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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 14:08

Une plaidoirie pour la vieillesse

 http://www.youtube.com/watch?v=7idruFIXtis&feature=player_embedded

 

La vieillesse est un sujet préoccupant pour la société dans laquelle nous vivons. Les personnes âgées sont face au rejet dont elles sont l’objet.

« Ne pas honorer la vieillesse, c'est démolir la maison où l'on doit coucher le soir ». Alphonse Karr

Dans une société vieillissante de par la longévité de la vie, n’avons-nous pas à nous interroger  sur ces processus d’exclusion ?

 

Les maisons de retraite ne devraient-elles pas être un havre de paix pour une fin de vie, un lieu où il fait bon terminer ses « vieux jours » dans la dignité ? Comment ne pas être respectueux pour ces mères et ces pères, ces grands-mères et ces grands-pères ? N’ont-ils pas donné leur jeunesse et contribué toute leur vie à la société ?

 

Une société qui ne respecte pas ses « vieux » peut-elle être encore digne de respect ?

 

Lorsque j’ai eu à faire une vacation dans une maison de retraite, j’ai été choquée de m’apercevoir dans quelles conditions les résidants étaient globalement « traités ». Rien ne peut excuser selon moi, le manque d’humanité et de respect dont le personnel fait parfois preuve à l’encontre des personnes âgées. Les conditions de travail, le manque de moyens et d’effectifs, ne doivent pas tout excuser.

Pour anecdote, je me suis entendue dire un jour par une de mes collègues, « tiens prend ça » ! « Ca, c’est Madame BENQUET », lui ai-je répondu d’un ton sec !!! J’étais stupéfaite de m’apercevoir que cette personne venait d’être traitée comme un objet. Des exemples je pourrai en citer  bien d’autres.

Ce qui m’a surtout étonnée, c’était  le calme qui régnait dans la salle de repas, on aurait pu entendre une mouche voler malgré la quarantaine de résidants qui y prenaient les repas, très peu communiquaient entre-eux.

 

Quelle fin de vie pour nos « vieux », surtout pour les personnes en perte d’autonomie, leur fragilité physique en font d’elles les premières victimes. Impuissantes, elles subissent les toilettes souvent effectuées à la va vite, les couches de la nuit retirées tardivement, souvent laissées seules toute la journée dans leur chambre … que d’humiliation doivent-elles endurer sans « broncher ». Elles n’ont ni l’énergie et ni la force pour pouvoir se rebeller.

 

La mise en maison de retraite est parfois mal vécue lorsqu’elle n’est pas choisie, mais imposée par les enfants ou petits enfants. Cela peut être ressenti comme une intrusion dans l’intimité, une trahison, ou un abandon, mais surtout  comme une privation de ses droits les plus élémentaires.

Contrainte à s’y conformer, la personne âgée n’a pas d’autres choix que de se résigner à laisser son « nid » où se trouve toute  la nostalgie de son passé, pour un lieu qui lui semble hostile et dont elle est étrangère et ce, souvent pour le confort de ses proches pour quelques raisons que ce soit.

Il y en a qui meurent peu de temps après avoir été placées. Je me souviens d’une mamie qui depuis sont arrivée à la maison de retraite réclamait tous les jours son fils, alors que ce dernier ne souhaitait ni la voir, ni même lui parler. Elle mourut une quinzaine de jours après son placement sans jamais avoir revu les siens.

 

Durant la période de cette vacation, j’ai constaté que peu de personnes avaient des visites régulières, les autres n’en avaient même pas durant les périodes de fêtes importantes comme celle de Noël.

 

Dans la plupart des pays européens dont la France, « fleurissent » des programmes sociaux favorables aux personnes âgées. Ces programmes ont pour vocation la prolongation de leur insertion dans leur cadre habituel en prenant en compte leur  perte d’autonomie par des actions en direction de leur mode de vie.

Même si ces politiques ont permis aux bénéficiaires d’accéder à des services, comme l’aide ménagère, soins à domicile évitant ainsi certaines hospitalisations, elles ont paradoxalement engendré plus de dépendance, n’ayant pas su préserver ou développer l’autonomie des personnes âgées concernées.


Cette société ferait-elle preuve "d'âgisme" à l'égard des vieillards, stigmatisant la perte de ce qu'ils ont été?


Privilégiant le culte de la beauté et ayant le phantasme de la « jeunesse éternelle »,  il n’y a rien d’étonnant que les personnes âgées soient en en proie au rejet. Par peur sans doute de regarder la réalité de ce que nous deviendrons à notre tour, une personne ridée et ratatinée, ayant perdu dents et cheveux et devenant faible et fragile, vulnérable et incapable d’éviter la mort, cela rassure sans doute de les catégoriser en leurs trouvant bien des défauts (chiants, radoteurs, séniles, capricieux…).

 

Pourtant certaines civilisations qui reposent sur les coutumes, s’occupent de leurs « vieux » avec qui se partage le quotidien dans la maison familiale. Il y a un très grand respect pour les « vieillards », considérés comme des sages étant le lien et la mémoire collective pour les jeunes générations, sans compter qu’ils  transmettent aussi leurs savoirs.

 

N’avons-nous pas plutôt intérêt à accepter  la différence des âges pour permettre l’échange entre les générations?

 

Geneviève

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 13:45

Etre soi

http://www.youtube.com/watch?v=D1WqLg81-z0&feature=related

 

Notre société, en dehors du fait qu’elle apporte certaines satisfactions et bien-être, nous éloigne de l’essentiel, c’est à dire de nous-mêmes, ce qui nous fragilise à tous les niveaux. C’est un véritable paradoxe, ce monde est censé nous combler et nous rendre heureux, alors que le mode de vie qu’il nous propose est à l’origine de bien des souffrances. La cause principale se trouve dans ce qu’il a engendré, notre manière égocentrique de fonctionner.

Nous aimerions affirmer ce que nous sommes, nous montrer sans artifices, dans tous nos états, sans avoir  à nous cacher derrière une apparence, mais nous avons beaucoup de mal à cela, car cela suppose que nous soyons unifiés dans notre fort intérieur et non pas, divisés comme c’est souvent le cas.

 

Dans ce monde de paraître où il y a une telle obsession de l’image, même lorsque l’on veut s’affirmer, l’inquiétude demeure de comment bien apparaître. C’est d’ailleurs pourquoi, certaines personnalités s’entourent de conseillers en communication à l’exception de personnes ayant beaucoup de charisme, qui elles, assument leur image sans trop de difficultés.

Pour nous assurer une « image » conforme à ce que nous souhaitons, nous la testons, et dès lors, qu’elle est remise en cause, cela nous importune.  Pour la préserver, il y a en nous la personne qui joue un rôle en société et  notre vraie nature qui se dévoile que lorsqu’il n’y a aucun risque à la laisser s’exprimer. 

 

Notre attachement à l’ego est fortement lié aux souffrances que nous ressentons, ce qui nous empêche d’avoir un rapport aux autres d’humains à humains, sincère. 

En effet, bien que depuis le plus jeune age, nous ayons accès à l’instruction, rien n’est fait pour apprendre à mieux se connaître, bien au contraire, car nous sommes victimes d'un formatage.

On apprend la politesse, la vie en société, les uses et coutumes..., mais on n'apprend pas à être en congruence avec soi-même, à oser être soi et l'affirmer dans tous nos états, que cela plaise ou déplaise.

Enfant, nous avons « l'injonction » de montrer une image « policée » valorisant nos parents, qui doit être la plus parfaite possible, car à travers elle se joue toute l'éducation qu'ils nous ont donné. Nous en sommes les représentants et ne pouvons agir autrement, sans risquer de les mettre à défaut. Nous apprenons donc très tôt à paraître en donnant une image de soi acceptable, mais nous n’apprenons pas vraiment à nous connaître. C’est pourquoi certaines personnes ont peu d’estime pour elle-mêmes et donnent beaucoup d’importance à leur image et au regard que l’on peut porter sur elles.

Cette éducation qui nous est donnée enfant, peut créer une confusion dans notre esprit, entre la pudeur, la timidité, et les bonnes manières, ce qui peut nous laisser inhabiles à prendre une décision.

 

Le manque d'affirmation de soi est lié aux peurs 

 

Oser s’affirmer n’est pas chose facile, car derrière se cachent des peurs ; peur de décevoir, d’être rejeté, de ne plus être aimé…, qui peut parfois même être mêlé de culpabilité.

Derrière ce paraître à travers l’image que l’on donne, se cachent en effet des blessures et des peurs ; de ne pas être à la hauteur, du jugement, du rejet, de l’abandon… et qui se traduisent en besoins narcissiques ; besoin de s’exhiber,  de se valoriser, de se mettre en avant ou au-dessus des autres, besoin de reconnaissance, d’être accepté, de plaire, d’être aimé ou valorisé… Par exemple, derrière une attitude de supériorité se cache incontestablement une dévalorisation; un profond sentiment d’infériorité qu’il faut compenser en « sur-jouant », très souvent de manière inconsciente. Tout cela résulte d’un manque d’estime et de confiance en soi. Par besoin de plaire, certaines personnes adoptent même l’attitude correspondant au désir de l’autre, ou ce qu’elles pensent être son désir, ce qui dénote leur difficulté à s’affirmer dans la relation.

Néanmoins, faute de mieux, à travers  ce pouvoir donné à l’ego, on se sent existé et reconnu, ce qui permet malgré tout, de renforcer l’amour de soi.

 

Durant toute notre vie, nous sommes amenés à faire des choix, ce qui nous confronte à une difficulté, celle de choisir, car d’une certaine manière choisir, c'est prendre un risque!

 

Le choix c’est se risquer, derrière le risque se cachent des peurs (rejet, abandon, humiliation…) qui nous confrontent à nos limites.

Pour susciter l’approbation, l’admiration, la reconnaissance, etc., certaines personnes n’hésitent pas à dire oui, alors même qu’elles ne se sentent pas à la hauteur de ce qui leur est demandé de faire. Vient s’ajouter la peur de l’échec. Se sur-stress engendré les mettent dans une obligation de réussite. Pour y arriver elles compensent très souvent par du perfectionnisme ce qui risque de les « emprisonner » davantage.

Dire non, serait pour elles prendre le risque d’être jugés, pas aimés, rejetées. Mais dire non, peut aussi être une protection et dénoter un manque d’affirmation par peur que l’on abuse de soi.

Si le choix renvoie à des situations mal vécues, par instinct de protection, cela peut bloquer toute décision, qui mets dans l’incapacité de choisir. Ne pas prendre de décision traduit une fuite. 

 

Cette incapacité à s’affirmer entraîne une diminution de l’estime de soi. Il y a des sentiment mêlés qui sont à la fois, de ne pas se sentir respecté, mais aussi de ne pas s’être respecté. Dire oui sans le vouloir vraiment, peu donner le sentiment de se faire avoir, en pensant que les autres profitent de cette faiblesse. Le sentiment de culpabilité est dû à l’incapacité à s’affirmer (sentiment de lâcheté), etc. Les personnes qui en souffrent parfois s’en plaignent, ce qui accentue le fait qu’elles n’assument pas leur choix.

 

Oser s’affirmer

 

« Ce n'est pas parce que c'est difficile que l'on n'ose pas, c'est parce que l'on ose pas que c'est difficile ". Sénèque

En se respectant et en s’affirmant, nous donnons des raisons de plus aux autres de nous aimer. Le respect n’attire-t-il pas le respect? S’affirmer n’est pas chose facile, souvent un travail sur soi est nécessaire. Cela sous-entend de prendre la décision de se respecter en définissant ce que nous sommes prêts à accepter ou refuser. Cela renforce l’estime de soi et nous unifie à nous-mêmes. En étant cohérent avec nos refus, nous devenons responsables et non plus coupables, car nous assumons nos choix, que cela plaise ou déplaise. Il se peut que notre refus engendre de la déception autour de nous. Si nous sommes « clairs » avec nous-mêmes, c’est un risque que nous assumons. Nous devons à chaque fois, nous clarifier afin de faire le bon choix . Oser dire « non » et l’assumer, montre une image d’une personnalité stable .

 

Geneviève

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 21:23

Un père absent

 

http://www.youtube.com/watch?v=6Jzoeay9oWc&feature=related

   Si seulement je pouvais lui manquer de Calogéro

 

Le rôle, la place et l'image du père


Au sein d’une famille, le père est censé représenter l’autorité et il doit pourvoir aux besoins de la famille. Il occupe une place «  essentielle » à l’épanouissement d’un enfant et il a par conséquent, un rôle prépondérant dans la formation de sa personnalité.

Un déséquilibre des rôles entre les deux  parents peut créer des perturbations dans les repères. Ce peut être le cas lors de parents dit inversés (mère autoritaire, père « poule »), ayant pour conséquence de créer une confusion dans l’esprit d’un enfant. Une carence d’autorité peut être liée à l’attitude parfois castratrice ou abusive de la mère  à l’encontre du père, ce qui n’exclue pas l’amour paternel.

Mais pour pouvoir agir en père, ne faut-il pas avoir  reçu cette image d’un père?

 

Lors de séparation, il n’est pas rare que l’enfant face l’objet de dispute entre les deux parents qui se déchirent pour en avoir la garde. Il est alors souvent « manipulé » pour répondre aux désirs ou aux manques de l’un et/ou de l’autre et parfois même, prit en otage pour la plus grande satisfaction de leur ego. Comment peut-il sortir indemne face à ce chantage affectif exercé sur lui, dans le but qu’il fasse un choix entre l’un ou l’autre de ses parents ? N’est-il pas bafoué dans ses droits ?

 

Il est fréquent que les pères plus que les mères, soient absents ou peu présents sans la vie affective de leurs enfants. Ils n’ont sans doute pas conscience de la souffrance occasionnée par leur absence.

 

Une des raisons de cet éloignement vient du fait que pour certains pères, la  rupture qu’impose un divorce leur est tellement douloureuse, qu’ils s’enfoncent dans un état dépressif ou alcoolique, ou mettre de la distance pour moins souffrir. De fait, centrés sur leur souffrance, ils n’ont pas conscience de ce qu’implique la responsabilité de père et « décrochent » de leur rôle.

Il y a aussi le fait que bien souvent les enfants sont confiés à la mère, ce qui laisse peu d’initiative aux pères dans l’éducation de leurs enfants.

 

Mais il y a une toute autre raison pour laquelle il y a absence du père, lorsque sur décision de justice pour non-paiement de pension alimentaire par exemple, ils ont interdiction de voir leurs enfants.  Une aberration du système selon moi, car dans ce cas, ce n’est pas seulement le père que l’on prive de ses droits, mais les enfants aussi sont privés des leurs.

 

Parfois l’erreur est faite de retirer les enfants à des parents pour les placer en institution, pour cause de précarité financière ou autre. Comment dans ces conditions les parents peuvent-ils jouer leur rôle ? Comment, avant de prendre une telle décision, ne pas imaginer la  souffrance endurée par les enfants liée à la séparation ? 

 

Mais il ne faut pas négliger non plus, certains pères qui  même présents, sont « absents », pour de multiples raisons ; immaturité, manque de désir d’enfant, refus des responsabilités, manque d’affirmation au sein du couple,  manque d’autorité…

 

Quelle place est faite au père, absent ou pas ?

 

Le regard que la mère porte sur le père a une influence considérable sur le devenir de l’enfant. La  manière dont elle en parle, dont elle vit sa relation au sein du couple, de la place qu’elle réserve au père dans l’éducation des enfants, si dans une situation de séparation et elle s’en accommode, etc., tout ceci n’est pas sans conséquence dans la vie d’un enfant.

Si le père est nié par la mère, c’est une partie de l’enfant qui est niée aussi, si le père est dévalorisé, l’enfant l’est aussi dans son intériorité. Difficile pour lui alors, d’affronter l’existence sans re-pères masculins, d’autant que cette absence n’et pas liée à la mort physique du père, mais à sa disparition dans  son univers affectif, qui peut perturber son développement psychoaffectif. 

 

Le père joue un rôle important car il n’est pas seulement un géniteur.

 

Il est l’essence même dont l’enfant a besoin, pour être reconnu à travers le nom qu’il lui donne car ainsi, il l’inscrit dans une filiation et tout un héritage généalogique.  Sans compter qu’il a un rôle protecteur, mais il doit aussi représenter la « loi » pour lui imposer des limites, pour cela il doit faire preuve d’autorité juste. Il se doit de lui inculquer des valeurs morales qu’il doit faire respecter  et montrer qu’il est un homme digne et responsable.

 

Lorsque l’enfant naît  en dehors du désir pour combler un manque.

 

C’est un véritable paradoxe alors que la science donne l’opportunité par la procréation médicale assistée à des couples infertiles d’être comblés dans leur désir d’être parents, trop d’enfants naissent biologiquement en l’absence de désir pour lui-même, il devient l’objet de satisfaction narcissique. 

 

Pour une petite fille la relation père/fille est très importante pour son développement, cela ne sous-entend pas que pour le garçon il n’en soit pas ainsi aussi.

 

Pour un garçon, c’est surtout lors de l’adolescence que la relation père/fils est importante, tout comme la relation mère/fille à la même période.

Pour la petite fille, après avoir fusionnée avec la mère, le lien avec le père  est « structurant » pour la femme et la mère qu’elle deviendra, car à travers lui, c’est tout un univers qu’elle découvre, la relation à l’homme et de son  fonctionnement en tant que père et homme.

Elle apprend beaucoup en regardant sa mère dans son rôle de femme et de mère, Elle y découvre tout un « jeux » masculin/féminin,  fait de séduction, de limites, d’émotions, de force, d’autorité, de confrontation, d’affirmation des désirs… Tout un panel qui lui permet d’affirmer sa personnalité dans les relations sociales et/ou affectives.

 

La carence d’un père est un manque de « re-père » pour la petite fille et cela peut avoir pour conséquence un manque affectif qu’il lui sera difficile de combler une fois devenue adulte, car elle peut être en demande et « souffrir » d’une dépendante affective et d’une difficulté à aller vers l’autonomie.

Il se peut aussi qu’à travers ses relations amoureuses, elle soit inconsciemment en recherche de ce père qu’elle aura « idéalisé », ce qui lui promet bien des frustrations concernant ses attentes dans son couple. La déception engendrée sera probablement facteur d’échec avec tout ce que cela suppose (culpabilité, manque de confiance en soi ou d’estime, manque de confiance ou d’estime en l’homme…).

 

Dans chacune des femmes qui ont été privées de père, « pleure » l’enfant qu’elles étaient et qui s’exprime dans leur peine.

Voici un poème en partage que j’ai écris il y a plusieurs années.

 

 

Sans père

 

Fillette, un drame a bouleversé ma vie,

Une rupture subite, d’un goût amer.

Privée de père, tant bien que mal, j’ai grandi.

Les yeux de ma mère étaient mes seuls repères.

Je mettais en sourdine tout mon ressenti.

Comment me structurer dans cette atmosphère ?

Reniée et rejetée, je me suis sentie.

 

Moi, je n’ai pas choisi, de quitter mon père.

Je l’idolâtrais, c’était l’homme de ma vie,

Mon rayon de soleil et ma lumière.

Chaque soir, il venait me border dans mon lit,

Mais entre ma mère et lui, c’était la guerre.

Pourquoi ne m’a t-il plus donné signe de vie ?

 

Longtemps mes sanglots, il me fallait les taire.

Mon papa me manquait, je me sentais trahie.

Mes pleurs pour qu’il vienne, ne pouvaient y faire,

Je hurlais ma douleur, mais ça n'a pas suffit.

Il n’était plus là, pour mes anniversaires,

J’ai gardé mes blessures, je n’ai pas « gaie rit »,

C’est comme ci cela c’était passé hier.

 

Ma peine est toujours là, mon cœur en est meurtri,

Je voudrais tellement, dans ses bras qu’il me serre.

 

J'ai toujours six ans et suis restée dans l’oubli !

 

Geneviève

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:22

Ce que disent nos gestes!


http://www.dailymotion.com/video/xapc5p_les-gestes-vous-trahissent_lifestyle

 

On estime que seul 20% de la communication passe par les mots et donc plus de 80% est non-verbale et s’exprime en grande partie par notre gestuelle, c’est dire l’impact  qu’elle a dans notre communication et relation aux autres.

 

Tenir un stylo dans les mains lorsque l’on parle, suçoter un objet,  passer souvent la main dans les cheveux ou se les tortiller, croiser les jambes, se toucher l’oreille ou la bouche…, cela paraît anodin mais chacun de nos gestes traduit nos pensées les plus secrètes, ils sont l’expression d’un langage inconscient.

 

Notre corps « parle », il en dit long sur ce qui nous habite et le révèle au travers de notre gestuelle et mimiques : tics, bâillements, respiration, position des membres, port de tête, façon de se tenir, poignée de main, regard fuyant, mais aussi, hésitations silences, intonation de voix, débit de parole, lapsus etc. Autant de signaux dictés par notre inconscient qui peuvent être décryptés. Nos gestes viennent donc confirmer ou infirmer ce qui est dit. Ils expriment nos ressentis, nos désirs, nos frustrations et trahissent ce que l’on cache. Bref ils nous dévoilent !!!

 

Notre langage corporel nous « traduit » à notre insu et même si l’on fait l’effort de ne rien laisser paraître, cela se perçoit car nous ne sommes plus naturel!

Par conséquent nos gestes nous trahissent parcequ’ils ne sont pas en accord avec nos mots, se sont des ruptures de cohérences que l’on peut parfois rencontrer chez les politiques qui ne croient pas au  discours qu’ils tiennent.

 

Dans le cadre de la relation d’aide

 

Le décryptage de la gestuelle permet d’aider les personnes qui consultent à aller plus loin dans leur introspection, car chaque pensée ou émotion s’exprime par une expression inconsciente au travers de, mimiques, crispations du visage ou autres. Cette communication interne est révélée par l’inconscient, et cela demande d’être bien présent à ce qui se passe pour la décrypter.

Si par exemple ce qui est abordé par la personne lui devient dérangeant ou douloureux, elle peut tout d’un coup sans en avoir conscience, adopter une position de fermeture tout en continuant de parler. Son désir de ne pas aller plus loin s’exprime à travers la position de ses membres fermés. En ayant prêté attention à sa position de fermeture, c’est au thérapeute de l’aider à s’ouvrir en confiance.

 

Chacun de nous peut avec un minimum d’attention, remarquer ce qu’exprime le corps de l’autre. Les gestes les plus anodins traduisent sa pensée et ses émotions, tout absolument tout de son attitude, nous renseigne sur ce qui l’habite. Un sur-stress, une anxiété, une peur, une timidité, une dévalorisation, des émotions…, s’expriment  à tout instant. Tout est « dit » et rien n’échappe!

 

Nous avons tous  des gestes rituels des manies, pas vraiment conscients, qui n’ont l’air de rien et qui en disent long sur notre personnalité. Ils font partie de notre quotidien et se traduisent dans notre manière d’être : la façon de dormir, de nous lever le matin, de saluer, de déjeuner, de nous laver …

 
Notre apparence générale

 

Elle représente l’image que l’on donne et révèle des informations à notre sujet, dans la manière de se vêtir, de se coiffer, de se maquiller etc., autant de signaux qui viennent s’ajouter au langage corporel. Autant dire que lorsque l’on cherche à intéresser un recruteur mieux vaut en être conscient, car certains n’hésitent pas à nous mettre à l’épreuve.

  

Les mains sont le prolongement de notre discours

 

Nos mains en disent long sur nous, car elles ne sont pas seulement le prolongement de la parole, elles révèlent aussi notre état d’être en fonction de leur positionnement. Elles agissent spontanément et involontairement pour appuyer le discours ou traduire par exemple, l’ennui, la nervosité, l’intérêt ou désintérêt sur ce qui est dit par son interlocuteur…

Il est possible d’apprendre à se servir de ses mains et à corriger certains « défauts », c’est ce que l’on enseigne en communication et aux comédiens qui jouent au théâtre. 

 

Le regard

 

Le regard, c’est le miroir de l’âme ! C’est une source d’informations, notamment pour connaître le mode de communication de son interlocuteur. C’est ce que l’on apprend en P.N.L (programmation neurolinguistique). Juste en posant quelques questions ciblées, cela nous renseigne si la personne est plutôt visuelle, ou à tendance auditive ou kinesthésique.

Pour les visuels, le regard se porte souvent vers le haut, pour les visuels à tendance auditive, c’est un regard de face ou sur le coté, pour les visuels à tendance kinesthésique, le regard se porte plutôt vers le bas.

Ces informations sont très utiles, elles nous permettent de nous adapter à leur mode de communication. Par exemple pour une personne visuelle à tendance kinesthésique, on adaptera le langage en incluant des mots qui font appel au toucher, au contact, aux sensations… 

Le regard fuyant, peut dénoter une personne qui ne se sent pas à l’aise, le regard baissé qui se dévalorise ou est soumise.

 

L’expression du visage

 

Nos rides témoignent de nos émotions : joie tristesse, peur…, et nos  mimiques expriment ce qui se passe en nous, comme le froncement des sourcils ou du front, qui peut traduire une perplexité, la moue un désaccord

 

Les postures

 

Dans les postures on peut noter la distance sociale qui est d’environ deux longueurs de bras, qui est une distance de sécurité que nous mettons pour se protéger. La distance affective est plus rapprochée, elle est d’environ une longueur de bras ou moins, on autorise l’autre à entrer dans notre sphère intime.  Nos postures sont le reflet de nos sentiments, de notre disponibilité, de nos points de vue, de notre position sociale, ou intime…

 

Nos gestes en disent donc long sur notre personnalité.

 

http://www.youtube.com/watch?v=ABzOKJsErhw&feature=related

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:28

Une toute petite journée pour vivre le moment présent!

 

http://www.youtube.com/watch?v=W9o3J5oYxa4&feature=relmfu

 

 

Durant une toute petite journée pourquoi ne pas décider de faire le choix de vivre le moment présent en nous ouvrant en confiance à la vie.


Nous pouvons décider de nous rendre cette journée agréable ou du moins qu’elle ne nous soit pas désagréable. Malgré les vicissitudes et  « tourbillon » de la vie, c’est possible par des actions simples et propres à chacun.

Nous pouvons par exemple accueillir ce qui vient à nous, sans se laisser « prendre en otage » par des émotions et décider de ne pas se laisser affecter, ni submerger pas elles.

Si nous n’avons pas le pouvoir de changer les autres ou les évènements, nous avons le pouvoir de changer notre regard sur ce qui nous entoure. Il n’est rien qui ne soit insurmontable ! Tout ne résulte t-il pas dans la manière de prendre les choses ?

 

Et si nous essayions d’accueillir simplement ce qui vient à nous, au lieu de résister ou de nous « battre » !

 

Durant cette journée, nous pouvons nous appliquer à relativiser et à offrir le meilleur de nous-mêmes, en nous montrant par exemple, agréable, prévenant, compréhensif… sans attendre  que cela vienne de l’autre ou de recevoir en retour.

 

Vivre le moment présent  c’est être là bien présent  à ce qui se passe autour de nous et en nous, car bien souvent nous laissons notre pensée vagabonder entre le passé et le futur ce qui vient parasiter ce moment. Le vivre pleinement, c’est savourer chaque instant, c’est aussi accepter « l’inconnu » venir à nous en toute confiance et avoir la foi d’y faire face si nécessaire.


Pour pouvoir vivre pleinement et intensément le moment présent, imaginons que ce jour est le dernier, sans aucun lendemain. Décidons de laisser nos sens nous faire découvrir ou re-découvrir des sensations, en nous émerveillant de petites choses que notre regard croise.  Soyons en « communion » et connectés avec notre environnement en pleine conscience de ce qui se passe, en prenant le temps de savourer chaque instant qui passe.

 

Décidons d’être acteur et non, spectateur de notre vie, d’agir plutôt que subir. Focaliser notre esprit ailleurs dans le but se « s’évader » de nos problèmes, ne règle rien bien au contraire. Fuir les événements ne fait-il pas que les renforcer ?

Vivre dans l’anxiété en anticipant d’éventuels problèmes, n’est-ce pas voler un peu de sa liberté ? A quoi sert de ruminer le passé, si ce n’est qu’a nous mettre en souffrance ?

 

Vivre le moment présent, c’est aussi poser des actions et faire des choix en conscience de leurs répercussions sur l’avenir.

C’est aussi « lâcher » des attentes, des déceptions, des colères, des rancunes… qui nous empêchent de laisser parler notre cœur.

Ce qui nous affecte venant du monde extérieur, n’est-ce pas parce qu’il y a une résonance à l’intérieur de nous-même ?

 

Soyons comme des enfants ouverts à ce qui vient sans se poser de question, leur innocence les préserves de l’inquiétude pour l’avenir.

 

 A force de regarder la lune, peut-on encore voir les étoiles briller?

 

Bien à vous

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:05

L’amour!

 

L’amour fait partie de notre vraie nature, il réside en chacun de nous.  Lorsqu’il s’exprime, cela se perçoit dans le regard et émane bien au-delà que ce que l’on peut imaginer. Il est partout et sans limite, car c’est une source d’énergie vitale qui ne se tarie pas, au contraire.

C’est une nourriture indispensable pour l’équilibre d’un enfant et pour son bien-être. De plus l’amour est guérisseur, car il panse bien des plaies. Privés d’amour certains se laissent mourir ou tombent malade.

 

Nous pensons tous savoir ce que signifie aimer, mais lorsque nous parlons d’amour inconditionnel, avons-nous la moindre idée de ce que cela implique vraiment ?  La plupart d’entre-nous connaissent en théorie ce que cela veut dire, mais pour ce qui concerne son application, bien peu l’applique réellement en toutes circonstances.

 

L’Amour est  parfois parasité,  se convertissant en un  amour sentiment sous l’emprise de  l’ego.

 

L’amour tel que beaucoup d’individus l’entendent, est selon moi « un amour sentiment ». L’amour étant détourné au profit de l’ego qui manipule et calcule pour arriver à ses fins. Derrière cet amour se cache des demandes ou  attentes, que l’autre doit satisfaire. Il lui est demandé implicitement ou explicitement de  combler ou d’assouvir des désirs ou frustrations. C’est amour « exclusif », narcissique ou égocentrique dénote un besoin d’être aimé, où il a une attente de  recevoir en retour : « aime-moi, comme je t’aime », et où sont imposés ses propres désirs en exerçant un pouvoir quelconque, ou bien en utilisant les faiblesses ou le chantage affectif. En quelque sorte, il est demandé à l’autre d’être le garant de son propre bonheur.

Lorsque l’amour est "possessif", l’autre est nié, il n’excite qu’en tant qu’objet. Se sont les peurs qui emprisonnent. Cet amour est conditionné par des attentes liées à un manque affectif  et/ou un formatage depuis l’enfance.

 

L’amour, libéré de cette emprise est tout autre, cela suppose d’avoir été pleinement réconcilié avec soi-même et suffisamment nourrit d’amour.

 

Pour qu’il puisse s’exprimer « librement », il faut avoir au besoin guéri les blessures du passé. Cela passe bien souvent par de l’introspection pour comprendre et accepter tout le passé tel qu’il s’est passé, sans exception et aussi pour accepter sa propre responsabilité consciente ou inconsciente en toute chose.

Cette introspection permet de dépasser ce qui est « limitant » pour notre bien être: blessures, peurs, failles, erreurs, doutes,  angoisses … et de lâcher-prise. A travers elle, s’effectue la reconnaissance de ses propres valeurs et du « merveilleux » qui est en chacun de nous. Elle peut aussi nous amener à faire des « deuils », comme par exemple le deuil d’attentes particulières qui ne peuvent être satisfaites, concernant un membre de la famille. Ces deuils permettent parfois de restaurer un lien et de retrouver une communication  apaisée.

C’est un travail, qui amène peu à peu au lâcher-prise de la souffrance et conduit à la capacité d’aimer l’être ce que nous sommes dans sa globalité et sans limite.

Ensuite, après avoir été bien nourris et guéris, il est possible de s’ouvrir à l’amour altruiste. Un amour profond dénué d’intérêt personnel, où nous nous « oublions », pour offrir à l’autre cette formidable énergie qui amplifie nos vibrations mutuelles.

 

L’amour inconditionnel, « demande » de cultiver le détachement et une ouverture  vers les autres.

 

Cela s’exprime par des aptitudes telles que le non-jugement, l’ouverture d’esprit, l’acceptation inconditionnelle, la congruence, l’empathie,  la compréhension,  la compassion, le respect…

 

Cet amour, ni n’attache, ni n’impose une fidélité à soi, ni n’aliène l’autre dans la relation bien au contraire, car il a une liberté totale d’exsister en dehors de soi. Ce qui prime, c’est qu’il soit surtout fidèle à lui-même, libre de faire ses propres choix et d’agir, même si pour cela il doit voler de ses propres ailes, s'en aller pour un ailleur. Il nous faut l’accueillir sans ressentiment et l’accepter. 

Aimer c’est aider l’autre à aller vers l’autonomie. Cet amour là ne demande rien en échange, il est offert sans condition, car il est l’essence même de ce que nous sommes. Il est rémanent, propice à l’épanouissement personnel et il ouvre à la joie. Il procure du bien-être, tant à celui qui l’offre, qu’à celui qui le reçoit.

 

Cet amour vibre en nous et rejaillit sur toutes nos actions, notre toucher, nos paroles, nos regards, nos attitudes…, tout notre être émane cet amour  infiniment fort qui n’a rien à voir avec le besoin de donner de l’amour. Cet amour est présent en chacun de nous, parfois enfouit profondément,  il nous faut seulement le connecter pour le faire éclore.

 

Aimer, n'est-ce pas de  laisser parler son cœur?

 

Geneviève

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 09:58

La vie n'est-elle pas une extraordinaire expérience?

 

http://www.youtube.com/watch?v=6tJV5kxKmXQ&feature=channel&list=UL

 

Cette vidéo contient un texte de Jacques Salomé que je souhaite vous faire partager, il est l’auteur de bien des ouvrages sur le développement personnel et du magnifique poème « écoute-moi ».

 

Ce que la vie m’a enseignée :

 

Elle a mis sur mon chemin bien des épreuves qui m’ont pour certaines bouleversée ou "anéantie", jusqu’au jour où j’en ai compris le sens. Elle m’a apprise le « courage » d’exister et m’a donnée des forces pour la vivre, j’en tire  tellement d’enseignements, parfois douloureux certes, mais combien enrichissants.

 

Elle m’a fait rencontrer des « êtres éclairés » à travers lesquels j’ai beaucoup appris.

 

Parce que j’ai perdu trop tôt un être cher, j’ai compris combien la vie était imprévisible et fragile, soumise aux aléas et qu’il est parfois trop tard pour dire « je t’aime ». Elle m’a aussi apprise qu’il ne fallait pas attendre d’être aimé pour aimer, car l’amour est « guérisseur ».

Elle m’a apprise que par fierté, bien des êtres mettent de côté leur amour ou coupent tout lien, alors qu’il suffirait d’écouter son cœur. Cela s'appelle de l'amour propre!

 

J’ai compris ce qu’était le « véritable » amour, qui n’a rien à voir avec le don d’amour par besoin d’être aimé et qui rend dépendant des autres et parfois "mendiant de l'amour".

J’ai appris que nous faisons tous partie d’une chaîne interdépendante soumise aux lois de causes à effets et que par conséquent, tous les êtres sont aimables sans exception, même ceux qui sont causes de  souffrances. J’ai appris à les dissocier de leurs actes, car se sont aussi des victimes.

 

La vie m’a apprise à comprendre le sens profond du pardon, qui sert avant tout pour soi, pour « gaie-rire » des « blessures et se « réparer ». Parce que j’ai compris qu’il n’implique pas d’oublier, ni tout nier ou refouler, il ne décharge pas de responsabilité, ce n’est pas un acte de supériorité et cela n’implique pas non plus de se réconcilier.

 

Elle m’a apprise à remercier dans mon fort intérieur mes « miroirs », en n’ayant aucun ressentiment pour qui que ce soit, car j’ai beaucoup appris sur moi et j’apprends encore, grâce à ce qui m’est renvoyé  d’agréable et surtout de désagréable.

 

La vie m’a apprise à ne pas m’accrocher à des rêves irréalisables, ni de la rêver, mais d’agir pour faire en sorte qu’elle soit la plus douce possible, pas seulement pour mon propre intérêt, mais pour celui d’autrui aussi.

 

Elle m’a aussi mise en contact avec le manque, pour m’apprendre le contentement.

 

Elle m’a apprise à accepter ce que je ne peux changer et à changer moi-même ce que je peux, sans attendre de l’autre qu’il le fasse à ma place.

Elle m’a aussi apprise à m’accepter telle que je suis avec compassion et à « lâcher » mes attentes, préjugés et a priori,  pour accueillir l’autre comme étant l’égal à moi-même, tel qu’il est dans sa globalité.

 

Elle m’a apprise à « voir » l’essentiel en toutes choses et à les relativiser, car j’ai compris qu’en réalité rien n’est important, c’est nous qui donnons de l’importance à tout et qui jugeons en terme de bien ou mal, bon ou mauvais…

 

Elle m’a apprise l’acceptation inconditionnelle, la congruence, l’empathie, le respect et le non-jugement de valeur en levant le voile sur mon ignorance.

 

La vie m’a surtout apprise l’humilité, je sais que ce que je sais est bien peu de chose, au vu de l’immensité qu’il me reste à apprendre, mais surtout que ce qui paraît être une vérité aujourd’hui, peut s’avérer être faux demain.

 

J’apprends à lâcher-prise pour vivre pleinement le moment présent, c’est ce qui me paraît le plus difficile de tous les enseignements que pour l’instant, j’ai reçu de la vie!

 

Il n’y a pas meilleur apprentissage que la vie !

 

Bien à vous

 

Geneviève

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 10:15

Le renoncement pour aller vers la sagesse

 

http://www.youtube.com/watch?v=iueXe-3xaVI&feature=relmfu

 

 Le renoncement d’un point de vu philosophique, est considéré comme étant un « outil » de la sagesse, qui doit être un acte volontaire pour tendre vers plus de sérénité. La philosophie du renoncement consiste à éloigner de ce qui nous met en souffrance; pensées ou émotions perturbatrices, en les chassant par divers moyens, comme par exemple la méditation, ce peut être  aussi par des préceptes moraux ou autres. Cet état d’esprit dû au non-attachement, procurerait une sérénité et un sentiment de paix intérieure.

 

Depuis tout temps, certains hommes célèbres dans leurs écrits abordent  le renoncement, comme par exemple le poète Vietnamien Nguyen : « Le renoncement  est la racine de la joie, les passions sont les chaînes des souffrances », ou  Christian Bodin : « le renoncement est le fruit de tout apprentissage », ou encore Albert Camus : « l’œuvre d’art naît du renoncement de l’intelligence à raisonner le concret», ou  bien dans « malaise et civilisation » de Freud : « la conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions ». 

 

Selon le bouddhisme, le renoncement est un état d’esprit ou une forme de sagesse, où se cultive le lâcher-prise ayant pour effet de se sentir apaisé et en paix avec soi-même.

 

Vivre dans le confort  et l’aisance financière ne comble pas et ne garantit pas du bonheur. Cela ne résout pas tous les problèmes, ni n’épargne de la souffrance. C’est pourquoi Bouddha renonça à tout ce qu’il possédait pour s’éveiller dans la spiritualité. C’est alors qu’il découvrit les trois racines du mal que sont l’ignorance, la jalousie et la haine, causes de bien des souffrances.

 

L’enseignement du bouddhisme est basé sur la mise en évidence des notions d’impersonnalité de soi, de l’impermanence de la vie et de l’insatisfaction face au désir insatiable, qui doivent conduire au renoncement, afin d’aller vers une réalité ultime pour atteindre le Nirvana (perfectionnement de bodhisattva). Le terme de bodhisattva désigne des êtres humains ou divins, ayant atteint l'état d'éveil et qui devraient, normalement porter le nom de bouddha et être libérés à jamais  de ce qui entrave leur éveil.

Normalement, car selon l’enseignement du bouddhisme, certains « êtres d’éveil » sont des bouddhas en sursis, par compassion pour leurs semblables, ils retardent leur entrée dans le nirvana pour veiller sur les hommes, dont l'action bienfaisante se fait sentir dans le monde spirituel.

 

Contrairement à une idée reçue, Epicure utilisait le renoncement.

 

Selon lui, il y a trois sortes de désirs. Les désirs naturels nécessaires à la vie qui doivent être satisfaits, les désirs naturels et non nécessaires dont on peu se passer, mais qui peuvent être satisfaits en s’assurant qu’ils  n’engendrent aucune souffrance. Pour finir, les désirs non naturels et non nécessaires, source de contrariété que sont, les honneurs, le pouvoir, les richesses, l’ambition, la gloire, le luxe, qui ne sont jamais assouvis malgré leur satisfaction et qui de fait, engendre toujours plus de souffrance.

Epicure utilisait le renoncement de ces désirs vains, pour parvenir à la sérénité. Voici pour exemple quelques-unes de ses citations : «  celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien. », « quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ce bien inestimable qu’est la liberté ».

 

Le philosophe stoïcien Epictète qui est à l’origine de l’expression « rester stoïque  à la douleur » parle lui aussi de renoncement, voici une de ses citations : « il n’y a qu’une route vers le bonheur … c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté ». Cette philosophie encourage à la pratique d'exercices de méditation conduisant à vivre en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur envisagés comme principe du bonheur. L’absence de passions prend la forme, d'absence de souffrances.

 

Chacun peut pratiquer le renoncement à sa mesure pour aller vers une ouverture de conscience et plus de sagesse, sans pour autant l’appliquer selon les enseignements bouddhistes ou autres.

 

Ce ne doit pas être considérer comme un vecteur de frustrations, étant donné que déjà, la vie nous soumet à fluctuation, fortement alimentée par ce que la société a fondée, l’égocentrisme et la complétude narcissique. Ce doit être un choix assumé.

Ce n’est pas parce que nous renonçons par exemple à nos pulsions qu’elles ne réapparaîtront plus, car elles peuvent ressurgir à nouveau. Lorsque s’effectue une prise de conscience, nous accédons à une compréhension qui nous éveille à jamais. Par exemple si auparavant nous pratiquions la chasse pour le plaisir, cette compréhension peut nous émouvoir et nous amener à plus de compassion pour les êtres vivants, pour ne finir par ne tuer que par nécessité de se nourrir.

C’est pour tout pareil, cet éveil nous amène à respecter l’écologie dans son sens le plus large, de tous les êtres vivants et toujours, dans une recherche d’attitude juste.

 

N’est-il pas souhaitable pour chacun de renoncer aux causes des ses souffrances : jalousie, haine, désir, possession,  avidité, attachement, répulsion... , tout ce qui éloigne de l’essence même de la vie ?

 

Le désir lorsqu’il sert à alimenter l’ego peut « empoisonner » l’existence. En étant assujettis à satisfaire des désirs tournés vers l’extérieur, non seulement, nous laissons notre bien-être en dépendre, mais cela débouche inévitablement sur de la frustration, car en courrant après ce que nous n’avons pas, nous serons toujours insatisfaits.

Le désir égocentrique nous rend dépendant, ce que la société moderne contribue très largement à alimenter. Basée sur le capitalisme libéral et la société de consommation, le renoncement en serait presque impossible, voir taboue au vu de  ce qu’elle veut bien nous faire croire, prétendant répondre à tous nos besoins, elle en crée toujours plus. Dans une société du toujours plus, de la performance, du gagnant, le renoncement ne paraît pas y avoir de place.

 

Mais le désir est pervers, car même lorsqu’il est assouvi, ce n’est qu’un répit. Il peut ressurgir tôt ou tard et engendrer une dépendance qui devient alors, un asservissement et non plus, une  satisfaction. C’est pourquoi nous désirons sans cesse ce que nous n’avons pas.  De plus, si on le réprime, il y a refoulement qui  déclenche alors, un conflit intérieur.

Lorsque qu’il nous arrive d’y résister,  il nous faut déployer une telle énergie que nous sommes tout de même en souffrance.

 

Le renoncement ne sous-entend pas un manque de courage, ce n’est pas tout abandonner, quitter, cesser, ce n’est pas non plus ne plus espérer ou tout perdre, c’est savoir distinguer ce qui vaut la peine d’être conquis ou pas et de décider volontairement de renoncer à tout ce qui nuis, mais sans jamais renoncer à la liberté.

 

Il existe bien des formes d’attachement, de répulsion, de jalousie… et il est intéressant de travailler à la libération des émotions qui y sont liées, pensées et actions éprouvées jugées « négatives ». En faisant un travail sur soi dans l’observation, l’accueil, l’exploration et l’acceptation de ce qui nous habite, peu à peu, toutes les pensées quelles qu’elles soient, se dissipent ou se libèrent d'elles-mêmes.

Lorsqu’une émotion nous perturbe, en prenant le temps de l’accueillir et d’observer ce qui se passe en nous avec attention,  tout se clarifie. En faisant cette pratique à chaque émotion, la clarté devient notre compagne et notre guide. 

 

N’est-ce pas un leurre de penser que ce que nous possédons, nous le possédons réellement puisque tout est sujet au changement?

 

Ne passons-nous pas à côté de notre vie lorsque nous la passons à essayer de combler nos désirs  dans ce qui nous est agréable, qui nous « appelle » sans cesse à rechercher le plaisir ressenti, en évitant tout ce qui pourrait nous être désagréable?

Nous sommes conditionnés à la recherche d’une quête sans fin, enfermés dans un attachement qui nous rend dépendant des désirs de l’ego. On peut facilement  s’en apercevoir lorsque l’on tente de s’approprier une place que nous avions déjà occupée, comme par exemple une place autour d’une table. Nous souhaitons être assis à cette même place  et si par cas nous ne l’obtenons pas, cela nous perturbe quelque peu.  On peu noter des comportements infantiles du style : « c’est ma place ».

Ce genre de  désir  nous empêche de vivre pleinement l’instant présent. Il nous « vole » un peu de liberté, car en étant occupés à essayer d’obtenir ce que nous désirons, nous ne sommes pas présents à ce qui se passe autour de nous.

Il ne faut pas se leurrer, tant que nous laissons notre bien-être dépendre de nos désirs tournés vers l’extérieur, nous ne pouvons être heureux, car il suffit d’une tourmente pour que « tout » s’écroule !

Le désir égocentrique engendre la résistance, l’aversion engendre de la souffrance, etc..

 

Lorsque nous laissons les désirs et les espoirs dominer notre conscience, n’est-ce pas au détriment de notre paix intérieure ? 

 

Ce qui nous met en souffrance, ce ne sont pas nos expériences, mais la façon dont nous les vivons. Tant que nous sommes dans la lutte, la résistance, le combat, nous sommes assujettis à la souffrance et cela ne nous permet pas de nous ouvrir et de lâcher-prise.

Lorsqu’une pensée apparaît ( peur, colère, désir, tristesse…) nous avons le pouvoir d’exercer un contrôle sur nos réactions et ce que nous ne pouvons changer, autant l’accepter.

Tout n’est-il pas dans la manière de prendre des « choses » ?

 

Il m’arrive de faire le test du sable lors d’entretiens thérapeutiques pour les personnes trop « possessives » ou qui ont un « besoin » de tout maîtriser, de manière à ce qu’elles en prennent conscience.

Je les invite à plonger leur main dans un bac contenant du sable fin, puis à prendre une poignée et  à la garder dans leur main. En général, elles serrent leur main et s’aperçoivent que le sable s’en échappe. Lorsque je leur propose de renouveler l’expérience en gardant la main ouverte, elles se rendent compte que le sable reste au creux de la main. Elles font ensuite le lien avec ce qu’elles « serrent » dans leur vie et qui finit par leur échapper. Le fait d’ouvrir laisse une totale liberté et ne donne pas envie de partir. Il y a un proverbe qui dit : « suit là elle te fuie, fuie là elle te suit » !

 

Pour vivre psychologiquement de manière équilibrée, il nous faut parfois renoncer, car la vie nous y oblige, que ce soit à travers les êtres ou les situations.

 

Le seul moyen d’être en paix avec soi-même, c’est d’accepter de ne pouvoir se satisfaire de tout, de renoncer à nos pulsions et à notre besoin de maîtrise.

Il est impossible de tout prévoir et de tout maîtriser. En acceptant la réalité telle qu’elle se présente, nous pouvons ainsi mieux appréhender la vie dans l’accueil de tout ce qui nous arrive ; maladies,  pertes d’êtres chers, séparations…

Lorsque nous acceptons que tout, absolument tout, soit relatif et soumis à fluctuation, que rien n’est figé mais en perpétuel mouvement, notre attachement est moindre. Si l’on accepte que nous soyons soumis à la loi de causes à effets, l’accueil de ce qui nous est agréable ou désagréable quelles que soient les situations ou circonstances rencontrées, nous permet de mieux les vivre, de relativiser et peut être même, de faire des connections qui nous éveillent sur nous-mêmes.

 

Pour vivre dans la sérénité n’avons-nous pas à nous engager dans cette voie d’éveil, celle d’apprendre à renoncer à l’ignorance pour construire un avenir meilleur et renoncer à nos pulsions malsaines (haine, jalousie, possessivité… ) qui ne font qu’empoissonner la vie?

 

Cette voie ne nous ramène t-elle pas à notre état naturel?

 

Geneviève

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 15:14
Tort ou raison?

Ah, ce besoin d’avoir raison... !

 

Dans une discussion, il n’est pas rare de rencontrer des personnes voulant toujours avoir raison.

 

Eckhart Tolle a écrit à ce propos: « Il n'y a rien qui renforce plus l'ego, que le fait d'avoir raison. Avoir raison, c'est s'identifier à une position mentale, un point de vue, une opinion, un jugement, une histoire. Mais bien entendu, pour que vous ayez raison, quelqu'un doit avoir tort. L'ego adore donc donner tort puisque cela lui donne le droit d'avoir raison. Autrement dit, vous devez donner tort aux autres pour acquérir un sens plus fort d'identité.

L'ego prend tout personnellement, ce qui suscite des émotions. Pensez-vous que vous défendez la vérité? Non, car la vérité n'a pas besoin d'être défendue. C'est vous que vous défendez, ou plutôt l'illusion de vous-même, le substitut créé par le mental».

 

Pourquoi ce besoin d'avoir raison?

 

 

Nous connaissons tous, autour de nous des personnes qui  ont besoin d’avoir toujours raison, quel que soit le sujet de conversation. Cette attitude déclenche parfois des querelles entre les interlocuteurs à un point tel, qu'ils peuvent se montrer vexants, blessants, grossiers.

 

 

Ce n’est pas tant d’avoir raison qui agace, mais l’insistance dont ces personnes font preuve à vouloir avoir toujours raison. Cette attitude n’est autre que pour satisfaire leur vanité et il est douloureux de la voir « blessée ».

Cette satisfaction ne vient-elle pas du fait qu’à tout point de vue et surtout du point de vue « intellectuel », il y a un besoin de se comparer aux autres ? Cela expliquerait la colère du vaincu lors de controverses, jusqu’à recourir parfois à la mauvaise foi pour ne pas « perdre la face ».

 

Les gens qui veulent sans cesse avoir raison, quel que soit le sujet, manquent bien souvent d’écoute, focalisés par leur  discours. Ils ont un avis sur tout et ne loupent aucune occasion pour montrer leur savoir. Se sont souvent des « donneurs de leçons » et ne supportent pas qu’on leur "tienne tête", vivant la moindre contradiction comme une attaque personnelle. Il n’y a rien d’étonnant qu’ils soient souvent appelés les « je sais tout ».

On dirait que l’important pour eux est de prendre l’ascendant sur leur interlocuteur, en feignant dans un premier temps  d’adhérer à son propos pour ensuite le prendre à défaut, en lui démontrant qu'il a tort. Ils ont souvent l’art et la manière d’amener une personne à douter, en posant des questions ciblées et une fois déstabilisée, il leur est plus facile de démontrer qu’ils avaient raison.

 

Quand on cherche à imposer ses opinions, sa vérité, n’est-ce pas se positionner "au-dessus" des autres ?

 

Cette attitude dans une relation de communication, n’est-elle pas pour montrer que l’on existe ? Cela ne marque-t-il pas aussi, un manque de confiance en soi ? Malgré le  rejet que cela peut engendrer, cette insistance à vouloir imposer son point de vue et ce malgré les avis contraires et qui peut même aller jusqu’à la colère voir l’hystérie, n’est-elle pas due à des peurs d’être incompris, pas aimé, rejeté… ? Ne trahit-elle pas un besoin de susciter à tout prix l’admiration d’autrui ?

 

Derrière cette quête de reconnaissance ne se cache t-il pas des blessures narcissiques ? Etaler son « savoir » n’est-il pas une manière de compenser une dévalorisation, une timidité…ou pour  masquer toutes autres faiblesses ? Ce besoin d’avoir réponse à tout, n’est-ce pas pour se rassurer sur sa propre valeur ? Le risque d’afficher la moindre lacune discréditerait et serait insupportable, se tromper serait alors vécu comme une humiliation.

 

Les gens « qui savent tout sur tout » prennent les choses très à « cœur » . La conséquence de ce besoin "égocentrique" chez celui qui veut toujours avoir le dernier mot et qui cherche à convaincre, peut produire des attitudes inverses à celles désirées. A trop vouloir "s'imposer" ou "imposer",  l'autre peut se sentir "agressé" voire, ignoré dans sa " vérité". Cette attitude peut agacer, voire exaspérer, allant même jusqu’à considérer que son opinion peut être jugée comme étant inférieure quoi que l’on dise. Il peut même arriver de ne plus avoir envie de communiquer intellectuellement avec ces personnes-là. Car, qui peut prétendre détenir avec certitude la "vérité absolue"?

N’est-il pas sage de se méfier des certitudes qui sont parfois trompeuses ? Ne laissons pas non plus les apriorismes et idées préconçues…, nous dicter la raison.

 

La "vérité" subjective

 

Dans une situation donnée où il y a plusieurs acteurs, chacun perçoit la scène à sa manière. Autrement dit, à travers sa subjectivité; ses émotions, son éducation, sa religion, ses ressentis… C’est ainsi que l’on perçoit le monde qui nous entoure. Cela veut dire que par rapport à notre monde intérieur très subjectif, nous avons tous, une façon très personnelle de percevoir les "choses", ce qui explique pourquoi nous ne sommes pas toujours en accord, sur l’interprétation d’un fait, d’une situation, etc.

 

Après être passé par tous ces filtres, nous sommes souvent convaincus que c’est notre manière de "voir" les choses qui est la bonne. La raison en est, que nous fonctionnons sur un mode de communication erroné fondé sur le jugement "tort ou raison", "bien ou mal", "vrai ou faux" etc.  Chacun défend son point de vue, selon sa perception. Mais qu’en est-il de la vérité?

 

Si nous considérons notre point de vu comme vrai, on peut alors accepter que notre interlocuteur considère le sien comme étant vrai aussi. Lorsque nous parvenons à entrevoir une autre réalité que la notre, nous nous apercevons qu’il y a en fait d’autres façons d’interpréter une situation. Nous pouvons ensuite accepter que chacun ait sa raison, sa vérité, sa réalité.

 

Avoir raison est-ce si important?

 

La base de la communication ne se fait-elle pas sur l’écoute, l’ouverture d’esprit et l’accueil de ce qui est dit, où chacun argumente sa pensée dans le respect ? Pour réfuter une controverse, n’est-il pas préférable de faire une démonstration par des argumentations "solides" de manière à dissiper tout "malentendu" ?

 

 

 "La paix vaut encore mieux que la vérité"  Voltaire 

 

En bonne intelligence, on peut trouver que la controverse est bénéfique dans le sens où elle permet aux deux parties de se faire de nouvelles opinions.

A moins que cela flatte l’ego, si nous pensons être dans le vrai, est-ce important d’avoir raison ? Après avoir argumenté du bien fondé de ce que l’on dit, cela ne sert à rien d’essayer de le démontrer, si en face il y a blocage. N’est-il pas mieux de terminer la conversation sur une note positive en acceptant que chacun ait un point de vue différent. Un bon communicant ne fait-il pas preuve d’humilité ?

 Il se peut qu’un jour le temps nous donne raison, car il faut parfois du temps pour intégrer les "choses", ou pour entendre lorsque l’on est atteint de "surdité psychologique", ou encore pour changer les mentalités.

Afin de ne pas se mettre à défaut, il vaut mieux éviter d’affirmer comme étant vrai un fait décrit par des médias ou autres, qui peuvent ne pas être objectifs. De même qu’il est préférable d’éviter d’essayer de convaincre sur des sujets tabous, voir "épineux", qui suscitent des désaccords.

C’est par l’échange d’idées que l’on peut s’enrichir et ce n’est pas honteux de reconnaître, si par cas nous sommes dans l’erreur, que nous étions dans une vision "étriquée" ou fausse.

 

Pour finir, voici un poème que je trouve bien à propos dont  il me semble que l'auteur est Raymond Devos

 

A  tort ou à raison

"On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort.
C'est difficile de juger.

 

Moi, j'ai longtemps donné raison à tout le monde.
Jusqu'au jour où je me suis aperçu,
que la plupart des gens à qui je donnais
raison avaient tort !
Donc, j'avais raison !
Par conséquent, j'avais tort !
Tort de donner raison à des gens qui avaient
le tort de croire qu'ils avaient raison.
C'est-à-dire que moi qui n'avait pas tort,
je n'avait aucune raison de ne pas donner tort
à des gens qui prétendaient avoir raison,
alors qu'ils avaient tort !
J'ai raison, non ? Puisqu'ils avaient tort !
Et sans raison, encore ! Là, j'insiste, parce que ...
moi aussi, il arrive que j'aie tort.
Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas.
Ce serait reconnaître mes torts !!!
J'ai raison, non ? Remarquez ... il m'arrive aussi
de donner raison à des gens qui ont raison.
Mais, là encore, c'est un tort.
C'est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort.
Il n'y a pas de raison !
En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer
d'avoir raison devant des gens qui ont toutes
les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !"

   

Bien à vous

Geneviève

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 12:41

Avons-nous une prédisposition à la générosité? 

« Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner ». Paul Claudel

 

La générosité émane spontanément du « cœur » sans aucun calcul. C’est un état d’esprit ou état d’être, qui fait partie de la construction de vie des personnes, dont la plupart sont ouvertes aux autres.

 

D’après une étude anglaise "Charities Aid Foundation", les gens heureux sont généralement enclins à la générosité. Il y a tout de même une part qui vient de nos gênes et de notre éducation lorsque l’on a été élevé dans le souci de l’autre ( céder sa  la place à une personne enceinte ou âgée, aider une personne à traverser, aider son voisin …).

Faire preuve de générosité génère du bien-être et des changements, car ce don de soi est rémanent et a une influence « positive » sur les autres.

 

La générosité est à ne pas confondre avec la solidarité. Contrairement à la générosité qui elle, est totalement désintéressée, lorsque l’on fait acte de solidarité, c’est faire acte d’égoïsme, car, tout en défendant les intérêts d’autrui, on défend en même temps les siens. Mais il faut admettre que lorsque la solidarité s’organise, c’est très souvent au travers de plusieurs individus, ce qui la rend  efficace.

 
Il y a de multiples façons d’exprimer la générosité

 

Il n’y a pas une façon précise de « donner », car chacun l’exprime à son niveau comme il le ressent. Ce peut être au travers de  la compassion, une main tendue, d’une écoute, d’un geste, de l’entre aide, du soutien dans l’épreuve, d’une attention particulière, d’un don d’objets, de vêtements,  d’argent… Nous connaissons tous autour de nous des personnes ayant le « cœur sur la main qui sont prêtes à donner leur « propre chemise », tellement elles « débordent » de générosité.

Même si la charité fait partie de la générosité, il faut tout de même distinguer les personnes charitables, qui font acte de générosité par convenance, devoir, ou pour montrer une « image » pour faire sa « B.A », etc., de celles qui pratiquent la générosité sans calcul.  Lorsqu’elle vient de soi, la générosité procure bien des satisfactions à commencer par  le sentiment d’avoir été utile à une cause.

 

Nous faisons tous partie d’une chaîne où nous sommes inter-dépendants les uns des autres. En tout temps, l’histoire démontre que pendant les « crises », les catastrophes, les guerres et ce malgré l’individualisme, chacun est prêt à se retrousser les « manches », et à se serrer les « coudes » ou la « ceinture ». Ce qui m’amène à penser que la générosité fait partie de nos gênes.

 

Il y a des moments où malgré notre générosité, on peut être amené à refuser une demande, non pas parce que nous ne pouvons pas, mais parce que nous pensons que ce n’est pas un  bien à rendre en acceptant la demande. Il faut parfois du cran pour refuser et cela demande du courage. Ce refus n’a rien à voir avec un manque de générosité, c’est plutôt un acte altruiste.

 

Il est préférable d’assumer nos choix de manière à ne pas laisser la culpabilité nous envahir, car refuser une demande est une décision difficile à prendre au risque de se mettre à dos la personne concernée.

 

Il y a générosité et générosité !

 

Certains mettent facilement la main au portefeuille par confort personnel, pour cacher une culpabilité, un manque de temps, un besoin d’amour, etc. C’est une manière de se « dédouaner ».

D’autres par pure générosité n’hésitent pas à aider financièrement dans la mesure de leur possibilité. J’en connais même sans attendre une éventuelle demande, qui anticipent en se montrant prêts à aider à tout instant.

 

A moins qu’il y ait un blocage, faire preuve de générosité est à la portée de tous!

 

Bien à vous


Geneviève

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:26

Apprendre à être "imparfait" 

 

Cette  injonction ou exigence « d’être parfait » que certaines personnes rencontrent leur est difficile à vivre car elle est créatrice d’angoisses. Il leur faut sans cesse se « surpasser » et se montrer à la « hauteur » des attentes pour ne pas décevoir ou se décevoir.

 

En général, la barre haute, comme si elles avaient à chaque fois à relever un nouveau défi, celui de réussir un « chef d’œuvre », cette « pression » génère du stress et provoque un mal-être. Comme elles ne se donnent pas le droit à « l’échec », la peur d'échouer est une menace permanente, ce qui les mets en proie au doute et la confiance en soi fait défaut ( est-ce que je vais être à la hauteur ?). Parfois elles en arrivent même à « tomber » dans le « pas faire ».

 

Les "perfectionnistes" sont enclins à l’insatisfaction et à la frustration, car ce qu’ils réalisent n’est jamais comme ils le souhaiteraient. Cette exigence de faire les choses à la « perfection «, n'a t-il pas  un lien avec l’estime de soi et le besoin de reconnaissance?

Ne serait-il pas souhaitable d'apprendre "l'art" de l'imperfection en faisant de son mieux?

 

Un des quatre accords Toltèques de Don Miguel Ruiz : « votre «mieux » change d’instant en instant ; quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets ».

 

Que risquons-nous à se laisser aller à l’imperfection, sinon de se sentir plus « libres » !

 

Personne ne nous oblige à être « parfait », car qui pourrait prétendre l’être. N’est-il pas préférable de tendre vers l’excellence ? Au lieu de vouloir se montrer sans défauts en cherchant à les masquer ou à les cacher, ne vaut-il pas mieux d’accepter d’être « imparfaits » et donc, de se montrer sans artifices tels que l’on est? Alors pourquoi ne pas décider de faire le « deuil » de la perfection qui est en soi inaccessible ?

 

S’accepter tels que l’on est suppose de renforcer l’estime de soi et d’apprendre à s’aimer inconditionnellement, ce qui sous-entend de s’aimer dans sa globalité (tout ce qui nous plait, et nous déplait de nous sans exception). Cet amour pour soi ouvre à plus de tolérance et de compassion et pas seulement à notre égard, à celui d’autrui aussi. La rigidité fait place à plus de souplesse et on est plus enclin à relativiser et à dédramatiser.

En faisant du mieux possible à chaque fois, il n’y a plus cette peur de l’échec qui nous habite, mais de la joie et beaucoup de bonheur à éprouver. Donner le meilleur de soi-même, nous gratifie et nous encourage. Il y a une reconnaissance qui s effectue qui vient de soi et ne dépend de personne d’autre. La vie n’est plus perçue comme étant un défi de tous les instants, ce qui permet de mieux l’apprécier.

 

Se donner le droit à l’erreur

 

N’est-ce pas une erreur de penser que la vie se résume en terme de réussite ou d’échec ? Cette perception (réussite/ échec), n’est-ce pas porter un jugement sur nos actes qui ne fait que nous « étriquer » dans une vision qui nous limite? N’est-ce pas la somme d’expériences vécues quelles qu’elles soient, qui fait la « richesse » de la vie? Il n’y a donc rien à craindre à « échouer », n’apprend-on pas de ses expériences ?

 

Ce n’est pas parce que l’on se trompe ou que l’on fait des « erreurs » que l’on est un « raté », on apprend bien plus en se trompant, d’ailleurs la « réussite » ne vient-elle pas souvent après plusieurs essaies?

Echouer  peut sembler à première vue catastrophique, alors que c’est plutôt constructif, car cela nous oblige à être créatifs et à trouver de nouvelles voies pour y arriver.

Il peut arriver de ne pas pouvoir mener un projet jusqu’à son terme, c’est sans doute frustrant, mais cette expérience est pleine d’enseignements. Il faut s’interroger sur la cause pour que cela ne se reproduise plus ou pour pouvoir y remédier.

 

Les émotions qui lui sont associés nous renseignent sur notre monde émotionnel qui fait partie de l’ego ; tristesse, angoisse, peine, humiliation, insatisfaction,  impuissance, découragement, exaspération, amertume, rancune, déception, mécontentement…

En premier lieu, lorsque des émotions nous « percutent », il est souhaitable de les accueillir, les fuir ne ferait que les renforcer. Ensuite nous avons le choix  de se laisser aller au découragement et à la « déprime », ou bien de trouver ce que cette expérience nous enseigne de « positif », pour en sortir « grandis ».  Il y a toujours quelque chose de constructif à en tirer.

 

Si on a le sentiment d’avoir fait de son mieux et que malgré tout n’avons pas réussi, si l’on ne peut rien changer, alors autant en rire en étant indulgents avec soi-même! Ce n’est pas en s’accablant que l’on rehausse l’estime de soi, mais en se valorisant. Se dire par exemple : « tu as fait de ton mieux, si tu n’as pas réussi, c’est que cela ne relève pas de tes compétences, je suis fier de toi d’avoir tout de même  essayé ». Ce dialogue intérieur n’est-il pas encourageant ? Ne laissons pas notre bien-être dépendre d’autrui dans l’attente d’une reconnaissance qui viendra peut-être pas. Donnons plus d’importance à notre propre regard,  en nous accordant de la valeur et de l’indulgence.

 

Il se peut que nous soyons confrontés à la critique, même si ce n’est pas agréable pour l’ego, il y a toujours du positif à en tirer. Pourquoi le prendre comme une attaque personnelle, cela ne remet pas en cause notre valeur, n’est-ce pas en restant ouvert que nous pourrons progresser ? Pour éviter de le prendre au 1ier degré, n’avons-nous pas intérêt à entendre ce qui nous est désagréable en nous  dissociant émotionnellement ? Nous pouvons nous dire par exemple : «  cette personne a le droit de penser ce qu’elle veut de moi, cela lui appartient ». Au besoin, demandons de reformuler pour mieux comprendre.

 

Plus de place à la spontanéité

 

Lorsque nous envisageons de passer du bon temps en vacance ou entre amis, pour en profiter pleinement, pourquoi ne pas laisser place à la spontanéité et « lâcher-prise », au lieu de vouloir tout gérer et tout maîtriser qui est générateur de stress ?   Il y a plus à gagner en bien-être à partager des moments conviviaux, plutôt que d’avoir la tête constamment préoccupée à faire les choses « parfaitement ».

 

Mettre plus de souplesse dans l’éducation de nos enfants

 

En voulant bien faire, certains parents veulent montrer une image d’eux-mêmes « parfaite » en espérant être irréprochables aux yeux de leurs enfants. En plus de la culpabilité que cela peut engendrer de ne pas y parvenir, je pense que ce n’est pas rendre service à leurs chers chérubins pour qui ils sont des exemples à suivre pour leur devenir. Pour s’affirmer, ils doivent pouvoir s’opposer, les remettre en questions, rivaliser…. Sans compter que la désillusion n’est pas bien loin lorsqu’ils s’aperçoivent des failles de leurs parents.

 

Cette attitude à vouloir être des parents « parfaits » a été véhiculée depuis plusieurs générations sans doute pour lutter contre l’adversité et la « médiocrité », il n’est pas rare non plus de rencontrer ce phénomène en milieu scolaire où l’enseignant relève les fautes de l’élève devant tous les autres. 

Cette éducation basée principalement sur la dévalorisation pour motiver l’enfant à mieux faire, en ne relevant que des points « négatifs » de son comportement est une très grave atteinte à son intégrité. C’est une grave erreur, car cela produit l’inverse de l’effet escompté.

En effet, l’enfant sans cesse dévalorisé s’identifie à ce regard négatif qui lui est porté au point de se juger nul et incapable. Cela provoque incontestablement un manque de confiance et d’assurance en lui-même.

 

N’est-ce pas en assumant nos imperfections que nous les aiderons à assumer les leurs ? Etre parent ne s’apprend pas sur les bancs d’école, alors autant faire du mieux que l’on peut avec ce que nous sommes, en valorisant nos enfants et en nous laissant guider par l’amour qui nous habite.

Ne cherchons pas à être de « bons parents », soyons parents ! Selon moi, il n’y a pas de demi-mesure, être de « bons parents » n’existe pas, soit on est parent, ou soit, on ne l’est pas.

 

Nous avons le choix de vivre  dans une atmosphère dénuée d’exigences en bannissant les « il faut et je dois » qui nous mettent sous pression, et  faire en en sorte de s’appliquer à donner le meilleur de soi-même dans tous les domaines, en faisant de notre mieux.

 

Geneviève

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:59

La confiance en soi est une aide à toute action

 

La confiance en soi est liée au "moi", elle fait partie de sa construction , chacun d'entre-nous a cette confiance en soi. Lorsqu'elle paraît faire défaut, c'est parce que bien souvent une dévalorisation ou un sentiment d'infériorité vient la masquer.

Le « moi » n’est pas palpable, il désigne un processus d’un ensemble de relations instables de perceptions, de sensations, d’émotions … ? On le défini comme étant l’élément fondateur de la personnalité, le pilier de notre être, caractérisant ce que nous sommes depuis l’enfance et de l’image que nous nous faisons de nous-mêmes.
Partant de ce postulat, avant de pouvoir renoncer à l’ego, il est nécessaire qu’il soit inébranlable. Cela sous entend, d’avoir une estime et une confiance en soi absolue, une force intérieure qui permette de traverser les épreuves avec courage et sérénité.
Mais, la plupart d’entres-nous sentent ce « moi » instable, en proie au regard de l’autre, à la louange et à la critique. Vulnérable à chaque instant, oscillant entre plaisir et déplaisir. A tout moment, il peut être blessé ou gratifié.
Il y a confusion, lorsque cette confiance en soi qui est nécessaire à la construction du « moi », provient de l’ego, car elle ne peut qu’ajouter de l’instabilité, puisqu’elle se construit en sa faveur pour le servir et pour assouvir ses désirs de pouvoir, succès, force, jalousie, vengeance, les exemples ne manquent pas. Il suffit que les situations changent pour que cet excès de confiance s’effondre et laisse place, à la frustration et la souffrance.

Or, la confiance en soi est tout autre, c’est une qualité intrinsèque à chacun, d’absence d’ego. Elle est issue d’une force paisible qui ne peut jamais être ébranlée, ni par les peurs, ni par les doutes. C’est une ressource libérée de l’emprise de l’ego qui, vient de l’intérieur et qui permet d’agir sereinement en toute liberté et spontanéité. Lorsqu'on la sollicite, elle est là, prête à nous accompagner dans les épreuves de la vie.
Il y a donc, dans la globalité du « moi », la notion de « personne » qui nous identifie, incluant notre personnalité et l’image que nous avons de nous-mêmes, ce qui n’est pas sans conséquences dans notre rapport aux autres. Car, pour nous assurer que cette « image » est conforme à notre perception, nous la testons, et dès lors, qu’elle est remise en cause, cela nous importune. Pour la préserver, il y a en nous la personne qui joue un rôle en société et notre vraie nature qui se dévoile que lorsqu’il n’y a aucun risque à la laisser s’exprimer.
 

 

Cette attachement à l’ego fortement lié aux souffrances que nous ressentons, nous empêche d’avoir un rapport aux autres d’humains à humains, sincère, mais aussi de soi à soi. N’étant pas libérés de cette attachement au moi, notre seule préoccupation, n’est autre que soi, avec comme obsession, d’être heureux. Mais, plus cette idée est obsédante et plus le bonheur nous échappe.
Prenons conscience que trop d’ego masque une faiblesse due à un manque d’estime et de confiance en soi, exprimé en besoins narcissiques ; besoin de s’exhiber, de se valoriser, de se mettre en avant, au-dessus des autres. Derrière une attitude de supériorité se cache incontestablement une dévalorisation ; un profond sentiment d’infériorité.
Néanmoins, faute de mieux, à travers ce pouvoir donné à l’ego, on se sent existé et reconnu, ce qui permet malgré tout, de renforcer l’amour de soi.

Pour les personnes solitaires ou introverties, c'est la même chose, la confiance en soi peut faire défaut comme à d'autres personnes, même extraverties.

 

Geneviève

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 12:25

La douceur n’atténue t-elle pas tous les maux ? 

 

Cette attention portée à autrui ou à soi  n’est-il pas un acte de tendresse et d’amour compassionnel ? Elle me paraît être une « nourriture » essentielle pour un bon équilibre, car sans elle, la vie peu paraître triste et difficile.

 

La douceur prodiguée aux enfants bienfaisante pour son équilibre

 

L’enfant n’a t-il pas besoin de douceur pour son bien-être ? Les gestes qui lui sont prodigués avec douceur, des bras enveloppant et une voix douce lorsqu’il a besoin de réconfort, favorisent sa croissance et son équilibre. Il se sent protégé et aimé.

De plus en plus de femmes se préparent pendant leur grossesse, à accueillir leur enfant dans la douceur, (relaxations, écoute de musiques relaxantes ou classiques, visualisation…).

Dès sa naissance l’enfant se construit à travers un regard affectif, tendre et aimant, les yeux dans les yeux avec sa mère en tout premier lieu. Ensuite ce regard que la mère lui porte est accompagné de paroles douces et de gestes tendres, souvent associés à un autre stimuli qu’est la nourriture. Sur le plan neurologique, tout ceci participe à sa mémoire affective, où il pourra puiser lors de rencontres au cours de sa vie.

 

Manque de douceur


Certaines personnes conditionnées par l’éducation qu’elles ont reçue, ne se laisse pas aller à faire preuve de douceur, considérant que c’est de l’impudeur à dévoiler sa sensibilité. De même que certains hommes l’apparentent à du féminin, comme si c’était une faiblesse que de la laisser exprimer.

 

Lorsque enfant le manque de « douceur » c’est ressenti, il arrive que certaines personnes plus que d’autres soient à sa recherche consciemment ou inconsciemment. Elles ont besoins pour se sentir  sécurisées, d’être enveloppées par des gestes tendre avec une voix qui apaise.


Cette douceur fait parfois défaut lorsqu’il faut affronter son lot de vicissitudes et de souffrances. Dans ces moments là, une attention réconfortante, un toucher fait avec délicatesse, une voix apaisante, valent mieux que de déguster un bon chocolat, qui certes compense durant un instant ce besoin de douceur, mais n’en est pas moins éphémère.


Ce besoin de douceur se fait sentir chez les personnes âgées qui aiment bien des petites attentions, des caresses sur leur visage ou sur leurs mains, accompagnés d’une voix douce.


La modestie et la douceur sont les plus riches et les plus beaux ornements de l'âme ; Plus la parure est simple, plus la beauté de ces qualités paraît dans tout son lustre. Guillaume Penn


La douceur dans la pratique de la relation d'aide

 

En situation de relation d’aide, la douceur qui se dégage du praticien est une aide à la libération émotionnelle pour son « client ». Cette expression favorise un climat de confiance indispensable à toute thérapie. L’attitude du thérapeute se doit, lorsqu’il est nécessaire, d’être réconfortante voir, « maternante » s’il y a lieu.

 

La douceur dans l'éducation


L’éducation donnée aux enfants n’est pas toujours empreinte de douceur, car « bousculés » par les contraintes à gérer et leur propension à l’égocentrisme, certains parents ne prennent pas le temps  nécessaire pour se neutraliser. Pour peu que leur journée ait été harassante ou qu’ils aient été contrariés, leurs enfants deviennent le déversoir de leurs humeurs.


Il y a aussi les enseignants qui ne sont pas toujours empreints de pédagogie. Je me souviens d’un fait souvent répété envers une enfant très souvent en retard, où chaque jour elle subissait sans broncher, la colère de son professeur d’école par des reproches incessants, sous le regard moqueur de certains élèves. En plus de porter le poids de cette injustice, elle était  humiliée ! Que pouvait-elle y faire ? Un minimum de pédagogie aurait été de convoquer les parents pour les « recadrer » ? Il faut imaginer le stress que pouvait vivre cette petite fille sachant la peur au « ventre », ce qui l’attendait chaque matin une fois arrivée à l ‘école.

Un professeur pédagogue se serait adressé à cette petite fille avec gentillesse et douceur et aurait sans doute expliqué à tous les élèves pourquoi elle n’était pas responsable de ses retards.

 

Se ressourcer en pleine nature

 

On retrouve cet apaisement et cette douceur dans la nature qui est un lieu propice pour se ressourcer. Le chant si doux des oiseaux, le bruissement des feuilles, un  rayon de soleil sur la peau… ne contribuent–ils pas à cette douceur que l’on ressent ? D’ailleurs, habiter en campagne ne procure t-il pas une douceur de vivre ? 


La douceur console, apaise et fait du bien dans ce monde « hostile », c’est une sensibilité qui serait souhaitable de laisser exprimer naturellement de manière à ce qu’elle se propage au plus grand nombre.

 

La douceur et la délicatesse sont les compagnons de la vie." Lao-Tseu

 

 

Geneviève

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 15:59

la première impression est-elle la bonne?

 

Dès les premières secondes, il arrive que l’on se fasse une  opinion sur quelqu’un, mais cette réaction que nous renvoie notre cerveau sous forme intuitive est-elle pour autant bien fondée ?

 

Cette « intuition » ou première impression, ne nous induit-elle pas en erreur ?

 

En un instant nous sommes enclins à faire un jugement en fonction de ce que nous renvoie la personne sans la connaître (phénomène d’attraction/répulsion). Mais  quels en sont les signaux ?

 

Ce que l’on « capte » en premier lieu, c’est le visage avec toutes ses expressions, puis le corps avec sa gestuelle  que notre cerveau décrypte sans que nous en ayons conscience. Il émane de chacun de nous une communication inconsciente,  qui malgré nous s’exprime et se perçoit.

Avant l’échange verbal, il y a un premier décryptage de perceptions, les expressions corporelles   deviennent« lisibles » et trahissent un état d’être. C’est instinctif, en un instant on est en phase avec la personne et elle devient « transparente », on la sent ou pas ! Tout ceci se « joue » au-delà des mots.

 

Je me souviens d’un stage de DP où chaque participant avait à se présenter face au groupe, avec son masque, après avoir pris soin de le dessiner et colorer avec beaucoup d’attention. Ce masque représentait symboliquement le passé, le présent et le futur.

Chaque personne du groupe avait à donner leur impression de ce que le masque leur renvoyait. Chacun l’exprimait avec beaucoup de respect qui pouvait dans ce qui était dit, révéler pour certains, des « vérités ». Caché  derrière le masque, il était plus facile d’accueillir les propos et de dissimuler des ressentis. Dans cet exemple chaque membre du groupe a exprimé ce que le masque leur renvoyait, ce que dans la vie courante ne faisons pas, mais l’impression est là.

 

Mais cette première impression face à l’autre n’est-ce pas par instinct de protection ? Ami /ennemi, attirant/repoussant, sympathie/antipathie… tout ne résulte t-il pas de l’émotion qui se dégage de cette rencontre entre deux êtres ? Mais quelle résonance a t-elle en nous ?

 

On peut dire que cette première impression sur l’idée que nous nous faisons d’une personne est juste, dans la mesure où elle vient réveiller des « choses » appartenant à notre histoire personnelle, qui viennent en écho ; nos états d’âmes, nos peurs, nos angoisses, bref nos névroses, ou des souvenirs enfouis heureux ou malheureux.

 

On peu s’apercevoir que lorsque le moral est à plat, notre regard est à son image, centrés sur ce « mal-être », on peut alors passer à coté des autres sans les « voir » et notre première impression en être influencée.

Si nous sommes d’humeur joyeuse nous avons tendance à « juger » positivement, mais pour peu qu’il se dégage de l’autre une expression désagréable, c’est l’inverse. Notre émotionnel peut donc nous « abuser ».

 

Il est évident que la première impression se porte sur le physique et n’englobe pas tout ce qui caractérise une personne, comme sa gentillesse ou ses valeurs. Il y a bien au-delà de tout cela, une attirance ou une répulsion.

 

Cette attirance ou ce rejet peut se porter sur une odeur, un regard, un sourire, une mimique, qui nous connecte consciemment ou inconsciemment, à ce que l’on a déjà connu. Parfois il peut même nous arriver d’avoir l’impression de connaître la personne, alors qu’en réalité ce n’est pas le cas.

 

Il faut se méfier des apparences, car elles sont souvent trompeuses. Pour éviter les malentendus d’une première impression, n’avons-nous pas à assumer ce que nous sommes, sans se soucier de faire bonne impression en se cachant derrière un paraître? A moins que cela ne soit pour des raisons professionnelles.

 

Avec les rencontres basées uniquement sur des photos, le tout premier instant peut être décevant, voir même décisif, car il y a malgré tout ce que l’on s’est imaginé de cette personne qui peut ne pas être au rendez-vous. Une fois cet aspect là dépassé, on peut être surpris agréablement ou pas, au fil de ce que cette personne dégage et de sa manière de communiquer.


Pour avoir une impression objective n’avons-nous pas à lutter contres nos défenses qui lui font écran ? Pourquoi ne pas laisser « le bénéfice du doute » de manière à surmonter nos à priori, préjugés, jugement de valeur…N’est-ce pas en ayant attitude d’ouverture et d’écoute que peut émerger une attirance ou pas ? De malentendus naissent parfois de grandes amitiés.

 

Geneviève

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 14:07

Qu’est-ce qui nous motive à nous lever le matin ?

 

Il y a des jours où nous sommes de bon entrain et on se lève du « bon pied » et d’autres où nous repoussons le moment de se lever. Que nous dit notre petite voix intérieure ? 

 

Le lit ne représente t-il pas symboliquement un lieu rassurant ?

 

Sans parler de l’obligation de satisfaire des besoins, se lever le matin  est parfois une contrainte. S’extirper du lit demande une volonté féroce et parfois elle fait défaut.

 

Le lit est un refuge lorsque nous avons du mal à gérer des difficultés de la vie. Il faut alors de l’énergie pour en sortir. Pour peu que nous ayons passé une mauvaise nuit, tout devient « agression », le réveil qui sonne,  les enfants qui se chamaillent…

 

Un rayon de soleil qui transperce les volets, une odeur de café, un bonjour matinal attendrissant de nos enfants, des câlins…contribuent à nous mettre de  bonne humeur et nous donne l’envie de nous lever.

 

Il y a des saisons qui rythment nos humeurs, le printemps est une saison qui donne la « pêche », l’automne est plutôt une saison où nous sommes enclins à la déprime, une  baisse de moral, l’hiver on resterait bien volontiers sous la couette pour hiberner.

 

Qu’est-ce qui nous donne l’envie d’avancer dans la vie?

 

Pour certains ce peut-être la réussite professionnelle, pour d’autres se consacrer à sa  famille ou à des causes humanitaires…

 

Quel est le véritable but de chacun? Lorsque nous-nous levons le matin, ce n’est pas vraiment le genre de question que l’on se pose, bousculés par les aléas de la vie et contrains d’y faire face. D’ailleurs  beaucoup de personnes ne se la posent même pas et n’ont peut-être pas une idée sur qui elles sont vraiment.

Il arrive que l’on se pose des questions existentielles, comme :  « qu’est-ce que je fais sur terre » ? , « Quel est le but de l’existence », « Quel est le sens de la vie » ? « Qui je suis » ? etc.

 

Je considère la vie comme un processus  de découverte de soi dans ses expériences et je pense que nous avons à l’expérimenter pour nous développer et éveiller nos consciences.

C’est pourquoi, tout ce qui nous arrive est à prendre comme une possibilité ou comme un entraînement à plus de « maturité » physique, psychologique et spirituel. La force réside dans notre capacité à nous dépasser ou dépasser ce qui nous limite.

 

L’éducation et l’instruction participent à notre épanouissement  intellectuel. La spiritualité nous permet d’appréhender la vie de manière je dirai, « philosophique », avec détachement et avec un meilleur rapport aux autres. Aborder la vie sous cet aspect nous ouvre à notre potentiel d’humain et nous invite à la réflexion sur, qui nous sommes et quel est le sens réel de la vie.

 

A quoi sert vraiment la vie ?

 

La vie n’est-elle pas pour nous révéler notre véritable nature, dénué de croyances, superstitions et préjugés ? N’est-ce pas à travers l’autre que nous pouvons progresser vers la compréhension de nous-mêmes.  La vie n’est-elle pas un entraînement à développer la spiritualité? Le véritable but de la vie, ne serait-il pas celui d’exister et de s’épanouir, ce qui lui donnerait un sens ?

Peut-on penser qu’elle ne se résumerait qu’à subvenir à nos besoins et à assouvir quelques plaisirs jusqu’à la mort ? Je ne pense pas qu’elle soit réduite à cela, elle n’aurait à mon avis aucun sens. Je pense que notre naissance (naît sens) a sa raison d’être et que ce n’est pas un hasard.

Certains pensent qu’après la vie il n’y a rien. D’autres que la vie n’est que le commencement de la vie spirituelle et que la mort physique n’est pas une fin.

Je pense que notre véritable nature est spirituelle, sinon comment expliquer la psyché ou âme, qui est le siège de la personnalité, du moi et de la conscience ? Etant immatérielle elle ne dépend pas du corps physique, qui lui en serait un support, une matérialisation dans ce monde.


Mais que devient-elle après la mort ?

 

Je m’imagine ce que peut être la mort, en prenant exemple du sommeil qui m’apparaît comme une « petite » mort, où le corps ne répond plus qu’à la psyché qui à notre insu, nous fait « voyager ».

Profiter pleinement de ce que nous offre la vie, n’empêche pas de se questionner à propos du devenir de la psyché après la mort, même si aucunes preuves tangibles viennent l’éclairer.


la vie n'est-elle pas un moteur à l’existence?

 

Pour en profiter pleinement, il nous faut être là, bien présent à ce qui se passe avec tous nos sens en éveil. Mais comment vivre pleinement dans l’ici, si notre regard reste accroché au passé ou projeté vers « l’a-venir », comment peut-on  profiter pleinement de la vie ?

La mort, n’est-il pas un moteur à profiter de la vie ?


Le sens de l’existence, ne serait-il pas la quête du bonheur ?


« Le bonheur est le sentiment d’avoir su actualiser, au terme de notre vie, le potentiel que nous avons tous en nous, et d’avoir compris la nature ultime de notre esprit. Pour celui qui sait donner un sens à l’existence, chaque instant est comme une flèche qui vole vers son but». Mathieu RICARD

Cette quête du bonheur implique la connaissance de ce qui est cause de notre propension à l’insatisfaction, à savoir notre manière égocentrique de fonctionner et de percevoir le monde qui nous entoure. Notre « nombrilisme » nous rend incapable de lutter contre nos faiblesses faites d’égoïsme, de haine, de jalousie, de possessivité, d’orgueil, d’attachement...

Pour se sentir heureux n’avons-nous pas à développer l’altruisme, la compassion et la générosité ? Peut-on être heureux sans se soucier du sort de ceux qui souffrent ? Ne sommes-nous pas tous, interdépendants les uns des autres ? N’avons-nous pas chacun à trouver notre utilité à cette « chaîne », au lieu de rechercher des satisfactions dans le pouvoir, l’argent et les plaisirs éphémères?

Nous aspiration profondément à quoi, sinon au « BIEN ETRE», dans le sens de sérénité et de plénitude. Pour cela n’avons-nous pas à être en adéquation avec notre profonde nature et le sens que l’on donne à son existence?

 

Geneviève

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 10:31

L'altruisme se "cultive"!

 

Contrairement à l’égocentrisme, un esprit altruiste est libéré de l’emprise de l’ego. Par conséquent, de par la diminution de l’amour obsessionnel pour soi, il est affranchit de la contrainte des émotions conflictuelles, ce qui lui permet d’être habité d’une liberté intérieure.

C’est pourquoi, sa manière d’être est naturellement aimante, faite de bonté, de générosité sans calcul, de sérénité, d’une faculté au détachement, ainsi qu’une disposition à s’intéresser et à se dévouer à autrui.

Un esprit libre et serein est plus apte à considérer une situation douloureuse, plutôt qu’un esprit affligé par des conflits internes. Platon disait : « l’homme le plus heureux est celui qui n’a dans l’âme aucune trace de méchanceté »

S’ouvrir aux autres de manière naturelle, suppose que nous soyons unifiés dans notre f ort intérieur et non pas, divisés comme c’est souvent le cas.

« Dans un cœur plein, il y a de la place pour tout, et dans un cœur vide, il n’y a pas de place pour quoi que ce soit ». Antonio PORCHIA

Le véritable amour est inconditionnel et n’a donc pas de contraire, on aime même ceux qui s ont malveillants envers nous, car, nous demeurons établis dans la compassion, et ce, indépendamment des circonstances et des personnes. Tant que nous réagissons émotionnellement, cela est impossible.
Pour aspirer à cet état d’amour inconditionnel, avant tout nous devons comprendre clairement que toute émotion nous y éloigne, ensuite pour que cela devienne un état d’être, nous devons nous entraîner à aimer sans conditions.

Il nous faut arriver au point d’aimer les bourreaux comme les victimes. Cela ne veut pas dire d’adhérer à leurs actes, mais il nous faut s’interdire de tout jugement. Certains peuvent penser qu’aimer ainsi inclus des sacrifices, oui, il y en a un, nous devons sacrifier notre égoïsme !

Ce qui compromet cet état, c’ est le jeu des dualités et des oppositions ; toutes les manifestations de non-amour (rejet, rancune, condamnation, mépris, jalousie etc.). Soyons donc très attentifs à l’absence de neutralité à commencer par des contrariétés banales, car si nous ne sommes pas neutres dans des situations anodines comment pouvons-nous l’être dans d’autres circonstances ?


Pour nous  aider à cultiver la bienveillance, nous pourrions trouver l'antidote à toutes émotions dites négatives. Nous pouvons  récolter les bienfaits de nos émotions en imaginant qu’elles fleurissent notre jardin.

Pour vous assurer une récolte abondante, n’avons-nous pas à semer des graines d’amour, d’affection, d’amitié plutôt que des graines de colère, de déception et de peur ?
Les émotions qui nous font souffrir, ne sont-elles pas comme des mauvaises herbes qui envahissent de notre jardin? Une mauvaise herbe n’est-elle pas un appel à l’action ; n’avons-nous pas envie de l’arracher pour faire de la place à des plantes plus saines ? Prenons soin de cultiver des plantes qui vous tiennent à cœur et d’arracher les mauvaises herbes dès qu’elles apparaissent. 

Nous pourrions semer des semences émotionnelles dynamisantes telles que : L’amour, la gratitude, la curiosité, l’enthousiasme, la détermination, la souplesse, l’assurance, la gaieté et la vitalité, qui permettent l’épanouissement, car chacune de ces émotions est l’antidote à toute émotion «négative » que l’on peut ressentir. Mais, pour que ces semences s’épanouissent dans de bonnes conditions, il ne faut pas négliger de leur apporter une attention quotidienne.
  Geneviève

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:34

La médisance !

 

Pour l’illustrer voici un lien  qui l’évoque à travers un sketch de Régis Laspalès  et Philippe Chevalier.

 

> http://www.youtube.com/watch?v=ajk_QLsSbLU&feature=email>

 

La médisance est une mauvaise habitude, lorsqu’elle est  « plus bête que méchante ».

"Sotte médisance, ressource ordinaire de la méchanceté qui n'a rien à dire " Théophile Gautier

 

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. Quelqu’un vint, un jour, trouver le grand philosophe et lui dit :
- Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
 

- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
 

- Les trois passoires ?


- Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?


- Non. J’en ai seulement entendu parler...


-Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?


- Ah ! Non. Au contraire.


- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain qu’elles soient vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non. Pas vraiment.


- Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?

 

 

A travers la médisance, n’y a t-il pas l’intention de nuire dans le fait de dire avec hypocrisie ce que l’on sait ou croit savoir d’une personne et ce, en l’absence de celle-ci ?

 

Médire est un acte malveillant, car très souvent derrière se cachent, jalousie, enviosité,  orgueil, colère, moquerie, méchanceté, mesquinerie…

Ce désir de faire du mal que je qualifie de pervers, peut aller jusqu’à faire courir une rumeur.

 

Mais y aurait-il médisance s’il n’y avait pas d’oreilles complaisantes ?

 

Selon moi, la personne qui écoute se rend complice de cette médisance. Sinon pourquoi ne pas couper court à la discussion. Y aurait-il un malin plaisir à écouter de mauvaises paroles sur autrui ?

 

La personne qui souhaite « déverser » des propos à l’encontre d’autrui pour soulager ses bas instincts est bien souvent manipulatrice.

En effet, on peu noter qu’en premier lieu commence une période d’observation et pour cela, elle va dire du bien de la personne qu’elle veut accabler pour vérifier les réactions qu’il y en découlent. Si la personne qui écoute choisit de ne rien dire, cela vient couper court à la conversation.

Si ce qui est dit d’agréable sur la personne concernée est en désaccord avec ce que pense la personne qui écoute, en prolongeant la conversation et au fil de la discussion, les langues se délient pour finir par en dire toutes deux du mal.

 

A tout moment, dans une relation quelle soit, amicale, familiale, professionnelle, on peut être confronté au dénigrement lorsqu’il nous est confié un ressenti de frustration, de déception, d’injustice, de trahison…En état de souffrance il n’est pas rare que certaines personnes se laissent aller à déblatérer sur autrui, considéré comme étant la cause à cette souffrance. Du statut de victimes, elles passent au statut de « bourreaux » et de juge. Les mots employés sont souvent très « durs », à la hauteur de la douleur « doux leurre » ressentie.

 

Lorsque nous sommes en présence d’un dénigrement, ne serait-il pas judicieux d’intervenir en « douceur »,  en recadrant gentiment la personne ? Car en fait, n’est-ce pas une faiblesse exprimée par de l’égocentrisme?

 

Au lieu de la conforter dans des sentiments de haine et de vengeance en acquiesçant à tout ce qui est dit comme il arrive parfois, essayons plutôt de l’aider à prendre un peu de recul pour comprendre la situation et l’attitude de l’autre, il lui sera plus facile d’entrevoir une autre réalité que la sienne.

 

La médisance fait voir le « mal » partout, elle est le signe de lâcheté et de faiblesse.

 

Dans le monde du travail de par son instabilité, la soumission à l’autorité est un des problèmes majeurs que rencontrent beaucoup de personnes, se sentant dans l’obligation de se « plier » pour garder leur emploi.

 

Il est à noter que les victimes de harcèlement et de médisance ne s’en sortent pas indemnes, d’autant plus, si les collègues restent passifs où pire, participent à la médisance à leur encontre. Ce mal-être au travail engendre de plus en plus de suicides et de dépressions, ce qui va à l’encontre je pense, du bon équilibre de l’entreprise et de la société.


Tout commence dès l’enfance

 

On peut s’apercevoir que les enfants commencent très jeunes à médire sur leurs camarades. 

Ils apprennent de nos comportements et nous-nous devons de nous montrer exemplaires, car nous sommes tous responsables de leurs devenirs.

 

Geneviève

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 14:06

La bonne humeur participe au maintien d’une bonne santé !

 

Selon moi, la bonne humeur participe au maintien d’une bonne santé et à la qualité de l’existence. Tout comme l'humour, cultiver la bonne humeur  nous fait prendre la vie du bon côté, elle rend optimiste, ouvre à la joie, la gaieté et l’enthousiasme et a un impact considérable sur notre quotidien ! L’utilisation de sourires, de blagues, de rires…,  contribuent à faire se sentir bien.

De par le bien-être qui en ressort, la bonne humeur favorise à l’amélioration de la qualité de vie et aussi, à l’ouverture d’esprit. Elle permet de passer à l’action en ayant une meilleure créativité, flexibilité et confiance en l’avenir.

 

Se mettre de bonne humeur dès le matin, participe à passer une agréable journée


Même si l’on rencontre des situations désagréables que nous ne pouvons changer, nous avons le pouvoir de contrôler nos pensées pour  que cela ne nous affecte pas. La bonne humeur aide à se distancier de situations perturbatrices.

 

Selon une étude, la lumière du soleil favorise la bonne humeur


Elle impacte positivement sur le moral. On peut noter que la lumière du soleil rend plus énergique, surtout lorsque arrivent  les beaux jours, on a envie de bouger, se promener, comme si on se réveillait d’une longue léthargie. Tous nos sens sont en éveils, réceptifs à ce que nous offre la nature, qui elle-même est en pleine effervescence à ce moment là. 

 

Pour cultiver la bonne humeur, cela demande pour certains un travail sur soi

 

Il faut désirer  faire ce travail, car cela ne doit pas être une contrainte.

Il n’est pas facile  de changer d’état d’esprit, cela ne se fait pas en un tour de main. Surtout lorsque l’on vit  quasi en permanence dans un état, de tristesse, d’anxiété, de colère,  de chagrin, d’amertume, de rancune… Il faut du temps pour comprendre et lâcher des « doux-leurres », pour accepter ou relativiser.

C’est une vigilance de tous les instants, pour ne pas retomber dans les travers de la mauvaise humeur.  

 

Il est à noter selon le psychologue Forgas, de l'Université de New South Wales en Australie, que le cerveau des « râleurs » serait plus performant lors d’efforts intellectuels. Etre grincheux rendrait plus attentif et plus précis. Pourquoi pas, je reste néanmoins dubitative.

 

 

Bien à vous

 

Geneviève

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 10:53

La tolérance


Pour Alfred de Musset, la tolérance est une simple indulgence pour ce qu’on ne peut empêcher. Pour Daniel Pennac, pas de tolérance sans concession. Pour le Marquis de Sade, la tolérance est la vertu des faibles.


Est-ce vraiment le terme qu’il convient ?


Selon moi la tolérance suppose une ouverture d’esprit et je lui préfère le mot acceptation  et respect d’autrui, de ses valeurs, opinions ou autres.

« C’est du heurt des contraires que jaillit la flamme de la vie » Jung


La tolérance ou acceptation fait appel à des qualités telles que : l’écoute, la compréhension, la compassion, l’indulgence, l’empathie, la tempérance, la patience,  etc.


Si l’on cultive « la tolérance », on devrait être tolérant à tout et même à l’intolérance qui peut masquer un grand manque de confiance en soi. Elle peut aussi signifier une tolérance à une transgression, un écart de conduite… La tolérance fait parfois appel à l’humilité, reconnaissant que nos valeurs, ne prévalent pas sur celles d’autrui.


Pour moi, la tolérance est une faiblesse, car elle revêt d’autres aspects, les exemples ne manquent pas, comme celui de tolérer ce pourquoi on a pas de sympathie et que l’on est obligé de supporter dans la limite du supportable. Ne parle t-on pas de seuil de tolérance ? Où encore, lorsqu’elle engendre du laxisme, qui peut cacher une peur de faire face.

La tolérance ne manifesterait-elle pas non plus un sentiment de supériorité ou d’infériorité de celui ou celle qui tolère ? Mirabeau disait « l’autorité qui tolère, pourrait ne pas tolérer ».

Il peut arriver qu’il soit difficile de nier l’existence d’un fait ou d’une personne  dont on ne peut s’opposer pour diverses raisons (peur, crainte, impuissance ), il n’est pas rare que devant le fait accompli, que cela soit à la rigueur  tolérer, mais au minimum syndical comme on dit.


Pour Paolo Pasolini « tolérer quelqu’un équivaut à le condamner ». Voici le sens que je donne à cette phrase. Cette tolérance peut fragiliser la personne jugée différente ou inférieure, car le fait d’être « tolérée » la  met en lumière. Cela peut aussi signifier une tolérance à une transgression, un écart de conduite…


La tolérance peut obéir à une exigence morale quelle qu’elle soit, qui est celle de traiter l’autre comme il convient de le faire, sans qu’il y ait une véritable conviction de la part de celui ou celle qui  tolère.

Je prends pour exemple l’état qui, pour défendre la laïcité tolère l’existence de diverses opinions par souci de stabilité dans le pays quelle soit politique ou sociale. C’est pourquoi il y a une liberté de culte, d’opposition politique, liberté d’expression….


C’est pour toutes ces raisons, que je préfère de loin le terme d’acceptation à celui de tolérance.

 

 

Geneviève

 
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 11:05

Une vie de couple pour le meilleur et pour le pire!


Lorsque l’on choisit de vivre en couple, on s’attend à vivre une vie affective réussie, bien que l’on s’engage pour le meilleur et pour le pire, ce que l’on retient n’est parfois que pour le meilleur.

Il nous faut apprendre à se connaître et à s’accepter mutuellement, ce qui est loin d’être évident, car chacun trimballe « les casseroles » de son passé. Au début de la vie de couple tout paraît beau chez l’autre, il y a même parfois une tendance à l’idéaliser et à amplifier ses qualités et à sous-estimer ses défauts.

 

Mais cette vie partagée nous confronte à nous-mêmes, à nos limites et à celles de l’autre. Je dis souvent que « l’autre » est le reflet de notre âme. A travers ce qu’il nous renvoie, nous pouvons percevoir nos blessures, nos faiblesses, nos peurs, nos angoisses, nos failles…

 

Lorsque nous nous sentons affectés par un comportement ou attitude, l’idéal serait de communiquer clairement et sans attendre. Mais, trop souvent, on n’ose pas exprimer ce que l’on ressent pour diverses raisons et on tente de réprimer l’émotion ressentie. Mais tout ce qui est réprimé, s’exprime.

Par conséquent, notre communication est parasitée et n’est pas toujours consciente. Elle se perçoit à travers nos  attitudes, mimiques, respirations, soupirs, hésitations, silences … Ces non-dits trahissent notre état d’être et en disent bien long sur ce qui nous habite au plus profond de nous-mêmes. Ils peuvent être tout aussi blessants que la parole elle-même.

 

Même lorsque l’on communique de façon verbale, cette communication inconsciente s’exprime à travers le ton et variations de la voix, mais aussi à travers les expressions employées. Le non-verbal, vient appuyer et accompagner la parole dans notre gestuelle. Parfois, on peut noter une rupture de cohérences entre la parole et la gestuelle, qui trahie ce que l’on dit avec les mots.

 

Le fait en est que cette attente d’une vie de couple réussie est souvent basée sur le besoin (attentes) pour nous « combler » et non sur le désir, ce qui a pour conséquence d’engendrer des déceptions. Par conséquent des désillusions et insatisfactions en découlent de n’avoir pas trouvé en l’autre, qu’il comble nos manques.

 

Alors il est normal qu’il y ait parfois des querelles, des frictions, des malentendus, quand cela « s’arrange », tout va mieux et on continue comme si rien ne s’était passé, à condition d’avoir été entendu et compris, ce qui parfois est loin d’être le cas. Ne dit-on pas, chasse le naturel revient au galop ?

Un jour ou l’autre l’objet de la querelle réapparaît, ce peut être à travers des sentiments d’amour possessif (jalousie, surprotection, dépendance. ..) qui ne servent qu’à nourrir l’ego.

C’est l’antipode de l’amour vrai, qui lui est dénué d’intérêt personnel, car l’amour  passionnel provient d’un égocentrisme qui ne pense qu’à se chérir et à construire son bonheur au dépend d’autrui.

 

Dans les sentiments de possessivité, il y a une dépendance affective, un besoin d’attachement, tel l’enfant qui ne se sent en sécurité qu’auprès de sa mère. Mais en même temps, il ressent de la frustration par la déception que cette relation engendre. Sa mère ne peut lui appartenir, elle a aussi sa vie de femme, elle lui « échappe », il se sent menacé, ce qui le plonge dans la peur de perdre son amour et ses privilèges. Mais comme tout ce qui est idéalisé est insaisissable,  au bout du compte, il y a frustration.

 

L’attachement prend sa source aux tous premiers liens créés dès la naissance et peut-être même avant, in-utérus. Les gestes de tendresses prodigués par l’entourage ou autre, le contact physique, les caresses… constituent cet attachement aux liens. Tout cela nourrit l’enfant bien plus, que la nourriture elle-même. L’enfant se sent aimé et admiré.  A défaut de liens, la nourriture seule ne suffit pas à rassurer l’enfant, ce qui peut engendrer chez lui un besoin d’attachement.

Plus tard, cette blessure se réactive, autant de fois qu’il se sent « menacé ». Pourtant, ces fois là, sont autant d’occasions pour  guérir cette blessure.

 

Ensuite le reproche que font souvent les femmes à leur partenaire, c’est de ne pas assez s’occuper d’elle ou de ne pas communiquer sur leurs sentiments, leurs préoccupations etc., et d’agir comme si tout était acquis et qu’il n’y avait plus rien à dire.

La raison en est que plus que les hommes, les femmes ont besoin de communiquer, de parler de sentiments  pour se sentir en relation.

Pour l’homme, la communication est plus technique dans l’échange d’information, il n’aime en général pas trop parler de lui de son émotionnel, plus par pudeur. Il met son énergie dans la réussite professionnelle par désir de protection pour sa famille.

 

L’erreur qui est souvent faite est de penser que l’autre doit deviner, sans que l’on ait à lui expliquer, qu’il comble nos attentes et nos désirs, ce qui finit par créer d’inévitables frustrations, alors qu’il suffirait de l’exprimer clairement

 

On ne peut aborder le désir dans le couple, sans aborder la sexualité.

 

La sexualité est un aspect important, elle sert à la reproduction aussi bien chez l’homme que chez l’animal. Sans elle, il n’y aurait pas de vie. Chez nous, c’est plus complexe que chez l’animal, car la sexualité ne sert pas seulement à féconder, puisque le mental intervient bien souvent à des fins « égoïstes » pour assouvir des pulsions ou à apaiser des tensions.

Lorsque l’énergie sexuelle est employée dans ce sens, il suffit qu’elle rencontre un obstacle pour qu’il ait frustration. Les désirs passionnels obsédant sont pathologiques, ils polluent la relation et laissent peu de place à la tendresse et la joie de partager la vie d’autrui.

 

Chacun de nous à besoin de libérer l’énergie sexuelle, car elle a de toute manière, besoin de s’exprimer, que ce soit par l’acte sexuel, l’exercice physique ou toutes autres activités qui lui permettent de se libérer.

On peut aussi lors d’une frustration, pratiquer l’acceptation et le dépassement, mais quelle que soit la manière de gérer cette énergie, essayons de le faire en toute conscience, sinon nous risquons qu’elle se libère aux travers de notre émotionnel et mental.

 

A un moment donné, le désir peut faire défaut à l’un ou l’autre, ou les deux ce qui est rare, et ce malgré l’entente qu’il peut y avoir au sein du couple. Cette problématique peut vite être difficile à vivre et engendrer des frustrations. Les désirs réprimés se traduisent en frustrations parfois refoulées qui  déclenchent alors, un conflit intérieur.

Cette baisse ou absence du désir sexuel peut avoir diverses causes liées à des difficultés de la vie, les grossesses, l’accouchement, l’apparence physique, la place laissée aux  enfants, la fatigue, le « train-train » quotidien. La monotonie donne place à moins d’attirance sexuelle pour le partenaire.

L’aspect psychologique joue également un rôle important dans le manque de désir, les raisons ne manquent pas : surmenage, dépression, deuil, maladie, perte d’un emploi, difficultés financières…Tout cela contribue à la dégradation de la sexualité,


La libido est mise à rude épreuve. L’erreur est de penser que la baisse du désir provient d’une baisse d’amour, car souvent l’amour est toujours présent.


Chez l’homme, l’acte sexuel et le désir sont à dissocier. Mais il arrive  que la diminution du désir engendre des « pannes sexuelles », problèmes de l’érection ou d’éjaculation dite « précoce ». Les hommes aussi on parfois leur « migraine », et ils savent faire la différence entre trouble de l’érection et perte de désir. Les causes liées à l’impuissance sont d’origine psychique (anxiété, peur, mésentente au sein du couple…)

Ce qui nuit aussi au désir masculin, c’est la performance, il faut être à la hauteur et ne pas décevoir.  Il y a comme une injonction qui est faite à l’homme d‘être le garant de la jouissance de la femme.

Si sa partenaire le sollicite trop souvent, cela peut aussi provoquer en lui des angoisses et le renvoyer à son incapacité à la satisfaire. Il peut même être dans l’évitement en trouvant tout un tas d’excuses pour ne pas affronter ce moment d’intimité. Derrière ces pannes sexuelles,  peut parfois se cacher un désir de punition ou d’autopunition.

Une explication à cela se trouve dans « l’image» que la société contribue largement à véhiculer concernant la demande de « féminisation » qui leur est faite, et qui va à l’encontre de leur virilité. Cela peut être ressenti comme étant une sorte de « viol », qui parfois s’immisce insidieusement dans leur Etre tout entier. Ils en sont réduits pour certains à devoir s’épiler pour répondre au désir féminin. Il leur est de plus en plus demandé de développer leur sensibilité, et de laisser aller leur côté féminin s’exprimer. Comment peuvent-ils se sentir considérés, alors qu’ils sont niés dans une partie de leur masculinité ?  Comment s’y (soi) retrouver et éprouver du désir?

Cette transformation qui leur est demandée, ne peut qu’être nuisible pour la relation homme/femme. De plus, la femme elle-même, peut être frustrée par le manque de virilité. Car elle a besoin de se sentir protégée, désirée,  elle a aussi besoin d’admirer son partenaire.


Mais le manque de désir peut aussi provenir d’un mal-être profond, dont l’autre n’est pas directement responsable. Des blessures peuvent en être à l’origine et rejaillir dans cette intimité du couple. Cela peut même aller jusqu’à un rejet d’un contact physique et donc de la sexualité. Ainsi, dès que l’autre exprime un désir ou même un acte de tendresse, cela peut être pris comme étant une agression. A force d’essuyer des refus, l’autre peut lui aussi en arriver à  inhiber le désir.

Il faut savoir se faire aider, car il est important de communiquer  pour comprendre.

Sans aide, l’exprimer à l’autre paraît bien compliqué étant soi-même dans la culpabilité de la frustration qu’il ressent. D’autant que l’autre a plutôt tendance à le faire ressentir.

 Cette aide peut permettre de restaurer la communication et de comprendre le ressenti de l’autre. Le thérapeute dans sa neutralité aidera le couple à percevoir la vision de l’un et de l’autre et de comprendre ce qui est cause de ce trouble qui est la perte de désir.

 

En thérapie de couple, on réapprend à se regarder, à s’écouter, à s’entendre, à se respecter. A travers cette communication installée au fil des entretiens d’écoute, le couple peut oser se dire ce qu’il avait bien du mal à formuler ou à s’entendre dire. Chacun peut exprimer son mal-être, ses attentes,  déceptions et frustrations et percevoir sa responsabilité dans le désaccord.

Peu à peu, l’un et l’autre arrivent à mieux communiquer et à trouver ensemble des solutions à leur problématique. Un protocole décidé d’un commun accord peut être proposé sous forme d’engagements par le thérapeute, à mettre en œuvre pour que chacun fasse un pas vers l’autre.

Dans ce protocole il peut y avoir un engagement, à respecter le rythme et les moments privilégiés de l’autre, à être dans une écoute active, à être disponible à l’autre et  à être en accord sur l’essentiel, le partage  de mêmes valeurs... 

 

Chacun peut « grandir » au sein du couple, car l’autre nous « révèle » ce que nous sommes, ou plutôt qui nous sommes. C’est en apprenant à apprécier les différences de l’autre et à « lâcher » des demandes et des attentes, que l’on favorise l’harmonie et le mieux être.

Geneviève 

 

http://se-ressourcer.over-blog.com/ 

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

 

 

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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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