le pardon guérissait

 

Pour qu’il revienne à son naturel aimant,

L’homme doit se libérer de tout jugement.

Le pardon doit absolument naître du cœur,

Pour cela, ne faut-il pas guérir sa rancœur ?

L’esprit, lui a besoin du pardon pour guérir,

Difficile quand l’offense fait encor souffrir !

 

Mais, pardonner, ne veut pas dire oublier,

Ce n’est pas non-plus, tout nier ou refouler

Ni  la décharge de responsabilités,

Ou, la démonstration de supériorité.

Cela n’implique pas, de se réconcilier.

C’est en rien une faveur, c’est se «délivrer » !

 

Pour pardonner, il faut avant tout comprendre,

Ce qui nous est arrivé, sans se méprendre.

C’est aussi pour soi-même, la libération,

Des espoirs, qui n’engendrent que déception.

 

Mais, faut-il pardonner ou alors accepter?

Que faisons-nous de la loi de causes à effets ?

Faut-il pardonner à notre société,

Toutes nos névroses, par elle engendrée,

Ou à nous-mêmes qui créons la société ?

 

Faut-il se pardonner d’être ce que nous sommes,

Ou plutôt, de n’être que ce que nous sommes,

Avec nos besoins, nos envies, nos faiblesses, 

Nos peurs, nos humeurs et aussi nos maladresses ?

 

Faut-il que le vent pardonne à la pluie ?

Faut-il que le jour pardonne à la nuit,

L’hivers au printemps et le printemps à l’été,

La lune au soleil ou les fruits aux gelées ?

La nature, n’a pas de notion de pardon,

Rien ne justifie quelconque  punition.

 

Faut-il qu’il y ait à absolument, un coupable,

Sur ce que nous considérons, punissable ?

Même si l’acte nous paraît condamnable,

Celui qui en est la cause, est pardonnable.

 

Il agit soit par conviction ou réaction,

 Ou par pulsion, tel qu’il est dans son émotion.

Prévoir les conséquences de ses actions,

Demande l’objectivité de sa vision.

 

Dans l’instant, il en est plus ou moins dépourvu,

N’étant pas libéré, il commet des abus.

Selon l’offense,  il y a ou pas, sentence,

Jugeant si l’acte, mérite, indulgence.

La vengeance ne fait le bonheur qu’un instant,

Le pardon quant à lui, rend heureux très longtemps !

 

Faut-il d’abord pardonner pour pouvoir guérir,

Ou bien, pour pouvoir enfin pardonner, guérir?

Et si, tout ce qui vient à nous, nous l’avions attiré ?

Tel le fer par l’aimant, qui ne peut résister ?

 

A travers ce poème sur le pardon, j’invite à entrevoir l’influence que peut avoir l’interdépendance que nous avons les uns aux autres et à travers lequel nous sommes soumis à la loi de causes à effets, avec son phénomène d’attraction/répulsion.

La vie ne fait-elle pas que lui obéir ?

Bien à vous

Geneviève

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 18:29

Besoin de « respirer », de décompresser!



Qui n’a jamais entendu, dit ou pensé, « de l’air », « j’ai besoin de me poser » de « faire un break », « de respirer », « je n’en peux plus », « je suis débordé », à chacun son expression, « respirer », souffler, décompresser, s’aérer « la tête »…

Respirer est un besoin vital pour tous, c’est même indispensable pour vivre. Mais c’est aussi très important pour notre bien-être pour faire face aux aléas de la vie. C’est une nécessité, lorsque l’on ressent de l’essoufflement et surtout lorsque l’on  se sent « happés » dans une spirale sans fin liée aux contraintes, quelles soient professionnelles, familiales ou autres. Cet état oppressant vécu quasi quotidiennement génère le sur-stress, ce « surmenage » est alarmant et si l’on ne réagit pas, il peut vite conduire à la déprime, voir à la dépression.

Lorsque notre corps n’en peut plus, il nous alerte d’un dysfonctionnement, migraines, coup de fatigue, baisse de tonus, difficulté à bien dormir, à se concentrer, irritabilité, perte d’envies…

Sous l’emprise  du stress on peut perdre en efficacité, ce qui a pour effet d’amplifier le stress, car sous la pression on peut en perdre « ses moyens », brasser beaucoup d’air et être « éparpillé ».

L’injonction « il faut » que je fasse, que je sois à la hauteur, que j’assume…, rend la situation plus difficile, car c’est une « contrainte ».

Les émotions ressenties ne sont pas rationnelles, elles amplifient et déforment la réalité. Si par exemple nous sommes agacés, nos pensées vont s’orienter pour nourrir cet agacement.  

Pour éviter les moments de « boulimie » pour compenser ou combler un vide intérieur, qui se traduit parfois en excès de nourriture ou d’achat compulsif, ce qui a pour effet pervers d’entraîner une culpabilité car la satiété n’a qu’un temps, il faut identifier ce mal-être pour ne plus avoir ce besoin de le combler. En parallèle, trouver des substituts qui apaisent,  comme certaines activités créatives (dessin, peinture, écriture…), ou une pratique spirituelle,  philosophique ou autre.

 

Lorsque le besoin de décompresser, de prendre du recul se fait sentir, il faut oser faire ce choix avant que cela ne prenne de l’ampleur et que cela empire

 

A chacun sa méthode, se peut être par l’auto massage en décontractant les muscles, faire un peu de marche en pleine nature, du vélo, jardiner, fermer les yeux face au soleil quelques instants, méditer, lire, prendre un bain, écouter de la musique relaxante, faire une courte sieste…, ou se laisser aller à ne « rien faire ».

Il est bon d’avoir des moments à soi pour se ressourcer,  ils permettent de « souffler » et/ou de réfléchir, mais surtout de libérer de l’énergie liée au stress.

Des journées bien remplies, un stress quasi permanent, c’est une nécessité pour l’organisme de relâcher la pression, de prendre le temps de respirer à pleins poumons. On ne sait plus «res-pi-rer », notre respiration n’est qu’une respiration de survie. Le soupir est une respiration réflexe pour lâcher un peu de pression, car à ce moment là, il y a une prise d’air plus importante et une expiration plus longue.

Il serait utile de faire quelques respirations chaque jour. Personnellement j’y associe un acte symbolique en imaginant que l’air expulsé (l’expiration), c’est tout le stress que je vis qui se dégage de mon organisme, et lors de l’inspiration, j’imagine que l’air que je fais entrer dans mes poumons, c’est du bon air sain et réparateur.

 

Respirer, souffler, décompresser c’est bien, mais n’avons-nous pas aussi, à faire des changements dans notre façon d’aborder les priorités ?   

 

Une journée n’a que 24 h et si nous ne pouvons tout faire, il faut organiser le temps en choisissant les priorités  à accomplir, sans négliger de prendre un peu de temps pour soi. Pour cela il faut parfois savoir dire « stop » à des sollicitations qui ne relèvent pas de nos priorités. En reprenant les « choses » en main et en faisant de son mieux, on est acteur et cela s’en ressent en efficacité et en confiance en soi.

 Geneviève

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  • : Ce blog est axé sur le thème du développement-personnel, son contenu (articles et poèmes) est en rapport avec ce thème.
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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