Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 15:16

 

 Le pardon ou acceptation, est souvent abordé en psychothérapie pour des douleurs et blessures de « l’âme », violences, inceste, viol, trahison, injustice, déception, humiliation, rejet, abandon…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=j6HuPeLONtI

 

En premier lieu, il est légitime de penser que celui ou celle qui est  cause de nos souffrances ne mérite pas le pardon, il n’est même pas pensable de l’envisager, ni d’accepter ce qui nous est arrivé. A ce stade, la question ne se pose même pas, bien au contraire. Car le ressentiment est tel qu’il y a en nous un fort désir de « punition » au moins à la hauteur de notre souffrance.

Gandhi disait à ce propos, que la pratique de l’œil pour oeil, dent pour dent  ne produirait que des éborgnée et édentés.

Selon le philosophe Vladimir Jankélévitch « le pardon est là précisément pour pardonner ce que nulle excuse ne saurait excuser »,

 

Une introspection permet d’entrevoir le pardon ou l’acceptation comme étant libérateur de nos souffrances et de pouvoir l’envisager.

 

Selon moi, le pardon ou l’acceptation, est une étape très importante pour aller vers la reconstruction, la réparation, la guérison et entrer en résilience. Cette étape permet de se «délivrer», d’un poids qui peut être une culpabilité, envers soi ou autrui.

Avant d’y arriver, il y a tout un processus, car on ne pardonne pas comme ça à la va vite de manière intellectuelle, cela doit passer par ses « tripes », son émotionnel. Il est nécessaire de l’avoir mûrement décidé et non, parce que l’on dit qu’il est réparateur.
Comme je le précise dans mon poème sur le pardon, cela ne veut pas dire oublier, car à moins de devenir amnésique c’est impossible, ni même tout nier ou refouler, ni la décharge de responsabilités, ce n’est pas une faveur qui implique de se réconcilier avec l’autre, la seule réconciliation  est avec soi-même.


Après la phase de ressentiment, vient celle de l’acceptation.

 

Pour cela, nous devons comprendre ce qui nous est arrivé et pourquoi. Il est souhaitable que cela se fasse dans une attitude d’ouverture, en mettant son ego de côté. Lors de prise de conscience, il peut arriver de découvrir que nous avons une part de responsabilité dont on n’avait pas conscience.

 

De même qu’il faut arrêter de se blâmer et de  se faire des reproches. Se dire  « si j’avais fait ceci ou cela… rien ne serait arrivé », ou « c’est de ma faute tout ce qui est arrivé », ne sert qu’à alimenter un « besoin » de punition parfois inconscient. Parce qu’à ce moment là, si on avait pu faire autrement, on l’aurait fait.

 

Il faut arriver à se le pardonner, cela sous-entend de s’accepter tels que nous sommes, dans tous nos états, d’accepter d’avoir été l’enfant, l’homme, ou le père que nous avons été. D’avoir été la fillette, la femme ou la mère que nous avons été. Hier c'était hier et nous étions autre.

 Lorsque nous sommes dans la phase du « pardon », il peut s’opérer en nous, une sensation de délivrance, comme un gros poids dont on se serait délesté. On se sent apaisé. Ce qui permet de le savoir, c’est lorsque que l’on repense à ce qui c’est passé sans être submergé par des émotions. Nous pouvons en re-parler sans que cela déclenche en nous des ressentis.

Tout est pardonnable ou acceptable, la condition vient de notre capacité ou non, à pardonner ou à accepter.

La question du pardon se pose t-elle vraiment ? Ou le pardon est –il de fait?

 

Cette question fait référence à l’interdépendance que nous avons les uns aux autres et à travers lequel nous sommes soumis à la loi de causes à effets, avec le phénomène d’attraction/répulsion. La vie ne fait-elle pas que lui obéir ?

 

C’est pourquoi, je pense que les situations que nous vivons et les rencontres que nous faisons consciemment ou inconsciemment nous les avons attirés. Si l'on admet que nous attirons à nous ce qui nous arrive, comme l’aimant attire le fer, n’avons-nous pas à nous interroger pourquoi ?

 

De la même manière, nous pouvons aussi nous interroger sur les raisons qui nous poussent à agir ?

 

Il peut arriver que l’on rencontre des êtres en proie à la haine et l’agressivité. Au lieu de les condamner ou les percevoir comme des ennemis, n’avons-nous pas à les considérer comme des malades ayant besoin d’aide? Selon moi, tous les êtres sont aimables, absolument tous, dans le sens où ils ont tous le droit d’être aimer. C’est la raison pour laquelle nous devons les dissocier de leurs actes.

Je conviens qu’il est parfois très difficile d’éprouver de la compassion pour ceux qui cherchent à nous nuire, car cela dépend malheureusement trop souvent de la satisfaction de l’ego (de l’attitude bienveillante ou non, dont les autres font preuve à notre égard).
Considérer que ce qui nous arrive comme étant une fatalité, ou croire que c’est la volonté d’un dieu, n’est-ce pas s’en remettre à l’ignorance? Certaines personnes préfèrent cependant croire, que ce qui nous arrive est le fruit du hasard. Selon moi, tout résulte d’un nombre infini de causes et de circonstances, sujettes à fluctuation.  Le résultat d’un grand nombre d’actes dont nous sommes pour la plupart, consciemment ou inconsciemment, responsables.

Etant interdépendants les uns des autres, tout a un lien qui fait partie de cette loi de causes à effet et qui répond à « une demande » le plus souvent inconsciente.
C’est pourquoi, je pense que le dominé attire le dominant, le volé, le voleur, le violé, le violeur, le soumis, le tyran…ou inversement. C'est une question d'équilibre dans l'univers, de toutes nos pensées traduites en actes.

 

La vengeance est un refus de l’oubli et nourrit la haine, le pardon ou l’acceptation nous ouvre au mieux être et nous nous libère d’un poids parfois lourd à porter qui handicape notre bien être.

 

                                                                            Et si le pardon guérissait !
 

Pour qu’il revienne à son naturel aimant,

L’homme doit se libérer de tout jugement.

Le pardon doit absolument naître du cœur,

Pour cela, ne faut-il pas guérir sa rancœur ?

L’esprit, lui a besoin du pardon pour guérir,

Difficile quand l’offense fait encor souffrir !

Mais, pardonner, ne veut pas dire oublier,

Ce n’est pas non-plus, tout nier ou refouler

Ni  la décharge de responsabilités,

Ou, la démonstration de supériorité.

Cela n’implique pas, de se réconcilier.

C’est en rien une faveur, c’est se «délivrer » !

 

Pour pardonner, il faut avant tout comprendre,

Ce qui nous est arrivé, sans se méprendre.

C’est aussi pour soi-même, la libération,

Des espoirs, qui n’engendrent que déception.

 

Mais, faut-il pardonner ou alors accepter?

Que faisons-nous de la loi de causes à effets ?

Faut-il pardonner à notre société,

Toutes nos névroses, par elle engendrée,

Ou à nous-mêmes qui créons la société ?

 

Faut-il se pardonner d’être ce que nous sommes,

Ou plutôt, de n’être que ce que nous sommes,

Avec nos besoins, nos envies, nos faiblesses, 

Nos peurs , nos humeurs et aussi nos maladresses ?

 

Faut-il que le vent pardonne à la pluie ?

Faut-il que le jour pardonne à la nuit,

L’hivers au printemps et le printemps à l’été,

La lune au soleil, ou les fruits aux gelées ? 

 

La nature, n’a pas de notion de pardon,

Rien ne justifie quelconque  punition.

 

Faut-il qu’il y ait à absolument, un coupable,

Sur ce que nous considérons, punissable ?

Même si l’acte nous paraît condamnable,

Celui qui en est la cause, est pardonnable.

Il agit soit par conviction, ou réaction,

 Ou par pulsion, tel qu’il est dans son émotion.

Prévoir les conséquences de ses actions,

Demande l’objectivité de sa vision.

 

Dans l’instant, il en est plus ou moins dépourvu,

N’étant pas libéré, il commet des abus.

Selon l’offense,  il y a, ou pas, sentence,

Jugeant si l’acte, mérite, indulgence.

La vengeance ne fait le bonheur qu’un instant,

Le pardon quant à lui, rend heureux très longtemps !

 

Faut-il d’abord pardonner pour pouvoir guérir,

Ou bien, pour pouvoir enfin pardonner, guérir?

Et si, tout ce qui vient à nous, nous l’avions attiré ?

Tel le fer par l’aimant, qui ne peut résister ?

 

A travers ce poème sur le pardon, j’invite à entrevoir l’influence que peut avoir l’interdépendance que nous avons les uns aux autres et à travers lequel nous sommes soumis à la loi de causes à effets, avec le phénomène d’attraction/répulsion. La vie ne fait-elle pas que lui obéir ?

 

 

Geneviève

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article

commentaires

Makowsky purse 03/09/2014 09:54

Forgiveness is a great virtue that can shower many wonders in life. Not everyone can have that patience to forgive someone. A simple quarrel can be avoided if one has the mentality to forgive. Thus, the world can become more colorful due to it.

Geneviève 03/09/2014 17:55

Bonjour Makowsky purse,

Je vous remercie pour votre commentaire ci après que je trouve intéressant . Je l'ai fait traduire par google, ne comprenant pas l'anglais:

"Le pardon est une grande vertu qui peut se doucher nombreuses merveilles de la vie. Pas tout le monde peut avoir que la patience de pardonner à quelqu'un. Une querelle simple peut être évitée si l'on a une mentalité de pardonner. Ainsi, le monde peut devenir plus coloré lui est dû."

Le par "don" peut faire des merveilles en effet.

Bien à vous

Geneviève 03/09/2014 17:51

Bonjour Makowsky purse,

Je vous remercie pour votre commentaire que j'ai fait traduire péi

abigaïl 13/01/2014 12:03

Entièrement en accord avec ce que vous développez, je me permets de vous demander ce que vous proposez comme éclaircissement dans la "loi" qui fait que s'attirent dominant-dominé, voleur-volé, violeur-violé, quand le violé est un enfant , voire un tout petit enfant ?

Geneviève 13/01/2014 12:57

Bonjour Abigaïl,

C’est la loi d’attraction. Il est en effet inconcevable d’admettre que l’enfant « s’attire » le violeur, mais il répond selon moi à un « appel » inconscient qui résulte d’une attraction à laquelle malheureusement, il ne peut résister. Tout est en lien, en interdépendance et où la lumière ne peut exister sans l'obscurité, le jour sans la nuit, le voleur sans le volé, le tyran sans le soumis ....

L’enfant de par sa naissance « naît-sens », hériterait de conflits non-réglés par sa généalogie, il serait le prolongement de l’histoire familiale à laquelle il est censé venir en réparation.
J'espère avoir répondu à votre question.

Bien à vous

Présentation

  • : Se-ressourcer
  • Se-ressourcer
  • : Ce blog est axé sur le thème du développement-personnel, son contenu (articles et poèmes) est en rapport avec ce thème.
  • Contact

Profil

  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

Rechercher

Pages

Liens