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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 09:53
L’instant présent, un trésor de la vie !

Le temps que nous avons à vivre "s'écoule" sans que nous puissions agir pour l'arrêter !

Nous avons parfois l'impression qu'il nous "échappe", ou qu'il passe trop vite. C'est pourquoi il est important de prendre conscience que chaque instant est précieux.

Nous avons tout pouvoir sur l’instant présent, mais il ne dure qu’un instant pour laisser place à un autre instant et ainsi de suite… Le temps passé ne se représentera plus jamais à nous! C’est uniquement dans le moment présent, que nous sommes les créateurs de notre vie, que nous pouvons agir pour notre bien-être.

La vie peut être comparée à un livre d’histoire. Pour savoir ce qu’il raconte, il nous faut être bien présent à la lecture de chaque page, pour ensuite ne plus avoir à y revenir, car pour avancer dans l’histoire, il faut tourner les pages et parfois se résoudre à finir un chapitre que l’on a aimé!

"Vivre, c’est se reposer dans le présent." Proverbe indien

Nous ne savons pas profiter de la vie !

Trop souvent nous laissons notre mental (ego), qui ne cherche qu’à s‘échapper du moment présent, prendre le contrôle de notre vie et lorsque nous nous identifions à lui, nous souffrons.

Notre propension à l’insatisfaction est aussi une entrave à notre bien-être. Nous pouvons en faire le constat lorsque par exemple, en hiver nous nous lamentons du froid et nous souhaiterions qu’il fasse chaud et lorsqu’il fait chaud, nous nous lamentons aussi. Il en est ainsi pour une multitude de choses et pendant le temps que nous nous lamentons, nous ne profitons pas de ce temps pour le VIVRE pleinement.

Nous vivons bien trop souvent hors de la réalité, les yeux tantôt « rivés » sur le passé en le « ressassant », « nourrissant » des regrets, des ressentiments, des culpabilités,…, ou encore en étant nostalgiques de moments heureux, et tantôt sur l’avenir, en faisant des projections où en nous réfugiant dans l’imaginaire. Cette « absence » de PRÉSENCE, nous empêche de profiter de tous ces instants qui se présentent à nous, qui eux sont bien réels.

La vie s’écoule ainsi, laissant nos pensées nous « amener » ailleurs, car quoi que nous fassions, nous pensons, à l’instant d’après, ou à quelques souvenirs « gaies» ou « tristes ». La plupart du temps nous « vivons » dans notre monde qui n’est qu’illusion et pas dans le monde !

« Ce qui est passé, a fui; ce que tu espères est absent; mais le présent est à toi. »

Proverbe arabe

L’attente est un obstacle à la vie !

Lorsque nous sommes dans l’attente, nos pensées sont focalisées sur elle, ce qui a pour effet de nous « bloquer » temporairement, sans compter qu’elle nous soumet à d’éventuelles déceptions et/ou frustrations.

Nous passons bien trop de temps dans l’attente; de résultats, d’une attitude, d’un signe, de changements… Au travail il nous tarde de renter chez-soi, nous sommes dans l’attente de voir notre famille, nos amis, d’un train, du week-end, des vacances, … et nous sommes rarement à profiter pleinement du moment présent. Et le temps passe… !!!

Si nous entreprenons d’escalader une montagne, nous sommes plus préoccupés à la gravir en songeant à ce que nous allons découvrir une fois arrivés au sommet, plutôt qu’à contempler le paysage. Ainsi, au lieu de profiter du « voyage » en laissant tous nos sens en éveil et nous ouvrir à la découverte, durant le parcours, nous songeons à la « destination » qui doit absolument combler nos attentes, au risque d’être déçus.

Nous remettons trop souvent notre bien-être dépendre d’autrui, ou sur ce que nous ne pouvons maîtriser, alors qu’il ne dépend que de nous. Nous souhaiterions pouvoir tout maîtriser alors qu’il nous faudrait au contraire lâcher-prise.

Nous passons ainsi à coté de l’essentiel, NOTRE VIE, sans en savourer les instants qui pourtant nous sont offerts et nous vivons sans vraiment avoir conscience qu'à tout moment, ce trésor qu'est le temps peut s'arrêter! Oui, à tout moment, c’est pourquoi il serait bon de vivre comme si nous allions mourir chaque jour. Nous profiterions davantage des êtres qui nous sont chers et sans doute, qu’il nous serait plus facile de les accepter tels qu’ils sont. Notre regard sur le monde en serait changé et nous relativiserions beaucoup de choses, auquel avant nous donnions de l’importance.

Que vaut la vie si elle n’a pas été « vécue »!


« Occupe-toi du jour présent, car si hier n’est plus qu’un rêve, demain n’est rien qu’une vision. Le jour présent si tu le vis, fera de chaque hier un rêve de bonheur et de ton avenir une vision d’espoir. Alors, occupe-toi du jour présent. »

Proverbe Sanscrit

Pour profiter pleinement du moment présent, n’avons-nous pas à faire UN avec ce qui est? C’est à dire être unifié à la réalité ! Par exemple, si je regarde une fleur, je la regarde, je suis avec la fleur ! Mon mental n’intervient pas.


Le Trésor de la Vie de Marc Levy

Imaginez que vous gagniez un concours dont le prix serait le suivant : Chaque matin, une banque vous offrirait un compte créditeur de 86 400 euros.

Mais tout jeu ayant ses règles, celui-ci en aurait deux :

- la première :
Tout ce que vous n’avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, vous ne pouvez pas virer d’argent sur un autre compte, vous ne pouvez que le dépenser. Mais chaque matin au réveil, la banque vous ouvre un nouveau compte, avec de nouveau 86 400 € pour la journée.

- la deuxième :
La banque peut interrompre ce petit jeu sans préavis.
À n’importe quel moment elle peut te dire que c’est fini, qu’elle ferme le compte et qu’il n’y en aura pas d’autre.

Qu’est ce que vous en feriez ?
Vous dépenseriez chaque € à vous faire plaisir et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez, n’est-ce pas ?

ET bien, cette banque magique nous l’avons tous… C’est le temps !
Chaque matin au réveil nous sommes crédités de 86 400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir il n’y a pas de report à nouveau, ce qui n’a pas été vécu est perdu : hier vient de passer.


Chaque matin cette magie recommence, nous sommes re-crédités de 86 400 secondes de vie, et nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n’importe quel moment, sans aucun préavis. À tout moment, la vie peut s’arrêter.

Alors, qu’en faisons-nous de nos 86400 secondes de vie quotidienne ?

http://www.youtube.com/watch?v=B5cuYpN5eWk

http://www.youtube.com/watch?v=lrzQNcqTEXk

Geneviève

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 12:10
Le mental !

Le mental

Sommes-nous vraiment conscient, de l’influence,

Que notre mental a sur notre existence?

En fait, n’est-il pas notre grande tragédie?

Chacun ne s’exprime t-il pas à travers lui,

Dans son monde très subjectif, de projections,

De ressentis, d’émotions et de perceptions?

N’est-ce pas lui, qui projette sur les faits,

Ses propres conceptions, ses propres vérités?

Extrayant un détail d’une situation,

Il oublie son contexte, dont il fait abstraction .

La réalité devient alors, personnelle,

Parce qu’elle touche notre émotionnel,

Ce qui nous leurre et de plus, nous aveugle,

Nous rendant prisonnier, surtout de nous-mêmes.

Alors, comment peut-on percevoir ce qui est,

Objectivement, sans en être influencés?

Dans ces conditions, comment être objectifs !

En vérité, tout n’est-il pas relatif?

Pour cela, ne faut-il pas aller Jusqu’au bout,

De notre subjectivité, et sans tabous,

Explorant ce qui nous habite et, sans peur,

De ce qu’il y a au plus profond, de notre cœur.

Sinon ne risquons-nous pas de rester dépendants,

Des projections qui colorent notre inconscient?

Ce qui doit nous guider, est-ce, ce qui devrait,

Ou, ce qui est, un « fait », difficile à nier?

Et si, nous donnions à chaque réalité,

A chaque phénomène, le droit d’exister,

Peut-être irions-nous vers une relation libre ,

Grâce à laquelle nous pourrions « lâcher-prise »?

Geneviève

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Published by Geneviève MARTIN BOISSY - dans Poèmes
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 06:15
Rompre la chaîne des croyances limitantes!

Les croyances qui nous limitent!

« Ce ne sont pas les choses qui nous nuisent, mais le regard que nous portons sur elles ». Epictète

Notre système de pensées s’appuie sur des croyances, qui de fait, accompagnent notre vie et influencent notre rapport au monde dans nos choix et prises de décisions. Ce à quoi nous croyons fermement a tendance à se réaliser, car d’une certaine manière nous le validons. Ce qui est pensé et vécu dans l’imaginaire, devient physique, c’est pourquoi divers schémas et scénarios sont assez récurrents dans notre vie. Nous pouvons apprendre à contrôler nos croyances par l’imagination. Si nous sommes convaincus que la vie est « difficile » à vivre, elle nous paraîtra « difficile » à vivre, à contrario, si nous pensons qu’elle est « facile », elle nous paraîtra « facile » à vivre quoi qu’il arrive.

Si l’on a toutes ses facultés mentales et physiques et même si l’on n'a pas de prédisposition, le fait de se croire incapable de faire ou d’agir dans un domaine précis, est une croyance « limitante », induite par une vision dévalorisante que l’on a de soi, comme par exemple, se croire incapable de réussir dans les études.

Comment est-il possible de réussir avec une telle croyance ancrée en soi? Cette croyance provient d’une « conviction » acquise durant l’enfance, sans doute influencée par le regard de l’adulte qui pensait que l’on était incapable de réussir dans cette voie. Des enfants pourtant très intelligents sont parfois considérés comme des cancres, alors qu’ils ont simplement un « blocage ». Il est très difficile pour l’enfant de se détacher du regard que l’adulte lui porte, car il donne du crédit à ce qu’il dit. Il ne peut donc pas envisager qu’il se trompe.

Cette perception dévalorisante de soi qui a été intégrée, impacte sur l’estime et la confiance en soi, et peut mener vers la résignation en se soumettant à une réalité qui n’est pourtant que subjective et qui ne reflète en rien, notre réel potentiel.

Nous laissons trop souvent notre émotionnel influencer nos décisions

Nous ne pouvons être objectifs sous l'emprise d'une émotion. La peur par exemple, peut déclencher en soi une menace imaginaire de danger comme se faire rejeter, pas aimé(e)..., ce qui nous pousse à trouver toutes sortes d’excuses pour ne pas agir. Nous laissons nos émotions influencer nos décisions, alors qu’elles devraient être basées sur la reconnaissance de nos compétences.

Il est donc important d’identifier les croyances qui nous limitent et de se détacher d’un schéma de pensées dévalorisant, qui influence négativement l’image de soi. Il est essentiel de bannir du langage tout jugement qui peut être une limitation à l’action: « je ne vais pas y arriver, je ne suis pas capable, je suis nul(e), je ne suis pas assez bien, je ne suis pas digne d’être aimé(e)… » Cette pression est, d’une certaine manière une entrave à la réussite de toute entreprise. De plus, elle affecte profondément l’estime de soi.

N’acquiert-on pas une liberté d’être, en s’émancipant du regard de l’autre ?

Quel que soit le regard qui nous est porté, ne le laissons pas nous affecter et avoir une emprise sur nous. Nous devons accepter que l’autre puisse avoir une vision de nous, à laquelle nous ne sommes nullement obligés d’adhérer, ni même de donner du « crédit », car il peut transférer ou projeter sur nous ses propres peurs. Ce qui explique qu’il peut ne pas nous sentir à la hauteur et nous dévaloriser, mais cela lui appartient et rien ne nous oblige à nous identifier au regard qu’il nous porte.

Ce n’est pas parce que l’autre est dans ses peurs ou que l’on ne réponde pas à ses attentes, que l’on n'en est pas pour le moins aimé. Rien ne nous impose d’être « parfait », de réussir tout ce que nous entreprenons sans faire « d’erreur », d’être au top tout le temps, de réussir dans tous les domaines…!

Nous pouvons changer notre perception du monde !

Si nous ne pouvons pas changer le monde, nous avons le pouvoir de changer notre perception sur le monde qui nous entoure. Imaginons qu’il nous soit possible de l’inventer. En mettant plus de fluidité, d’optimisme et de souplesse dans notre vie, elle nous semblerait sans doute plus facile, n’est-ce pas ? Le changement doit venir de l’intérieur, en nous-mêmes et non de l’extérieur. En changeant, notre monde change aussi, mais il nous faut remettre en cause les croyances limitantes pour cela!

En les remettant en cause, nous pouvons aborder toute nouvelle expérience avec un esprit ouvert, ayant pour effet de nous permettre de renouer et/ou de favoriser la confiance en soi et aussi, de se centrer sur notre potentiel en n’hésitant pas à se valoriser : « je peux réussir, je suis capable, j’ai des ressources en moi …. »

« La croyance que je considère comme vraie est celle qui me permet de faire le meilleur usage de ma force, elle me donne les meilleurs moyens de transformer mes vertus en action. »- André Gide

Il ne tient qu’à nous d’agir avec positivisme, n’oublions pas que nos pensées influencent nos actions. « Nous sommes ce que nous pensons », disait Bouddha

Même si nous rencontrons des difficultés, elles nous aident à expérimenter. Il y a toujours un enseignement à tirer en toute chose. Il est parfois difficile de réussir du premier coup, mais se dire : « je ne peux pas.. », c’est se mettre une limite, il est donc préférable de faire de son mieux en y mettant une conviction de réussite. Ne pas se dire non plus : « je ne prends jamais les bonnes décisions », car se sont toujours les bonnes au moment où nous les prenons. Après coup il ne sert à rien de porter un jugement sur nos actions, « j’aurai dû…, j’ai pas … », car nous pourrons toujours trouver à redire.


Nous ne sommes pas obligés de garder toutes les croyances que l’on nous a inculqué, ni même toutes celles que nous avons mis en place nous-mêmes !

C’est fou ce que notre système de pensées peut abriter comme croyances limitantes ! Juste pour n’en citer que quelques-unes unes :

« L’argent ne fait pas le bonheur » ! Pourtant, il peut y contribuer et pour certains, il fait leur bonheur!

« Chat échaudé craint l’eau froide » ! Ce n’est pas parce qu’il a eu une mauvaise expérience qu’il faut craindre de la renouveler!

« Il n’est pas possible de tout avoir »! « TOUT » n’est-il pas relatif à chacun ? Le TOUT peut représenter un « pas grand chose » et tenir en une « main », il peut aussi être en nous, sans besoin de rien posséder.

« La vie est difficile » ! La vie n’est-elle pas que l’on en fait ?

« Le temps, c’est de l’argent » ! Le temps, c’est le temps, non ?

« Il faut travailler dur pour gagner sa vie »« ! Pourquoi travailler dur ?

Nous pouvons bien évidemment garder les croyances qui nous portent et nous débarrasser de celles qui « handicapent » notre vie. Celles auxquelles nous-nous identifions sont les plus difficiles à changer, car elles sont « tenaces ». Elles sont facilement identifiables, car se sont souvent celles où fait suite une justification comme le « parce que » : « je suis nul(e), parce que… », « je ne peux pas… , parce que je n’y arriverai jamais, …». Il est souhaitable de prendre conscience que de tels propos impactent sur le bien-être.

Pour dés-ancrer une croyance, il ne faut pas hésiter à la remettre en cause et à en rechercher l’origine.

Des généralisations peuvent abriter certaines croyances ou justifications. Il se peut qu’à un moment donné, nous l’ayons ancré nous-mêmes sans même en prendre conscience. Par exemple lors d’une expérience douloureuse qui a généré un sentiment de certitude vis à vis d'un ressenti, comme pour s’empêcher d’avoir de nouvelles déceptions ou frustrations. Il arrive qu’une rupture mal vécue, soit prise comme étant de sa « faute » : « c’est à cause de moi, je suis incapable de garder une relation… je gâche tout… ». Cette certitude « protège » afin d’éviter de se heurter à nouveau à ce type d’expérience, mais elle nous enlève l’envie de s’ouvrir à toute nouvelle opportunité : « qui peut s’intéresser à quelqu’un comme moi ? ».

Chaque fois que nous nous surprenons à avoir une croyance négative, il est bon de se « reprendre » comme lorsque nous avons des propos dévalorisants à notre égard et de mettre en place de nouvelles croyances en opposition. Par exemple à la place de : « Je suis nul(e) », remplacer par : « j’ai de la valeur, ou je suis quelqu’un de valeur », etc. Il y a forcément dans nos souvenirs, des moments où nous avions cette valeur. A chaque occasion, ne pas hésiter à l’ancrer davantage en les « affirmant » à haute voix et pourquoi pas, face à un miroir.

Nous avons la clé de notre bien-être et personne d’autre. Les croyances sont des certitudes qui influencent nos actions et attitudes, alors autant cultiver celles qui nous « grandissent ». Nous pouvons aborder la vie de manière simple, sans avoir à nous imposer une barre trop haute qui serait impossible à atteindre, en faisant simplement de notre mieux chaque jour.

N’oublions pas que ce a quoi l’on croit est une information donnée à notre cerveau qui l’utilise pour en faire une vérité.

« La croyance est une boussole qui nous guide vers notre but et qui nous garantit que nous l’atteindrons ». Anthony Robbins

Tout est possible à celui ou celle qui a la foi, il suffit parfois simplement d’oser !

«Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas,
c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Sénèque

Geneviève

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 07:54
La résignation!

L’éléphant de cirque !

Cette histoire un peu modifiée, est tirée du livre de Jorge Bucay auteur argentin

L’éléphant fait partie des animaux les plus robustes et pleins de force, puisque ce pachyderme est capable de déraciner un arbre à lui seul.

Lorsque l’on regarde un éléphant évoluer dans un numéro de cirque, il est difficile d’imaginer qu’une fois son exhibition terminée, qu’il reste attaché parfois de longues heures à un tout petit pieu, qui plus est, sans même tenter de s’en libérer. Il pourrait pourtant très facilement sans trop de force soulever ce pieu, mais non, il y reste attaché jusqu’au numéro suivant.

Alors, pourquoi ne s’échappe t-il donc pas, qu’est ce qui le retient ?

On pourrait penser que c’est parce qu’il est dressé, mais alors pourquoi l’attacher ?

L’éléphant du cirque ne se détache pas, parce qu’il s’est « résigné » ! Lorsqu’il était Éléphanteau, il a été contraint à être attaché des jours durant à un pieu pour être dressé, et malgré avoir mis toute son énergie à reprendre sa liberté, ses efforts sont restés vains. Il n’est pas parvenu à se libérer. A bout de force, épuisé, il y a renoncé. Il finit par accepter son impuissance et à se résigner. Se croyant incapable de se libérer, ce souvenir reste très ancré, au point qu’il reste désormais attaché sans « broncher ».

Comme l’éléphant de cirque, ce qui a été vécu comme relevant de notre incapacité, nous fait vivre dans la croyance que nous sommes incapables de faire ou d’agir dans tel ou tel domaine.

Tout comme lui, ne sommes-nous pas prisonniers à des « pieux », au point de renoncer à de nouvelles expériences? Nos croyances "limitantes" ne nous amènent t-elles pas parfois à la résignation?

Geneviève

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 12:46
Qui n’a jamais « perdu pieds » ?

L’œil de l’éléphant

Au bord d'un ruisseau, l'eau coulait, claire et transparente. Un éléphant eut envie de boire, il se pencha au-dessus de l'eau, trempa sa trompe et... plouf !
"Quoi ! Que ?... mais qu'est-ce que... AAAaaaarrrrggggghh j'ai perdu mon œil !" s'écria l'éléphant au comble de la panique.


Effectivement, son oeil droit s'était détaché de son orbite et était tombé au fond du ruisseau.

Le mastodonte chercha à retrouver son précieux globe. Il ne vit rien. Très inquiet, il agita sa trompe dans tous les sens, cherchant à saisir son oeil dans le lit du ruisseau.
Il remua tant et si bien que l'eau devint trouble. Plus il agitait sa trompe et plus le sable remontait, compromettant ses chances de retrouver une vue complète.

Soudain, l'éléphant entendit rire à gorge déployée. Furieux, il releva la tête et vit, sur un rocher au bord de l'eau, une petite grenouille verte. Elle riait, elle riait..., la bouche grande ouverte :

- coaAH ! coAH ! coAH ! coAH !...


- Tu trouves ça drôle. J'ai perdu mon œil et ça te fait rire ?!

- Ce qui est drôle, c'est de voir à quel point tu t'agites. Calme-toi, tout ira mieux !

L'éléphant, un peu honteux, suivit le conseil de la grenouille. Il se calma et cessa d'agiter sa trompe.
L'eau redevint calme, peu à peu le sable retomba. Tout au fond du ruisseau, l'éléphant vit son oeil, intacte. Il le saisit avec sa trompe, le remit dans son orbite, à sa place. Sans oublier de remercier la grenouille verte.

Auteur inconnu

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Comme cet éléphant, face au « désespoir » il peut nous arriver d’être atteint de « cécité », dans le sens où, tout devient trouble ?

En agissant avec panique sous l’emprise d’un affolement, nous pouvons alors, vite perdre pieds et être privé de toute lucidité. Momentanément, il est bien difficile d’agir avec discernement.

Il n’y a rien de mieux pourtant pour faire face à toute situation, que de garder son calme !

Geneviève

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 10:29

Sommes-nous totalement "libres"?

 

Face au conditionnement auquel nous sommes soumis depuis l’enfance, sommes-nous totalement libres, ou la liberté n'est qu'une illusion?


Nous avons certes la "liberté" d'agir, nous le faisons à travers nos plaisirs et ambitions, aspirations et idéologies, mais sommes-nous totalement "libres", étant souvent identifiés à ce conditionnement de ce que nous avons reçu depuis la naissance (éducation, culture, traditions, environnement, religion, superstitions, croyances, savoirs...?

 

La liberté n’est-elle pas autre, ne demande t-elle pas une discipline et une grande humilité ?

 

Nous affichons parfois une certaine arrogance  fortifiée par notre savoir « JE SAIS », que rien ne peut le remettre en cause. Pourtant, ce qui paraît vrai aujourd’hui, peut s’avérer être faux demain.

Nos certitudes, croyances, idéaux… sont tels, que nous en avons perdu toute humilité et pourtant en y réfléchissant, ce n’est que conditionnement et nous-nous identifions à tout cela.

 

N’est-ce pas dans l’humilité que nous ouvrons la porte à la découverte de ce qui est ? En étant  présent et dans l’observation, ne finit-on pas par voir les « choses » telles qu’elles sont, en nous et autour de nous?

En étant à l’écoute de ce qui ce passe en nous et autour de nous, en observant nos réactions, nous pouvons savoir à quoi elles répondent, préjugés, blessures, peurs…, nous pouvons faire un lien et trouver la source de nos pensées.

L’humilité, permet le doute et donc le questionnement, la remise en question à tout moment de la vie des croyances etc. Grâce au doute, nous pouvons faire la clarté sur les causes de nos problématiques existentielles.

 

Pouvons-nous nous libérer du  conditionnement auquel nous sommes soumis ?

 

Pour s’en libérer, il faut avant tout être conscient que notre cerveau est conditionné et de quelle nature il l’est.

L’expérience est nécessaire pour apprendre à faire, mais c’est du savoir qui conditionne notre   cerveau. Ce savoir est aussi la somme de tout ce que l’on nous a enseigné, une répétition d’une certaine tradition qui se perpétue, une manière de vivre … Et c’est là le danger d’une division, car nous nous identifions à ce savoir inhérent aux cultures, traditions, patriotisme … On peut d’ailleurs facilement se rendre compte de cette division par exemple lors d’évènements sportifs comme les jeux olympiques, où certains individus font preuve de patriotisme au point de s’identifier à celui ou ceux qui représentent leur pays. Les médailles gagnées deviennent propriété et objet d’identification : « NOUS avons gagné tant de médailles ».

L’identification, à un pays, une religion…, est souvent cause de division d’où les conflits et les guerres.

 

Si l’on est conscient que le savoir conditionne le cerveau, alors on est conscient que la structure du psychisme repose sur le savoir.

Si l’on intègre le fait que la psyché soit faite d’une série de savoirs, nous devons intégrer le fait que nous soyons mémoire, une série de souvenirs. Nous ne sommes rien d’autre que souvenirs.

 

Les souvenirs sont le passé et lorsque l’on fait des projections, le présent les modifie, les actualise, pour se poursuivent vers un futur imaginaire, mais ce sont toujours une série de souvenirs, c’est un fait.

Ce que nous avons réalisé, nos expériences la famille dont nous sommes issus…, tout cela fait partie du passé,  se sont donc des choses mortes, c’est de ces choses mortes que nous vivons.

 

Alors nous serait-il possible de vivre psychologiquement sans le moindre souvenir ?

 

Nous sommes attachés à nos identifications, nous-nous identifions au « moi », à l’ego  « je suis », sans prendre conscience que nous sommes conditionnés par cette mémoire qui appartient au passé. Ce conditionnement est notre conscience qui relève d’une série de souvenirs qui font notre « savoir ».

Notre mémoire et comme un ordinateur, y est stockée une multitude de souvenirs accumulés, agréables et désagréables fait de tristesse, de joie, de douleur, de souffrance, de peur, d’angoisse…

 

 

Ainsi nous serions souvenirs mais en observant bien sommes-nous que cela ?

 

Si nous-nous dissocions de ces souvenirs  en étant observateur, nous pouvons nous rendre compte que nous sommes souvenirs  (toute une série de souvenirs). Mais sommes-nous que cela ? N’y a t-il pas autre chose qui observe ?

Cet autre chose n’aurait-il pas été divisé à sa source comme une sorte de bing-bang pour faire nos individualités ?

La division crée les conflits partout en soi et dans le monde. Selon Krisnamurti, là où règne l’action isolée, le plaisir, les aspirations solitaire, cet individualisme est un acte séparateur. Par conséquent lorsque l’on poursuit sa propre ambition,  ses aspirations etc., cela est créateur de conflit pour soi et pour autrui

 

Aussi, tout conflit niché en notre être, peut-il prendre fin?

 

Geneviève MARTIN BOISSY

 

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Le conditionnement!
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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:00

Dominant/dominé répondent à une attraction

 

Les relations qu'elles soient amicales, professionnelles ou affectives, sont souvent construites avec ce rapport dominant/dominé. Il y a ceux qui organisent, maîtrisent, gèrent… la vie de l’autre et ceux qui acquiescent, se soumettent, se laissent assujettir pour diverses raisons (peur, facilité, besoin…).

L’un et l’autre répondent à une attraction en lien avec leur histoire personnelle et sont en interdépendance. Le dominant attire le dominé et inversement et le rapport qui s’établit entre eux, s’organise autour d’une dépendance mutuelle. Le dominé dépend de la domination et le dominant a besoin d’avoir une emprise sur l’autre pour se sentir en sécurité. Dans cette interdépendance, chacun des deux représente une part de la même angoisse qui est bien souvent la peur de l'abandon.

 

Derrière le « dominant », il y a une souffrance liée à une dévalorisation et/ou une peur, qui peut-être celle d’être soi-même dominé, ou d’être abandonné, ou rejeté… Pour se sentir rassuré, il lui faut donc établir une relation de pouvoir sur l’autre et avoir une emprise ou une prise. Il a besoin de contrôler, de « soumettre » et de maîtriser.

Le dominé, répond à la « demande » du dominant, ce qui bien souvent le satisfait lorsqu’il n’y a pas d’excès de pouvoir sur lui. C’est pour lui l’occasion d’être déchargé d’un poids qui pourrait être celui des responsabilités, comme lorsqu’il était enfant où il était totalement pris en charge, ce qui pour lui est rassurant.

 

Il fut un temps où les femmes étaient totalement dépendantes à l’homme et donc dans l’obligation de se soumettre à lui, cet épisode s’est inscrit dans l’inconscient collectif. De nos jours la femme s’est émancipée et a gagné en indépendance, mais parfois de vieux schémas ressurgissent. De là à dire que se sont majoritairement les hommes qui dominent reste à vérifier, car bien des femmes sont dominatrices et parfois bien cachées derrières des apparences trompeuses. Ne dit-on pas que derrière chaque homme, il y a une femme!

 

Le « jeu » du couple

 

Dans un couple où il y a une relation de dominant/dominé acceptée, dans certains domaines les rôles peuvent parfois s’inverser, en étant chacun complice et conscient du « jeu » qui se joue au sein de leur relation. Un « équilibre » s’instaure au fil du temps les satisfaisant tous deux, tant que cela ne dépasse pas les limites de l’un ou de l’autre.

Cet équilibre est toutefois fragile, car il suffit que l’un d’eux souhaite le changement pour venir le bouleverser. Ce qui a pu convenir à l’un ou l’autre à un moment donné de leur vie, peut par la suite être remis en cause.

L’idéal est d’établir une relation équitable basée sur l’égalité. Ainsi selon les domaines, chacun gère sa partie au mieux de sa compétence et lorsqu’une décision doit être prise, il est préférable que cela se fasse sur la base de la concertation.

 

Lorsqu’il y a rapport de force imposé

 

Dans un rapport de force dominant/dominé, tous deux ont la même « blessure » celle de la dévalorisation. Lorsqu’un rapport de domination est imposé, cela sous-entend qu’il est subi par celui ou celle qui en est victime, qui bien souvent éprouve de la difficulté à s’affirmer et n’a pas d’autre choix que de s’y soumettre. L’emprise est parfois telle, qu’aucune place ne lui est laissée sur les prises de décisions étant considéré comme un objet.

Il est très difficile au dominant de déléguer, car il aspire au pourvoir et à la puissance et fait donc preuve d’intolérance à l’égard de l’autre. Tout doit être sous « sa coupe », sous contrôle, maîtrisé, planifié. Il pense avoir toujours raison et il accorde difficilement sa confiance, car rien n’est jamais bien fait. Il y a parfois un plaisir dissimulé à rabaisser et dévaloriser l’autre, pour masquer une profonde dévalorisation qu’il compense en prenant une position de supériorité. Il peut même devenir violent en parole et/ou en acte.

 

Pour qu’un changement s’effectue, il faut comprendre pourquoi !

 

Comprendre pourquoi on se trouve dans une relation de dominant/dominé dont la réponse se situe la plupart du temps dans l’enfance, source de bien de « blessures ». Pour se libérer de ce schéma, il faut comprendre ce qui nous a affectés pour avoir « besoin » inconsciemment de (re) vivre un tel rapport. Tant que cette blessure reste bien présente en soi, elle se réactive dès le moindre écho au passé, ainsi sans en avoir conscience, cette blessure est entretenue.

 

La solution réside dans le lâcher-prise, pour cela il est essentiel au préalable de passer par l’acceptation de TOUT ce qui s’est passé par le passé, sans exception aucune. S’il nous faut pardonner, pardonnons, mais pardonnons du plus profond de notre cœur avec amour et non, avec la raison qui est une action purement égoïste.

Ce n’est qu’une fois le passé apaisé, que le changement s’effectue, car les blessures n’étant plus « entretenue », elles ne restent plus qu’un mauvais souvenir. Le ressenti qui y était lié a disparu.

Geneviève MARTIN BOISSY

Rapport dominant/dominé et rapport de force !
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 10:21

Quand l’adversité frappe à notre porte chaque individu réagit différemment selon l’écho que cela fait en lui. Ne vaut-il pas mieux apprendre à accepter le mouvement de la vie au lieu de lui résister ?

« Lorsque l’on oppose aucune résistance à la vie, on se trouve dans un état de grâce, de tranquillité et de légèreté. » Eckart Tolle

Nos réactions sont à l’image de la carotte, de œuf ou du grain de café évoqués dans ce conte, qui réagissent différemment face à l’eau bouillante contre laquelle ils ne peuvent lutter .

 

Qui est-tu ?

 

Une jeune femme déprimée rend visite à sa mère et lui parle de ses difficultés quotidiennes. Elle ne sait comment s’en sortir et envisage de tout abandonner, fatiguée de se battre continuellement. Elle a l’impression que lorsqu’un problème est résolu, un nouveau se présente.

Sa mère l’amène à la cuisine, remplit trois casseroles d’eau et les placent sur le feu. L’eau se met à bouillir rapidement. Dans la première casserole la mère ajoute des carottes, elle met des œufs dans la deuxième et des grains de café moulu dans la troisième. Elle laisse bouillir sans dire un mot.

Au bout de 20 minutes, elle éteint les foyers ; égoutte les carottes et les placent dans un bol. Elle sort les œufs et les met de côté ; finalement elle vide le café dans une tasse.

Se tournant vers sa fille, elle lui demande

- Dis-moi ce que tu vois ?

- Des carottes, des œufs et du café, répond la jeune femme.

Sa mère lui demande de se rapprocher et de toucher les carottes. La fille note qu’elles sont molles. La mère lui demande ensuite de prendre un œuf et de briser la coquille ; la fille observe alors que l’œuf est dur. Enfin, la mère demande à sa fille de sentir et de goûter le café. Elle sourit en appréciant l’arôme riche et savoureux du café.

Intriguée par tout cela, la jeune femme demande à sa mère :

- Qu’est-ce que ça signifie, maman ?

Celle-ci lui explique :

Chacun de ces aliments a fait face à la même adversité de l'eau bouillante, mais chacun a réagi différemment.

Les carottes sont arrivées fortes et dures. Mais après avoir été soumises à l'eau bouillante, elles se sont ramolies.

Les oeufs étaient fragiles, leur coquille mince protégeait leur liquide intérieur. Mais après avoir passé du temps dans l'eau bouillante, ils sont de venus durs à l'intérieur.

Les grains de café moulu étaient uniques, isolés. Après avoir été soumis à l'eau bouillante, ils ne constituent plus qu'un seul corps et ont changé l'eau.

 

Lequel de ces aliments es-tu?

 

Quand l’adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu ?

Es-tu la carotte, qui semble forte, mais qui devient molle et perd de sa force devant la douleur et l’adversité ?

Es-tu l’œuf, qui débute avec un cœur tendre, mais qui prend forme et assurance quand la situation se réchauffe ? Ou encore, toujours comme l’œuf, as-tu un esprit fluide, mais qui devient dur et fermé après une difficulté ? Est-ce que tu te renfermes dans ta coquille avec un esprit rigide et un cœur de pierre?

Ou alors, es-tu un grain de café qui, dans l’union avec les autres, trouve assez de ressources pour changer l’élément intrus et exhaler sa fragrance et sa saveur ? Si tu es comme le grain de café, quand les choses semblent être difficiles, tu deviens meilleure et tu changes la situation autour de toi.

Quand l’horizon s’assombrit et les difficultés paraissent énormes, est-ce que tu t’élèves à un autre niveau?

 

Comment gères-tu l'adversité? Es-tu carotte, oeuf ou grain de café?

 

Puisses-tu avoir suffisamment de joie pour te rendre doux, suffisamment de défis pour te rendre fort, suffisamment de peines pour te garder humain, et suffisamment d'espoir pour te garder heureux.

Retiens bien ceci :

  1. Les gens les plus heureux n’ont pas nécessairement le meilleur de tout ; ils ne font que ressortir le meilleur de tout ce que la vie met sur leur route.
  2. L’avenir le plus clair sera toujours basé sur un passé oublié ; tu ne peux aller de l’avant dans la vie si tu ne laisses tomber les blessures et tracas du passé.
  3. A ta naissance, tu pleurais et les gens autour de toi souriaient. Vis ta vie pour qu’à la fin tu sois celui ou celle qui sourit quand tout le monde autour de toi pleure.

Auteur inconnu

Geneviève M.B

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 15:13

Conte Initiatique de la petite âme

Il était une fois, au temps d'avant le temps, une Petite Âme qui dit à Dieu : « Je sais qui je suis!»

Et Dieu dit : « C'est merveilleux ! Et qui es-tu ? »

La Petite Âme cria : « Je suis la Lumière ! »

Et Dieu s'exclama avec un grand sourire : « Oui, c'est çà ! Tu es la Lumière. »

La Petite Âme était si heureuse ! Elle avait résolu le mystère que toutes les âmes du Royaume étaient venues résoudre.
« Wow, dit la Petite Âme, çà c'est vraiment cool ! »

Mais bientôt, de savoir qui elle était ne lui suffit plus. La Petite Âme sentait des remous à l'intérieur, et maintenant, elle voulait être Celui qu'Elle était. Et donc, la Petite Âme retourna voir Dieu (ce qui n'est pas une mauvaise idée pour toutes les âmes qui veulent être Celui qu'Elles sont vraiment) et dit :

« Salut, Dieu ! Maintenant que je sais Qui je Suis, est-ce que j'ai aussi le droit de l'être ? »

Et Dieu dit : « Tu veux dire que tu veux être Celui que Tu Es déjà ? »

« Eh bien, répondit la Petite Âme, c'est une chose de savoir qui Je Suis, et une autre totalement différente de l'être vraiment. Je veux sentir ce que çà fait d'être la Lumière ! »

« Mais tu es la Lumière », répéta Dieu, avec un autre sourire.

« Oui, mais je veux voir comment on se sent ! » s'écria la Petite Âme.

« Bon », dit Dieu avec un petit gloussement, « je suppose que j'aurais dû le savoir. Tu as toujours été le plus aventureux ». Puis l'expression de Dieu changea. « Il y a juste une chose… »

« Quoi ? » demanda la Petite Âme.

« Eh bien, il n'existe rien d'autre que la Lumière. Vois-tu, je n'ai rien créé d'autre que ce que tu es ; alors, il n'y a pas de manière facile pour toi de faire l'expérience de ce que Tu Es, puisqu'il n'y a rien que tu n'es pas ».

« Hein ? » dit la Petite Âme qui était maintenant un peu perplexe.

« Penses-y de cette façon » dit Dieu.
« Tu es comme une bougie dans le Soleil. Oh, tu y es, c'est certain. Avec des millions d'autres bougies qui constituent le Soleil ! Et le Soleil ne serait pas le Soleil sans toi. Non, il serait un soleil sans l'une de ses bougies… et çà ne serait pas le Soleil du tout, car il ne brillerait pas avec autant d'éclat. Et pourtant, comment te connaître en tant que Lumière quand tu es parmi la Lumière ? C'est la question. »

« Eh bien » dit la Petite Âme toute ragaillardie, « tu es Dieu. Trouve quelque chose ! »

Dieu sourit encore une fois.
« Je l'ai déjà fait, » dit Dieu. « Puisque tu ne peux pas te reconnaître en tant que Lumière quand tu es dans la Lumière, nous allons t'entourer d'obscurité. »

« Qu'est-ce que c'est l'obscurité ? » demanda la Petite Âme.

Dieu répondit : « C'est ce que tu n'es pas. »

« Est-ce que j'aurai peur de l'obscurité ? » s'écria la Petite Âme.

« Seulement si tu choisis d'avoir peur » répondit Dieu.
« Il n'y a vraiment rien à craindre, à moins que tu ne le décides. Vois-tu, nous inventons tout ceci. Nous faisons semblant. »

« Oh, » dit la Petite Âme, et déjà elle se sentait mieux.

Puis Dieu expliqua que pour pouvoir faire l'expérience de quelque chose, son exact opposé allait apparaître. « C'est un grand cadeau, » dit Dieu, « parce que sans cela, tu ne pourrais pas savoir à quoi ressemble cette chose. »

« Tu ne pourrais pas connaître le chaud sans le froid, le haut sans le bas, le vite sans le lent. Tu ne pourrais pas connaître la gauche sans la droite, ici sans là-bas, maintenant sans jadis. »

« Et donc, » conclut Dieu, « quand tu seras entouré par l'obscurité, ne brandis pas ton poing, n'élève pas ta voix et ne maudis pas l'obscurité. »

« Sois plutôt une Lumière vis-à-vis de l'obscurité, et ne sois pas fâché de cela. Alors, tu sauras qui Tu Es Vraiment, et tous les autres le sauront aussi. Laisse tant briller ta Lumière que tous sauront combien tu es spécial ! »

« Tu veux dire que j'ai le droit de montrer aux autres combien je suis spécial ? » demanda la Petite Âme.

« Bien sûr, » dit Dieu en souriant. « Tu en as tout à fait le droit ! Mais souviens-toi, "spécial" ne veut pas dire "meilleur". Tout le monde est spécial, chacun à sa façon ! Et pourtant bien des autres ont oublié cela. Ils ne réaliseront qu'ils ont le droit d'être spécial que si toi-même tu reconnais que tu as le droit de l'être. »

« Wow, » dit la Petite Âme, dansant et sautillant, riant et sautant de joie. « Je peux être aussi spécial que je veux ! »

« Oui, et tu peux commencer tout de suite, » dit Dieu. « Quelle partie du spécial veux-tu être ? »

« Quelle partie du spécial ? » répéta la Petite Âme, « je ne comprends pas. »

« Eh bien, » expliqua Dieu, « être la Lumière, c'est être spécial, et être spécial comprend beaucoup d'éléments. C'est spécial d'être gentil. C'est spécial d'être doux. C'est spécial d'être créatif. C'est spécial d'être patient. Est-ce que tu peux trouver d'autres façons d'être qui sont spéciales ? »

La Petite Âme resta assise en silence pendant quelques instants. « J'ai trouvé beaucoup de façons d'être spécial ! » s'exclama alors la Petite Âme.
« C'est spécial d'être quelqu'un qui aide. C'est spécial d'être quelqu'un qui partage. C'est spécial d'être amical. C'est spécial d'être attentif aux autres ! »

« Oui ! » approuva Dieu, « et tu peux être toutes ces choses ou n'importe quel élément du spécial que tu souhaites être, à tout moment. C'est ce que veut dire : être la Lumière. »

« Je sais ce que je veux être ! Je sais ce que je veux être ! » annonça la Petite Âme toute excitée.
« Je veux être la partie du spécial qui s'appelle "celui qui pardonne". Est-ce que ce n'est pas spécial de pardonner ? »

« 0h oui, » assura Dieu à la Petite Âme. « C'est très spécial. »

« D'accord, » dit la Petite Âme.
« C'est çà que je veux être. Je veux être celui qui pardonne. Je veux faire l'expérience d'être comme çà. »

« Bien, » dit Dieu, « mais il y a une chose que tu dois savoir. »

La Petite Âme commençait maintenant à s'impatienter un peu. Il paraissait toujours y avoir des complications.

« Qu'est-ce que c'est ? » dit la Petite Âme, en soupirant.

« Il n'y a personne à qui pardonner. »

« Personne ? » La Petite Âme pouvait à peine croire ce qui venait d'être dit.

« Personne ! » répéta Dieu. « Tout ce que j'ai fait est parfait. Il n'y a pas une seule âme dans toute la création qui soit moins parfaite que toi. Regarde autour de toi. »

C'est alors que la Petite Âme réalisa qu'une large foule s'était réunie. Des âmes étaient venues de près et de loin - de tout le Royaume - car la nouvelle s'était répandue que la Petite Âme avait cette conversation extraordinaire avec Dieu, et chacun voulait entendre ce qu'ils disaient.

Regardant les innombrables autres âmes réunies là, la Petite Âme dût acquiescer. Aucune ne paraissait moins merveilleuse, moins magnifique ou moins parfaite que la Petite Âme elle-même. Tel était le prodige des âmes réunies autour d'elle, et si brillante était leur lumière, que la Petite Âme pouvait à peine les regarder.

« Alors, à qui pardonner ? » demande Dieu.

« Eh bien, çà ne va pas être drôle du tout ! » grommela la Petite Âme.
« Je voulais faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne. Je voulais savoir quel effet çà faisait d'être cette partie-là du spécial. »

Et la Petite Âme apprit ce que c'était que d'être triste.

Mais juste à ce moment-là, une Âme Amicale s'avança de la foule.

« Ne t'inquiète pas, Petite Âme, » dit l'Âme Amicale, « je vais t'aider. »

« Tu vas m'aider ? » La Petite Âme s'illumina. « Mais qu'est-ce que tu peux faire ? »

« Je peux te donner quelqu'un à qui pardonner, tiens ! »

« Tu peux ? »

« Certainement ! » répondit l'Âme Amicale. « Je peux venir dans ta prochaine vie et faire quelque chose que tu pourras pardonner. »

« Mais pourquoi ? Pourquoi ferais-tu cela ? » demanda la Petite Ame. « Toi qui es un Être d'une telle perfection achevée ! Toi, qui vibres à une telle vitesse que cela crée une Lumière si brillante que je peux à peine te regarder ! Qu'est-ce qui pourrait te faire vouloir ralentir ta vibration à une telle vitesse que ta brillante Lumière deviendrait sombre et dense ? Toi qui es si léger que tu danses sur les étoiles et que tu te déplaces à travers tout le Royaume à la vitesse de ta pensée - qu'est-ce qui te ferait venir dans ma vie et te rendre si lourd que tu pourrais faire cette mauvaise chose ? »

« C'est simple, » dit l'Âme Amicale, « je le ferais parce que je t'aime. »

La Petite Âme parut surprise par la réponse.

« Ne sois pas si stupéfaite » dit l'Âme Amicale, « tu as fait la même chose pour moi. Tu ne te souviens pas ? Oh, nous avons dansé ensemble, toi et moi, bien des fois. A travers les éternités et les âges, nous avons dansé. A travers le temps tout entier, et dans bien des lieux, nous avons joué ensemble. C'est juste que tu ne te souviens pas. »

« Nous avons tous deux été l'Ensemble de Toutes Choses. Nous en avons été le Haut et le Bas, la Gauche et la Droite. Nous en avons été le Ici et le Là-bas, le Maintenant et le Jadis. Nous avons été le Masculin et le Féminin, le Bon et le Mauvais - nous en avons été et la victime et le méchant. »

« Ainsi, nous nous sommes rencontrés, toi et moi, maintes fois auparavant ; chacun apportant à l'autre l'exacte et parfaite occasion d'Exprimer et d'Expérimenter Qui Nous Sommes Vraiment. »

« Et donc, » continua d'expliquer l'Âme Amicale, « je vais venir dans ta prochaine vie et cette fois-ci je serai le "méchant". Je ferai quelque chose de vraiment terrible, et alors tu pourras faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne. »

« Mais que vas-tu faire, » demanda la Petite Âme, un tout petit peu nerveuse, « qui sera si terrible ? »

« Oh, » répondit l'Âme Amicale avec une étincelle, « nous trouverons bien quelque chose. »

Puis, l'Âme Amicale parut devenir sérieuse, et dit d'une voix douce : « Tu as raison à propos d'une chose, tu sais. »

« Et c'est quoi ? » voulut savoir la Petite Âme.

« Il me faudra ralentir ma vibration et devenir très lourd pour faire cette chose pas très gentille. Il me faudra prétendre être quelqu'un de très différent de moi. Alors, j'ai une seule et unique faveur à te demander en échange. »

« Oh, n'importe quoi, n'importe quoi ! » s'écria la Petite Âme, et elle commença à danser et à chanter : « Je vais pouvoir pardonner, je vais pouvoir pardonner ! » Puis, la Petite Âme vit que l'Âme Amicale restait toute silencieuse.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda la Petite Âme. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Tu es un tel ange de bien vouloir faire ceci pour moi ! »

« Bien sûr que cette Âme Amicale est un ange ! » interrompit Dieu. « Tous le sont ! Souviens-toi toujours : je ne t'ai jamais envoyé que des anges. »

Alors, la Petite Âme voulut plus que jamais exaucer la demande de l'Âme Amicale.

« Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » demande de nouveau la Petite Âme.

« Au moment où je te frapperai et te terrasserai, » répondit l'Âme Amicale, « au moment où je ferai la pire chose que tu puisses imaginer - à ce moment précis… »

« Oui ? » interrompit la Petite Âme, « oui … ? »

L'Âme Amicale devint encore plus silencieuse.

« Souviens-toi de Qui Je Suis Réellement. »

« Oh, je le ferai ! » s'écria la Petite Âme,« je le promets ! Je me souviendrai toujours de toi comme je te vois ici même, à cet instant ! »

« Bien, » dit l'Âme Amicale, « parce que, vois-tu, j'aurai fait semblant tellement fort, que je me serai oublié. Et si tu ne te souviens pas de moi tel que je suis réellement, je ne pourrai peut-être pas m'en souvenir pendant très longtemps. Et si j'oublie Qui Je Suis, tu peux même oublier Qui Tu Es, et nous serons perdus tous les deux. Alors, nous aurons besoin qu'une autre âme s'en vienne et nous rappelle à tous les deux Qui Nous Sommes. »

« Non, cela ne se passera pas ! » promit de nouveau la Petite Âme. « Je me souviendrai de toi ! Et je te remercierai de m'apporter ce cadeau : la possibilité de faire l'expérience de Qui Je Suis. »

Et ainsi, l'accord fut conclu. Et la Petite Âme s'engagea dans une nouvelle vie, toute excitée d'être la Lumière, ce qui était très spécial, et toute excitée d'être cette partie du spécial appelée le Pardon.

Et la Petite Âme attendit anxieusement de pouvoir faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne, et de remercier l'Âme qui le lui permettrait.

Et dans tous les moments de cette nouvelle existence, chaque fois qu'une nouvelle âme faisait son apparition, que cette nouvelle âme amène de la joie ou de la tristesse - et surtout si elle amenait de la tristesse - la Petite Âme pensait à ce que Dieu avait dit :

« Souviens-toi toujours, » - et Dieu avait souri -

« je ne t'ai jamais envoyé que des anges. »

Auteur inconnu

La Petite âme!
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:25

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Le lien d'amitié

 

Les « vrais » amis font partis d’une « famille » choisie, avec lesquels on partage souvent bien plus de son intimité qu’avec les membres de sa propre famille. Ils sont présents dans les moments importants de la vie, qu’ils soient joyeux ou douloureux et  en général, on sait que l’on peut vraiment compter sur eux en cas de besoin.

 

Le lien qui nous uni est très fort et il est sensé être solide. Il est comparable à celui que l’on a avec sa famille où il y a beaucoup d’amour qui permet de passer au-dessus de rivalités et disputes, qu’il peut y avoir parfois en  son au sein. Lorsqu’un des membres est dans l’épreuve,  il y a souvent union pour l’aider à y faire face et en amitié c’est souvent pareil.


Lorsque l’on aime vraiment, ne faut-il pas ouvrir les bras et fermer les yeux ?

 

En amitié, lorsque l’on s’est senti « meurtri », « froissé »,  « blessé », « trahi »… par un(e) ami(e) avec lequel ou laquelle on s’est investi dans la relation intensément, son attitude est souvent difficilement acceptable et le ressentiment est tel, qu’il arrive que certains mettent fin à cette relation.

Il arrive aussi que l’on renonce à une amitié par fierté, sans même demander d’explications pour essayer de comprendre pourquoi, il s’est passé ce qui s’est passé. Pour « entendre », il faut parfois mettre  un « mouchoir » sur l’ego et faire preuve d’humilité. Ensuite, le degré d’acceptation dépend de nos propres limites.

 

« Il n'est pas de trahison qu'on ne pardonne. » Charles Baudelaire

 

Si nous souhaitons préserver l’amitié avec une personne qui nous est importante, alors qu’elle nous a offensés, nous devons comprendre pourquoi elle a agi ainsi avec nous. Cela n’implique pas de tout excuser, ni  même d’oublier son acte, mais le fait de comprendre peut nous aider à passer au-dessus de l’offense et peut être qu’ensuite, le lien d’amitié peut en être renforcé si chacun en sort « grandi ».

 

" Qu'il faut de l'amour pour pardonner aux maladresses de l'amour ! " Jean Rostand

 

Si l'on "souffre" d'une blessure comme par exemple la trahison, c'est qu'elle est déjà gravée"en soi et pas guérie. Elle ne fait selon moi, que se réactiver, en écho à une situation de trahison passée, où cette souffrance a été vécue et/ou intégrée.

 

Une des raisons qui empêche de surmonter une « blessure » émanant d’une amitié ou autre, ne provient-elle pas de l’amour propre ?

Dans un premier temps, n’est-ce pas sous l’influence de l’ego que parfois nous réagissons? La déception n’est-elle pas à la hauteur de nos attentes et projections ?

Ce qui peut nous guider dans notre décision d’accepter ou pas ce qui c’est passé, c’est de faire une sorte de bilan, en essayant de laisser parler son cœur et non la raison. Le cœur lui, ne peut se tromper.

 

Il arrive que parfois l’on ressente de la culpabilité et pour ne pas laisser place à ce sentiment, il est souhaitable de demander des explications, car parfois il peut y avoir une confusion dans notre esprit. Les non-dits accentuent cet état, car tout est ensuite amplifié et soumis à interprétation.

Dès lors que nous pensons, nous laissons le mental interpréter et c'est à travers notre monde émotionnel (l'ego) que nous percevons et nous ne sommes alors plus objectifs.
Il y a différentes manières de "prendre" les choses, on peut le prendre "bien" ou "mal", relativiser ou ne rien prendre personnellement et ce, en fonction de ce que cela nous renvoie et de nos propres limites.

Selon moi, notre manière de penser/pensée est bien souvent source de souffrance. Pour mieux  comprendre ce qui nous est arrivé et pour aller vers le bien-être, il  est parfois nécessaire de se "recentrer sur soi" pour aller jusqu'au bout de notre subjectivité et sans taboue.

 

Attention aux interprétations !


Un événement peut être mal vécu et nous être douloureux. Il y a une dissociation à faire entre l'évènement et le ressenti: Ce n'est ici pas l'évènement qui fait du mal, c'est de le vivre douloureusement! Ce qui induit une perception des faits qui n'est pas neutre car il est selon moi, intimement lié à notre monde intérieur, le ressenti passe par ce monde émotionnel.


Notre mental nous induit souvent en erreur en déformant la réalité. A travers l’ego, nous avons une perception du monde "erroné" car, il nous fait percevoir les "choses" de manière à ce que l’on puisse penser, que c’est ainsi qu’elles sont, alors que la réalité est parfois toute autre.
Dans une situation, il extrait un détail et fait abstraction du reste pour projeter sur les faits, ses propres conceptions, ses propres vérités. La réalité devient alors, personnelle, parce qu’elle touche notre émotionnel ; un monde très subjectif, de projections, de ressentis, d’émotions et de perceptions.


La communication "ouverte", permet de comprendre le point de vue de chacun car, chacun à sa vérité sur les faits, il n'est question ni de "tort", ni de "raison".

Guérir une blessure ne veut pas dire que rien n'a existé, cela ne l'efface pas puisque l'objet de

La blessure a existé. La guérison vient bien souvent suite à un processus de libération et d’acceptation ce qui permet de vivre sans qu'elle ne vienne plus jamais perturber notre bien-être.  Une fois "lâchée", cette blessure ne revient plus nous affecter. Mais tant qu'elle n'est pas guérie (gaie-rie) elle cherchera à s'exprimer à nouveau.

 

" On ne pardonne pas à son ami ses erreurs, on ne les excuse pas non plus: on les comprend. " Philippe Soupault

 

Geneviève

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:17

La part de notre humanité empathique!

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« Si vous voulez que les autres soient heureux, pratiquez la compassion. Si vous voulez être heureux, pratiquez la compassion. »  Dalaï Lama

 

Faut-il qu’il y ait une journée dédiée à tout, compassion, gentillesse...,  pour laisser notre humanité s’ouvrir à l’autre et à soi, alors qu’il y a tellement de bien-être à éprouver en donnant le meilleur de soi-même.

 

Nous laissons des émotions « négatives » conditionner nos pensées et la société moderne « joue » sur ces émotions, produisant toujours plus qu’il nous est nécessaire. Pour plus de profits, cette société de marché doit vendre toujours plus, laissant l’avidité et la cupidité envahir les esprits.

La compétition est au cœur de nos vies, conditionnés dès le plus jeune âge à la comparaison et à la concurrence. Il faut être le plus beau, le plus intelligent, le plus performant…, créant ainsi une « division » non seulement en nous-mêmes, mais aussi avec autrui, ayant pour effet de nous éloigner de notre humanité!

Dans ce monde individualiste et matérialiste  nous avons mis en sommeil ces aptitudes d’amour altruiste pour laisser l’ego nous asservir et dominer nos consciences, alors qu’elles sont selon moi, à mettre au cœur de notre existence

 

Ce conditionnement où l’ego est au centre de nos vies, parasite la communication que nous avons avec autrui, qui passe par le prisme  de notre émotionnel. A tel point que nous sommes devenus « sourds » à tout ce qui nous éloigne des intérêts de l’ego, créant une inaptitude à « bien »communiquer, n’ayant pas la disposition nécessaire à écouter l’autre avec tout l’intérêt et l’ouverture que cela suppose. En d’autres termes, nous laissons notre ego avoir de l’emprise sur notre communication car il doit régner en maître, ne supportant ni d’avoir tort, ni d’être blessé et pour cela, il compare, juge, condamne…

 

L’amour et la confiance sont les fondements de toute relation harmonieuse.

 

La crainte de perdre ou de ne plus recevoir engendre des peurs qui sont purement égoïstes,  l’ego étant au centre de nos demandes et de nos attentes, ce qui crée une absence de confiance et d’amour. Laisser ces peurs nous dominer, est une entrave à l’amour altruiste qui ne peut se développer et s’épanouir.

 

Bien que nous soyons entourés, notre égocentrisme est au cœur de notre isolement, car  il crée les divisions dont nous sommes l’objet. Prisonnier de  notre égoïsme, nous sommes contraints de le satisfaire, ce qui fait que les valeurs que sont, la solidarité, le partage, la mise en commun, l’esprit collectif et d’entre aide, sont relégués en second plan.

C’est pourquoi, tant que nous ne sommes pas « touchés » de près, nous ne nous sentons pas concernés par la « souffrance » d’autrui. Nous regardons d’une manière quasi détachée, les inégalités se creuser de plus en plus, les riches s’enrichissant toujours plus, au détriment des plus pauvres. Certains ayant beaucoup trop et d’autres pas assez pour vivre. De par notre attitude, nous participons implicitement à ce dysfonctionnement de la société.  Nous-nous cachons derrière de faux prétextes, pour nous donner une bonne raison de ne pas agir, alors que chacun à son niveau, peut participer à l’épanouissement harmonieux dans ce monde.

 

Tant que nous serons sous l’emprise de l’ego, nous serons « incapables » de mettre fin à notre « pollution » intérieure et celle de notre relation à autrui. De la même manière, nous participons à la pollution de notre écosystème, étant devenus incapables de protéger ce qui est vital pour notre survie, comme l’eau ou l’air que nous respirons.

Tout comme nous sommes tout aussi responsables de la violence qui se développe partout dans le monde, où des vies sont sacrifiées pour quelques intérêts personnels, politiques, financiers, idéologiques, religieux… Nous sommes prêts à nous entretuer pour des identifications à notre mental.

Il faut bien prendre conscience que nous sommes les créateurs de ce tel déferlement de haine et de mépris, qui découle de notre conditionnement mental, de l’ego que nous laissons régner en maître absolu. Tant que nous serons sous son influence, il nous sera difficile de trouver des solutions pour la paix, car nous sommes « en guerre » ! Notre égocentrisme nous divise les uns aux autres, nous faisant croire que nous avons raison et que l’autre a tort, le rendant ainsi seul responsable de ce chaos.

 

Pour laisser notre humanité s’exprimer sans « blocage »,  il nous faut absolument aller vers la diminution de l’ego.

 

Pour pouvoir pleinement laisser exprimer le sentiment de compassion, cela sous-entend de s’émanciper de l’ego et aussi de déconditionner le mental, afin d’être totalement conscient de ce que nous sommes réellement, car notre identification à celui-ci est créatrice d’intolérance, de division et de violence. 

En premier lieu soyons observateurs. Observons sans apriori ni préjugé, notre manière de penser et de réagir ou d’agir. Pour accéder à plus de clarté et de sérénité, nous devons être capables d’observer ce qui crée les remous et les divisions en soi, et comprendre pourquoi nous prenons tout personnellement au point d’en être affectés. Les sources de conflits sont toutes nos identifications (MON pays, MA région, MA  religion, MON équipe, JE suis…, J’ai…). Nous-nous sommes identifiés au MOI, au MIEN et au JE, ce qui crée une confusion dans notre esprit. Lorsque par exemple, « JE » « ME » sens attaqué, visé…, il y a une réaction émotionnelle qui s’en suit, l’ego a fait son œuvre. Alors qu’il faut au contraire, se dissocier de ce "JE" approprié par l'ego, car en réalité il n’y a pas d’attaque contre soi. Nous devons être capables de nous dissocier de l’acte et aussi de dissocier cet acte, de la personne qui en est la cause.

Il est important de comprendre que pour être  « libre » d’agir, nous devons stopper ce processus d’action/réaction lié à l’ego.

 

Notre monde, celui dans lequel nous vivons est à l’image de notre monde intérieur, c’est nous qui l’avons créé et nous seuls. Nous-nous sommes « emprisonnés », privés « de liberté », rendus impuissants à réagir, car nous ne « voyons » pas que nous sommes conditionnés ! Notre processus de pensée n’est qu’illusion, les images mentales que nous fabriquons sont, soit tournées vers le passé, ou projection sur l’avenir. C’est la raison pour laquelle, nous sommes rarement dans le moment présent. 

Pourtant, la seule réalité est CE QUI EST, le reste n’est que mentalisation et illusion.

L’instant présent nous unifie à CE QUI EST, c’est à dire à la REALITE, ne faisant plus qu’un avec. Dès lors que l’on mentalise en tentant d’interpréter, de décrire CE QUI EST, il y a désunion, car tout est ensuite création de la pensée, qui mélange CE QUI EST avec ce qui devrait, en y donnant un sens personnel lié au conditionnement de chacun. En réalité CE QUI EST, est neutre ! Une table, c’est une table, c’est  une réalité! Dès lors que je commence à la décrire, je laisse mon mental  faire son œuvre.

 

Pour aller vers le changement, nous devons faire le deuil de notre égoïsme qui est source de division.

 

Si nous voulons voir le changement dans le monde, nous devons changer nous-mêmes ! « Vous êtes le monde » Krishnamurti

Ne sommes-nous pas tous, les co-créateurs de ce monde, étant interdépendants les uns des autres. 

Cette interdépendance crée une relation entre nous tous, ce qui veut dire que nos actions et réactions impactent sur les autres. Nous formons un tout solidaire et ce tout, est union et en relation. Si on intègre ce fait, il n’y a plus de place pour les identifications, les jugements, les aprioris, etc., puisque nous faisons partie de ce tout. Tout comme les maillons d’une chaîne qui forment un ensemble d’interdépendance, il suffit qu’un maillon casse, pour que toute la chaîne en soit affectée.

Tout existe seulement en relation et le seul moyen de se connaître, c’est dans le miroir de l’autre, car l’autre est une autre soi-même ! La seule réalité est ce qui est : un stylo, c’est un stylo, le noir c’est noir, le blanc c’est blanc… Dès lors que nous faisons appel à la mentalisation et au conditionnement, nous sommes dans l’illusion, dans une réalité subjective émanant du mental.

En l’absence de division, notre esprit n’est plus confus. Libéré de toutes émotions « négatives », comme la haine, la peur, la colère..., il devient libre, attentionné, compréhensif, aimant... Cet état intérieur de sérénité et de paix, nous ouvre à l’amour altruiste dénué de toute demande et d’attente. De fait, notre relation à l’autre est harmonieuse, il n’y a de place que pour l’attention et l’affection. La compassion et l’amour altruiste peuvent enfin « s’exclamer » en toute liberté.

 

L’amour altruiste rend heureux et l'empathie et la compassion font partie de cet amour qui se « cultive ».

 

" Le comportement de chacun dans la vie de tous les jours est, en définitive, la véritable mise à l'épreuve de notre compassion"Napoléon Bonaparte

 

Les sentiments d’amour altruiste que sont l’empathie et la compassion,  se développent dans leurs pratiques.

Accueillir avec gratitude quotidiennement tout ce et ceux qui nous entourent et viennent à nous d’agréable comme de désagréable, permet de libérer une énergie bienveillante, non seulement pour soi, mais aussi à la faveur d’autrui.

Pour que la compassion se développe, il est « bon » de commencer par développer l’empathie autour de soi. Empathie ne veut pas dire sympathie, qui elle limite notre amour selon le degré de nos affinités. Cela veut dire qu’il nous faut être capables d’aimer les bourreaux comme les victimes et d’accueillir leurs souffrances avec compassion. Nous avons tous à un moment donné ou à une autre, été dans les différents rôles de bourreau, victime ou sauveur.

Toutes les personnes sont aimables absolument toutes, dans le sens d’aimer. Nous ne sommes pas différents, nous avons la même quête, les mêmes nécessités et des parcours souvent semblables, qui ont parfois meurtri, blessé profondément, avec des moments joyeux ou tristes. C’est la raison pour laquelle, nous devons être capables de bienveillance. En se mettant à leur place, nous pouvons les comprendre et ressentir de l’empathie à leur égard, tout en accueillant leurs souffrances dans un désir qu’elles en soient libérées. Si nous n’y arrivons pas,  c’est qu’il y a une résistance en soi en réaction à nos propres souffrances, qui entravent ce sentiment d’amour altruiste. 

La compassion s’applique à tout le monde, même à ceux qui sont maltraitants à notre égard, car leur attitude découle de leur souffrance, agissant sous l’emprise de leurs émotions. Il convient donc de dissocier l’être de ses actes.

 

Ce sentiment qu’est la compassion, rend sensible à la souffrance d'autrui. Cette empathie ressentie, fait que de la même manière que nous sommes sensibles à la joie et au bonheur d’autrui, nous sommes aussi sensibles à sa tristesse, sa peine et sa souffrance, sans que cela nous affecte personnellement.

Au travers de ce sentiment  d’empathie, nous sommes connectés avec ce que l’autre ressent, ce qui nous permet de comprendre dans quel état sa souffrance le met. La compassion est un sentiment émanant du cœur qui fait partie de l’amour altruiste. Ce sentiment enveloppe et entoure d’amour celui qui souffre, il se sent reconnu dans sa souffrance, il n’est plus seul, incompris, mal aimé, rejeté, exclu, … Il y a un cœur qui le comprend et qui est là pour lui.

 

«Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir un fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine». Extrait du livre  d’Alain Cayrol et Patrick Barrère « S’initier à la PNL »

 

«Un être humain digne de ce nom se reconnait à sa compassion, sa générosité et sa bienveillance». Ostad Elahi

 

Geneviève M.B

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:34

Les peurs!

 

« Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l'ouvrir, tu t'apercevras que derrière il n'y a personne ». Auteur inconnu.

 

La peur a son utilité ! C’est une émotion qui nous informe d’un danger potentiel ou imminent et comme toutes les émotions, elle est subjective. Elle n’est donc pas vécue de la même manière pas tous, car cela repose sur les expériences de chacun. C’est pourquoi, les réactions peuvent différer d’un individu à un autre.  La peur peut être une limite à l’épanouissement, si elle n’est pas dépassée.

 

La peur peut être un moteur ou un frein.

 

Lorsque nous sommes face au danger, de manière générale notre organisme réagit en sécrétant de l’adrénaline, pour nous aider à faire face au stress intense auquel nous sommes soumis. Les risques encourus sont très rapidement évalués et les mesures pour se protéger vite prises. Puis dans un état « second », avec « sang froid » et courage, nous utilisons la meilleure solution qui peut être soit, la fuite, l’attaque ou la défense, voire même l’immobilité.

 

Une fois à l’abri du danger, notre attention peut enfin se « relâcher » et c’est souvent là, que nous mesurons l’ampleur de l’énergie déployée pour vaincre la peur et des actions que nous avons menées pour y faire face. Dans ces moments là, nos forces se décuplent sans doute par instinct de survie.

 

Certaines personnes, se servent de la peur  comme un défi. Le danger leur permet de se transcender en le bravant. Il y en a même qui mettent en « jeu » leur vie, pour assouvir leur passion dans des sports extrêmes, où d’ailleurs ils ressentent du plaisir dans la peur, qui peut vite devenir une « drogue ». Les exemples ne manquent pas, comme ces funambules qui sont à la recherche de toujours plus de sensations et pour cela, ne mettent aucun harnais de  sécurité pour se protéger d’une chute éventuelle.

 

Toutefois, il arrive que certaines personnes soient dans l’incapacité de faire face à la peur qui les « tenaille » et sont alors totalement paralysées. Car, à moins d’avoir à faire à un danger imminent et bien réel, auquel cas la peur est « justifiée », il arrive que l’objet de la peur se situe dans la peur d’avoir peur, ce qui génère moult angoisses.

L’imagination joue un rôle important, car elle dépend de la perception que l’on a de la peur. Elle peut contribuer à nourrir cette peur en créant des pensées obsédantes. C’est pourquoi, la peur peut être « handicapante », voire angoissante  et/ou paralysante. De « grandes » peurs peuvent être à l’origine de bien des maux, crise de panique, déclencher des maladies et être à l’origine de phobies.

 

Le recours à l’évitement

 

C’est un stratagème utilisé pour ne pas être confronté à ses peurs. La crainte est parfois telle, que toute l’existence s’organise autour de l’évitement, ce qui restreint la liberté. L’évitement est une sorte de fuite qui ne fait que renforcer les peurs. Pour bien comprendre ce que l’on ressent dans des moments de peur panique, il faut l’avoir vécu! C’est de l’ordre de l’irrationnel, allant jusqu’à la perte complète du contrôle de soi.

 

En ce concentrant continuellement sur les peurs, cela crée la possibilité qu’elles se représentent, car elles existent déjà  en pensées. Il est donc souhaitable de les apprivoiser.

 

La peur, suite à un traumatisme.

 

Un traumatisme peut avoir des conséquences qui affectent la vie de celui ou celle qui en est victime au point de la bouleverser (peurs d’être de nouveau confronté au danger, perte d’envie (« de vie »), sentiment d’impuissance, perte de confiance, d’estime de soi, honte, culpabilité, crainte d’être humilié, de ne pas être à la hauteur,…). Le traumatisme est parfois tel, que l’existence paraît ensuite n’être qu’un danger permanent.

Après un traumatisme, beaucoup de personnes se « murent » dans le silence pour éviter de faire remonter des douleurs liées à ce qu’elles ont subies, alors que parler est libérateur.

 

Les peurs peuvent aussi avoir été refoulées ou oubliées.

 

Elles peuvent provenir de faits en apparence anodins, comme dans des situations vécues pendant l’enfance. Un enfant n’ayant pas été habitué à être séparé de sa mère, qui tout d’un coup est placé par elle provisoirement chez une nounou, peut s’être senti abandonné ou rejeté et l’avoir vécu comme un véritable traumatisme. La mère ayant réapparue quelques heures ou jours plus tard, pour l’enfant cet incident est ensuite oublié.

En apparence seulement, car ce traumatisme aura malgré tout laissé des traces. Il suffit par la suite d’une réactivation ou re-stimulation de ce traumatisme, pour qu’il re-éprouve une sensation de malaise (« mal à l’aise »), où il ressent les mêmes émotions passées, sans qu’il ait conscience de la cause profonde de son mal-être.

La peur de l’abandon ou du rejet est toujours « présente » en lui, bien « tapie » et  prête à réapparaître à tout moment de sa vie. Cette peur dont il n’a plus conscience de l’origine, peut entraver son bien-être au point parfois de le « saborder » lui-même sans le vouloir. Combien de fois j’ai entendu en consultation: « je ne comprends pas, j’agis à l’inverse de ce que je souhaite ». Nombreux sont ceux qui par crainte de souffrir, tournent le dos au bonheur involontairement!

 

Il y a aussi des évènements très traumatiques refoulés, à l’exemple de cette personne qui a été violée enfant dans une salle de cinéma et qui, quelques années plus tard, lorsqu'une amie lui propose d’aller toutes deux voir un film, s’est subitement sentie très mal en entrant dans la salle. Après un travail sur elle, elle put faire l’association entre ce malaise et le traumatisme subit dans l’enfance, qu’elle avait complètement occulté.

 

Nous avons tous au fond de nous, des peurs plus ou moins enfouies.

 

Notre manière d’appréhender la vie, nos comportements et habitudes, en disent long sur nos peurs qu’elles soient archaïques, comme la peur de l’inconnu ou de la mort, où liées à des traumatismes, « petits ou grands », vécus enfants.

Ces peurs se révèlent dans notre façon d’être présents au monde qui nous entoure. Le besoin de maîtriser, de contrôler, de se sentir important, de se replier sur soi, de se sentir aimé, admiré, reconnu,… autant d’indices qui nous « parlent » de  ces peurs qui nous habitent. Se sentir angoissé au milieu d’une foule, au contact des autres, des chiens, des serpents ou autre animal, dans un ascenseur, peur de déranger, de perdre son emploi, sa famille, d’être malade, de prendre la parole en public,… à différents degrés, toutes ces craintes « invalident » notre vie.

 

Ce n’est pas en fuyant que nous pouvons nous désinhiber des peurs. La peur paralyse l’action.

 

Vaincre ses peurs

 

Lorsque l’on est en proie à des angoisses, inquiétudes, phobies…, quelles que soient les peurs, elles peuvent être surmontées! Avant tout, il est souhaitable de déterminer clairement ce qui fait peur.

Derrière les peurs se cachent des désirs que nous avons à découvrir pour les mettre en lumière, de manière à ce qu’elles disparaissent. Par exemple la peur de la mort cache un désir profond de vivre. Dans ce cas, comme nous ne sommes pas « immortels » du moins pour l’instant, nous devons accepter que ce désir comme d’autres, ne puissent être comblés. 

Un travail introspectif peut aider à prendre conscience de ce qui se cache derrière les peurs et parfois  découvrir, qu’elles peuvent  en cacher d’autres. Notre système de pensée peut abriter certaines croyances qui peuvent en être la cause.

L’identification des ressentis et émotions, mais aussi des situations stressantes, est une aide précieuse aux prises de consciences, qui permettent de mettre des mots sur des maux.

 

Se confronter à ses peurs est une solution efficace pour aller vers le changement. Diverses thérapies comportementales peuvent y aider. A travers un coaching ou des ateliers de groupe, des mises en situations sont proposées pour aider à trouver, la ou les réponses les mieux adaptées à chaque situation angoissante. Se centrer sur la respiration lors d’une mise en mouvement aide à mieux gérer le stress. La répétition de la confrontation à ses peurs permet de les dépasser, de restaurer la confiance en soi et l’estime de soi en est rehaussée.

Les groupes de paroles peuvent aider  à la libération des mots et à briser la solitude, l'histoire de chaque participant  faisant écho à la sienne.

 

Avec le recul, nous pouvons nous rendre compte qu’en réalité ce n’est pas l’événement qui nous affectait, mais l’interprétation que nous en avons fait, induit par le ressenti.

 

Un petit conte de sagesse 

 

Un homme, qui habitait la banlieue d'une grande ville moderne craignait les voleurs. Il avait fait blinder sa porte. Comme il redoutait aussi les agressions, il ne sortait jamais de chez lui la nuit tombée. Il avait peur des incendies, était très prudent et avait sagement contracté une bonne assurance. Il s'inquiétait aussi des accidents et, pour en réduire l'éventualité, avait toujours refusé de passer l'examen du permis de conduire. Il était terrifié à l'idée qu'il pourrait un jour tomber malade, aussi allait-il régulièrement consulter son médecin. Il s'inquiétait de la pluie et de la sécheresse, de l'immigration et du chômage, de la crise économique, de l'inflation, de la déflation et de la corruption… Il avait peur de tout : de la faim, du froid, de la misère… et de la mort aussi, bien qu'il pratiquât sa religion avec diligence et assiduité et qu'il ne fît rien qui put catégoriquement contrarier Dieu. Pour lui, tout était source d'inquiétude. Il prenait les bonnes nouvelles pour les prémisses des mauvaises, et les mauvaises nouvelles pour la confirmation de ses soupçons.

Un jour, cet homme-là fit une chute dans la rue et se foula la cheville. Rien de bien grave. On le conduisit chez le médecin le plus proche. Celui-ci lui prodigua les premiers soins, mais il devina aussi l'état général d'anxiété de ce patient. Sur le seuil de son cabinet de consultation, en lui serrant la main, il le retint un instant et lui dit :

"N'ayez pas peur de demain, hier était supposé être tout aussi dangereux "!

 

Geneviève

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 17:39

Timidité - introversion!

 

Bien que ces deux termes soient si proches, il y a une différence subtile que nous devons comprendre pour pouvoir les différencier.

 

Lorsqu’il est dans un environnement social, le timide est angoissé et parfois très émotif, ce qui n’est généralement pas le cas pour l’introverti, qui lui est confiant et calme et qui peut converser ou prendre la parole en toute sérénité, bien que préférant s’isoler. Il est tout à fait capable de maîtriser sa communication sociale. Un introverti ayant confiance en lui se sociabilise sereinement. Toutefois un introverti peut aussi être enclin à la timidité dans des situations où la confiance en lui fait défaut.

Contrairement à la personne introvertie qui s’isole volontairement, une personne timide vit mal sa solitude, elle souhaite être entourée et nouer le contact avec les autres, mais la peur du jugement l’en empêche.

 

L’introversion n’est pas une pathologie !

 

L’introversion seule n’existe pas, c’est une tendance au repli sur soi et au retrait de la vie sociale, considéré comme trait dominant du caractère. Tout comme l’extraversion, se sont des « mécanismes » qui existent en chacun de nous. Nous pouvons avoir besoin de moments d’introversion et parfois d’extraversion, car ils sont nécessaires pour notre bien-être. L’introversion est à l’exemple de la méditation où momentanément, nous-nous extrayons du monde qui nous entoure. Pour cela, nous avons besoin de solitude, de silence et de calme. En nous isolant du bruit et de l’agitation, nous favorisons la réflexion, l’introspection, l’inspiration et la créativité, comme le peintre devant sa toile.

 

Selon moi, la tendance à l’introversion  dans la manière d’être, est peut être favorisée par le milieu où se développe le caractère. Le fait de se retirer « du monde extérieur », peut être le signe d’une réalité frustrante manquant de « saveur » et peut être même, fait peur. Le repliement sur soi vers un univers intérieur, amène l’introverti à vivre centré sur son monde, celui de ses pensées, émotions… et où l’imaginaire est roi, une manière sans doute pour lui de se sentir sécurisé. Ce repli sur soi est comme une sorte « d'évasion», où il s’extrait du moins en état de présence, momentanément du monde qui l’entoure. Dans l’introversion, il y a une certaine réserve à extérioriser les sentiments, de même pour les émotions qui sont   intériorisées.

 

Contrairement aux extravertis qui eux se sentent à l’aise dans un environnement social parfois agité et bruyant, les introverti(e)s se sentent dans leur élément dans un environnement calme, l’agitation et le bruit leurs sont hostiles.

Les personnes introverties sont talentueuses, beaucoup de personnages célèbres ont offert au monde leurs créativités émanant de  leur univers.

 

Chez l’enfant introverti, il est souhaitable de respecter sa sensibilité dans des activités de groupes, comme les art martiaux, le dessin, la peinture…, une manière  de l’aider à se  sociabiliser dans le plus grand respect de sa différence.

 

La timidité peut devenir pathologique et revêtir une anxiété sociale.

 

Un part de timidité que j’appelle être réservé, existe chez la plupart d’entre-nous, elle devient une problématique lorsqu’elle affecte notre vie au point de l’handicaper.

 

La timidité est un trouble émotionnel qui provient d’un manque d’assurance et d’affirmation de soi, qui a pour effet d’engendrer  un manque de confiance en soi dans les rapports relationnels.  Elle repose sur la peur du jugement social et elle est vécue comme une souffrance pour celui ou celle qui la vit.

Dans la timidité, on peut percevoir de la pudeur, de la gêne, de l’embarras de l’appréhension, de la crainte parfois... Divers complexes et/ou honte, contribuent à mettre mal à l’aise. Un timide a du mal à aller vers les autres et à se sociabiliser.

Généralement, au fil du temps la timidité s’estompe ou se surmonte, mais il y a parfois des personnes qui restent socialement inhibées pouvant développer une phobie sociale et des troubles de l’anxiété, qui les rendent  vulnérables aux situations stressantes. Lorsque l’anxiété domine, le recours au  repli sur soi ou à l’évitement permet de ne pas se confronter à ses peurs. La fuite et l’évitement, sont des solutions de défense.  Lorsque la peur est insurmontable, cette stratégie est la seule issue, pour organiser sa vie.

 

La timidité peut prendre naissance dans la petite enfance, dans un milieu prédisposant.

 

L’environnement dans lequel évolue un enfant est un élément à prendre en compte dans le syndrome de la timidité. Tout est une question de dosage dans l’éducation. Si par exemple l’enfant est trop « couvé », surprotégé et peu en relation avec les autres, il n’a pas l’occasion de se heurter à des expériences où il peut s’affirmer et développer la confiance en lui. De fait, lorsqu’il doit faire face seul à des situations d’autonomie comme à la maternelle, cet environnement lui semble menaçant et il est dans l’incapacité d’aller vers les autres.

De même lorsqu’il est sans cesse dévalorisé, c’est un frein à l’estime de soi et à la confiance en soi.

Ces enfants sont solitaires et souvent rejetés par les autres enfants, ce qui renforce leur timidité. S’ils font l’objet de moqueries, d’humiliations et de brimades, ils auront tendance à  développer des complexes, tels que le complexe d’infériorité. Le rapport aux autres sera celui de dominant/dominé.

 

Le timide est un être émotif, doutant de ses capacités et qui, à la moindre occasion et parfois sans raison apparente, perd tous ses moyens lorsque c’est pathologique. Dans certains cas, il imagine qu’on lui veut du mal ou qu’il n’intéresse personne. Il a tendance à se dévaloriser et à se sous-estimer. Malgré un désir d’échanges avec autrui, il fuit le contact, car toute situation l’expose au regard  et au jugement. Il  a une peur, pour ne pas dire panique, d’être observé et jugé.

Le regard de l’autre l’affecte profondément, il n’ose communiquer par peur d’être vu. Il est très angoissé lorsqu’il doit s’exprimer en public, car il se sent sous les feux de projecteurs où tous les regards sont braqués sur lui. Son attitude est craintive, il est mal à l’aise, souvent rougit et devient maladroit. Son corps exprime son malaise par divers troubles: tensions musculaires, pieds qui se dérobent, bouffées de chaleur, problèmes respiratoires, sensation de vertige, cœur qui palpite, boule au ventre, gorge nouée, tremblements, regard fuyant, etc.  Il n’y a que dans un environnement  affectif est familier qu’il se sent rassuré et sécurisé.

 

Il faut bien prendre conscience qu’une timidité peut devenir pathologique si elle n’est pas prise en considération. Elle peut mener à la dépression, affecter les relations, la vie sentimentale et professionnelle, car le sujet qui en est l’objet sera dans l’évitement pour ne pas être confronté à ses peurs.

 

En milieu scolaire, un enfant timide n’osera pas lever le doigt pour se faire expliquer ce qu’il n’a pas compris, bloqué par la peur du regard porté sur lui. L’enseignant doit le mettre en confiance et l’aider à gagner en estime de soi, sinon il y a un risque d’échec scolaire.

 

L’adolescence est très difficile à vivre pour l’ado timide, car c’est la période de la puberté où s’opèrent des changements physiques.

 

Ces adolescents filles et garçons, tentent  souvent de cacher leurs corps dans des vêtements amples, car cette modification corporelle les met mal à l’aise. Il arrive que des ados fassent un rejet de leur corps qui se transforme, et l’acné juvénile accentue ce rejet.

Cette timidité doit être prise sérieusement en compte par l’entourage, avant que ce mal-être ne les incite à un repli sur soi, ou à se tourner vers des substituts (alcool ou drogues) pour les aider  à annihiler leur complexe, pouvant entraîner des conséquences  pour leur devenir.

 

Ces ados ont bien du mal à gérer leur stress et cachent difficilement leur émotivité. Leur manque d’assurance les fragilise dans un contexte où ils doivent s’exprimer en public et sont victimes d’un trac qui les panique. Leur organisme tout entier en est bouleversé, et ils en arrivent à perdre tous leurs moyens, ce qui aggrave leur angoisse. Plus ils sont en prise à la panique et plus ils éprouvent de la honte envers eux-mêmes.

 

Ce n’est déjà pas facile pour un grand nombre de personnes, à devoir faire face au regard de l’autre, c’est encore plus stressant pour un timide, car il se sent dévisagé. Ne pouvant « combattre » sa timidité, il est enclin à se dévaloriser et se nier.

 

Il est tout à fait possible de vaincre la timidité.

 

Il existe diverses techniques qui aident à la vaincre. La gestion du stress est une façon d’apprivoiser les émotions.  Une des méthodes consiste à se confronter aux situations difficiles, particulièrement stressantes. La répétition de ces confrontations diminue les appréhensions et au final, il y a plus d’aisance dans la communication et cela rehausse l’estime de soi.

Des ateliers de théâtre sont aussi très bénéfiques pour aider à gérer le trac et à gagner en assurance et en confiance en soi. Les techniques de communication permettent également de gérer le stress.

 

Pour conclure, l’introversion est caractéristique d’une personne qui se sent bien dans sa solitude. L’introverti, bien que se sentant en marge, n’est pas en souffrance dans un environnement social, alors que  pour la timidité, la personne qui a ce trouble en souffre. L’introverti  ou le timide bien que d’apparence discrète et réservées, ne sont pas dénués de jovialité et de gentillesse. Les timides dégagent un certain charme qui les rend parfois « craquants ». Il n’en reste pas moins qu’ils aspirent à plus d’extraversion, afin de plaire et de séduire.

Il est important d’être en paix avec soi-même en assumant et en respectant sa nature profonde quels que soient les traits de caractère de chacun et ce, quoiqu’il en plaise ou en déplaise à autrui, il faut s’émanciper du regard de l’autre. En étant congruent avec soi-même, cela favorise une liberté d’être dans les relations interpersonnelles. Il suffit parfois simplement, d’adapter sa communicabilité aux circonstances.

Il est souhaitable de percevoir à travers ce que nous considérons comme étant nos faiblesses, des forces. N’oublions pas que les « défauts », peuvent être aussi des « qualités », tout dépend de la perception que l’on en a et de la valeur que l’on se donne.

Ainsi que l’on soit introverti ou timide, il est possible d’être heureux.

 

Geneviève

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 15:41

La libération passe par l'éveil!

 

La liberté passe par l’éveil de  conscience, il n'y a pas d'autre issue pour se libérer de la conscience limitée de l’ego.

 

Nous sommes face à une dualité : « moi » et les autres, favorable ou défavorable, rassurant ou menaçant. Où est notre libre arbitre avec cette conscience du « moi » asservit par l’ego ?

L’émotion n’est-elle pas un mécanisme totalement ego-centré qui nous parasite ? Si nous voulons nous établir dans la sérénité et la paix, la gestion des émotions est essentielle sur cette voie sachant que de toute manière elles nous limitent toutes. Si nous sommes dans une émotion quelles qu’elles soient, nous sommes coupés de la réalité, ce qui nous empêche de voir ce qui se passe réellement autour de nous. L’amour émotion fait partie de l’ego car il a son contraire, la haine, il est à ne pas confondre avec l’amour inconditionnel, qui lui n’a pas de contraire. 

 

La question du libre arbitre se pose à partir de l’ego.

 

Pour cela, nous pouvons nous poser les questions suivantes : « à quoi est-ce que j’obéis » ? « Est-ce que je suis vraiment libre d’agir ou suis-je manipulé comme une marionnette » ? « Ai-je l’illusion de liberté, de décider, de faire, etc. » ? « En quoi suis-je esclave » ? « De quoi dois-je m’émanciper pour être libre » ? Pour connaître notre non-liberté, il faut savoir si nous réagissons émotionnellement et mentalement à un fait extérieur. Dans ce cas, nous ne décidons pas librement car, si c’était nous, nous  déciderions une fois pour tout de nous établir dans la paix, la joie, l’amour, la sérénité et l’absence de peur.

Nous sommes obligés de reconnaître que les évènements de l’existence ont un pouvoir sur nous. Lorsque nous sommes inquiets ou angoissés, nous sommes sous l'emprise d'un état émotionnel. Lorsqu’une pensée apparaît dans notre cerveau, nous ne l’avons pas décidé? N’est-ce pas alors notre monde émotionnel  qui l’impose? Ne réagissons-nous pas émotionnellement aux aléas de la vie? L’existence nous impose nos états d’âmes, nos humeurs, lorsque nous perdons un être cher, cela nous attriste et s’il nous arrive un heureux événement nous sommes joyeux. Avons-nous décidé d’être joyeux ou triste ? Je ne le pense pas ! L’émotion nous submerge.

Nous ne sommes donc pas libres, notre libre arbitre est bien limité par l’emprise que l’ego a sur nous. Si nous souhaitons plus de liberté, nous devons agir pour nous libérer de cette emprise. Nous sommes comme le fumeur qui désire se libérer de l’emprise de sa dépendance à la nicotine et qui doit  « lutter» contre sa dépendance.

Souvenons-nous que tout ce qui nous arrive, est à prendre comme un défi ou une opportunité pour notre progression. Soyons responsables de nos actes et assumons-les.

 

La première étape vers la libération, c’est l’observation

 

Cela demande d’être présent à soi-même. Nous devons savoir comment nous réagissons face à diverses situations et pourquoi. Par exemple, qu’est-ce qui fait que nous soyons en souffrance lorsque nous ne pouvons pas assouvir un désir ? Pourquoi laissons-nous les pensées nous tourmenter? Etc..

Ce qui fait notre dualité, c’est tout un processus d’émotions (désir/aversion, attraction/répulsion). Nous sommes comme le fer attiré ou repoussé par l’aimant. Notre liberté est relative, car elle est soumise à nos émotions que nous sommes contrains de ressentir. Pour être libres, il est donc important de se libérer des émotions quelles qu’elles soient (dites positives ou négatives), car elles sont toutes gouvernées par l’ego. Nous sommes sous son emprise, lorsque nous ressentons du plaisir à une flatterie et agacés ou en souffrance au moindre mot blessant. L’échec ou la réussite, les amitiés ou inimitiés tout cela nous concerne personnellement, tout se joue en nous, entre nos pensées et émotions, ici et maintenant. C’est en nous que résident les causes de nos joies et de nos tourments, ce n’est pas au dehors.

L’inquiétude par exemple, est une émotion qui nous voile le regard car elle déforme la réalité. Quelles que soient les circonstances, nous pouvons reconnaître notre subjectivité; les émotions qui nous emportent et à travers lesquelles nous-nous identifions, qu’elles soient joyeuses ou malheureuses. Nous pouvons nous rééduquer pour fonctionner de manière apaisée quelle que soit ce que nous vivons. Cette sérénité nous la côtoyons déjà durant nos nuits paisibles, alors pourquoi pas éveillés, il faut en être convaincus, c’est possible !

 

Il faut toujours garder en mémoire qu’une émotion nous empêche de voir la réalité, car le mental la déforme. La gestion ou dépassement des émotions, nous permet de découvrir la réalité telle qu’elle est objectivement, sans « fioritures ni artifices ». Le changement est en route mais cela prend du temps de se transformer, d’être en totale communion avec ce qui nous entoure, unifiés à nous-mêmes. Avant que cela devienne un état naturel, nous pouvons à tout moment nous raisonner. Nous devons neutraliser nos pensées dès qu’elles apparaissent, lorsqu’elles nous empêchent d’agir objectivement . Nous pouvons à tout moment revenir à un état serein, mais il faut s’entraîner à chaque émotion dès qu’elle apparaît.

 

Il y a une confusion concernant l’amour qui est sensé être universel, altruiste ou inconditionnel, avec le sentiment d’amour qui lui est purement égoïste, car il oscille entre amour et haine!

 

Que veut dire en réalité cet amour affection porté à une personne ? « Aime-moi comme je t’aime, je veux être aimé par toi ». C’est un amour qui n’est ni offert, ni permanent, car il doit nourrir l’ego.

Le véritable amour est inconditionnel et n’a donc pas de contraire, nous aimons même ceux qui sont malveillants envers nous, car, nous demeurons établis dans la compassion, et ce, indépendamment des circonstances et des personnes. Tant que nous réagissons émotionnellement, cela est impossible.

 

Pour aspirer à cet état d’amour inconditionnel, avant tout nous devons comprendre clairement que toute émotion nous y éloigne, ensuite pour que cela devienne un état d’être, nous devons nous entraîner à aimer sans conditions. Il nous faut arriver au point d’aimer les bourreaux comme les victimes. Cela ne veut pas dire d’adhérer à leurs actes, mais il nous faut s’interdire de tout jugement. Certains peuvent penser qu’aimer ainsi inclus des sacrifices, oui, il y en a un, nous devons sacrifier notre égoïsme !

Ce qui compromet cet état, c’est le jeu des dualités et des oppositions ; toutes les manifestations de non-amour (rejet, rancune, condamnation, mépris, jalousie etc.). Soyons donc très attentifs à l’absence de neutralité à commencer par des contrariétés banales, car si nous ne sommes pas neutres dans des situations anodines comment pouvons-nous l’être dans d’autres circonstances ? Profitons de ces moments de la vie, pour nous entraîner en ayant de bonnes pensées pour ce ou ceux qui nous contrarient. Nous pourrons mieux profiter des moments joyeux de l’existence, même si au fond elle est décevante, étant condamnés à vieillir et à mourir.

 

L’amour inconditionnel est calculé, surprenant non!

 

Et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, car il nous demande de la réflexion sur les attentions que nous allons porter. Par exemple en offrant à l’autre ce qu’il appréciera. L’offrande n’est pas nécessairement financière, elle peut être aussi, en consacrant de notre temps et de l’énergie et là encore, c’est du calcul, car c’est une question de limites. Mais, ce n’est plus du calcul égoïste, puisque notre démarche est nourrit par la compassion et l’ouverture aux autres. Le seul critère à avoir à l’esprit  est, ce que nous sentons juste de faire en laissant parler notre cœur. Cela peut-être une petite attention qui ne nous coûte rien, mais qui peut redonner le sourire à une personne.

 

Nous ne pourrons changer qu’en changeant notre relation à soi et aux autres.

 

Prenons conscience que nous seuls avons le pouvoir de nous rendre heureux, personne ne peut le faire à notre place, comme je pense que personne ne peut nous faire du mal, sauf physiquement bien entendu. L’autre, n’est que le révélateur de ce qui réside en nous, il faut se convaincre que les propos ou attitudes dirigés à notre encontre proviennent d’un individu parfois profondément affecté. C’est à travers ce que nous-mêmes lui renvoyons qu’il exprime sa souffrance. Ne lui en tenons donc pas rigueur car nous avons là une formidable opportunité de « grandir », en essayant de comprendre pourquoi il agit comme cela avec nous et pourquoi cela nous affecte. Nous pourrons peut-être nous rendre compte qu’il n’est qu’une cause apparente à notre souffrance, tout comme nous à la sienne. Nous sommes comme un miroir qui renvoie « du positif et du négatif ». 

Par conséquent, pour se sentir bien, cela implique que nous devons faire une transformation de notre « intimité » dans tout ce qui nous affecte, nous contrarie, nous déçoit quotidiennement. Nous devons apprendre à être bienveillants, c’est de là que découleront nos actions, qui n’auront comme seul objectif que de faire du bien.

 

Pour progresser vers la liberté, nous devons nous entraîner et le meilleur moyen de le faire c’est de commencer avec notre entourage, en étant à leur écoute, présent et sans porter de jugement de valeur. Veillons à améliorer nos relations en identifiant les blocages que nous pourrions avoir avec une personne en particulier. Il ne faut pas se fier aux apparences car elles sont souvent trompeuses. Ce qui nous met en souffrance, nous avons le pouvoir de le dépasser à commencer par la frustration, car nous pouvons nous sentir en paix à tout moment. Souvenons-nous que nous attirons ce qui nous arrive, soit comme un défi ou une opportunité. Prenons conscience que c’est nous qui qualifions les choses (agréables/désagréables, bonnes/mauvaises, joyeuses/tristes …), nous portons constamment des jugements sans nous en rendre compte, alors que la réalité est neutre. Si nous nous surprenons à  qualifier ou à  juger, considérons le comme étant un flagrant délit.

N’oublions pas que plus, nous sommes ouverts aux autres, et plus l’ego diminue. Nous ne pouvons être à l’écoute des autres, que si nous le sommes avec nous-mêmes

 

Il est important de réaliser ce qui nous tient à cœur en l’assumant et en état unifié à soi-même,  en sachant que tout est relatif.

 

Pour se sentir unifiés à nous-mêmes, il est souhaitable de ne faire que ce que nous sentons juste de faire dans le plus grand respect de l’écologie, en prenant bien soin que cela ne nuise à personne. Si nous agissons, agissons avec, foi, envie et détermination, pour ne laisser aucune place à d’éventuels  regrets ou frustrations.

 

En gagnant en liberté, nous-nous libérons de cet esclave que sont nos attirances et répulsions personnelles, nos envies et refus, nous ouvrons la « porte » au bien-être.

Dans ce monde de tentation et d’éphémère, nous devons réussir à ne pas nous laisser distraire de l’essentiel. Tant qu'il y a une prise sur nous, nous ne sommes pas libres. Si nous donnons de l’importance, par exemple à une réussite professionnelle, toute notre attention sera focalisée sur ce qui la favorise ou sur ce qui l’en empêche, par conséquent nous ne sommes pas libres. Nous restons asservis par la réussite ou l’échec, à l’opposition du bon et du mauvais, du bien et du mal etc..

La voie de la liberté est tout autre, elle conduit vers la "non-dépendance", il ne s’agit pas de renoncement au sens stricte, mais de dépassement.

 

Pour que des changements soient durables en nous, il faut que nous soyons très vigilants d’accueillir ce qui vient à nous avec « détachement » et objectivité.

 

En ayant pour habitude de ne rien prendre personnellement, nous pouvons appréhender chaque situation qui se présente à nous, avec toute l’observation et la compréhension nécessaire qui nous permettent d’agir avec bienveillance.

Par exemple auparavant, s’il arrivait qu’une personne nous insulte, cela pouvait nous agacer ou nous mettre en colère, car nous-nous débattions dans des blessures d’ego. Avec notre transformation intérieure, cela n’a plus aucune prise, nous avons plutôt un sentiment de compassion pour l’autre que nous voyons en souffrance à travers ses attitudes. Nous sommes plus enclins à relativiser ce qui nous arrive. Nos actions ou réactions reflètent ce changement, car elles répondent à ce que nous pensons juste de faire et par conséquent, ne suscitent aucun regret.

Nous assumons la pleine responsabilité de nos actes, car ils sont mûrement réfléchis. Notre manière de fonctionner et de voir "les  choses" change, plus rien ne nous empêche d’atteindre la sérénité.

 

L’égocentrisme effacé, avec lui, tout son monde d’attraction et de répulsion, de désirs et d’aversion disparaît, désormais, ils n’ont plus d’emprise sur nous. Cette sérénité intérieure nous unifie à nous-mêmes. Nous faisons partie d’un ensemble auquel nous participons activement, sous un fond de lâcher-prise. D’une certaine manière, il y a une re-naissance qui s’effectue en nous, à un tout autre niveau. Désormais, nous ne sommes plus atteints par ce que nous n’avons pas ou plus, car l’important n’est plus d’avoir, mais d’ETRE. Lorsque plus rien ne nous est indispensable et en prenant soin de ne laisser aucune demande, ni attente, dominer notre conscience, nous nous sentons alors vraiment heureux.

Dans ce nouvel état d’être, nous pouvons aisément entraîner notre esprit à l’amour altruiste, qui après avoir commencé par soi-même, s ‘étend  à ceux qui nous sont chers et à tous les autres connus ou inconnus. Progressivement, l’altruisme devient comme une seconde nature et a un effet rémanent aux autres. 

 

Mon propos n’est autre que de faire entrevoir une manière « positive »  de percevoir le monde qui nous entoure, afin d’aborder objectivement les situations rencontrées.

 

Geneviève

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Published by Geneviève - dans Refexion et articles
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 15:12

Le bonheur, une réalité accessible à tous!

 

Pourquoi alors lui tourner le dos ! Certaines personnes pensent qu’être heureux est une utopie   et qu’il n’est pas donné à tout le monde de l’être. Selon la plupart des gens,  le bonheur est éphémère, rime avec déception et finit par faire souffrir ou bien, qu’il est inné chez certains. Et s’ils se trompaient ?

 

Beaucoup essayent d’être heureux et ne réussissent pas pour autant. Certes, essayer ne suffit pas, il faut se donner les moyens de l’être,  en étant convaincu que c’est possible et en le décidant du plus profond de soi avec conviction. Se dire que c’est maintenant et pas plus tard: « je décide dès maintenant d’être heureux ».

 

Naître avec « une cuillère en argent dans la bouche » ne garantit pas le bonheur. L’aisance financière ne peut l’acheter, ni ne préserve de déboires, car il suffit parfois d’une tourmente pour que tout « s’écroule »! Pourtant, nous sommes conditionnés à ce que l’argent nous ouvre la voie au bonheur, c’est pourquoi nous voulons toujours plus, pour satisfaire des plaisirs éphémères, c’est un leurre, car le bonheur est ailleurs!

On peut tout à fait être heureux et se satisfaire de peu. Le bonheur dépend de soi, il est entre nos « mains » !

 

"Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité s'apprécier avec moins." Dan Miman

 

Etre heureux est un état d’esprit, cela s’apprend et se travaille !

 

Un petit exercice peut y aider par une simple lettre, en y décrivant comment on aimerait vivre jusqu’à la fin de sa vie pour vivre une vie heureuse et comblée. Le but de la lettre est d’amener à réfléchir sur ce qui constitue l’essentiel pour soi pour vivre heureux, pour ensuite, effectuer les changements dans sa vie pour aller dans ce sens.

 

Pour être heureux, il faut parfois changer sa façon d’être, de voir le monde qui nous entoure, de mettre fin à certaines de nos croyances « limitantes », à des attentes…

 

Pour s’ouvrir au bonheur, il faut surtout accepter le passé tel qu’il s’est passé inconditionnellement, il n’est pas possible autrement. Puis se mettre en mouvement!

Il est difficile d’intégrer une « belle image » de soi  et bien se construire, lorsque l’on ne s’est pas senti accueilli dans l’amour. C’est pourquoi  bien souvent ce qui a été vécu de douloureux enfant engendre du mal être, expliquant le fait que certaines personnes nourrissent du ressentiment par rapport à leur passé, mais aussi parfois envers elles-mêmes, d’où une difficulté d’acceptation de soi inconditionnelle. La non-acceptation risque de les heurter à nouveau à leurs blessures tant qu’elles ne les auront pas dépassées, mais aussi de se délaisser elles-mêmes ou mal s’aimer.

Pour mettre fin à des situations douloureuses, il n’y a pas d’autre issue que d’accepter le passé pleinement. Cela ne veut pas dire oublier ce qui s’est passé, mais l’acceptation permet l’apaisement.

 

 

Pour commencer, il est souhaitable d’identifier les blocages qui mettent un frein au bien-être, puis agir pour les dépasser.

 

Cela concerne le conditionnement auquel nous sommes soumis depuis l’enfance qui engendre : sous-estime de soi, dévalorisation, manque de confiance en soi, pessimisme, penser ne pas mériter le bonheur, culpabilité et autopunition,  ne pas se sentir digne d’amour, espérer que le bonheur arrive un jour, être trop rigide, perfectionnisme, besoin de maîtriser, de contrôler…, tout ceci représente une barrière au bien-être, il faut donc en prendre conscience et agir pour se déconditionner.

 

Il est essentiel de se défaire du regard « négatif » porté sur soi, véhiculé depuis l’enfance.

 

Ce n’est pas parce que nous avons intégré une image de soi dévalorisante, que nous sommes réduits à cette image, ni même à devoir la conserver.

N’attendons pas d’être important aux yeux de nos proches, car cela n’arrivera peut-être jamais. Pour se délivrer de cette attente, il faut parfois faire le deuil d’une relation impossible et de se donner de l’importance soi-même, l’amour et la reconnaissance doit alors naître de soi. S’accorder la reconnaissance, permet de s’affirmer en dehors de toutes dépendances et de s’émanciper du regard de l’autre de manière à ne plus être « mendiant » de l’amour !

 

Mettons de la souplesse dans notre manière d’être!

 

La tendance à la psychorigidité, au contrôle et à la maîtrise des proches, ne permet pas le relâchement bien au contraire, car cela demande une vigilance de chaque instant pour la satisfaire, et a pour effet de mettre en tension la personne concernée.

Il est souhaitable de mettre de la souplesse dans sa manière d’être et d’agir. Peut être est-il bon d’en rechercher la ou les causes ( peurs, angoisses, besoin de se sentir important, indispensable...), car cette position de « supériorité  supposée », met mal à l’aise non seulement la personne elle-même, mais aussi son entourage. Cette attitude engendre parfois l’inverse de ce qui est recherché, comme le rejet ou la soumission. L’air étant « irrespirable », un besoin vital de respirer peut se faire sentir! De trop « serrer » son entourage, cela ne leur donne t-il pas une envie de liberté?

N’est-ce pas en ouvrant « la main » que l’on peut le mieux, conserver la poignée de sable saisie?

De plus, tout ne peut reposer sur soi, même si cela procure une satisfaction personnelle, il est bon d’apprendre à déléguer et à faire confiance, mais surtout à accepter le fait que rien n'est jamais « parfait ».

 

Pour ne pas risquer d’être déçu, lâchons nos demandes et nos attentes !

 

Si nous sommes dans l’attente que l’autre se conforme à ce que nous souhaitons ou si nous attendons de lui qu’il nous rende heureux, nous-nous leurrons, car il y a peu de chance que la réponse soit conforme à ce qui est souhaité. Les attentes engendrent des frustrations et déceptions.

 

S’aimer soi et s’accorder le droit d’être aimé.

 

Il est impossible « d'aimer » dénué de toute « demande », si l’on ne s’aime pas ! On peut aussi par besoin de reconnaissance, aimer l’autre et se nier soi. La peur de décevoir, de ne pas répondre aux attentes ou à « l’image » que l’on attend de soi, y contribue.  Il n’est pas rare que certaines personnes s’effacent, en faisant passer le désir de l’autre avant les leurs.

 

Les personnes qui ont des difficultés à ressentir l’amour, ne l’ayant pas ou peu reçu et ressenti enfant, pensent peut-être que pour être aimé, il faut le mériter. Cette blessure, cache une dévalorisation qui à coup sûr, empêche d’avoir une relation avec autrui « d’égale à égale ». Cette dévalorisation est le reflet de l’image que l’on se fait de soi souvent très « négative ». D’où l’importance d’être indulgent avec soi-même, car le plus douloureux des jugements n’est-ce pas celui que l’on se porte ? S’aimer soi ouvre à la liberté d’aimer, sans être limité par des blessures.

 

Lorsque l'on a manqué d’amour, un bon exercice consiste à faire face au miroir et à oser se dire « je t’aime » en se regardant. Pour pouvoir regarder le merveilleux qui est en soi et reconnaître sa vraie valeur, il faut dépasser ce qu’il peut renvoyer de douloureux qui n’est autre qu’un leurre. Ce que l’on perçoit de négatif de soi dans le miroir, appartient à une « image » du passé qui ne correspond pas à la réalité de qui l’on est vraiment.

 

Se dire « je t’aime », est un acte de reconnaissance et d’acceptation de nous-mêmes. En s’autorisant à s’aimer, nous pouvons connecter cet amour et le ressentir au plus profond de nous, puis il est enfin possible de le propager avec force autour de soi.
Cette communication de soi à soi, a pour effet de reconnaître la souffrance de notre enfant intérieur, mais aussi de venir en "réparation" pour l'apaiser. Nos blessures et nos « fêlures », révèlent le merveilleux qui est en soi.

Une fois que l’on s’est « nourri » d’amour, par la reconnaissance et l’acceptation inconditionnelle de soi, on peut ensuite propager cet amour autour de soi en toute liberté.

 

Ce n’est pas être présomptueux que de se  valoriser bien au contraire ! La dévalorisation est la conséquence d’un jugement « négatif » porté sur soi. C’est pourquoi, pour restaurer une image « positive » en accord avec celle qui nous correspond vraiment, il est souhaitable de s’accorder le droit d’avoir de la valeur.

 

Autorisons nous à l’imperfection !

 

Ce demander la « perfection » ou être en quête de perfection est difficile à vivre. Après avoir réalisé un chef d’œuvre, la barre est haute pour ensuite pouvoir faire mieux. Prétendre à la perfection, induit en erreur, car en réalité nous ne pouvons tendre que vers l’excellence ! Faire de son mieux et donner le meilleur de soi-même procure un bon sentiment et soulage d’un poids. Il est donc préférable de s’autoriser à être imparfait.

L’image que nous avons de nous-mêmes est celle que les autres perçoivent et, par effet de miroir, son reflet nous est renvoyé. Il est donc important d’avoir  un beau regard sur soi et cela inclus le fait de s’accepter tel que nous sommes avec nos forces et nos faiblesses. Oser être soi en s’affirmant au besoin, ne fait que renforcer le respect que nous avons pour soi et nous unifie davantage à nous-mêmes.  

 

Prendre notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive et changer notre perception du monde qui nous entoure!

 

La façon dont nous percevons et ressentons le monde, fait notre « prison », car nous  faisons de la réalité, une affaire personnelle et donc une affaire émotionnelle.

 

Beaucoup entretiennent des  ressentiments (ressenti-ment !) sur ce qui leur est renvoyé de déplaisant ou de douloureux, provenant de l’interprétation d’un fait sorti de son contexte qui est ensuite monté en «  épingle », puis mal interprété pour donner raison à l’ego qui n’aime pas avoir tort. Les ressentis qui y sont liés ne font que le conforter et l’alimenter.

Ainsi, d’une situation qui comporte un grand nombre de facteurs, nous extrayons un détail qui nous touche particulièrement et les émotions qui y sont associées nous leurrent et nous «aveuglent », car elles font venir sur le devant de la scène un élément, auquel nous-nous cramponnons, en faisant abstraction des autres éléments.

 

En entretenant des ressentiments, nous-nous empêchons de voir notre propre responsabilité dans ce qui nous arrive et donnons à l’ego une « bonne » raison de régner en « maître ». Par fierté ou par orgueil, combien de ruptures de communication s’installent entre personnes qui s’aiment, alors que si elles laissaient parler leur cœur, le lien ne pourrait être rompu. 

Il est donc souhaitable de mettre un « mouchoir » sur l’ego, ce n’est pas se « rabaisser » comme beaucoup pensent, c’est faire preuve d’intelligence. Car, en s’agrippant aux ressentiments, c’est faire soi-même obstacle à son propre bonheur. De plus, en renvoyant la responsabilité ou la faute à l’autre, cela nous empêche de percevoir nos propres faiblesses.

 

Pour vivre heureux, nous devons vivre en harmonie avec notre entourage et avoir de bonnes relations humaines. Nous avons besoin d’aimer, d’être aimé et de pouvoir nous entraider et nous soutenir dans des moments difficiles. Il n’y a rien de pire que d’être indifférent à la souffrance de l’autre.

 

Repousser nos limites mentales pour « balayer » tous les obstacles qui  empêchent d’agir!

 

Rien n’est impossible aussi incroyable que cela puisse paraître! Parfois notre système de pensées et de croyances nous limite, étant convaincus que telle ou telle chose est impossible à réaliser.

Nous pouvons être étonnés de nous apercevoir combien nous-nous limitons, en réalisant ce que nous pensions inimaginable de faire auparavant. Il faut se conditionner à penser que c’est possible, puis décider de se surpasser en osant agir. Il est souvent nécessaire de dépasser ses peurs et ses doutes, et de se faire confiance. On peut alors prendre conscience que les limites sont celles que l’on se met soi-même. Une fois accomplie cette prouesse, imprégnons-nous de la joie que procure le fait d’avoir réussi à se dépasser. Nous pourrons alors faire appel à cet « ancrage » pour pouvoir de nouveau se dépasser lors d’une situation « limitante ».

Le dépassement de soi est une voie royale pour la confiance en soi. Nous sommes tous capables d’exploits. Qui aurait imaginé alors, que l’homme marcherait un jour sur la lune ?

 

En réalité la difficulté ne réside que dans le mental, notre conditionnement est une limite! Les plus grands exploits proviennent de ceux qui ont osé croire que tout est possible. En bravant un système de pensée limité, certains ont réussi à ouvrir la voie du possible. Nous sommes tous capables de marcher sur des braises sans avoir la moindre brûlure, ni même sans ressentir la moindre douleur, le croyez-vous possible ?

Il suffit d’oser et d’imaginer que nous avons cette aptitude, puis de faire le premier pas, pour que d’autres suivent naturellement pour avancer. Nous sommes bien souvent englués et prisonniers de notre conditionnement. Pour sortir de son bourbier, le coq ne sait pas qu’il doit faire un pas, tout comme la mouche qui se heurte inlassablement contre la vitre, alors qu’une fenêtre est ouverte à coté! Et nous, nous suivons bêtement ce qui nous a été enseigné comme étant vérité absolue, sans jamais le mettre en doute.

 

Déterminer nos valeurs profondes et vivre en accord avec elles !

 

Se sont des valeurs importantes et essentielles à notre bien-être, elles participent à notre fondement. De plus elles favorisent un repère sécurisant pour la famille. Elles sont conformes au respect de soi, guident nos actes et influencent nos choix. Se sont des priorités qui peuvent concerner tous les domaines (couple, famille, amis, travail, hobbies…), tout dépend des aspirations de chacun. Une fois ses valeurs profondes définies, il est souhaitable de vivre en accord avec elles, car elles sont essentielles à un bon équilibre et contribuent au bonheur.

 

Nos valeurs, déterminent la qualité de nos relations, elles renforcent les liens lorsqu’elles sont partagées. A tout moment le l’existence, nous pouvons les réajuster en fonction de nos priorités. Elles évoluent et se transforment avec notre propre évolution. Se sont des forces que l’on peut puiser pour se donner du courage, à des moments de doute, des épreuves que l’on traverse, etc. Elles participent à notre intégrité et nous unifient à nous-mêmes!

 

Profitons pleinement du moment présent !

 

« Nous ne pouvons empêcher les oiseaux « noirs » de voler au-dessus de nos têtes, mais nous pouvons les empêcher d’y faire leur nid »! D.E.Collin

 

Qu’est-ce que cela veut dire ? Lorsqu’une pensée « négative » nous traverse l’esprit, accueillions-la et laissons-la passer, pour très vite revenir à la pleine conscience, à l’ici et maintenant. Au besoin, utilisons la respiration consciente pour se détendre et relâcher les tensions du corps. Elle permet aussi de faire le vide dans sa tête.

Vivre en pleine conscience, permet de relativiser et de se recentrer sur ce qui est important. Cela favorise, la guérison de bien des « maux ». Avec l’aide de la pensée « positive » et en écoutant ce que nous dit notre cœur, nous attirons à nous ce que nous souhaitons, répondant ainsi à des lois universelles, celles de l’intention et de la loi d’attraction!

 

Il est important de laisser entrer la joie dans notre vie et de la partager, car elle est source de bien-être.

 

"Le vrai nom du bonheur, c'est le contentement." Henri-frédéric Amiel

 

Le bonheur est un état d’être dans lequel on se sent pleinement heureux, qui peut être résumé par le contentement qui se ressent de l’intérieur. L’énergie qui s’en dégage rejaillit vers l’extérieur pour éclabousser celles et ceux qui nous entourent. Le bonheur ne dépend de personne d’autre que de soi-même, il est donc important de ne pas attendre des autres qu’ils nous rendent heureux et peu importe ce qu’ils pensent. L’important c’est de bien vivre dans sa « peau » !

Le bonheur réside parfois dans le partage de choses simples, de joies, de sourires et d’émerveillements, en ayant à l’esprit le regard neuf d’un d’enfant qui découvre la vie comme étant un cadeau!

 

 

Le secret du bonheur - conte africain !

 

Un enfant demande à son père:

- Dis papa, quel est le secret pour être heureux ?
Alors le père demande à son fils de le suivre. Ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de dire:
- Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison, dit le père.

Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté. Les gens du village dirent alors:
- Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison. Les villageois commentèrent en disant:
- Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi!
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire:
- Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
- Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison.

Arrivés à la maison, le père dit à son fils:
- Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur.
Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire.
Fais ce qu’il te plaît et tu seras heureux.

Auteur inconnu                        

 

http://www.youtube.com/watch?v=t0HEwL4Mntw

 

Geneviève

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 13:40

L’écoute est un art!

 

La plupart des personnes pensent sans doute être à l’écoute de leur entourage, mais difficile de ne pas commettre de maladresses telles que, l’impatience, la directivité ou les conseils.

Elles peuvent aussi se sentir limitées, démunies, impuissantes à aider ou à soutenir, surtout lorsque la demande vient d’un proche. 

 

Une « bonne » écoute, plus complexe qu’elle n’y paraît, est un art  à manier  avec neutralité et bienveillance. On n’écoute pas à la va-vite, il faut se préparer à écouter en se rendant disponible et en étant disposé à entendre. Pour cela il faut créer des conditions internes et externes favorables à la libération des mots.

 

Pour éviter des maladresses, une « bonne » écoute ou écoute que je qualifie d’active, nécessite de laisser exprimer des aptitudes et qualités essentielles. Il faut être congruent avec soi-même et ne pas se forcer à écouter si l’on ne sent pas les « épaules » pour le faire.

 

Ecouter nécessite avant tout de se taire !

Même si parfois on est tenté de rebondir, ou de réagir à un propos, c’est d’une écoute dont a  besoin la personne écoutée, l’espace de parole lui appartient donc. D’une certaine manière, si elle se sent entre de « bonnes  oreilles » ayant toute la disponibilité pour l’entendre, elle ressent de la considération et de la reconnaissance.

 

L’accueil est un critère important !

Il faut être apte à l’accueillir inconditionnellement et sans jugement de valeur, cela permet de « recevoir » son discours avec toute la neutralité qui s’impose. Pour cela, il faut créer un climat de confiance favorable et faire preuve de discrétion. La voix sera chaleureuse et l’intonation douce, cela rassure et réconforte.

 

La bienveillance est de rigueur !

L’attitude doit être respectueuse, juste, empathique et aimante, elle permet d’accueillir ce qui est confié avec intérêt et attention. L’empathie est une qualité qui permet de se mettre à la place de la personne écoutée pour comprendre ce qu’elle ressent, mais elle n’implique pas d’adhérer à ses actes ou attitudes. Il y a une différence fondamentale entre l’acceptation de la personne et l’acte.

 

Pour une écoute efficace, il faut aussi être centré !

Cela veut dire de rester  « branché » sans se laisser dominer par une pensée qui nous amènerait ailleurs. Il faut donc s’oublier soi, pour se neutraliser. Tout ce qui nous est confié appartient à la vie de la personne écoutée, c’est pourquoi il est absolument indispensable de ne rien prendre personnellement.

Il se peut que ce qui nous est exprimé fasse écho en soi, sous l’emprise d’une émotion nous ne sommes plus dans l’écoute de l’autre, mais à l’écoute de nos émotions. Nous devons reconnaître lorsqu’une de nos limites est touchée. Accueillons ce qui se passe en nous, mettons-le en veilleuse, puis recentrons-nous pour nous rendre de nouveau disponible à écouter.

 

Reconnaître un transfert !

Cela peut arriver lorsque ce qui est confié fait écho à sa propre vie et sans en prendre conscience, de s’identifier à la personne écoutée. A travers elle, c’est une occasion de régler ses propres problèmes. Un exemple, l’écouté(e) se trouve dans une situation de crise dans son couple et l’écoutant vit une situation similaire qu’il n’a pas dépassé et se trouve en plein conflit. Ce dernier s’identifie à l’écouté(e) et peut, sans vouloir, « manipuler » la personne pour qu’elle fasse ce que lui-même n’a pas le courage de faire, par exemple en la poussant à la séparation. Il est donc très important de se dissocier de la problématique de la personne écoutée.

 

Le non-conseil est de rigueur !

Ne dit-on pas que les conseilleurs ne sont pas les payeurs ? Nous ne pouvons savoir ce qui est bon pour la personne écoutée. Le conseil que nous serions tentés de lui donner ne peut être qu’en rapport avec ce qui fait écho en nous, en lien à notre propre histoire. Elle n’a pas besoin de conseil à proprement parler. Si elle paraît découragée ou « perdue », il est préférable de l’aider à trouver elle-même sa propre solution et la laisser faire sa propre expérience, où elle peut tâtonner, hésiter, se tromper…, mais surtout s’enrichir de ses propres explorations. En voulant la protéger, nous contribuons à renforcer sa dépendance et ses peurs.

 

Ne pas non plus argumenter, ni interrompre !

Ni-même lui expliquer ce qu’elle ressent ou ne devrait pas ressentir, car ainsi elle peut se sentir agressée et incomprise.  En faisant des  affirmations sur ce que nous croyons être son problème, elle peut ne pas se sentir écoutée et être encore plus en perdition.

Elle nous demande simplement d’écouter sa souffrance et il n’y a aucune interprétation ou explication à donner à cela. Il y en a qui n’hésitent pas à distordre et à s’approprier son discours en ramenant tout à soi, comme par exemple : « à moi aussi ça m’est arrivé », « c’est exactement ce qui m’arrive… ». La personne peut se sentir niée dans sa souffrance.

 

Faire preuve également de non-directivité !

Cela veut dire de ne pas l’emmener là où nous nous aimerions qu’elle aille (convictions, direction qu’elle-même n’aura pas choisie…). Respectons ses croyances et valeurs, même si on n’y adhère pas.

 

Il est important de laisser finir de parler la personne écoutée !

Il est tout aussi important de respecter ses moments de silence, car ils peuvent lui permettre de prendre conscience des propos qu’elle vient de dire. Après avoir laissé un temps de pause, on peut utiliser la re-formulation d’un mot pris dans son discours, pour lui permettre d’aller plus loin dans sa prise de conscience, ou pour l’aider à oser exprimer ce qui lui est difficile de dire, par honte, ou culpabilité par exemple.

Une question ouverte commençant par : « comment…?  Ou qu’est-ce que…? » peut aussi l’aider. Sont à éviter toutes les questions fermées, car elles induisent une réponse par oui ou un non. Gardons à l'esprit que si nous parlons, c’est parce que nous trouvons notre intervention importante pour elle.

 

L’attitude doit être juste et convenant à la situation !

N’oublions pas que l’attitude corporelle est le prolongement de la pensée. Le corps communique beaucoup plus que la parole, 70% de notre communication est corporel.

Lors d’une émotion, au besoin, utilisons le toucher, c’est une des plus grandes marques de reconnaissance que nous puissions offrir à quelqu’un. Ce peut être une tape sur l’épaule, prendre ses mains entre nos mains, la réconforter en la serrant dans nos bras. Parfois il est besoin de « materner », ou « paterner ». Lorsqu’une personne est dans sa souffrance, elle est comme un enfant qui demande à être réconforté.

 

Ecouter nécessite de la présence, de s’oublier soi !

Ce que la personne écoutée a surtout besoin, c’est d’une oreille attentive où elle ne se sent pas dépossédée de sa parole. Il n’y parfois qu’à se taire, il suffit juste d’écouter sans l’interrompre ce qu’elle nous confie avec pudeur ! Ce qu’elle nous demande c’est d’être là, présent dans un moment difficile ou chaotique pour elle, où elle se cherche et même si sa parole nous paraît fébrile ou inquiétante.

Elle a juste besoin de sentir l’accueil inconditionnel à travers une écoute tolérante et bienveillante, de ce qu’elle ose dire et qu’elle tente à travers ses mots de se dire.

 

Écouter

Entendre, en sommes-nous toujours disposés ?
Difficile, quand ce qui nous est raconté,
Fait écho, au point d’être déstabilisés.
Malgré nous, peut s’installer une surdité,
Et notre écoute en est parasitée.
Nous risquons fort, à notre insu de régler,
A travers l’autre, certains conflits, renvoyés.

L’écoute « vraie », ce n’est surtout pas conseiller,
Argumenter, ou encore, interpréter,
Ce qui, avec tant de pudeur, nous est confié.
Non compris, l’autre peut s’en sentir agressé.
Il nous demande simplement de l’écouter,
De l’entendre, sans intellectualiser,
Un ressenti dont il se sent submergé.

L’écouter, c’est être là, neutre, sans juger,
Accueillir ces paroles avec intérêt,
Une attitude aimante, dans le respect,
Être présent, pour comprendre, et s’oublier.
Par notre écoute, il peut enfin relier,
Des évènements, des émotions…et tisser,
La trame de sa vie, qui lui est compliquée.

Il peut entendre ce qui lui est résonné,
Qui ne demande qu’à être conscientisé.
Décodé, il pourra le relativiser,
Ensuite, s’écouter et se réconcilier,
Et, peut –être, envisager de pardonner.

Notre oreille lui permet ainsi, d’accéder,
A ce qu’il a longtemps été dépossédé,
Une parole propre, qu’il peut, rassuré,
En toute confiance, laisser exprimer.
Geneviève

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:16

Comme beaucoup vous essayez d’être heureux !

 

Vous essayez et malgré vos efforts vous n’y arrivez pas. N’essayez pas, car c’est le meilleur moyen de ne pas réussir. On ne peut réussir que dans le faire! En essayant d’être heureux, nous n'êtes pas heureux, alors soyez le! Le simple fait d’essayer de l'être présuppose qu’il y a un doute, un manque de confiance à sa réalisation…On peut à tout moment décider d’être heureux,  quelles que soient les circonstances de vie .

 

Cette histoire vous aidera peut-être.

 

Il y avait un homme dans un petit village qui servit les villageois, fit son travail et pensa alors qu’il voulait maintenant faire quelque chose pour lui. Il a alors pensé à la méditation et décida de dédier sa vie à la spiritualité. C’est alors qu’un maître  arriva dans le village.
Il alla alors voir le maître pour lui expliquer, son choix de dédier sa vie à la spiritualité et lui demanda des instructions pour parvenir à devenir un être éveillé spirituel. Le maître fut ravi et lui donna des instructions, des techniques, des enseignements…..
L’homme s'en alla joyeux pratiquer dans une grotte comme le maître le lui a expliqué. Et il essayait ainsi d’obtenir une réalisation spirituelle.

20 ans s’écoulèrent et rien ne se passa…… Il songea alors à arrêter un peu découragé, mais le même maître qu’il avait rencontré 20 ans plus tôt apparu de nouveau dans son village. Il alla le voir, lui demanda s’il se souvenait de lui. Le maître ne se souvenant plus très bien, il lui expliqua son histoire et leur rencontre faite 20 ans plus tôt, lorsqu'il était venu lui demander des instructions.
Il dit alors au maître : « j’ai pratiqué pendant 20 ans, j’ai utilisé vos instructions, vos techniques et je suis toujours au même point. Est-ce que je fais quelque chose de façon incorrecte ? »
Le maître lui demanda de lui expliquer à nouveau les instructions pour lui rafraîchir la mémoire. Une fois que l’homme lui expliqua, le maître secoua la tête pour lui dire que les instructions étaient complètement fausses.

L’homme fut naturellement déçu après avoir passé 20 ans à pratiquer avec des instructions fausses. Il repartit en réfléchissant à d’autres options pour sa vie et comme il avait passé 20 ans à faire de la méditation, il n’avait pas vraiment d’autre choix que de continuer à faire encore la même chose.
Il retourna à sa grotte pour méditer mais cette fois sans aucune attente particulière. A sa grande surprise, le jour suivant il atteignit l’état d’éveil.

Il s'empressa d'aller voir le maître et lui dit « vos instructions n’étaient pas fausses, pourquoi m’avez-vous dit qu’elles étaient fausses? »

Le maître lui répondit : « Parce que tu avais de grandes attentes pour devenir éveillé. Quand tu appliques mes techniques, tu crées une tension, une lutte. Tu fais cela avec un fort attachement. Quand je t’ai dit que tout était faux, tu l’as juste fais parce que tu aimais le faire, et non pas parce que tu voulais obtenir quelque chose de particulier. »
A méditer!

 

Geneviève

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:57

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Les sujets tabous (ta-boue), secrets de familles et autres non-dits!!!

 

Les non-dits ou secrets de familles sont en lien très souvent avec le déshonneur de la famille, les expériences douloureuses, voir pour certaines humiliantes et traumatisantes. Les émotions de  tout ce qui peut être honteux à dire, y sont réprimées, il ne faut surtout pas en parler.

Ces secrets ou non-dits sont sources de blessures, de conflits individuels et familiaux, un poids très souvent lourd à porter, mais aussi lourd de conséquences, car ils se transmettent insidieusement aux générations à venir influençant leur devenir. Ce qui est passé sous silence a des répercussions sur leur vie, car le « non-dit» domine leur psychisme à leur insu. Il peut parfois « empoissonner » leur existence,  ou créer des peurs !

 

Les raisons pour lesquelles il est difficile de dire, sont multiples.

 

Celles qui prédominent sont liées au sentiment de honte qui peut avoir plusieurs origines, comme par exemple : faillites, viols, maltraitances, abus sexuels… Comment dire l’indicible ? Ensuite, on n’en parle pas par angoisse de revivre les émotions et ressentis qui y sont associés dû au traumatisme: rejet, humiliation, dévalorisation, soumission…

 

Il y a aussi la pression exercée par la famille, dans l’invalidation des ressentis par le déni, pas le droit de pleurer de se laisser aller au chagrin, ni même de ressentir de la colère, résultat d’une éducation où le paraître sauve les apparences, ou encore religieuse…

 

Les non-dits peuvent aussi concerner les taboues où le silence est d’or, l’omerta une règle, tels que les croyances, la politique, l’argent, le sexe… Ils peuvent aussi être en relation avec une difficulté à oser exprimer son désir par peur d’un refus, ou du rejet.

 

Il y a des secrets anodins, comme cacher une surprise pour faire plaisir, d’autres où ils définissent l’intime à ne pas « violer », journal intime par exemple. Puis les secrets plus lourds concernant le danger, imposés par la menace et l’intimidation fait aux victimes d’abus sexuels, de maltraitances, de vol…, n’ayant pas d’autres choix que de se taire, par peur des représailles.

 

Puis, tous les autres secrets liés à la honte, maladies, insestes, naissances adultérins, infanticides, actes de pédophile, viols, adoptions, handicaps, séparations, ruines financière, doubles vies, homosexualités, prison, la mort…, il ne faut surtout pas en parler, gare aux ragots! On fait comme si rien ne c’était passé, comme si cela n’avait jamais existé!

 

Le secret entourant la mort ou la maladie

 

Ces vérités n’étant pas faciles à dire, souvent par désir de protection ou par promesse, il y a omission ou recours au mensonge. 

Il arrive par exemple, qu’un décès d’un parent soit caché à l’enfant pour « le protéger », de même qu’un parent se sachant condamné à cause d’une maladie incurable, demande à une personne de son entourage de ne pas révéler son état, pour la même raison.

Ces secrets « emprisonnent » et sont très souvent lourds à porter, sans compter toute la souffrance qu’ils peuvent engendrer.

 

Tous ceux à qui l’on a caché le décès d’un de leurs parents ou même d’un proche, même si leur entourage croyait bien faire, cette omission ou mensonge laisse des traces indélébiles dans leur vie.

D’une part, ils ont été privés de leurs droits élémentaires, de par l’impossibilité de faire leurs adieux, mais aussi privés du processus de deuil souvent partagé avec la famille, d’autre part, un fort sentiment de trahison et d’abandon reste parfois très présent durant leur vie. Ils se sentent abandonnés et trahis par ce parent dont on tait le décès, sans comprendre pourquoi.

Ces personnes peuvent être « bloquées » dans leur enfance, en mémoire à ce parent qui les ont aimées, ou par nostalgie ou encore, garder au fond d’elles une culpabilité.

 

Lorsqu’un enfant apprend le décès de son papa ou de sa maman sans les voir, il ne peut en faire une réalité et en ne le faisant pas participer aux funérailles, pensant lui épargner la douleur, cela contribue à diaboliser la mort et à lui laisser un espoir de pouvoir retrouver ce parent un jour.

Pour exemple, je me souviens d’un petit garçon de cinq ans qui avait appris le décès de son papa en voyant sa maman effondrée lorsqu’elle la nouvelle lui fût dite. Pour le protéger, elle refusa de l’emmener à l’enterrement.

Lorsque je vis cet enfant quelques semaines plus tard, il me posa la question suivante : « tu connais-toi Jésus » ? Non, mais pourquoi me poses-tu cette question lui répondis-je ! Voici sa réponse: « je veux lui demander si je peux aller chercher mon papa en avion   dans le ciel » ! Sans doute qu’on lui avait dit que son papa était au ciel. J’ai ensuite proposé à la maman de l’emmener au cimetière se recueillir sur sa tombe, ce qu’elle fit, et quelques jours plus tard, le petit garçon lui dit : « ça y est maman, je sais que papa est mort ».

 

Les personnes qui ont répondu à un souhait d’une personne atteinte d’une maladie incurable, à garder le secret sur leur état de santé et sur l’issue fatale,  que cette maladie engendre, lorsque cette personne décède, un fort sentiment de culpabilité peuvent les envahir se sentant « emprisonnés » par ce secret. Durant tout le processus de la maladie, elles se sont heurtées à la nécessité de loyauté en mentant sur l’état de santé de la personne malade et aussi, lors de son décès, en faisant croire à leur vie.

Lorsqu’un tel secret éclate au grand jour, il peut soulever un questionnement concernant l’origine de la maladie qui peut paraître honteuse pour ne pas avoir été révélée plus tôt. Je me souviens d’une personne qui avait contracté l’hépatite B et ne l’avait pas dit à ses proches. Après quelques mois de souffrances, elle mourut de cette maladie. Autant dire que suite à ce décès, les interprétations de toutes sortes sur l’origine de sa maladie ont fusées.

 

Quels que soient les secrets de famille, ils rendent prisonniers du silence très souvent par devoir d’obéissance au clan familial.

 

Combien de secrets dissimulés qui traversent le temps pour ne pas « salir » l’image ou la mémoire familiale ou encore, trahir la confiance d’un proche ? C’est faire fi de la transmission inconsciente des ressentis occasionnés, ou des non-dits qui cherchent tôt ou tard à s’exprimer aux travers, des lapsus, gestuelles, gênes, maladresses, quiproquos,  … ! Ils se révèlent ainsi, en laissant une forte impression qu’il y a quelque chose cachée, sans vraiment découvrir quoi, qui met mal à l’aise les personnes tenues au secret lorsque des questions leurs sont posées. Leurs réponses peu convaincantes ou évasives, peuvent traduire un malaise ou laisser planer un doute. Comme ce n’est pas clarifié, libre cours est donné à l’imagination, suppositions ou interprétations de toutes sortes, créant ainsi des malentendus.

 

Une jeune femme avait découvert vers l’adolescence que la femme qu’elle appelait maman était en réalité sa belle-mère. Elle compris alors, ce qu’elle pressentait depuis l’enfance traduit par une ressenti étrange qu’elle entretenait envers cette femme, mêlé de haine et de ressentiments, sans qu’elle puisse jusque là, y mettre des mots. Elle resta ensuite dans le silence, sans jamais évoquer ce traumatisme. Plus tard, elle eut une fille à qui elle ce silence fut transmis bien malgré elle.

 

Tous les secrets de familles impactent sur la descendance !

 

Il est important de les révéler de manière à ce que des scénarios ne se répètent. Imaginez ce que cela peut provoquer en ne le faisant pas. Une maman voulut avorter, mais n’a pas été au bout et ce fait est resté secret. L’inconscient de cet enfant a capté que pour ne pas mourir, il ne faut pas aller au bout. Dans sa vie, il ne finit jamais rien, car pour lui aller au bout, c’est la « mort », il en a peut être pas la moindre idée, c’est inconscient mais tellement présent. Imaginez encore, une femme meure en accouchant d’une petite fille et cela reste un non-dit dans la famille. Cette dernière devenue femme, ne peut concevoir un enfant ou tout juste faire des fausses couches, son inconscient lui a choisi ce scénario pour ne pas qu’elle meure bien sûr.

 

Un exemple qui illustre bien les secrets de  famille, c’est l’histoire d’Hergé qui sans doute à son insu, a mit en évidence les secrets de sa généalogie à travers ses personnages, Tintin, capitaine Hadock, les frères Dupond… 

 

Voici une autre histoire, celle de Juanita et Guérillero. Ils s’aiment tous deux et de leur union, Juanita attend un bébé et met au monde une fille, mais Guérillero est un hors la loi. Pour protéger sa fille, elle dit qu’elle a été violée, car sinon elle aurait été un moyen de pression pour arrêter le père. Naissant de père inconnu, elle aura peur des inconnus et de tout ce qui est inconnu. Donc programme de foyer impossible. Elle ne pourra pas se marier, donc pas d’homme avec lequel elle pourrait vivre dans le même foyer. Et comme elle n’a pas le nom du père, toute sa vie elle aura des difficultés à dire NON. Pour que cela ne se reproduise plus, l’inconscient choisit parfois un scénario opposé « plus jamais ça ».

 

Anne Ancelin Schützenberger a écrit un livre « Aïe, mes aïeux»  où elle aborde les secrets de famille et leurs transmissions à leurs descendants

 

Pour mettre fin à la transmission, il faut libérer sa descendance du secret de famille.

 

L’idée selon laquelle le temps apaise les blessures occasionnées par les non-dits et secrets de famille est erronée, car elles se poursuivent parfois au-delà de la troisième génération.

Ce sur quoi il faut communiquer, ce sont toutes les révélations concernant la filiation, l’adoption, la fratrie (demi-frères et sœurs), l’héritage biologique, la mort, qui doivent être dites avec franchise, discernement, respect et tact.

Il est souhaitable d’aborder l’existence du secret de famille dès le plus jeune age d’un enfant, en lui précisant bien qu’il n’en est pas responsable. La révélation du contenu se fera plus tard lorsqu’il posera des questions à ce sujet.

Les secrets révélés libèrent la descendance!

 

Geneviève

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:53

Comment vivre avec l’angoisse et comment s’organiser autour de ça ?

 

 

Il faut différencier l’angoisse du stress ou de l’anxiété qui certes, sont assez  proches, mais s’expriment par des troubles différents.

Lors d’un rendez-vous important, il arrive à certaines personnes d’avoir une peur au ventre, d’être angoissées, voir paniquées.  

Le stress est une réaction physiologique, qui permet de faire face à une situation donnée. Une fois la situation dépassée, le stress disparaît.  Ce n’est que lorsque l’organisme est en sur-stress, c’est à dire en stress constant, que cela peut entraîner  certains troubles. Il est alors urgent de solutionner ce qui en est la cause, au risque de voir apparaître des troubles de l’anxiété.

Dans cet état d’anxiété, il y a comme une peur diffuse qui nous envahie difficile à vivre au quotidien. Ce peut être la peur de l’avenir, de l’inconnu, de manquer…

 

L’angoisse, quant à elle est rythmée par les soucis et les tracas de la vie que l’on a tendance à amplifier.

Elle prend parfois au ventre, comme une crise de panique, le corps tout entier en est chamboulé. Elle provient d’un environnement de stress permanent et peut avoir pour origine, plusieurs causes.

Il y a une tendance à tout prévoir et tout maîtriser, car l’imprévisible crée l’angoisse. Pour se faire, on anticipe sur d’éventuels problèmes (au cas où), et on amplifie leur importance. C’est pourquoi l’angoisse exprime une peur sans raisons apparente.

 

Mais d’où viennent ces inquiétudes ou ces angoisses ?

 

Il y a des peurs archaïques liées à la survie, c’est pourquoi il y a anticipation de problèmes. Il faut prévoir les éventuels ennuis par peur de ce qu’il pourrait se passer. La société dans laquelle nous vivons ne rassure pas, bien au contraire, ce qui accentue cet état qu’est l’angoisse.

L’inquiétude demeure lorsque nous pensons que « tout » repose sur nous, il ne faut surtout pas se « re-lâcher » pour ne prendre aucun risque.

 

La relation que nous avons avec les autres, d’éventuels traumatismes de l’enfance, une éducation trop stricte, trop protectrice, trop laxiste …contribue à générer de l’angoisse.

Par exemple si enfant nous recevons une éducation psychorigide faite d’humiliations permanentes, cela va avoir un impact sur la confiance en soi et peut-être même l’inhiber. Puis, à l’age adulte cette perte de confiance en soi amplifie l’inquiétude face à des situations stressantes, ce qui finit par provoquer l’angoisse.

Il en est de même si nous recevons une éducation trop protectrice,  Nos parents pensant sans doute bien faire, agissent dans l’intérêt de nous protéger de tout. Souvent, ce sont des parents anxieux qui nous transmettent leur angoisse sans le vouloir, dans nos moindres faits et gestes.

 

Il y a aussi certains traumatismes vécus à l’âge adulte qui déclenchent l’angoisse et de l’anxiété, lors de re-stimulation de traumatismes vécus enfants.

Il y a tout de même quelque chose de « positif » à l’angoisse. Les personnes anxieuses se préoccupent du bien-être d’autrui et de leur entourage, dans le souci de leur éviter d’éventuels ennuis.

 

Nous devons comprendre ce qui nous crée de l’inquiétude, pour ne pas les laisser nous envahir. Si nous sommes convaincus par exemple que le monde est dangers et menaces, nous allons être dans l’évitement constamment pour ne pas risquer d’y être confrontés. En nous enfermant dans nos convictions, nous alimentons l’inquiétude.

 

L’anxiété pousse plus à « prioriser » la survie plutôt que la qualité de vie.


S’il y a réussite financière, c’est dans le but de « se mettre à l’abri » du besoin par peur de manquer.

L’anxiété provoque une réactivité émotionnelle inadaptée à toutes situations stressantes qui paraissent dangereuses et elle demeure, si nous nous pensons incapables de les surmonter.

Pour remédier à l’anxiété les thérapies cognitives et comportementales sont à privilégier. Le travail consiste à accueillir ces états, à les écouter,  à les comprendre, à identifier ses peurs et à prendre du recul pour mieux les « voir ».

Ce travail d’introspection nous amène à accepter « les choses » qui nous échappent, à se libérer de ce besoin de tout contrôler et à apprendre à  accueillir et à accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent à nous. 

Nous apprenons à vivre ce qui vient à nous, avec sérénité, à vivre « l’ici et maintenant » en pleine conscience comme nous l’invite La Rochefoucaud dans sa maxime :  « il vaut mieux employer notre esprit à supporter ces infortunes qui nous arrivent, qu’à prévoir celles qui pourraient nous arriver ».

La méditation est une aide précieuse surtout pour tout ce qui relève de questions existentielles.

 

Geneviève

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:39

Les suppositions peuvent induire en erreur!

 

Voici une petite histoire.

 
Un petit garçon habitait dans une vallée avec sa mère. Un jour, il était furieux après sa mère, car elle venait de gronder. Le petit garçon sorti fâché de la maison, il courut jusqu’au centre de la vallée et commença à crier : « Je te déteste, je te déteste, je te déteste !!! »

Et l’écho lui répondit :: « Je te déteste, je te déteste, je te déteste...! »
Effrayé, le petit garçon rentra vite à la maison et il alla retrouver sa mère : « Maman, maman!! il y a un petit garçon dans la vallée qui ne m’aime pas ! Il dit qu’il me déteste ! » La mère répondit à son fils avec un léger sourire en coin : « Ne t’inquiète pas, mon garçon, car il y a aussi un autre gentil petit garçon dans la vallée qui, lui, t’aime beaucoup. Retourne y et dis-lui-toi aussi que tu l’aimes »

Et le petit garçon retourna à l’extérieur et cria au petit garçon imaginaire : « Je t’aime, je t’aime, je t’aime !! » Et l’écho lui répondit : «Je t’aime, je t’aime, je t’aime !!! »

Si l’enfant n’en avait pas parlé à sa mère, il serait resté persuadé qu’un petit garçon ne l’aimait pas.

Qui n’a jamais fait de suppositions?


Nous sommes bien souvent enclins à faire des suppositions sur  tout, que ce soit sur des faits, une attitude, un regard, une parole, une situation.…Nous supposons même de ce que les autres pensent ou font en leur prêtant des intentions.

En se faisant une idée préconçue, nous-nous confortons à cette idée et lui donnons du sens pour en faire notre « vérité ».

 

Cette tendance que nous avons à faire des suppositions nuisent aux relations, car elles  peuvent induire en erreur et bloquer la communication. Bien souvent nous-nous appuyons sur l’idée que nous nous faisons d’une personne en fonction de ce que nous renvoie son apparence. 

Ou encore, il arrive que nous-nous sentions affectés par l’attitude d’une personne, que nous interprétons sans prendre soin de vérifier auprès d’elle, la raison de son comportement. La réalité est parasitée par notre mental qui nous fait percevoir un aspect d’une situation en occultant le reste, et nous en faisons notre réalité.

Notre manière de penser nous fait imaginer pleins de scénarios. Par fierté sans doute, nous ne vérifions pas, « préférant » se placer en victime et faire notre propre « sauce », ou encore en montant en « épingle » un simple fait qui prend des proportions exagérées. Mais au final, ces suppositions ont pour effet de nous mettre en souffrance, préférant nourrir des ressentiments.

 

Il y a des personnes qui pensent que l’autre, sous prétexte que c’est un proche, doit deviner ce qu’elles souhaitent, sans qu’elles aient besoin de le dire. L’erreur est de supposer que l’autre doit forcément fonctionner comme nous le ferions nous-mêmes.

La plupart des problèmes ou déceptions, pourraient être évités en arrêtant de faire des suppositions. Il est tout de même préférable de verbaliser ses attentes, ou ses ressentis de manière à ne pas être induit en erreur.

 

« Il vaut mieux poser des questions que de faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir». Don Miguel Ruiz

 

 

N’est-il pas souhaitable de communiquer clairement pour éviter tous malentendus ?

 

Si nous nous sentons affectés par une attitude, comment l’autre peut-il savoir ou prendre conscience de ce que cela a engendré chez nous si nous ne le formulons pas ?

Si l’on se sent blessé ou attristé autant vérifier auprès de la personne concernée. Cette démarche permet de clarifier ce qui peut être un malentendu. L’autre peut ainsi s’exprimer et expliquer ses raisons, si raisons il y a. Car nous pouvons aussi  nous apercevoir que la réalité est toute autre que celle que nous avions supposée. Il peut arriver qu’une situation prête à confusion, mais sans vérification, l’imagination fait son oeuvre et nous percevons tout autre chose.

 

Il ne faut pas hésiter à vérifier son ressenti par le dialogue et à poser des questions si nécessaire, de manière à lever toute équivoque.

 

Notre mental nous leurre bien souvent et fait que nous renvoyons la responsabilité de notre mal-être à autrui. Imaginez un instant que vous-vous trouviez  face à une situation qui prête à confusion, dans un premier temps, le mental interprète, accuse, juge ou condamne. Et si la réalité était toute autre ? En restant dans ses certitudes, vous laissez libre cours aux angoisses, inquiétudes,  colères et tout autre sentiment mêlé, comme par exemple, le sentiment de trahison, d’injustice, d’humiliation… Sans compter que cela peut dénaturer la relation de soi à soi et à l’autre, elle peut aussi amener à une rupture de communication.

 

Chacun d’entre-nous perçoit ce qui l’entoure de manière très personnelle

 

Ce que nous percevons est passé par différents filtres, comme nos sens, notre monde émotionnel et tout ce qui nous a été transmis depuis l’enfance, valeurs, croyances, éducation... C’est pourquoi, la réalité peut être différente d’un individu à l’autre. Il arrive que certaines personnes soient  ancrées dans leurs certitudes, convaincues d’avoir raison et campent sur leur position et ce, même si on leur prouve A+B qu’elles se trompent.

 

En thérapie, il m’arrive de proposer un travail sur les perceptions avec des supports, pour faire prendre conscience que parfois les perceptions peuvent leurrer ou être différentes d’un individu à l’autre. Ce travail peut aider à percevoir une situation dans sa globalité et non plus qu’un aspect. 

Vous connaissez sans doute le dessin d’un portrait d’une femme où, en prêtant attention, se dévoilent deux visages (la jeune femme et la vieille femme). Les personnes qui se prêtent à l’expérience, affirment que c’est tel ou tel visage qui se trouve sur le dessin. Mais lorsque je leur fais part de ma perception, différente bien entendu de la leur, et que je les invite à voir  l’autre visage, elles sont surprises et s’interrogent : « comment se fait-il que je n’ai pas vu…., Comment est-ce possible…. ? »

Puis, je les invite à faire le lien avec leur situation.  Ce travail consiste entre autre, à se mettre à la place de l’autre pour mieux comprendre ses divergences.

 

La communication est un art difficile. Afin de lever tout malentendu ou doute, n’est-il pas souhaitable de verbaliser et de reformuler au besoin des propos, au lieu de se complaire dans des suppositions ?

 

Geneviève

http://se-ressourcer.over-blog.com/ 

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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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