Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:48

A chacun sa réalité !

 

Ce que nous croyons être la réalité ne serait-elle qu’illusion générée par le cerveau ?

 

Et si nous étions manipulés par notre cerveau ! D’après une étude faite, celui-ci nous montrerait qu’un aspect très infime de la réalité, ne présentant le monde tel qu’il est que de façon partielle. Tout ce qui se passe autour de nous serait en fait, des ondes électromagnétiques que nous percevons et c’est aidé par nos sens, que le cerveau façonnerait nos sentiments et en ferait une interprétation. C’est ainsi que  nous croyons que le monde est tel que nous le voyons.

Selon le Dr Wolf Singer de l’institut Max-Planck, la conscience du moi serait un processus neurologique et ce que l’on considère comme étant le libre arbitre serait une illusion !

 

Le cerveau fait parfois disparaître des informations pourtant bien réelles.

 

Une expérience a été menée où sur une feuille de papier il a été fait deux symboles, une croix et un rond noir sur la même ligne à une distance d’environ 10cm, puis la feuille est tenue face aux yeux. Ensuite il s’agit de fermer l’œil opposé au point noir et avec l’autre de regarder la croix, puis de rapprocher la feuille de ses yeux. Tout d’un coup le rond noir disparaît. Ce phénomène est dû à un coin aveugle de la rétine, zone  qui correspond  à l’embouchure du nerf optique reliée au cerveau.

Alors que nous devrions voir en permanence les deux symboles devant nos yeux, notre cerveau en élimine un de notre perception. Ce que démontre cette expérience, c’est que nous ne pouvons pas nous fier à nos yeux ! Les illusionnistes l’ont bien compris avec leur tours fait de mouvements illusoires.

 

Notre système visuel est programmé pour la permanence des objets et il peut vite être  désorienté. L’expérience suivante en est un exemple :

Deux objets identiques sont placés en deux lieux différents, un en un lieu A et l’autre en un lieu B. Lorsqu’on les fait clignoter rapidement l’un après l’autre, le système visuel invente un mouvement entre A et B.

Le système visuel est leurré partant du principe qu’il s’agit du même objet  allant d’un point à l’autre et non de deux objets différents qui apparaîtraient l’un après l’autre.

Faut-il en conclure que nous interprétons des faits sans en avoir conscience, comme étant la réalité au travers de ce que nous croyons percevoir? Ce ne seraient donc pas nos yeux qui déterminent ce que nous voyons.

 

Notre vision du monde est inventée par notre cerveau qui traite l’information, c’est la seule réalité. Comme tout est filtré par lui, sans doute n’aurons-nous jamais la connaissance de  notre réel environnement, puisque le seul monde dont nous avons connaissance est celui qu’il invente en permanence pour nous.

 

Qu’en est-il de la perception de notre propre corps ?

 

La perception que nous avons de notre corps n’est parfois pas conforme à « la réalité ». Il arrive en effet que l’image que nous avons de nous-même n’est pas en accord avec ce qui est reflété dans le miroir. Dans l’anorexie par exemple, il est fréquent que les personnes qui en « souffrent » aient une image d’elles décalée, se trouvant plutôt  « grosses ». De même pour les personnes qui on très vite perdu du poids, avant d’intégrer cette nouvelle image, elles continuent à se voir comme avant. 

 

Il y a aussi le phénomène du membre fantôme qui fait que les personnes amputées, ressentent de la douleur comme si ce membre était toujours présent au point d’avoir recours à de puissants anti-douleur.

Une illusion d’optique permet d’aider ces personnes à réduire les doses en ayant recours à la thérapie par le miroir, qui consiste à tromper le cerveau qui en vient à croire que le membre amputé est encore présent et sain et donc, sans douleur.

 

L’expérience du miroir à pour objectif d’enlever la douleur en leurrant le cerveau. L’exercice consiste à faire  réfléchir dans un miroir le membre valide, qui donne l’illusion de deux membres (gauche et droit). Ensuite la personne doit imaginer qu’elle a ses deux membres sains, en faisant des exercices avec le membre présenté au miroir qui n’a lui, aucune douleur. De nouvelles informations de non-douleur parviennent au cerveau qui  est leurré.

 

"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit". Aristote

 

http://www.dailymotion.com/video/x9v3ni_a-chacun-sa-realite-1-4_tech#.UMWxXazp7uw

 

Geneviève

http://se-ressourcer.over-blog.com/ 

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 19:41

Qui suis-je ?

 

Voici l’histoire d’une femme qui suite à un accident nécessitait assistance. Un médecin s’approcha d’elle et lui  demanda : « Madame, qui êtes-vous ? »

« Je suis la femme du préfet » Répondit-elle.

« Oui, j’entends bien que le préfet est votre mari, mais je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes l’épouse, mais qui êtes-vous ? »

« Je suis la maman du boulanger »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes la mère du boulanger, mais je ne vous demande pas de qui vous êtes la mère, mais bien qui êtes-vous ? »

« Je suis préparatrice en pharmacie »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes préparatrice en pharmacie, mais je ne vous demande pas votre métier, mais bien qui êtes-vous ? »

« Je suis membre d’une association »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes membre d’une association, mais vous ne répondez pas à ma question, qui êtes-vous ? »

 

 Savons-nous vraiment qui nous sommes .

 

« Qui suis-je» est une question existentielle à laquelle il n’est pas facile de répondre spontanément et précisément, car nous sommes des êtres complexes et énigmatiques pour nous-mêmes.

Cette question met en évidence une conscience d’exister « Je » et un désir d’accéder à la connaissance de soi « qui suis-je ».

« L'acte même de penser prouve notre existence ». Augustin.

 

Nous pensons que nous sommes constitués d’un corps à travers lequel s’exprime l’esprit, que nous ne sommes pas réduits juste à ce qui est résumé par notre identité civile, qui définit sommairement qui nous sommes.

Notre identité ne pourrait-elle pas être constituée aussi, par un ensemble psychologique et social ? 

Notre système de croyances, l’image que l’on a de soi, les qualités et défauts que l’on s’attribue, les désirs ou aversions, la confiance en soi ou non, les peurs, les complexes, les préjugés, l’image que l’autre a de soi et plus encore,… n’impactent t-ils pas sur  notre personnalité qui fait de chacun de nous un être unique ?

 

 

L’autre n’est-il pas le reflet de ce que nous sommes ?

 

 « Ma vérité, pour une large part, c'est l'autre qui la détient » Serge Doubrovsky

 

La découverte de soi passe en tout premier lieu dans le regard que nous porte notre mère enfant. A travers lui nous percevons « l’image » qu’elle a de nous et du monde qui l’entoure. Mais ce regard reflète t-il qui nous sommes vraiment, étant donné qu’il est le produit de sa  subjectivité?

 

La connaissance de soi ne se trouve-t-elle pas dans notre for intérieur et surtout dans l’amour? Nous avons besoin de nous sentir exister et reconnu dans le regard de l’autre, pour se « reconnaître » soi-même. Avant de pouvoir nous émanciper du regard de l’autre, nous devons savoir ce que nous représentons pour lui.

Le manque d’amour, nous place dans  le doute de notre propre existence et dans la non-reconnaissance de notre valeur. Ne pouvant  la percevoir dans le regard de l’autre, nous nous nions et/ou dévalorisons. Comment savoir qui nous sommes, sans s’être senti aimé?

 

S’aimer soi tel que l’on est, est une forme de reconnaissance qui fait que l’on se sent exister sans dépendre du regard de l’autre.  Nos relations personnelles sont des miroirs qui  reflètent, ce que nous percevons de nous-mêmes et ce que nous représentons à « leurs yeux », qui peuvent être parasité par le jeu de l’ego. Il est souhaitable  d’accueillir ce regard que l’autre nous porte avec la « distance » nécessaire, de manière à se dissocier de ce qu’il pense de nous. Car ce qu’il pense, est passé par différents filtres et n’est donc pas objectif. De même que, ce que nous percevons de nous dans ce regard est parfois déformé par nos propres ressentis. L’amour sans asservissement de l’ego  est libérateur, car on peut se distinguer dans le rapport que l’on entretient avec soi et autrui sans « voile », ni « fioritures ».

 

 

Qui nous sommes serait-il déjà prédéfini à la naissance ?

 

Selon Jean-Paul Sartre, l'homme se définit par ses actes, il est dès sa naissance un projet en devenir.

 

Sommes-nous le projet de notre généalogie? A travers notre naissance (« naît » le « sens »… ), n’aurait-on pas l’injonction de régler, guérir, réparer des conflits nonréglés par elle? 

 

Avons-nous conscience que nous sommes conditionnés par cette mémoire qui appartient au passé ? Ce conditionnement relève d’une série de souvenirs qui font notre « savoir ». 

Notre mémoire, à la façon d’un ordinateur, a stocké une multitude de souvenirs agréables et désagréables, fait de tristesse, de joie, de douleur, de souffrance, de peur, d’angoisse,… Ainsi, l’éducation qui nous a été donnée, la personnalité de nos parents, leurs valeurs, leurs croyances, leur perception du monde qui les entoure, mais aussi, leurs ressentis intériorisés, leurs blessures, ainsi que leurs conflits et les non-dits…, n’auraient-ils pas une influence sur  notre personnalité et sur nos identifications ?

 

Nous sommes attachés sans nous en rendre compte, à nos identifications ( notre corps, notre monde émotionnel, notre « Moi », notre « Ego », notre   « Je »,… )

Tout un « jeu » d’identifications dont nous n’avons pas toujours conscience, comme l’identification à un métier: « Je suis …. », alors que nous pourrions tout aussi bien dire «  Je fais tel métier ».

Aussi, lorsque que nous choisissons d’exercer un métier en particulier, est-ce vraiment un choix émanant de notre libre arbitre, ou n’est-il pas inconsciemment orienté pour venir en « réparation », ou « compensation » à des blessures et frustrations familiales, ou encore en réponse à une projection d’un désir parental ?

 

De même que l’identification à une patrie, une religion, un groupe… (mon pays, ma religion, mon groupe), ne peut-il pas créer une confusion concernant notre véritable identité ? N’est- il pas souhaitable de se distinguer de cette identification ?

 

Pour y voir clair, ne nous faut-il pas prendre conscience que nous sommes identifiés à ce conditionnement? Suis-je « ma mémoire », « mon expérience » (éducation, culture, traditions, environnement, religion, superstitions, croyances, savoirs...)?

Si nous sommes conscients que le savoir conditionne le cerveau, alors nous sommes conscients que la structure du psychisme repose sur le savoir.

 

 

Nous pouvons plus ou moins définir ce que nous sommes, mais qui nous sommes est très confus.

 

Parfois j’entends dire, il faut devenir soi-même, mais qu’est-ce que cela veut dire? Il me semble que quels que soient nos états, nous le sommes et à tous les instants de notre vie. Comment pourrions-nous être autre, que ce que nous sommes?

 

Selon Nietzsche, nous sommes les créateurs de deux représentations de nous-mêmes. Ce que nous sommes et ce que nous voudrions être, que nous nous attachons à faire pour l’atteindre, qui n’est qu’illusion puisque selon lui, nous le sommes déjà. « Devient ce que tu es », nous dit-il. Parfois nous nous étonnons nous-mêmes en découvrant un aspect de soi que nous n’avions pas imaginé avoir: « Je » n'aurais jamais imaginé cela de « moi ».

 

« Je suis donc je pense » de Descartes, induit que c’est par la pensée que nous existons. Nos pensées peuvent-elles vraiment nous définir en sachant que notre mental n’est qu’un ensemble de concepts?

Comment peut-on répondre avec certitude à cette question « qui suis-je », alors que nous sommes pleins de contradictions ?

 

 

Sommes-nous la personne que nous croyons être lorsque nous disons « je »?

 

Le « Je » nous représente et nous distingue d’autrui en tant que personne. Mais à travers lui, est-ce vraiment  nous-mêmes qui nous exprimons, ou notre conditionnement, c’est à dire ce que nous avons reçu venant de l’héritage familial et sociétal (croyances, valeurs, culture…)?

 

Lorsque je dis « Je suis », ne suis-je pas dans l’illusion de ce que je crois être? Il y a ce que je dis que « Je »  suis et ce que mon inconscient décide, qui livre parfois tout autre chose à travers les lapsus,  actes manqués,… Ne dit-on pas qu’il est le protagoniste de notre devenir ?

Qui nous sommes, ne serait-il pas déjà inscrit dans cette instance qu’est l’inconscient bien avant naissance « nait-sens » ? Selon la théorie freudienne, le « Moi » est une des instances qui constitue la personnalité construite à partir d’expériences vécues, identifications et ressentis.

 

Selon Rimbaud, « Je » est un autre ! Serait-ce possible que « je » sois un autre? N’y a t-il pas confusion concernant le « Je » et le « Moi » puisque quel que soit ce que nous sommes, nous sommes ? Je suis « Moi » et donc en conscience de ce que je suis.

Cette conscience de moi me permet de me désigner : « je » suis, me fait dire que j’ai conscience de « moi ». Je serais donc à la fois SUJET et OBJET.

Le « Je » serait-il mon esprit ou mon âme, qui peut faire que je peux avoir un certain recul pour accéder à la connaissance de  « Moi » ? Lorsque « Je » pense, c’est bien « Moi » qui pense!

 

Il peut arriver que « Je » sois hors de « Moi », que « Je » ne me reconnaisse plus lorsque « Je » suis en colère, ou encore que « Je » sois tellement absorbée par quelque chose qui « Me » passionne que « Je » m’oublie, ou encore que « Je » m’échappe dans mes pensées, que « Je » refoule au fond de « Moi »…

 

Pour Lacan, il est important de distinguer un « Je » qui s'exprime, d'un « Moi » qui est la chose qui s'exprime.

Nous sommes dans une dualité constante entre « Je »  et « Moi » lorsque l'ego se l'approprie, qui crée notre confusion concernant notre quête d’identité car, pendant que notre mental se joue de nous, nous ne voyons pas qui nous sommes réellement.

En étant unifiés à ce que nous faisons, cela peut nous permettre d’accéder à la connaissance de soi. Si « Je » mange, « Je » mange ! « Je » ne pense pas à ce que « Je» mange, ni comment « Je » mange. Il en est de même pour tout ce que nous faisons. Le mental peut parfois nous leurrer par des pensées qui nous éloignent de nous-mêmes. En pensant: « Je » vais faire ceci ou cela », nous ne sommes plus dans la réalité. Le mental nous place alors dans l’illusion de l’acte.

 

 

Et si notre système de pensées était erroné ?

 

« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit » Gandhi. 

 

Dans sa conférence de Milan sur la puissance des sentiments, voici ce que le scientifique Gregg Braden dit à propos de l’univers selon la physique quantique. L’univers est un champ holographique appelé matrice et chacun de nous, sommes holographiques à l’intérieur de ce champ! Etonnant, non !

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=65cizkTTRig

 

Voici un extrait  de cette conférence: « Max Planck, père de la théorie quantique a déclaré en 1944 :  ce qui constitue la matière de notre monde n’existe pas de la manière dont nous la concevons. Il précise que ce que nous pensons être de la matière, provient et existe en fait, seulement en vertu d’une force. Selon lui, il y a une force au-delà, qui soutient toute la structure de la matière ensemble dans nos corps, en notre monde. Il dit que nous devons assumer que derrière cette force se situe une conscience, un esprit intelligent qu’il définit comme étant la matrice de toute la matière. Il y a une énergie, un champ énergétique qui soutient toute la structure de la matière ensemble, que ceci n’est pas « stable ou dur » et  que nous ne sommes pas « solides ou denses ».

La croyance est le code qui  traduit à la réalité physique, cette énergie. Elle traduit les possibilités de ce champ dans notre réalité. A l’intérieur de ce champ, de cette « soupe quantique »,  existent toutes les possibilités, dans les possibilités des quantums.

 

Nous sommes déjà ce que nous imaginons, nous sommes déjà guéris, la paix dans le monde est déjà concrète, la joie est déjà partout. Avec nos pensées et notre imagination, nous accédons à ces possibilités. Nous imaginons la guérison, la paix, l’abondance et de bonnes relations avec les autres, c’est comme cela que nous fixons la réalité physique.

Avec notre cœur nous créons une émotion qui, jumelée avec notre pensée, crée ce que nous voulons voir se réaliser… ».

 

Nous sommes déjà ce que nous imaginons, rejoint la pensée de Bouddha : « Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées ».

 

Cette théorie « bouscule » quelque peu la « vision » que l’on a sur le monde. Et si chacun d’entre-nous formions un tout et ne serions qu’une expérience au sein de laquelle, la vie et la mort  ne seraient pas telles que nous les concevons!

L’image que l’on a sur le monde serait-elle alors qu’« illusion » ? Ce que nous nommons comme étant l’esprit qui « nous  habite », pourrait-il être ce champ qui serait non pas à l’intérieur de notre corps, mais à l’extérieur , nous enveloppant les uns les autres?

 

« Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort. » Gandhi

 http://www.youtube.com/watch?v=GvWdvB6w_j4

Selon la théorie quantique, c'est à travers nos sens que nous voyons le monde extérieur, qui n'est en fait qu'un champ électrique envoyé à notre cerveau.

http://www.youtube.com/watch?v=jcsVlAw-VVs&feature=related


Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

 

 

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:55

La quête principale c’est le bonheur, mais  ferait-il peur ?

 

Le bonheur pour la plupart des gens est éphémère, ou reste  utopique », il rime avec déception et finit par faire souffrir. C’est pourquoi, par protection, certains ont du mal à s’engager dans une relation, de peur d’avoir à en souffrir.  Il peut même y avoir un déni du bonheur, si l’on pense que le monde est injuste. Cette « croyance » est d’autant plus ancrée, que certains considèrent la nature humaine comme étant mauvaise, ou bien que le bonheur n’est qu’un répit à la souffrance, ou même, qu’il est inatteignable. Sur ce denier point, notre nature à l’insatisfaction ne nous facilite pas les choses. Sans compter que, l’histoire de l’humanité est faite de beaucoup de souffrance, Jung parle d’archétypes cristallisés, faisant référence à l’inconscient collectif, il faut ajouter à cela, toutes nos expériences, quelles qu’elles soient, mémorisées et stockées dans notre inconscient, de même que l’histoire de notre généalogie. De plus, le fait de côtoyer des personnes dans le mal être et la souffrance, accentue ce phénomène.

Il semblerait donc, au vu de la souffrance endurée depuis des siècles, que le mal-être et la souffrance prédominent dans notre conscience. Il n’est donc pas étonnant alors, que nous ayons du mal à nous rendre heureux. Mais, sommes-nous prêts à nous remettre en question ? A lâcher nos attentes, nos certitudes, nos croyances, nos peurs… ? Qu’a-t-on à perdre ou à gagner, à être heureux ?

Pourtant, pour accéder au  véritable bonheur, il ne faut pas chercher bien loin.


BARBEY d’AUREVILLY disait à son propos, que le bonheur véritable est le plaisir des sages, et le plaisir, le bonheur des fous. 

Si nous voulons le bonheur, ne lui tournons plus le dos, tout comme le malheur, il ne nous est, ni donné ni imposé, il nous faut  simplement trouver la direction qui nous y mène en évitant « les leurres », pour ne pas se tromper de chemin. On ne peut pas empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de notre tête mais, on peut les empêcher d’y faire leur nid. 

En effet, le bonheur véritable est à la porté de tous, car il est à l’intérieur de soi. Mais, pour accéder au véritable bien-être, de la même manière que nous passons du temps à améliorer notre condition de vie, il ne faut pas négliger d’en passer pour notre condition intérieur. Alors, au lieu de dépenser notre énergie à nous rendre malheureux, pourquoi ne pas la mettre à comprendre notre nature profonde, faite de joie, de tristesse, de désir et de haine. Nous avons tout en nous pour être heureux ici et maintenant, sauf si nous laissons des demandes et des attentes dominer notre conscience.


 Y a t’il une prédisposons à recevoir le bonheur ? 

 

Lorsque l’on pose la question suivante à plusieurs personnes: « pour vous le bonheur qu’est-ce que c’est ? » Chacune d’entres-elles a une signification qui peut parfois varier d’une personne à une autre. Le bonheur en réalité qu’est-ce que c’est, un idéal ? un concept ? une philosophie… ? Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas palpable, ni linéaire, Car, c’est l’appréciation subjective que l’on a de sa qualité de vie. C’est un état où nous nous sentons heureux, si tant est que nous soyons apte à l’être, ce qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît, c’est même, assez complexe. Certaines études américaines ont démontrées que l’aptitude à être heureux provient en majorité de nos gênes, pour le reste à des facteurs extérieurs tels que : l’éducation, la religion, le statut social, la manière de percevoir et de gérer les évènements de sa vie, le pays dans lequel nous vivons, etc. Il est plus facile d’être heureux dans des pays prospères, démocratiques où la liberté d’expression est respectées, même si l’insatisfaction domine, à quelques exceptions pour ceux qui se satisfont de peu, pourvu qu’ils aient la santé, un toit, de quoi se chauffer, se nourrir et se vêtir. Les facteurs importants sont : le travail, la socialisation et les liens affectifs.

Cette aptitude à être heureux où malheureux, est avant tout véhiculée par la mère dès la naissance, car, elle est la première expérience du monde. Vivant dans une société qui produit des névrosés, il y a de grandes chances qu’elle soit  névrosée. Par conséquent, il y a de fortes probabilités qu’en devenant adulte, son enfant soit comme elle, divisé, prisonnier de ses craintes et de ses désirs inconscients. Il aura donc probablement, beaucoup de difficultés à être heureux.


Dans les sociétés traditionnelles, une juste place est donnée à la famille, ce qui favorise l’épanouissement des enfants. Or, le monde moderne actuel, n’offre pas les mêmes conditions favorables. Par conséquent, il est très difficile de remplir correctement le rôle de mère et de père, et de faire face à toutes les exigences qu’incombe cette mission. Toute l’organisation matérielle de l’existence, sans compter toutes les influences, contribuent largement à la rendre impossible. L’enfant devient alors tout, sauf lui-même, une compensation, un support de toutes les projections et tant pis si la société est faite de faux adultes ego-centrés, névrosés, soumis aux émotions doutant d’eux-mêmes et jamais satisfaits. 

 

Geneviève

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr
SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 13:21

La gentillesse !

 

Platon disait : « l’homme le plus heureux est celui qui n’a dans l’âme aucune trace de méchanceté

 

La gentillesse est souvent assimilée à une faiblesse par peur que l’on abuse de soi « trop bon, trop con », ou que l’on se fasse avoir. Il y en a qui mettent une carapace à leur gentillesse par peur d’être blessé et de souffrir. Ainsi être bon demande pour certains d’avoir le courage d’oser l’être.

Cette faiblesse vient d’une difficulté à s’affirmer. Derrière cette difficulté se trouve des peurs ; d’être mal considéré ou pas aimé, de ce que l’on pourrait penser de soi si l’on refuse par exemple de rendre service… Il y a une  dépendance au regard de l’autre car à travers lui, c’est la reconnaissance de soi qui est recherchée.

Dans cet état d’esprit, lorsque la gentillesse s’exprime, on ne peut être unifié à soi-même, bien au contraire. Il y a division entre ce que l’on souhaite et ce que l’on s’oblige à faire pour telle ou telle raison. En n’affirmant pas son désir on est donc divisé et pas heureux de l’être, car on se nie.

 

La gentillesse ne suppose aucune contrainte

 

On peut tout à fait s’affirmer et être gentil, ce n’est pas incompatible. La gentillesse ne doit pas conduire au sacrifice, elle ne demande pas de satisfaire le désir de l’autre sans qu’il y ait une adhésion totale par soi-même à sa demande. Elle émane d’un esprit altruiste qui à une bonne estime de lui-même.

Lorsque la gentillesse s’exprime, c’est avec envie et c’est un choix assumé et de plus, cela procure un bon sentiment, celui d’avoir donné le meilleur de soi-même.

Il y a des moments où on peut être amené à refuser une demande, non pas parce que nous ne pouvons pas, mais parce que nous pensons que ce n’est pas un  bien à rendre en acceptant la demande. Il faut parfois du cran pour refuser et cela demande du courage. Ce refus n’a rien à voir avec un manque de gentillesse, c’est plutôt un acte altruiste. Il est préférable d’assumer nos choix de manière à ne pas laisser la culpabilité nous envahir, car refuser une demande est une décision difficile à prendre au risque de se mettre à dos la personne concernée.

 

Il y a en soi suffisamment d’amour et de compassion, pour soi et pour les autres. La gentillesse est naturelle et dénuée d’intérêt personnel, elle s'exprime avec le cœur.

 

« Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner ». Paul Claudel

 

La gentillesse est un état d’être qui nous ouvre aux autres et qui s’exprime naturellement et spontanément. Elle fait partie de nos gênes, c’est une des composantes à la générosité.

Par ce temps de crise, on s’aperçoit que la solidarité et l’entre aide s’organise avec attention et respect. On peut apparenter la gentillesse à de la bienveillance.

Avec la rudesse du froid de l’hiver, de plus en plus de bénévoles ont à cœur de se préoccuper du sort des plus fragiles (personnes âgées, sans-abris…), c’est un comme un appel, un élan incontrôlé du cœur.

Il y a des initiatives à travers lesquelles la gentillesse s’exprime, je pense par exemple à la fête des voisins qui est devenue un rituel tous les ans. C’est une occasion de montrer que l’on se préoccupe de son voisin, mais aussi cela montre l’importance qu’on lui accorde.

 

Tous les actes de gentillesse procurent un énorme bienfait, tant à celui qui l’offre, qu’à celui qui la reçoit et ils en ressentent tous deux les effets. Il n’y a pas une façon précise de l’exprimer car chacun l’exprime à son niveau comme il le ressent, que ce soit au travers un sourire que l’on offre volontiers, d’un geste,  d’une amabilité, d’une attention délicate, d’une main tendue…

La gentillesse venant du cœur est sans « calcul », il n’y a aucune demande ni attente de retour, car le mental n’intervient pas. Cette « douceur » bienveillante est bienfaisante est un don fait à l’autre qui rend fier de soi, heureux, joyeux, de bonne humeur,… et cela est même communicatif ! Faire preuve de générosité génère du bien-être et des changements, car ce don de soi est rémanent et a une influence « positive » sur les autres.

 

La gentillesse développe une aptitude  à être heureux, alors pourquoi ne pas aider l’autre à connecter cette extraordinaire qualité ?

A moins qu’il y ait un blocage, faire preuve de gentillesse n’est-il pas à la portée de tous!

 

Geneviève

http://se-ressourcer.over-blog.com/ 

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 10:45

Vivre l’instant présent en étant créateur de sa vie!

 

 

Ne passons-nous pas parfois à coté de « l’essentiel »?

 

La plupart des gens vivent « malmenés », bousculés par les aléas de la vie. Dès leur réveil, une course « effrénée », commence. Leur tête est remplie d’injonctions (enfants, repas, courses, travail, RDV…) et souvent leur journée démarre par un petit déjeuner pris à la va-vite.

Il leur semble impossible de prendre du temps pour se relâcher et se détendre, ce qui fait que toute la journée ils sont sous tension.

 

Comment profiter pleinement de la vie lorsque l’on est soumis à des injonctions inconscientes ?

Il n'est pas possible de vivre l’instant présent pleinement, si nous laissons nos pensées dominer notre conscience. Lorsqu’elles se présentent à nous, nous ne sommes plus présents à ce que nous faisons, elles nous amènent ailleurs et nous agissons comme des automates.


Mais, n’avons-nous pas le pouvoir  de faire qu’une pensée se dissipe  dès qu’elle se présente à notre esprit ?

N’avons-nous pas le pouvoir de décider de nous « poser »,  de respirer, de prendre un peu de temps pour soi malgré la vie trépidante ? Bien sûr que si ! Alors pourquoi ne le faisons-nous pas ?

 

L’instant présent est la seule réalité qui soit, ce n’est ni avant qui fait déjà partie du passé, ni après qui n’est qu’une illusion ! C’est pourquoi vivre pleinement l’instant présent et important pour ne pas passer à « coté de sa vie ».

Lorsqu’une pensée apparaît, nous pouvons la dissiper en reprenant contact avec la réalité. Nous pouvons nous rendre compte combien nous nous laissons polluer l’esprit par des pensées non constructives, liées au passé ou à ce que nous vivons dans notre vie, qui passent par le prisme de notre mental (système de croyance, jugement, culpabilité, blessure narcissique, ...). Elles viennent parasiter l’instant présent, car pendant le temps où nous pensons, nous ne pouvons "être présent" à ce qui se passe autour de nous.

 

Il y a tellement de bien être à éprouver, dans le fait d’être observateur en état de présence.

 

Le fait d’occuper notre esprit à voir ce qui se passe réellement, ne laisse pas la place au "vagabondage". Dans l'état de présence, on peut véritablement observer ce qui se passe en soi, se découvrir et « entendre » ce qui demande à s’exprimer. Par exemple dans un état de colère vis à vis de quelqu’un, on peut découvrir qu’en fait, c’est contre soi que nous sommes en colère et que l'autre n’est pas responsable de cette colère projetée sur lui. En observant bien, on peut se rendre compte que son attitude a fait écho en soi. Que nous a t-il renvoyé, notre impuissance, une déception par rapport à des attentes, … ?

 

De même qu’en observant ce qui se passe autour de soi, nous sommes présents au monde qui nous entoure. Nous pouvons spontanément nous enthousiasmer, nous émerveiller du spectacle que nous offre la nature et mettre tous nos sens en éveil: sentir les odeurs, éprouver des sensations aux contacts du soleil, du vent ou de la pluie, respirer à pleins poumons, être émus dans la joie ou la tristesse….

En ayant « la tête » ailleurs,  nous passons à coté tout cela, alors que le spectacle de la vie se déroule sous nos yeux.

 

En état de présence, nous sommes plus réceptifs, attentifs, plus à l’écoute et pouvons nous rendre compte de notre "présence" ou non, dans une discussion. Soit on est attentif et on écoute ce qui est dit ou, soit on prépare déjà ce que l’on va dire sans vraiment écouter ce qui se dit. La plupart du temps nous ne sommes pas vraiment présent à notre entourage, nous sommes là physiquement, mais nos pensées nous amènent ailleurs.

 

Pour éloigner des pensées « négatives », qui ne font que nous « polluer » l’esprit, il est bon de se "centrer" sur l’instant présent, pour discipliner nos pensées vers des sentiments meilleurs.

 

Ce n’est pas en ressassant le passé ou en s’inquiétant pour l’avenir que nous allons agir pour notre bien-être, mais en ayant de bons sentiments qui se propagent au-delà de ce que nous pouvons imaginer pour aller vers la création de ce que l’on veut obtenir.

N’oublions pas que nous sommes le résultat de nos pensées. Il est donc préférable de cultiver de bons sentiments afin d’agir en conséquence pour un futur meilleur, car il se construit à partir de chaque instant qui passe. 

Se réfugier dans des pensées est donc  vivre dans une illusion, déconnecté de la réalité du monde.  C'est à coup sûr,  la meilleure manière de passer à coté de ce qui nous entoure.

 

La plupart du temps nous laissons des pensées dominer notre esprit. Lorsqu’il y a une motivation à faire quelque chose, nous sommes plus centrés, sur ce que nous faisons, plus attentifs et concentrés, plus présent donc.

 

Comme il est difficile d’être constamment présent dans l’ici et maintenant, car très vite nos pensées nous amènent ailleurs, il est préférable de « lâcher » tout ce qui peut entraver notre bien-être.  Pendant que nous sommes entrain de ressasser, d’angoisser, d’entretenir des ressentiments …, nous entretenons cet état d’esprit sans avoir conscience qu'il impacte considérablement notre vie, car nous le faisons exister dans notre monde ! Par conséquent, nous attirons à nous des situations qui viennent l’alimenter.

 

N’oublions pas que seul l’instant présent est ce que nous vivons réellement. Nous pouvons créer, « façonner » notre vie à partir d’actions que nous faisons à chaque instant qui se présente à nous.

L’instant d’avant est passé, nous ne pouvons plus le revivre. Les regrets ou les inquiétudes ne font que parasiter le moment présent. L'instant d’après est le résultat de ce que l’on a semé maintenant. Se « réfugier » dans le passé en ayant le regard accroché à des souvenirs n’est qu’un monde d’illusion, car seul l’instant présent, est réel!

 

N'est-il pas plus judicieux de saisir chaque instant comme une opportunité qui nous est offerte pour être le créateur de notre vie?

 

Intégrer l’abondance et la gratitude dans notre façon de penser ne peut-il pas nous aider à profiter du moment présent ?

Avoir de la gratitude, en remerciant ou se remerciant quotidiennement de ce que l’on a, est un état d’esprit qui nous ouvre à la joie et nous réjouit. Bien trop de gens se focalisent sur les manques, les regrets et sur l’insatisfaction de leur vie.

Nous avons le pouvoir de créer l’abondance dans tous les domaines, c’est une question d’état d’esprit. Il faut pour cela changer nos croyances « limitantes », car bien souvent nous vivons avec de fausses croyances.  Ce que nous souhaitons pour notre avenir se trouve dans les semences d’aujourd’hui ! Agissons en conscience. Quoi qu’il se passe dans notre vie, si nous n’avons pas le pouvoir de changer les choses, nous avons le pouvoir de changer notre regard pour ne pas en être affectés.

 

L’instant présent !

 

On demanda un jour à un maître qui savait méditer,
comment il faisait pour être si recueilli, en dépit de toutes ses occupations.
Il répondit:
Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, Je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.

Les gens l'interrompirent en lui disant:"Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?"
Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.
Les gens lui dirent encore une fois: "C'est ce que nous faisons aussi !"

Non, leur répondit-il.
Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.
Quand vous vous levez, vous courez déjà.
Quand vous courez, vous êtes déjà au but...
Présentement !

 

http://www.youtube.com/watch?v=3EqpZ57jsDo

 

« Occupe toi du jour présent, car si hier n’est plus qu’un rêve, demain n’est rien qu’une vision. Le jour présent si tu le vis, fera de chaque hier un rêve de bonheur et de ton avenir une vision d’espoir. Alors, occupe toi du jour présent. » Proverbe Sanscrit.

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

                       

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 12:26

Nos pensées ont un pouvoir !

 

 C’est inouï ce que la pensée peut produire ! Tout est possible, dans ce qu’il est possible ! Notre vie est le reflet de nos pensées car rien n’est le fruit du hasard. Ce qui nous arrive est à attribuer à nos pensées qui, avec l’aide de nos émotions agissent comme un aimant pour atteindre un but.

 

« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons le monde ». Bouddha

 

Responsabilité personnelle de sa vie


Tout ce qui vient à nous est filtré par le prisme de notre mental (éducation, culture, religion, relations familiales, nos origines, savoir, idéologie, superstitions, croyances, certitudes, tabous, préjugés, aprioris, …), ce qui fausse notre perception de la réalité.

 

"Nous choisissons nos joies et nos peines bien longtemps avant de les expérimenter". Kahlil Gibran

 

Nos expériences s’incrustent dans notre mémoire et toute pensée que nous faisons notre, rejaillit sur nos attitudes. À la suite d'une émotion, d'un stress, d’un choc psychologique, une énergie s’en dégage, véhiculée par la pensée. Nous donnons une interprétation toute personnelle et nous agissons en fonction de nos croyances, ce que nous pensons  être vrai ou pas, bien ou mal, juste ou injuste... C’est pourquoi chacun vit dans « son monde »,  car se sont nos pensées qui déterminent la réalité dans laquelle nous vivons et qui n’est donc pas,  la même pour tous. Il n’y a qu’à se rendre compte de la différence d’interprétation d’une personne à l’autre, par rapport à une situation vécue pourtant au même moment ensemble.

 

Au moment où nous agissons, nous savons précisément les actes que nous posons. Nous savons ce que nous sommes au moment où nous agissons. Si nous sommes respectueux ou pas, arrogant, orgueilleux…, nous savons dans quel état d’esprit nous agissons sans être vraiment conscients de ce que nos actions vont engendrer.

Cette notion de responsabilité personnelle est parfois difficile à admettre pour la plupart des individus. Il faut bien prendre conscience que les autres ne sont pas responsables de notre mal-être ni même de notre bien-être, qui ne dépendent de personne d’autre que de soi. Penser que c’est la faute de l’autre est une limite, car il n’est aucunement responsable de nos échecs ni de nos réussites. Tout vient de nous !

Il n’est pas rare d’entendre dire « il ou elle m’a fait mal », sans avoir été battu physiquement. En réalité, ce mal est déjà en soi, s’il ne l’était pas, il n’y aurait aucune « prise » et donc aucune souffrance psychique.

 

Nous pouvons prendre la vie comme une formidable opportunité de « croissance » qui nous est offerte. Il ne tient qu’à nous de saisir ce qui vient à notre rencontre et même dans ce qui nous déplait, pour nous éveiller. Nous seuls pouvons changer notre condition de vie en changeant d’état d’esprit, pour en faire une force créatrice. N’oublions pas que ce sont nos pensées qui créent notre réalité.

Certains d'entre-nous saisissent les opportunités lorsqu’elles se présentent, là où d’autres les laissent passer,  n'osent pas, ou tout simplement ne les " perçoivent" pas, victimes de leur "surdité psychologique".

 

Selon un proverbe, il est dit : « attention à tes pensées, elles deviendront tes paroles, attention à tes paroles, elles deviendront tes comportements, attention à tes comportements, ils deviendront tes habitudes ». 

 

Il y a une loi universelle qui impacte sur notre vie, c’est la loi d’attraction avec son phénomène de causes à effets.

 

Nous faisons tous partie d’une chaîne, où nous sommes interdépendants les uns aux autres. Tout est lié, une interdépendance entre les évènements de l’univers et ceux de notre vie.

Ce qui crée notre vie, ce sont des habitudes de pensées et de réactions que nous développons au fil du temps. Nos pensées créent des émotions et ensembles déterminent notre état d’esprit qui nous fait adopter un certain comportement selon l'écho que cela fait en soi.

La non-compréhension de ce phénomène de causes à effets est la principale cause « d’échecs » ou de mal-être, car nous continuons des schémas répétitifs.

 

Prenons conscience que la pensée est la source de tout un processus qui se retrouve partout dans l’univers. Toute chose a un contraire « positif/négatif, blanc/noir, haut/bas, oui/non, plus/moins… Comme le Yin et le yang, tout est équilibre, mais nous faisons abstraction de cet équilibre dans notre vie.

 

Rien n’est permanent. Face à l’adversité nous avons le choix de nous en remettre à la fatalité ou faire « front » et retrousser nos manches pour aller vers ce qu’il est possible de faire. Pour cela il faut agir en conscience que nous pouvons y arriver.

Beaucoup pensent qu’ils n’ont pas le choix, mais nous faisons toujours un choix, celui d’agir ou de ne pas agir et donc d’être acteur ou spectateur de notre vie.

 

Quelles sont les limites de nos pensées ?

 

Nous pensons avoir toute la  liberté d'agir, mais les croyances nous restreignent, elles sont liées à l’environnement dans lequel nous évoluons. C’est pourquoi nous avons tout intérêt à faire le tri, entre celles qui nous servent et celles qui nous desservent.

Les idées bien ancrées dont nous faisons « vérité », sans doute par identification avec ce que pensaient nos proches à propos de nous enfant, il faut absolument les déraciner ( je ne suis pas capable, cela ne sert à rien, c’est pas possible etc.), pour nous conditionner à penser positivement.

Il ne faut surtout pas mésestimer l’impact du pouvoir donné à autrui sur soi qui est un facteur important limitant. En donnant de l’importance au regard de l’autre porté sur nous et à ce qu’il pense, non seulement cela handicape notre capacité à agir par nous-mêmes, mais cela nous prive de liberté, et surtout de la liberté d’Etre. En nous en remettant à autrui, nous-nous empêchons de nous découvrir réellement et de penser par nous-mêmes!

 

La vie est soumise à fluctuation ce qui demande une constante adaptation, c’est la raison pour laquelle il est préférable de penser et d’agir par soi-même en conscience que nos actes ont une répercussion sur elle. Si elle ne nous paraît pas satisfaisante nous pouvons à tout moment agir pour effectuer un changement, il faut croire que c’est possible.

Pour être heureux, il faut renoncer à penser que l’autre peut nous apporter le bonheur, il faut lâcher cette attente qui n’est qu’illusion. C’est à nous d’effectuer les changements nécessaires à notre bien être et à personne d’autre!

Notre existence est déterminée par nos choix et nous devons en assumer toute la responsabilité quant à leurs conséquences. N’oublions pas que nous sommes responsables consciemment ou inconsciemment de ce qui nous arrive. A tout moment nous pouvons nous réajuster, nous adapter, si nous pensons que la voie que nous prenons est sans issue ou pas la bonne.

 

Tout passe par nos filtres !

 

Les décisions que nous prenons ne sont pas toujours guidées de façon consciente, car la plupart d’entre-elles sont prises sous l’influence de l’inconscient. Lorsque nous prenons un décision, nous pensons avoir notre libre arbitre, mais il est limité par l’inconscient.  Nous sommes comme des marionnettes manipulées par lui.

Si nous ne changeons pas certaines habitudes et croyances, il y a de fortes chances de faire comme la mouche qui se heurte inlassablement contre la vitre alors qu’une autre fenêtre est ouverte. Comme elle, nous pensons que c’est la seule issue, étriqué dans notre conditionnement limitant.

 

Tout est filtré par notre monde émotionnel et nos croyances. Pour l’illustrer, je prends l’exemple de deux représentants en chaussures qui face à une même situation, ont eu une démarche bien différente et n’a donc pas été vécue de la même manière.

Ils sont envoyés tous deux par leur entreprise respective dans un pays où personne ne porte de chaussures. Lorsqu’ils reviennent, l’un dit à son employeur : "c’est incroyable, j’ai donné une paire de chaussures à quelques personnes de la population et ils en veulent tous. Il y a un très grand besoin dans ce pays où la population n’en porte pas". Quant à l’autre représentant, il s’empresse de dire à son patron : « désolé patron, on ne fera aucune affaire dans ce pays, où personne ne porte de chaussures ».

 

Tout répond à ce phénomène de causes à effets

 

Ceux qui arrivent à leur but se sont mis en action pour y parvenir. Ils ont acquis une certitude absolue que c’est réalisable. Les personnes affirmées, bien « ancrées », émanent un certain charisme et tout leur être le communique. Cela se perçoit dans leurs attitudes, leur langage, leur manière d’être présent au monde qui les entoure et tout cela est le fruit de ce qui les habitent, de ce qu’elles pensent !

A contrario, quelqu’un de « défaitiste » dégage tout autre chose. Tout ceci n’est que la conséquence de  leur pensées en actes, c’est la loi de causes à effets. C’est comme pour la récolte des légumes de son potager, elle sera à la hauteur de ce que l’on aura semé et du soin que l’on aura apporté à leur croissance.

 

Vouloir, espérer, croire, ne suffisent pas pour réussir. Il faut préciser avec justesse ce que l’on souhaite obtenir dans la mesure du réalisable, ensuite il faut agir ! Il est donc très important de ne pas se limiter et de se focaliser sur le but à atteindre, en se mettant à l’action avec toute notre énergie. Il se peut que le doute ou le découragement nous envahisse, mais à tout moment nous pouvons réajuster nos pensées.

Même si le but recherché n’est pas atteint pour des raisons indépendantes à notre seule volonté, ce qui prime c’est d’avoir le sentiment d’avoir fait tout son possible. On peut tirer parti de cette expérience et le transformer en forces.

 

Chacun peut se rendre compte du pouvoir de la pensée. Lorsque l’on fait le test de se programmer à se réveiller à une heure précise sans se servir de réveil, nous pouvons constater que nous-nous réveillons à l’heure dite.

En y mettant la "foi" et en associant des émotions dynamisantes à l’objectif que l’on se donne, cela ne peut que donner de bons résultats. Bien sur, il faut faire preuve de patience et de persévérance, en étant convaincue que c’est possible.

 

La loi d’attraction

 

Nos pensées créent une énergie qui se propage dans l’univers pour atteindre une "cible" qui ensuite est attirée à nous. Nous sommes tous sous l’influence de cette loi, sans exception. C’est un phénomène conscient ou inconscient auquel personne n’échappe.

On attire à soi ce que l’on veut, mais aussi ce que l’on ne veut pas, c'est un fait qui n’est pas facile à admettre ! Nous attirons les choses auxquelles nous résistons.  Les fuir les attirent, les suivre les repoussent, tel un aimant.

Ce qui vient à nous de désagréable résulte de ce que nous craignons, la peur attire ce dont on a peur. Si l’on a peur de perdre l’être aimé, nos attitudes vont « le pousser » à s’en aller. De la même manière, nous attirons ce que nous ne voulons pas et repoussons. Il y a un proverbe qui dit : « suis-la elle te fuit, fuis-la elle te suit ».

Il arrive parfois que nous ne fassions pas ce que nous voulons, mais le contraire ! Il y a ce que le conscient veut  « je veux » et ce que l’inconscient décide « je ne peux pas ». C’est pourquoi certaines personnes disent n’avoir pas voulu ce qui est arrivé, il y en a même qui disent avoir fait le contraire de ce qu’elles voulaient.

 

Nous devons prendre conscience, que de nos pensées résultent des situations que nous attirons.

Il est préférable de prendre l’entière responsabilité de ce qui vient à nous et d’effectuer les changements nécessaires pour favoriser notre bien être. En quelques sorte, il faut se « ré-éduquer ».

 

 

L’autosuggestion est une aide efficace pour désancrer des croyances « limitantes » et habitudes de vie.

 

En dirigeant nos pensées de manière positive, nous pouvons améliorer notre vie. J’en ai fait l’expérience maintes fois avec toujours de très bons résultats. J’ai d’ailleurs arrêté de fumer avec succès sans jamais avoir ressenti l’envie d’y succomber de nouveau et cela fait maintenant plus de 20 ans.

 

L’autosuggestion est une méthode qui dirige nos pensées vers un but à atteindre en s’adressant à l’inconscient. Emile Coué en est un des précurseurs et il a par ailleurs développé une méthode porté sur la pensée positive qui porte son nom, en y intégrant d’autres techniques.

Cette méthode part du constat que l’inconscient  influence notre vie, ce qui limite notre libre arbitre. Donc, pour ne pas être « manipulé » par lui, nous devons en faire un « allié ». Pour se faire, on se sert de l’imagination, mais il faut avoir la certitude absolue que nous pouvons faire ce que nous voulons, bien sûr dans ce qu’il est possible de faire.  L’imagination est donc un outil puissant pour réaliser nos rêves, mais pas seulement, elle peut aussi aider notre corps à guérir de maladies dans la limite de leur curabilité.

Selon la méthode Coué, la répétition de cette suggestion : « tous les jours à tout point de vue, je vais de mieux en mieux », améliore notre vie si on est convaincu de la puissance de la pensée. Pour lui, le « tout point de vue », sous-entend dans tous les domaines.

 

http://www.youtube.com/watch?v=L3iReHHVMng&feature=related


Quel mystère dévoile notre ADN ?

 

Nos cellules contiennent une molécule d’ADN, un réseau de communication constamment en action. Notre corps est capable de se réparer grâce aux cellules, mais bien sûr, elles ne peuvent pas reconstruire un membre amputé.   La science a fait d’innombrables découvertes concernant notre ADN, s’ouvrirait-elle au mystère de la vie ? Des  chercheurs auraient découvert que notre ADN pouvait communiquer ayant une sorte de conscience. Le conditionnel est de rigueur, mais peut-être, y a t-il une porte ouverte vers l’énigme qu’est l'origine de la création de la vie ?

Voici quelques liens sur l’ADN à vérifier toutefois, la véracité de leur contenu.

http://www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/977/derniere-decouvertes-sur-l-adn

http://www.lpde.fr/actualite-ufologique-monde/adn-humain-decouverte-scientifique-etonnante-t85.html

http://www.linternaute.com/science/divers/dossiers/06/revolutions-scientifiques/14.shtml

 

 N’oublions pas que par essence, nous sommes des êtres spirituels dans un corps qui lui aussi nous limite. Le but de notre existence n’est-il pas de progresser, grandir et s’éveiller ?

 

Geneviève

http://se-ressourcer.over-blog.com/ 

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:51

197473_414345928619638_185691899_n.jpg

Faire un choix c’est se risquer à « perdre ou à gagner » à « réussir » ou à échouer » !

 

Tout organisme pour s'adapter doit innover, tenter une aventure hors de la norme, engendrer de l'anormalité afin de voir si ça marche, car vivre, c'est prendre un risque". Boris Cyrulnik

 

Pour sortir de sa condition l’homme est parfois prêt à prendre certains risques. Il prend le risque de « réussir », mais aussi « d’échouer »! La vie est faite d'une succession de choix à faire. La société nous « pousse » à choisir, l’éducation  que nous avons reçue nous formate d’une certaine manière, nous répondons à des injonctions qui orientent nos choix. 

Nous sommes « continuellement » face à des décisions à prendre, par exemple dans le choix de nos achats, de la tenue que l’on porte, de nos priorités… Cela implique une multitude de « petites » décisions qu’elles soient conscientes ou pas.

 

Nous sommes contrains de décider sans arrêt  dans ce que nous acceptons ou refusons !

 

De nos choix dépendent l'orientation que nous donnons à notre vie, ce qui explique que parfois nous avons du mal à prendre certaines décisions. Se risquer à faire un choix nous met parfois devant la peur de faire un  « mauvais » choix. Le non-choix, c’est aussi d’une certaine manière, choisir, mais il nous place dans une position de spectateur de notre vie, alors qu’en agissant, nous en sommes acteur. Mais ne pas agir, peut impliquer parfois du courage si l'on pense que c'est la meilleure solution que nous ayons, c’est un choix assumé.

 

Il faut identifier ce qui met un frein à  toute difficulté à faire un choix, car derrière le manque de courage se cachent très souvent des peurs.

 

Ce n’est jamais simple d’aller vers un changement lorsque l’on a des peurs. Parfois on se sent incapable de faire un choix, comme si nous perdions en liberté par peur de perdre nos repères,  car faire un choix c’est se risquer. Toute peur quelle qu’elle soit, est un frein à agir. Angoisses, doutes, mésestime ou manque de confiance en soi, peur de l’inconnu, de l’échec, de perdre, de ne pas faire un bon choix, de troubler l’équilibre familial, de se culpabiliser …, c’est toute une panoplie qui peut entraver nos actions.

 

Qui n’a jamais eu des moments de solitude, d’incertitude, de confusion…, à en être découragé ? Face au découragement la résignation n’est jamais bien loin lorsque une situation n’est plus sous « contrôle » ou semble insoluble. Se sentant impuissant, il peut y avoir démission.

Mais, se décourager avant même avoir tenté une action, n’est-ce pas se « complaire » ou se contraindre à rester dans la situation où l’on se trouve ? Ces moments là nous appellent à agir, car ce qui permet de lutter contre l’immobilisme, c’est l’action. Si petite soit-elle, elle nous permet de relancer ou d’ouvrir une « voie », qui jusque là paraissait sans issue et de se sentir soulagé, libéré d’un »poids ».

 

La notion de contrainte prive de liberté d’agir. Certains sont obligés d’accepter ce qui leur est imposé, une contrainte dont ils ne peuvent que se « plier ». Après une privation de liberté, il n’est pas rare d’en être perturbé avec une impression de ne plus savoir quoi faire face à de nouveaux repères, à tel point de ne plus savoir ce qui est bon pour soi.

 

Ce qui permet de vaincre des résistances,  se sont souvent nos limites face à des situations liées à l’insatisfaction, un mal-être, un sur-stress…., qui n’est plus supportable et qui donnent le courage d’agir.

Lorsque nous sommes dans le « pas bouger », alors que nous vivons des frustrations, nous restons bien « englué » dans notre « bourbier » comme le coq qui piétine sans cesse. Et nous ressassons nos frustrations qui prennent de l’ampleur. Pour en sortir, il n’y a qu’un pas à faire et ensuite, les autres suivent. Après coup, il arrive que l’on se dise, « pourquoi je n’ai pas agit auparavant, ce n’était pas si compliqué ». Pour se libérer, il faut agir!

 

Décider d'agir ou de ne pas agir est un choix, mais peut-il y avoir de mauvais choix, lorsque l'on agit en conscience et responsabilité?

 

Chacune de nos actions engage notre responsabilité, un poids qui pèse dans la prise de décision. C’est pourquoi, il arrive que l’on ne puisse pas se décider à agir, mais c’est aussi un choix, « choisir de ne pas choisir ».

La vie nous « pousse » à la vivre et donc à l’action. Nous agissons dans ce sens, mais comment faire pour décider en toute liberté et sérénité ? On apprend très tôt à faire des choix que ce soit pour les études, des activités sportives, musicales…, l’orientation professionnelle, le relationnel, mode de vie, etc.

Autant de situations qui demandent des choix qui nous mettent face à soi avec tout ce que cela représente.

 

Avant toute décision, la question à se poser n’est-elle pas : « qu’est-ce que je veux vraiment, car n’est-il pas plus aisé de répondre à un désir profond? 

Ensuite, une fois déterminé  ce que l’on veut vraiment, nous examinons les options que nous avons afin d’éliminer les autres possibilités et nous les comparons. Nos choix sont souvent rationalisés, bien « pesés », raisonnés de manière à pouvoir trancher plus facilement, ce qui évite de se laisser influencé par ce qui nous « échappe » et que l’on peut maîtriser.

 

Mais sommes-nous totalement libres de nos choix ?

 

A priori oui, nous prenons des décisions en conscience, mais certaines ne nous sont-elles pas dictées par notre inconscient ?  Nous avons reçu à la naissance un « héritage » qui nous est transmis par notre généalogie, et toutes les influences liées au formatage depuis l’enfance (éducation, religion, croyances…). Notre existence n’est-elle pas alors orientée par des « choix inconscients ?

Nous avons certes le libre arbitre, mais jusqu’à quel point ? Si nous avions toute la liberté d’agir alors pourquoi si souvent nous tournons le dos au bonheur ? Qu’est-ce qui nous pousse à prendre telle décision plutôt qu’une autre ?

 

Concernant les « mauvais » choix, il peut y avoir un lien avec une ou des situations liées à l’enfance mal vécues et qui peuvent avoir été refoulés après nous avoir marqué. Par exemple si nous avons été humiliés, rabaissés et vécu la honte, cet événement s’inscrit comme étant « vérité » et peut peser sur nos choix. On peut avoir intégré le fait que nous sommes nul, bon à rien, etc., ce qui fait que des situations viennent à nous en écho avec ce que nous avons vécu et nos choix contribuent à nourrir cette dévalorisation.

 

Nos pulsions déterminent parfois des actions qui entravent notre bien-être. Nos choix sont alors orientés par notre état émotionnel que nous laissons  « gouverner » pour satisfaire ou assouvir des désirs, de pouvoir, possession, jouissance, pulsions…, sans même parfois se poser la question de l’écologie, à savoir : est-ce que cela est nuisible pour soi ou pour autrui ?

Nos désirs ne peuvent être tous comblés, c’est pourquoi la frustration est inévitable. Lorsque nous sommes dépendants des désirs de l’ego, nous sommes « prisonniers » de cet « appel » à le satisfaire. Etant sous son emprise, dès qu’il se heurte à une insatisfaction, cela nous demande répétition à les assouvir à nouveau. Cédant à des pulsions, ce choix nous laisse parfois dans une culpabilité d'y avoir succomber et le plaisir peut en être parasité.

Faire un choix sous l’emprise d’une pulsion ou dans l’urgence, ne nous permet pas d’être objectif et d’en prévoir les « retombées ». A toute action, il y a une réaction bien souvent à la hauteur de ce que l’on a semé.

 

Notre véritable bien-être ne dépend t-il pas de notre capacité à ce détacher de ce qui conditionne notre attachement dans ce qui est superflu? C’est en apprenant à nous accommoder de ce que l’on a et de ce qu’il est possible d’obtenir, que nous gagnions en « liberté ».

Nous devons nous interroger sur le bien fondé de nos choix, n’oublions pas que nous sommes les acteurs et les auteurs de toutes nos attitudes.

 

Le meilleur moyen de pouvoir agir n’est-il pas de rompre avec  croyances  « limitantes » et certitudes ou a priori?

 

Pour cela, il faut cesser d’attribuer la responsabilité sur des causes externes et de regarder en face, les véritables causes qui en fait se trouvent en soi. On peut ensuite, développer des capacités à faire face à toutes situations, et ce n’est pas tant « l’échec ou la réussite » qui importe, mais la capacité à les surmonter.

La vie est une extraordinaire expérience faite d’actions. Dans chaque action, peut en résulter de petites ou grandes « réussites », mais il faut se risquer  à échouer  ou se tromper.

De nos actions découlent des expériences qui nous donnent un enseignement qui en soit, n’est jamais « négatif », mais constructif. Ce que nous prenons comme étant un échec, n’est en fait qu’une étape  pour s’améliorer ou améliorer ce que l’on a entrepris de faire.

 

Il serait bon de bannir de notre vocabulaire le terme de « réussite » ou « échec », qui sont des jugements que l’on porte sur des situations et qui peuvent entraver nos actions. Sous la « pression », il est difficile pour certains de se risquer à entreprendre et tombent dans le pas faire.


L’apprentissage n’est-il pas une succession de leçons que l’on tire de nos expériences ?


Il ne faut jamais  essayer de faire, c’est le meilleur moyen « d’échouer ». Pour y arriver, il faut agir!  En ne faisant aucun choix on reste dans l’illusion et peut être même dans le regret de ne pas avoir agit.

La volonté est la base de toute motivation pour faire des choix et cela ne requiert aucun effort, seul la contrainte suppose d’en faire.

 Décider c’est choisir, d’agir ou pas. Ce mettre en action, c’est avoir l’audace d'oser se risquer à avancer vers un but, ou vers la résolution d’une problématique.

 

« Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. A force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse ».  Sénèque

 

Au moment où nous agissons, nous faisons en général le « bon choix », sans doute que plus tard, nous agirions différemment, car nous serions autre.

Il faut être convaincu que nos choix, au moment où nous les faisons, sont les meilleurs que nous puissions faire, car on doit en assumer toute la responsabilité qui en incombe. Après coup, il ne sert à rien de regretter, ni même se dire « si j’avais su ou pu j’aurais…. ». Mais on peut en tirer des leçons, notamment  sur la manière de s’y prendre.

Toute décision implique une part de risque et il est difficile d’en prévoir les conséquences.

 

Si on prend soin de rester dans la modération on favorise l’équilibre, car elle met les choses à notre mesure, ce qui permet d’agir plus facilement. Ainsi par les actions que l’on mène, la vie n’est pas que besogneuse, on y trouve aussi un épanouissement personnel pour s’occuper de son intériorité et de se libérer du superflu le plus possible

Le problème dans notre société, c’est que l’indispensable n’a pas été résolu et le superflu n’a pas de limite ce qui nous pousse à consommer toujours plus.

 

Le pire ne serait-il pas à l’issue d’une vie d’avoir le sentiment d’être passé à coté ?

Celui qui laisse aller son cœur, ne peut se tromper !

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:11

Les blessures archaïques de l’âme

 

 

Nous portons tous en nous des blessures archaïques qui parfois « handicapent » notre vie et nous mettent en souffrance. Certaines personnes peuvent en être affectées plus que d’autres, ou pas du tout, restant néanmoins sous-jacentes, bien tapies.

Pour chacun, certaines prédominent, c’est ce qui explique que tout le monde ne « souffre» pas des mêmes blessures.

Ces blessures sont véhiculées de génération en génération, « portées » par la famille et sont donc inconsciemment transmise au fœtus au moment de la fécondation, puis se "biologisent".

Elles sont ensuite renforcées par des situations que l’on attire sans en avoir conscience, c’est ce que l’on appelle la loi d’attraction, ce qui fait que bien malgré nous, nous pouvons passer de bourreaux à victimes et inversement.

Voici les principales blessures: l’abandon, le rejet, l’injustice, l’humiliation et la trahison, mais elles en « abritent » bien d’autres comme, se sentir dévalorisé, mésestimé, incompris, nié, etc.

Il y a une différence à faire entre avoir été  réellement abandonné, rejeté, humilié…, ou s’être senti abandonné, rejeté, humilié… Avoir le ressenti,  ne signifie pas qu’en réalité on l’a été. Lors d’une situation, le mental saisit un fait et se l’approprie et fait abstraction de tout le reste. Ce fait est monté en épingle dans notre esprit et les émotions qui en découlent répondent à des blessures  enfouies. Nous ne voyons plus la réalité dans son ensemble, nous réagissons en fonction de notre monde émotionnel.

Toutes les « blessures » sont des manifestés, l’expression de conflits archaïques  non-résolus par la généalogie qui, à travers la souffrance cherchent à être « guéris ». Elles sont ressenties avec plus ou moins d’intensité selon ce qui est « donné » à chacun de vivre pour les résoudre. Il arrive même, que le conflit s’arrête lorsqu’il n’y a pas d’enfant, comme pour dire « plus jamais ça » !

Elles sont donc vécues très tôt dans l’enfance, parfois même en-utérin. Ensuite, si elles ne sont pas cicatrisées, elles restent actives, et seront re-vécues plusieurs fois dans la vie d’adulte en écho. C’est la raison pour laquelle, on reconnecte nos blessures, au travers de situations qui les re-stimulent et les réactivent. C’est là, une occasion pour l’adulte que nous sommes devenus de les guérir, c’est comme un appel de l’enfant intérieur, à la guérison (guéris-sont) de ses souffrances. Si l’on reste sourd à cet appel, ces blessures se renforceront.

 

Toutes ces blessures mettent en exergue le pouvoir que l’autre a sur soi, qu’il lui soit donné ou pas.

 

Pour l’humiliation, le jeune enfant peut à son  tour être objet de « défouloir » ou recevoir une éducation trop « cassante » faite dans la dévalorisation ou la soumission. Il peut aussi voir cette attitude reproduite sur un ou plusieurs membres de la famille ou bien encore, reproduire lui-même, les mêmes attitudes et réactions que ces parents.

Les réprimandes, gifles, punitions… faites devant des tiers peuvent l’humilier et il peut en ressentir de la honte. Les réflexions qui lui sont faites en le dévalorisant peuvent l’amener à se sentir nul et souffrir d’un complexe d’infériorité, ou de supériorité pour masquer cette image qu’il se fait de lui-même. Il peut même être enclin à humilier lui-même de manière souvent inconsciente. Cette forme de maltraitance n’est pas seulement physique elle est aussi psychique. L’enfant est soumis aux humeurs, de ce ou ses parents, comme s’il était un objet sur lequel on peut librement se défouler.  Mais il peut tout aussi bien éprouver de l’humiliation, s’il se sent montré du doigt avec un air moqueur devant ses petits camarades. Les exemples ne manquent pas.

La blessure de la trahison est ressentie très tôt. Elle peut être ressentie lors du complexe d’œdipe où l’enfant est « amoureux » de son père ou de sa mère, et que dans son imaginaire il veut l’épouser. Il ressent cette blessure surtout lorsque ce parent garde une certaine fusion et entretient inconsciemment ce phantasme.  Lorsque l’enfant se rend compte qu’il lui échappe ne pouvant rivaliser avec l’autre parent, il se sent trahi.

Il intègre le fait qu’il ne peut avoir confiance en l’être aimé, au risque d’être trahi par lui. Par conséquent, il peut avoir des difficultés à donner sa confiance et à se laisser aller à aimer. Il sera enclin à diriger et contrôler.

Pour la blessure d’abandon, la peur d’être abandonné est telle, qu’il est difficile d’être soi-même et de s’affirmer. A travers les relations, il y a une recherche consciente ou inconsciente de se sentir aimé, reconnu, protégé, regardé et donc, pour « plaire », il est possible que cela soit « calculé » adapté aux désirs de l’autre, sans que cela soit conscient.

Pour celui ou celle qui souffre de cette blessure, rien n’est plus pire que d’être ou de se sentir abandonné. Ces personnes se sentent perdues, profondément seules, délaissées, vides.

Un petit enfant couvé, choyé et fusionnel à sa mère, peut ressentir l’abandon dès qu’elle se sépare de lui pour une durée plus ou moins longue. Cette séparation n’est pas un abandon, mais c’est ressenti comme tel par l’enfant. La cause en est dans la manière dont il a perçu la scène. En imaginant que la mère soit partie avec un grand sourire en sachant qu’elle récupère son enfant, alors que l’enfant est en pleur, l’enfant comprend qu’elle est heureuse de l’abandonner.

Par la suite, sa vie va être fortement influencée par cet incident vécu comme dramatique. Il développera un système de défense et d’évitement de toutes situations jugées à risques, en faisant en sorte par exemple, de s’entourer pour ne pas être seul. Il peut aussi avoir besoin de  combler « ce manque » de l’enfance, en étant « boulimique » que ce soit de nourriture ou autre, ou "addict". Il peut aussi se fortifier de l’extérieur en étant enveloppé, pour protéger sa fragilité intérieure ou pour être vu, etc. Mais quelles que soient les stratégies mises en œuvre par son inconscient, il y a de fortes chances qu’il se heurte à de nouvelles situations d’abandon en effet miroir à cette blessure.

Un autre enfant peut ressentir de l’injustice dans ce même type de situation et le prendre comme une punition injuste. En imaginant qu’auparavant, il ait ressenti à plusieurs reprises qu’une différence était faite entre lui et son frère par la mère et que celle-ci, emmène avec elle ce frère en le laissant lui, cette blessure s’enkyste.

Il trouve injuste de voir son frère partir avec sa mère et pas lui.  Cela peut faire de lui quelqu’un qui se bat contre l’injustice, un protecteur des institutions, à la recherche de la « vérité ». Il peut se heurter à des situations d’injustice et sera peut-être lui-même injuste dans son intolérance. Il n’est pas rare que cette blessure se retrouve dans les familles éclatées, éparpillées, séparés, reconstruites… 

Dans une même situation, un autre enfant aurait tout aussi bien pu vivre le rejet. En imaginant que dans l’esprit de la mère au moment de sa grossesse, elle trouve qu’il n’est pas le bienvenu, ne sachant pas comment l’élever ayant que peu de moyens  pour vivre. Cette blessure sera vécue intra utérin.

Il suffit ensuite lors de sa venue au monde, d’une attitude répétée, un regard insistant désapprobateur, pour qu’il le saisisse comme un rejet de sa personne. Plus tard, il  rencontrera des situations de rejet en écho à cette blessure.

A l’inverse de celui qui ressent l’abandon, son physique sera sans doute plus mince, peut être une tendance à l’anorexie et développera une timidité qui l’isolera des autres. Ne se sentant pas le bienvenu, il pense n’avoir pas droit à l’existence, il peut être même habité d’un sentiment d’autodestruction.

 

Pour se sentir bien accueilli au sein de sa famille, il faut se sentir accepté, reconnu et aimé.


Il y en a qui dès la naissance, n’ont pas reçu cette reconnaissance qu’ils vont ensuite rechercher à travers leurs relations quelles qu’elles soient.  Je pense à des enfants non-reconnus par leur père qui peuvent souffrir de problèmes liés à l’identité et de nom ou de « non ». Cette non-reconnaissance, ils la retrouveront aussi dans les non-reconnaissances de leurs talents, œuvres, passions,  etc. La non-reconnaissance s’apparente à l’abandon, mais c’est vécu comme étant quelque part nié .

Ainsi, ce qui a été vécu enfant de « douloureux » peut être destructeur, provoquant du mal-être et surtout cela empêche d’être soi-même. Il y a une répercussion sur le regard que l’on porte sur le monde qui nous entoure, sur l’image que l’on se fait de soi et des autres. Il y a une recherche inconsciente de s’attirer des personnes ayant les mêmes « souffrances ». C’est pourquoi, il arrive que certains ressentent souvent les mêmes blessures durant leur vie. Dès la moindre alerte, un système de défense se met en œuvre parce qu’elles ne sont pas cicatrisées, ni « gaie-rit ».

Pour aller vers la guérison, il faut prendre conscience que toutes situations nous mettent face à ce que l’on a à guérir. 

 

Elles répondent à un appel inconscient qui fait partie de la loi d’attraction. Nous sommes responsables inconsciemment de ce que l’on attire, et donc de ce qui vient à nous. Il faut bien comprendre que nos « blessures » proviennent d'un héritage légué par notre généalogie, qui cherchent à être guéries. Nous en sommes les victimes, tout autant que nos « bourreaux » et nous avons le pouvoir de mettre fin à cette transmission, en comprenant avant tout le processus. 

Notre mental parfois nous leurre pour nourrir nos blessures en saisissant un fait d’une situation, et pour se faire, il fait abstraction du reste. Les émotions ressenties nous reconnectent à cette blessure et tant que nous sommes sous leurs emprises, nous ne sommes pas objectifs.

On ne peut pas refaire le passé, il est mort, mais il fait parti de notre mémoire. Pour ne plus lui donner « vie », un travail d’acceptation est nécessaire.

En acceptant le passé, on peut arriver à guérir de ses blessures, sinon, on risque fort d’avoir le regard accroché au passé qui empêche de regarder devant et de profiter pleinement du moment présent.

Il nous faut tout accepter de ce passé, tel qu’il s’est passé absolument tout. Ce que nous avons vécu enfant, l’enfant que nous étions, les attitudes de nos parents, les souffrances endurées… tout, absolument tout ! Il nous faut faire le deuil d’un passé mort en acceptant aussi que nous ne puissions jamais avoir le père ou la mère que nous aurions aimé avoir. S’il nous faut pardonner, pardonnons, mais pardonnons du fond du cœur.

L’acceptation ne sous-entend pas forcément de réconciliation, car la seule qui soit indispensable, c’est la réconciliation de soi-même pour être unifié et non divisé entre le besoin qui nous pousse à paraître et être. Il n’implique pas non-plus d’oublier, car c’est impossible, ni même  tout nier ou refouler. Il ne décharge pas de responsabilités, c’est un acte de délivrance !

En parallèle, il est bon de s’adresser à notre enfant intérieur en lui disant qu’il n’est en rien responsable, et que nous reconnaissons sa souffrance. On peut le symboliser par cette phrase que je propose souvent : « quelle que soit l’enfance que tu as vécu ou l’enfant que tu as été, tu es digne d’intérêt et d’amour et pour cela je te reconnais comme faisant partie de mon histoire et je t ‘accepte. »

Pour conclure, voici un de mes poèmes sur le pardon.

 

Et si le pardon guérissait

 

Pour qu’il revienne à son naturel aimant,

L’homme doit se libérer de tout jugement.

Le pardon doit absolument naître du cœur,

Pour cela, ne faut-il pas guérir sa rancœur ?

L’esprit, lui a besoin du pardon pour guérir,

Difficile quand l’offense fait encor souffrir !

 

Mais, pardonner, ne veut pas dire oublier,

Ce n’est pas non-plus, tout nier ou refouler

Ni  la décharge de responsabilités,

Ou, la démonstration de supériorité.

Cela n’implique pas, de se réconcilier.

C’est en rien une faveur, c’est se «délivrer » !

 

Pour pardonner, il faut avant tout comprendre,

Ce qui nous est arrivé, sans se méprendre.

C’est aussi pour soi-même, la libération,

Des espoirs, qui n’engendrent que déception.

 

Mais, faut-il pardonner ou alors accepter?

Que faisons-nous de la loi de causes à effets ?

Faut-il pardonner à notre société,

Toutes nos névroses, par elle engendrée,

Ou à nous-mêmes qui créons la société ?

 

Faut-il se pardonner d’être ce que nous sommes,

Ou plutôt, de n’être que ce que nous sommes,

Avec nos besoins, nos envies, nos faiblesses, 

Nos peurs, nos humeurs et aussi nos maladresses ?

 

Faut-il que le vent pardonne à la pluie ?

Faut-il que le jour pardonne à la nuit,

L’hivers au printemps et le printemps à l’été,

La lune au soleil ou les fruits aux gelées ?

La nature, n’a pas de notion de pardon,

Rien ne justifie quelconque  punition.

 

Faut-il qu’il y ait à absolument, un coupable,

Sur ce que nous considérons, punissable ?

Même si l’acte nous paraît condamnable,

Celui qui en est la cause, est pardonnable.

 

Il agit soit par conviction ou réaction,

 Ou par pulsion, tel qu’il est dans son émotion.

Prévoir les conséquences de ses actions,

Demande l’objectivité de sa vision.

 

Dans l’instant, il en est plus ou moins dépourvu,

N’étant pas libéré, il commet des abus.

Selon l’offense,  il y a ou pas, sentence,

Jugeant si l’acte, mérite, indulgence.

La vengeance ne fait le bonheur qu’un instant,

Le pardon quant à lui, rend heureux très longtemps !

 

Faut-il d’abord pardonner pour pouvoir guérir,

Ou bien, pour pouvoir enfin pardonner, guérir?

Et si, tout ce qui vient à nous, nous l’avions attiré ?

Tel le fer par l’aimant, qui ne peut résister ?

 

A travers ce poème sur le pardon, j’invite à entrevoir l’influence que peut avoir l’interdépendance que nous avons les uns aux autres et à travers lequel nous sommes soumis à la loi de causes à effets, avec son phénomène d’attraction/répulsion.

La vie ne fait-elle pas que lui obéir ?

Bien à vous

Geneviève

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 18:29

Besoin de « respirer », de décompresser!



Qui n’a jamais entendu, dit ou pensé, « de l’air », « j’ai besoin de me poser » de « faire un break », « de respirer », « je n’en peux plus », « je suis débordé », à chacun son expression, « respirer », souffler, décompresser, s’aérer « la tête »…

Respirer est un besoin vital pour tous, c’est même indispensable pour vivre. Mais c’est aussi très important pour notre bien-être pour faire face aux aléas de la vie. C’est une nécessité, lorsque l’on ressent de l’essoufflement et surtout lorsque l’on  se sent « happés » dans une spirale sans fin liée aux contraintes, quelles soient professionnelles, familiales ou autres. Cet état oppressant vécu quasi quotidiennement génère le sur-stress, ce « surmenage » est alarmant et si l’on ne réagit pas, il peut vite conduire à la déprime, voir à la dépression.

Lorsque notre corps n’en peut plus, il nous alerte d’un dysfonctionnement, migraines, coup de fatigue, baisse de tonus, difficulté à bien dormir, à se concentrer, irritabilité, perte d’envies…

Sous l’emprise  du stress on peut perdre en efficacité, ce qui a pour effet d’amplifier le stress, car sous la pression on peut en perdre « ses moyens », brasser beaucoup d’air et être « éparpillé ».

L’injonction « il faut » que je fasse, que je sois à la hauteur, que j’assume…, rend la situation plus difficile, car c’est une « contrainte ».

Les émotions ressenties ne sont pas rationnelles, elles amplifient et déforment la réalité. Si par exemple nous sommes agacés, nos pensées vont s’orienter pour nourrir cet agacement.  

Pour éviter les moments de « boulimie » pour compenser ou combler un vide intérieur, qui se traduit parfois en excès de nourriture ou d’achat compulsif, ce qui a pour effet pervers d’entraîner une culpabilité car la satiété n’a qu’un temps, il faut identifier ce mal-être pour ne plus avoir ce besoin de le combler. En parallèle, trouver des substituts qui apaisent,  comme certaines activités créatives (dessin, peinture, écriture…), ou une pratique spirituelle,  philosophique ou autre.

 

Lorsque le besoin de décompresser, de prendre du recul se fait sentir, il faut oser faire ce choix avant que cela ne prenne de l’ampleur et que cela empire

 

A chacun sa méthode, se peut être par l’auto massage en décontractant les muscles, faire un peu de marche en pleine nature, du vélo, jardiner, fermer les yeux face au soleil quelques instants, méditer, lire, prendre un bain, écouter de la musique relaxante, faire une courte sieste…, ou se laisser aller à ne « rien faire ».

Il est bon d’avoir des moments à soi pour se ressourcer,  ils permettent de « souffler » et/ou de réfléchir, mais surtout de libérer de l’énergie liée au stress.

Des journées bien remplies, un stress quasi permanent, c’est une nécessité pour l’organisme de relâcher la pression, de prendre le temps de respirer à pleins poumons. On ne sait plus «res-pi-rer », notre respiration n’est qu’une respiration de survie. Le soupir est une respiration réflexe pour lâcher un peu de pression, car à ce moment là, il y a une prise d’air plus importante et une expiration plus longue.

Il serait utile de faire quelques respirations chaque jour. Personnellement j’y associe un acte symbolique en imaginant que l’air expulsé (l’expiration), c’est tout le stress que je vis qui se dégage de mon organisme, et lors de l’inspiration, j’imagine que l’air que je fais entrer dans mes poumons, c’est du bon air sain et réparateur.

 

Respirer, souffler, décompresser c’est bien, mais n’avons-nous pas aussi, à faire des changements dans notre façon d’aborder les priorités ?   

 

Une journée n’a que 24 h et si nous ne pouvons tout faire, il faut organiser le temps en choisissant les priorités  à accomplir, sans négliger de prendre un peu de temps pour soi. Pour cela il faut parfois savoir dire « stop » à des sollicitations qui ne relèvent pas de nos priorités. En reprenant les « choses » en main et en faisant de son mieux, on est acteur et cela s’en ressent en efficacité et en confiance en soi.

 Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 13:33

Il n'est pas rare que les relations soient faites d’amour et de haine.


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wUCjnL06bS0


Pour que l’amour puisse s’exprimer librement, n’avons-nous pas à transformer une relation de dépendance en une véritable relation ?
« Il est bien sûr plus facile de reconnaître comme dysfonctionnel le coté négatif d’une relation que son coté positif. Et il est plus facile de reconnaître l’origine de sa négativité chez votre partenaire que chez-vous ». Eckhart Tolle

N’est-ce pas l’ego qui cherche à être défendu dans toute relations conflictuelles, sinon pourquoi réagir au moindre mot « blessant » ?

Le couple est chargé de projections et d’attentes et chacun attend de l’autre qu’il se conforme à une « image idéalisée ». Il a en plus la charge de rendre heureux son partenaire, comme si le bonheur ne dépendait que de lui. Pour cela, il doit combler ses manques et pallier à ses moindres désirs. Bref, il doit être le garant de l’épanouissement personnel de son conjoint.

Selon la psychanalyse, le rapport à l’amour est à rechercher  dans la relation à la mère durant l’enfance, mais surtout in utérus où l’enfant vit une complète plénitude ne formant qu’un avec elle. Malgré le traumatisme de la naissance, il garde un lien privilégié avec sa mère de par son entièrement dépendance à elle. L’amour qu’il lui porte est un amour primaire narcissique, car selon Freud, à travers cet amour fusionnel, c’est lui-même qu’il aime. En effet, jusqu’à la période du miroir défini par Lacan où le nourrisson se différencie enfin de sa mère, il ne fait qu’un avec elle. Il éprouve du plaisir à suçoter, même sans faim, plaisir qui se transforme en libido qu’il cherchera à satisfaire plus tard.

Cette fusion ne dure qu’un temps, car très vite, la satisfaction alterne avec la frustration. L’attente pour les  tétés, les bras indisponibles… sont autant  de désillusions pour le nourrisson. La mère qu’il a sous les yeux est parfois « bonne » et parfois « mauvaise ». La manière dont elle lui donne le sein ou le biberon peut le satisfaire ou le frustrer.

Très tôt donc, il ressent de l’amour lorsqu’elle s’occupe de lui et il  lui sourit, mais aussi de la haine manifestée par des crises de pleurs dès la moindre insatisfaction.

Mais il garde malgré tout, la nostalgie du lien privilégié qui l’unissait à elle, et qu’il recherchera inconsciemment à travers ses relations amoureuses. Il recherchera dans le couple la cicatrisation de cette désillusion de l’union parfaite.

 

L’impact de la relation de l’enfant à la mère sur la vie conjugale

 

Cette plénitude  ressentie dès les premiers instants de notre vie inscrite dans notre mémoire, nous pousse inconsciemment à rechercher dans nos relations la compensation de ce que nous avons perdu, la revanche impossible, ayant pour conséquence d’inévitables frustrations. Néanmoins, si les moments de plénitudes ont été éprouvés plus souvent que les moments de frustrations, ce souvenir gravé dans l’inconscient, fait que l’on est apte à aimer et à s’aimer.

Ce lien intime enfouit dans la mémoire, se traduit dans la vie de couple dans nos comportements qui sont autant d’occasions de le prolonger, ou de le réparer, ou encore de le compenser. Selon Mélanie Klein, de ce premier lien avec la mère, nous gardons dans l’inconscient le désir de haine et d’amour. Cela explique pourquoi cette ambivalence dans la relation de couple partagé entre des moments de faire du bien et des moments de nuire. A travers le couple se vit des situations enfouies, en lien avec la relation ambivalente que l’on avait enfant avec la mère.


L’amour passionnel


Les expressions « tomber amoureux » et « tomber en amour » sont assez révélatrices de cet amour passion idéalisé projeté sur l’autre. Durant ce laps de temps plus ou moins long de cet état amoureux, tout est axé sur le ressenti de bien-être éprouvé en la présence de l’autre, dont il est l’objet de toutes les projections. Il est en effet investi de combler les manques affectifs et de les satisfaire.

Dans cet amour « fusionnel » narcissique on s’y perd, étant fondé que sur l’égocentrisme.   L’aveuglement est tel que l’autre est surestimé, admiré mis sur un piédestal, ses qualités sont amplifiées et ses défauts sous-estimés, tout de lui paraît si magnifique.

 

Lorsque l’amour bascule dans la haine

 

Après cet état de grâce, la réalité s’impose, l’aveuglement fait place à la lucidité, les défauts sont mis à nu et la chute est parfois brutale. Soit on s’en accommode et on accepte cette évidence, et l’amour se transforme en décidant d’accepter l’autre tel qu’il est, tant dans ce qui nous plait que ce qui nous déplait, ou soit la déception est grande et avec elle, sont lot de profonde solitude et de souffrances.

Il arrive que la passion s’éteigne pour laisser place à la haine. La déception est tellement grande que les reproches fusent. Les sentiments sont mêlés d’amertumes, de désillusions, de remords, de culpabilités, d’angoisses, de regrets… Il y a parfois des dépressions qui s’en suivent ne se sentant plus rien sans l’autre qui était jusque là, indispensable pour vivre.

 

L’amour issu d’une relation amicale  peut-il être autre ?

 

Il est vrai qu’au travers  de la relation amicale, s’effectue une ouverture à l’autre avec une complicité réciproque respectueuse, privilégiant l’écoute et l’attention. Ce respect mutuel est le ciment de cette relation qui permet d’accepter l’autre  tel qu’il est et qui permet aussi de lui laisser la liberté d’être.

Lorsque l’amitié se transforme en amour, cela correspond à un moment d’idéalisation de l’autre, et le mode de communication change  au profit d’un mode amoureux plus ou moins pathologique, oubliant ce ciment qui faisait la qualité d’un lien amical. De plus, ayant au préalable fait connaissance et connaissant parfois toute l’intimité de l’autre, quand est-il de la séduction? N’y a t-il pas un risque de monotonie ?

   

L’amour inconditionnel est-il atteignable dans un couple?

 

Aimer, c’est aimer quelles que soient les circonstances. L'amour est en nous, en notre fort intérieur, et pour aimer "librement", n'avons-nous pas à accepter nos manques et à vivre l'instant présent sans jugements, ni projections ou attentes particulières? Car en réalité, notre bonheur ne dépend de personne d’autre que de soi-même.

Cela dépend de la maturité  de l’un et de l’autre. Cet amour que j’appelle l’amour véritable est profond et dénué d’égocentrisme. A travers lui la relation est fondée sur le respect de la liberté d’être de soi et de l’autre. Rien de possessif bien au contraire. D’ailleurs il serait bon de bannir du langage ces expressions de possession telles que : MON mari, MA femme, car en réalité on n’appartient qu’à soi-même et ne sommes l’objet de personne.

Cet amour profond suppose une maturité et une connaissance de soi  pour ne pas sombrer dans les pièges de la dépendance liée au passé. Il y a de l’attachement, mais pas de dépendance à l’autre.

Cette relation de couple se compose de trois « entités », le couple et deux individus avec chacun leur particularité et leur « bagage » qui n’appartient qu’à eux seuls, ce qui est loin d’être compris dans l’amour passion ou les deux sont fusionnels et où ils se perdent dans cette relation au point de parfois se nier pour satisfaire les désirs de l’autre.

Dans cet amour véritable et profond, il y a une écoute et un respect de soi et de l’autre mutuel, où rien n’est imposé. Ce qui est partagé, l’est librement consenti.

Il n’est pas demandé à son partenaire d’être parfait sachant qu’il est impossible de l’être, encore faudrait-il l’être soi-même pour le revendiquer à l’autre.

En ayant conscience de cela, on sait qu’il ne lui est pas possible de nous satisfaire pleinement, comme nous ne le pouvons pour lui, ce qui évite bien des frustrations. Une fois cela bien intégré, Le couple en est « grandi » et la satisfaction est possible, car il n’y a plus de résistance à la frustration qui parasite le moment présent.

Les aléas de la vie font que parfois l’un ou l’autre du couple est « touché » par la « souffrance» et ce qui est fondamental, c’est la capacité à surmonter les épreuves ensemble.

Le couple est un merveilleux miroir où tout y est reflété. Lorsqu’une scène se joue, les deux protagonistes ont bien conscience que ce n’est qu’une résurgence du passé, et ce qui leur permet de s’en « détacher », c’est leur aptitude à reconnaître les limites et de les dépasser pour lâcher-prise. Chacun mesure la responsabilité qui lui incombe au sein du couple. Le respect mutuel cimente la relation, c’est le garant de l'amour.

 Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 18:12

Faire preuve de patience!

Voici l’histoire d’un jeune lettré qui venait d'être reçu au concours de mandarin. Avant de rejoindre sa première affectation officielle, il organisa une fête avec ses condisciples pour célébrer l'événement. Au cours de la soirée, l'un de ses amis, qui était déjà en poste depuis quelque temps, lui donna ce conseil:

- Surtout, n'oublie pas: la plus grande vertu du mandarin, c'est la patience.

Le fonctionnaire novice salua respectueusement son aîné et le remercia chaleureusement pour cette précieuse recommandation. Un mois plus tard, au cours d'un banquet, le même ami lui préconisa encore de bien s'appliquer à la patience. Notre jeune lettré le remercia avec un sourire amusé.

Le mois suivant, ils se croisèrent dans les couloirs feutrés d'un ministère. L'aîné attrapa la manche du cadet, le tira vers lui et lui souffla dans l'oreille son sempiternel conseil. L'autre, contrairement à l'étiquette ouatée qui était de rigueur dans les bâtiments officiels, retira brusquement sa manche de soie et s'écria:

- Tu me prends pour un imbécile ou quoi ? Voilà trois fois que tu me répètes la même chose !

Pendant qu'un cortège de dignitaires outrés se retournait, le mentor déclara:

- Tu vois, j'ai bien raison de le répéter. Mon conseil n'est pas si facile à mettre en pratique !

 Un moment de colère, c'est brûler en un instant le bois amassé depuis longtemps.

 

Patience « Passe science » !

 

"Une petite impatience ruine un grand projet". Confucius 

Qui n’a jamais manqué de patience étant parfois trépignant, empressé,  irrité, exaspéré, bouillonnant…, lorsque tout ne va pas aussi vite, ou comme on le souhaiterait et nos soupires ou agacements en disent long sur cette impatience. Cet état vient du fait que nous touchons certaines de nos limites. 

Parce que nous vivons dans ce monde où tout va trop vite, on en oublie parfois de laisser le temps au temps faire bien les choses avec le rythme qui lui est nécessaire.

Alors que l’on se plaint de n’avoir pas de temps à soi, il est de plus en plus fréquent d’organiser son emploi du temps de manière à ne laisser aucun temps libre. Temps que l’on est empressé de consommer, comme si le temps pouvait être gaspillé.

Face à ce que nous propose cette société qui évolue sans cesse, nous sommes impatients de consommer sans attendre et même le superflu et sans même avoir pris le temps de le désirer!!!

On oublie que ce que l’on a désiré avec patience et effort, se savoure bien mieux.

 

Que cache l’impatience ?

 

La patience s’acquiert au fil de l’existence et cela commence dès la petite enfance dans un contexte familial sécurisant où l’enfant  apprend à attendre pour diverses raisons, que ce soit pour la prise des repas, l’heure du goûter, jouer,  voir un film, l’arrivée de sa maman ou de son papa... 

Cependant certains parents par souci de vouloir préserver leur enfant du manque, font selon moi l’erreur d’anticiper ou de satisfaire immédiatement tous désirs. Dès lors, la moindre attente lui devient insupportable.

De même pour les petites séparations, si elles n’ont pas été bien préparées, c’est à dire avoir au préalable rassuré l’enfant que toute absence n’est que momentanée, peuvent être mal vécues par les touts petits et générer angoisses et anxiétés. On peut d’ailleurs s’en apercevoir par exemple lors de rentrées scolaires, où certains enfants se sentent perdus, abandonnés, et rien ne peut apaiser leurs souffrances. 

Cette séparation étant mal vécue, l’angoisse occasionnée « s’enkyste », et donc au cours de la vie, les émotions refoulées se réactivent en présence d’une situation « d’urgence », vécu en terme de «  danger ».

Notre impatience ne serait-elle pas une résurgence de ces petits moments angoissants vécus dans la prime enfance qui expliquerait pourquoi nous pouvons être sous l’emprise de colères, d’impulsivités, d’un besoin de maîtriser, d’une phobie sociale…?

 

La patience n’est pas innée, elle se « travaille » !

 

La patience nous apprend à laisser mûrir un projet,  à tempérer nos ardeurs,  car rien ne peut s’accomplir en un claquement de doigts. De manière à ne pas se lasser, les objectifs doivent être atteignables.

Pour patienter face aux situations qui ne dépendent pas de notre volonté,  le mieux c’est de lâcher-prise, de relativiser ou de trouver le coté « positif » qu’elles peuvent avoir. L’attente peut sembler interminable si l’on est impatient, en revanche en gardant notre sang froid et en le prenant comme un test à notre capacité à faire preuve de patience et aussi comme un test à la tolérance, cela peut s’avérer enrichissant. Car comme dit le poète "patience et longueur de temps, font mieux que force ni que rage..."

Cette vertu se « cultive » car elle demande un dépassement de soi de tous les instants. Elle nous permet de laisser exprimer notre humanité en étant plus tolérant et civilisé, car grâce à elle nous apprenons à dépasser nos limites.

Elle nous aide à se satisfaire momentanément de ce que l’on a et à vivre l’instant présent avec calme et sérénité. C’est une force qui nous permet de voir la vie autrement pour faire face aux difficultés de la vie.

La patience est « prometteuse » de résultats, de réalisation de buts, d’espoirs, de changements…., mais elle doit être accompagnée d’action  pour les obtenir. L’attentisme uniquement, risque fort de ne pas aboutir aux changements désirés et peut se transformer en résignation.

Pour faire face à l’impatience, il est bon de privilégier l’observation et la réflexion en prenant le temps d’accueillir ce que nous vivons pour mieux l’assimiler. Chaque action doit faire l’objet de réflexion, puis de temps pour en ressentir les bienfaits. En étant trop pressés on a pas le temps de profiter du moment présent et on risque de passer à coté de moments importants de notre vie. Apprenons à nous engager à aller au bout des choses, l’empressement fait que parfois on abandonne un projet en cours.

 « La patience est une vertu qui s'acquiert avec de la patience ». A. Marandotti


Geneviève

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 15:19

Le sommeil, indispensable à notre bien être!

 

 http://www.youtube.com/watch?v=FapowwNWJVI

Nous passons plus de la moitié de notre vie à dormir, alors autant le favoriser pour qu’il soit réparateur.

Beaucoup se plaignent d’un manque de sommeil, ou de mal dormir. La raison principale provient de la qualité du sommeil. Pourtant il est indispensable à l’organisme pour qu’il se régénère.

Bien dormir nous permet  de « récupérer » de la fatigue physique et nerveuse, en préparation d’une nouvelle journée. Cette période nocturne favorise la sécrétion d’hormones de croissance, la régénération de nos cellules, de plus nos fonctions vitales « tournent » au ralenti, le corps est relâché, seul le cerveau continue à être en activité, d’où un apport indispensable en oxygène.

Il ne faut pas négliger l’impact qu’à la lumière sur le moral.  Le corps emmagasine l’énergie solaire et se charge de lumière qui est restituée la nuit.

Chacun a un besoin de sommeil qui lui est propre, qui varie selon les individus. Si ce besoin n’est pas satisfait, cela peut provoquer certains troubles comme l’irritabilité, l’impatience ou encore un manque de concentration ou baisse de vigilance, cause de bien des accidents du travail ou de la circulation.

 

Quelques règles simples avant de se « jeter » dans les bras de Morphée

 

Si l’on retarde l’heure du coucher alors que les premiers bâillements se font sentir, l’endormissement sera perturbé et la qualité du sommeil s’en fera ressentir. Il est préconisé de s’endormir avant minuit pour respecter les cycles nuits/jours, par rapport au soleil qui à ce moment là, est le plus éloigné de la terre.

Pour dormir l'esprit tranquille et la conscience légère, le soir il est souhaitable de mettre le corps au repos, l’idéal étant de se relaxer en évitant la lumière vive. Il est préférable de manger léger en réduisant aussi la consommation d’excitant comme la caféine, mais pas seulement, il faut éviter les contrariétés et les films émotionnels, violents ou émouvants, qui impactent sur notre psychisme. Lorsque nous sommes « pris » par un film, tout notre être y est associé comme si nous le vivions réellement. C’est pourquoi, il peut nous arriver d’être submergés par des émotions. Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est fictif ou réel, pour lui ce que nous vivons émotionnellement est une réalité.

Ne pas négliger que ce qui est vécu dans la journée impacte sur la qualité du sommeil, d’autant plus, ce qui est mal vécu et surtout peu avant le coucher. Comme il est difficile de poser « les problèmes » sur la table de nuit, ils « travaillent » au niveau du mental et durant la nuit. Ainsi, ce qui a été vécu émotionnellement s’inscrit dans la mémoire. Les images données au cerveau associées à des émotions « négatives » contribuent à les renforcer et à perturber la nuit, provoquant parfois une insomnie.

Avant de s’endormir, mieux vaut se coucher en étant apaisé de tout conflit. On dit que le sommeil représente « une petit mort », ne vaut-il pas mieux alors se réconcilier avec les êtres que nous aimons, mais aussi avec nous-mêmes?

« Que le soleil ne se couche pas sur ta colère », écrivait le Sage il y a deux mille ans. Ou encore: « Avant que le soleil se couche, va te réconcilier avec ton frère ». Source tirée de "Santé Nature Innovation"

  

La difficulté à l'endormissement peut avoir plusieurs origines

 

La baisse de luminosité lorsque la nuit arrive, peut provoquer des angoisses liées à des peurs archaïques inconscientes, comme la peur de mourir pendant le sommeil. Certains, plus que d’autres y sont sensibles, ce qui explique pourquoi il y a une résistance à l’endormissement. Avant le coucher, il est bon de se sentir rassuré ou réconforté, un doudou peut parfois aider.

Des évènements modifiant le mode de vie peuvent aussi être à l’origine d’insomnies, comme des changements dans le milieu professionnel ou dans la vie affective. Mais aussi la dépression, dont certains signes peuvent alerter : difficulté existentielle, perte de motivation…

Les pensées perturbatrices sont essentiellement centrées sur le passé alors n’est-il pas mieux lorsque l’on se surprend à avoir de telles pensées de les ramener dans le présent ? Ce qui importe, n’est-ce pas ce que nous faisons du présent ? Car en réalité lui seul excite, nous vivons toujours dans le moment présent. Le passé provient d’un présent déjà révolu et le futur n’excite pas, on ne peut faire que des projections.

«Vous-vous projetez dans un futur imaginaire et faites naître la peur, mais il n’y aucun moyen pour vous de faire face à la situation puisqu’elle n’existe pas» Eckart Tolle

 Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 17:41

S'accepter inconditionnellement!

 

Ce qui a été vécu de douloureux enfant engendre bien souvent du mal être, ce qui explique pourquoi certains d’entres-nous nourrissent du ressentiment par rapport à leur passé, mais aussi parfois envers eux-mêmes, d’où une difficulté d’acceptation de soi inconditionnelle.

Mais quelle que soit l’enfance que nous avons vécue, ne sommes-nous pas dignes d’amour, de respect et d’intérêt ? Aussi, n’avons-nous pas à nous aimer et à nous accepter inconditionnellement,  tels que nous sommes avec nos « fêlures », nos sensibilités nos forces, nos faiblesses…? En acceptant ce que nous avons été et ce que nous sommes devenus.

Cette acceptation que certains ont du mal à s’accorder, ne se traduit-il pas par un besoin de reconnaissance recherchée consciemment ou inconsciemment à travers leurs relations quelles qu’elles soient (familiales, amicales, professionnelles…) ? Ce qui implique un pouvoir donné au regard de l’autre qui les fragilise, devenant vulnérables à l’admiration et à la louange, mais aussi bien au contraire, à la critique.

Ils sont souvent divisés entre ce qu’ils sont et ce qu’ils souhaitent être, pensant que s'ils étaient « autre », ils se sentiraient tout le temps aimés, jamais critiqués, ni rejetés, et peut être même admirés. Pour se sentir à « la hauteur » d’une relation, certains se donnent l’injonction d’être « parfaits ». La perfection n’est-elle pas qu’illusion ? N’est-ce pas une manière de refuser ses propres limites ? En ayant tendance à se demander l’impossible, il en résulte que par crainte de ne pas y arriver, on « tombe » dans le « pas bouger », ne pas agir.

Pour vivre pleinement le moment présent, il faut se libérer du poids du passé en exprimant ce qui a été réprimé, car se livrer c’est ce délivrer ! Lorsque 40% de nous-mêmes cherche à s’exprimer, 40% de nous-mêmes réprime et avec le reste nous vivons. Notre tragédie, c’est à la fois l’expression qui cherche son chemin et la répression qui la lui barre.

 

L’acceptation est l’issue vers le mieux être


L’acceptation ne peut se faire sans amour pour soi qui consiste aussi à s’occuper avec amour de l’ego pour lui permettre de s’effacer et de se transformer.

Notre mental censure, refoule, nie, renie, refuse, désavoue ce qui est. Nous pouvons tout à fait, être sincère à la surface et être dans le déni en profondeur, refusant de voir certaines vérités extérieures à nous-mêmes, ou certains amours, haines, désirs, peurs…Tout ce qui nous gêne et ce, pratiquement depuis notre naissance.

La non-acceptation nous met en dualité avec nous-mêmes, l’acceptation n’empêche pas d’agir, elle n’implique pas l’adhésion mais la compréhension. Pour pouvoir pousser nos limites, prenons conscience de cette dualité et donnons lui le droit à ETRE.

Je prends l’exemple d’une pièce qui selon moi, devrait être en ordre et que je trouve dans un désordre indicible. J’ai un instant de non-adhésion; je ne me sens pas bien car quelque chose en moi se soulève et qui dit non, je n’accepte pas le désordre. Ensuite, je constate la dualité qui s’exprime en moi,  puis, je peux revenir à l’adhésion, la non-dualité, je deviens UN avec ce qui est. Il y a MOI, et tout ce qui est AUTRE que moi.

Ainsi, ce qui doit nous guider ce n’est pas ce qui devrait être, mais ce qui est, seulement ce qui EST.

Par conséquent, pour apprécier une situation, il faut prendre garde de ne pas agir sur le coup d’une émotion ou d’une impulsion. Nous devons être unifiés, entièrement présent, en ayant une vision totale de la situation et pas seulement d’un élément. Ensuite nous pouvons agir de manière non-égoïste.

Placé trop près du tronc d’un arbre, nous ne pouvons voir qu’une partie de l’arbre et nous ne voyons pas la forêt qui est derrière ! Voir, c’est intégrer le détail dans l’ensemble.

 Avoir une approche pleinement positive de l’existence aide à se sentir libre. Cela signifie d’être libéré de toutes les dépendances par rapport à tous les substituts et toutes les transpositions paternels et maternelles qui ont régnés sur les premières années de notre existence.

Si dès le départ on s’est senti aimé, même si nous subissons des chocs, nous conservons au plus profond de nous-même une approche positive de la vie. A contrario, si nous avons été marqué par des traumatismes sans même avoir ressenti l’amour, la perception de l’existence peut faire qu’elle nous semble douloureuse.

Toutefois,  la force de vie qui réside en nous, peut nous aider à trouver l’énergie nécessaire pour la transformation de notre perception, en osant croire que l’existence a de l’amour pour nous au moment où elle semble nous trahir.

Ce qui fait notre souffrance, c’est la conscience limitée de l’ego, car à travers lui toute l’existence « ordinaire » est fondée sur la comparaison et le jugement.


La façon dont nous percevons et ressentons le monde, fait notre « prison », car nous  faisons de la réalité, une affaire personnelle et donc une affaire émotionnelle.

 « Penser »,  ne désigne t-il pas l’aveuglement du mental ? Nous pensons que nous voyons et nous ne voyons pas que nous pensons !

D’une situation qui comporte un grand nombre de facteurs, nous extrayons un détail qui nous touche particulièrement, nous le « montons en épingle » en oubliant le contexte. L’émotion qui y est associée nous leurre et nous «aveugle », car elle fait venir sur le devant de la scène un élément, s’y cramponne en faisant abstraction des autres éléments.

Tout n’est-il pas dans la manière de « prendre » les choses ? Le mieux serait de ne pas « prendre », de laisser les choses là, à leur place, de donner à chaque événement, à chaque situation, le droit d’être ce qu’ils sont, bref, le droit d’EXSITER.

Car en réalité tout est neutre, c’est nous qui qualifions de bon ou mauvais, de blanc ou noir, de juste ou injuste…, à travers le prisme de notre monde. C’est notre mental qui projette sur les faits ses propres conceptions, ses propres vérités, car en réalité, tout n’est-il pas relatif ?

 

 

L’acceptation de soi inconditionnelle implique un processus  de changement.

 

Ce n’est qu’en laissant chaque réalité, chaque phénomène à sa place ; sans projeter sur lui, sans nous en emparer, que nous pourrons aller vers une relation libre.

Ce processus, je le compare à l’épanouissement d’une rose, aidée par son jardinier. En fait ce qui s’exprime en nous, n’est-ce pas notre enfant intérieur qui nous demande de l’aide ?

Ainsi d’un bouton, la rose s’épanouit jour après jour pour devenir rayonnante et resplendissante. Selon le temps qu’il fait, l’endroit où elle se situe, elle s’ouvre ou reste fermée, comme si parfois à peine elle respirait. Ses épines représentent pour elle, sa seule protection, pour l’imprudent in-attentionné.

Alors si le temps et son jardinier prennent bien soin de sa croissance, elle poussera forte, dans la reconnaissance et l’admiration. S’il lui arrive de nécessiter un tuteur ou bien d’être soignée, attentif, le jardinier sera là pour penser ses blessures et l’aider à cicatriser. Sa croissance pourra alors de nouveau s’effectuer  avec toute l’attention qui lui est nécessaire pour devenir une très belle rose.

Pour nous épanouir, tout comme la rose, nous avons besoin  de nous sentir accepté et cela commence par s’accepter soi-même, mais il nous faut aussi accepter le passé tel qu’il s’est passé, car il est impossible de le refaire. Tant que notre regard reste accroché sur le passé, nous ne pouvons vivre pleinement notre vie. Il nous faut donc l’accepter pour lâcher-prise.

Une fois que nous avons compris que l’acceptation est notre seule issue pour mieux être, nous pouvons commencer à aller vers le changement, où il s’opère une détente dans les sentiments au fur et à mesure que nous avançons qui nous permet de nous mettre en mouvement pour actualiser notre vie. Allant  à notre rythme, de la fixité à la fluidité, parfois en recul, ou même statique  mais toujours en mouvance pour continuer à progresser.

Nous appréhendons la vie de façon pleine et entière en sachant qu’elle est constamment en mouvement. 

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

     
Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:29

La psychogénéalogie 


La psychogénéalogie, est issue de l’association de la psychologie et de la généalogie. C’est une approche trans-générationnelle née au début des années 80, dont Anne Ancelin Schutzenberg en est la fondatrice.

Cette méthode, part du principe que dans l’histoire de la famille se trouvent les clefs de notre mal-être. En se penchant sur nos origines et nos racines,  nous pouvons faire un lien avec notre propre histoire, familiale, professionnelle ou relationnelle. En investiguant sur le passé familial, il est possible de repérer les évènements répétitifs « joués » avec une extrême loyauté inconsciente, dont certains, en lien avec des dates d’anniversaires.

L’objectif étant de se libérer de l’héritage de « nœuds » émotionnels, afin d’en déprogrammer les répétitions et de résoudre les mécanismes de projection et d’identification. Car ce qui est transmis, c’est surtout les réponses aux traumatismes par les défenses mises en place.

 

Ce qui a été conflictuel dans l’histoire familiale et qui n’a pas été résolu ou guéri, reste une meurtrissure toujours active dans nos mémoires cellulaires,  qui se traduit de diverses manières comme par exemple, les problèmes que l’on rencontre qu’ils soient d’ordre, professionnels, financiers, affectifs, intellectuels, relationnel…. Ils ont tous leur racine dans l’histoire familiale.

 

En décodant  et en dénouant de ce qui n’a pas été résolu par la chaîne familiale et qui est transmis d’inconscient à inconscient à la naissance « naît le sens », on peut se « délivrer » des programmations limitantes dues au poids des secrets de famille, non-dits, viols, inceste, mésalliances, deuils douloureux, conflits, …, et de tous les ressentis qui y sont liés, intériorisés, réprimés et donc mémorisés.

 

La naissance est porteuse de projections, d’un projet parental dont le sens inconscient est  légué par la généalogie. Elle vient en réparation à des résonances d’un vécu familial.

Par exemple si dans la famille après un insecte ou viol, il y a  eu un enfant non désiré, la transmission généalogique pourra être manifestée par : « plus jamais ça » donc il ne faut pas d’enfant. Le projet pourrait donc être : être stérile.

Mais, ne pas « exister » peut aussi être manifesté par l’autodestruction. Ces enfants peuvent être « coincés » entre deux mondes: “je veux être là et ailleurs”.

 

Avec cet héritage transmit par la généalogie, nous ne sommes pas libres de notre existence qui est prédéfinie par elle, et donc ni « libres » de nos choix. Ainsi, tout est coïncidence, « des échos à un incident », les prénoms, la place occupée dans la fratrie, les rencontres, les métiers, les situations : séparation, deuils, unions, maladies…, sont autant de manifestés en résonance avec l’histoire familiale, ce qui explique pourquoi parfois nous attirons à nous des situations et des personnes à travers lesquelles  s’expriment des blessures, qui peuvent être ressenties de diverses manières, selon la transmission que chacun reçoit (sentiment de rejet, d’abandon, d’injustice, d’humiliation, de trahison…).

 

Il peut arriver aussi que l’histoire soit reflétée à travers une œuvre comme dans l’histoire d’HERGE dessinateur de BD qu’il m’arrive de citer en exemple.
HERGE est le petit-fils d’une mère célibataire, elle mit au monde des jumeaux. L’un d’eux est le père d’HERGE, qui d’inconscient à inconscient a transmis ce secret, qui transparaît dans l’histoire de TINTIN.

Ce personnage est lui-même sans famille cela explique pourquoi HERGE a aimé et lu plusieurs fois le roman “sans famille”. Pendant cette période, il recherchait activement l’identité de son G-père paternel, lorsqu’il a trouvé, il a réglé toute une problématique familiale. HERGE solutionnant son conflit, le capitaine ADOC n’avait plus besoin de boire. Les DUPONT-DUPONT symbolisaient bien son oncle et son père, et le professeur TOURNESOL atteint d’une surdité importante symbolise la pathologie du secret familial, et la GASTAFIORE chante ce que la famille n’a jamais pu dire.

 

Nous sommes les héritiers de l’inconscient familial avec son lot de programmations dont nous avons à nous « délivrer » de certaines, pour mieux nous ancrer et vivre notre vie avec plus de sérénité, et pour lui redonner du sens.

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 13:38

La cellule familiale

 

http://www.youtube.com/watch?v=qAqNBMd3--A&feature=related

 

Lorsque l’on décide de créer une famille, on se considère « apte » à devenir « de bons parents », mais  avons-nous la moindre idée de ce qu’une telle décision implique ?

 

En effet, la plupart des gens avant de se confronter à l’expérience de parents, ont un « idéal  théorique » sur la façon dont ils élèveraient leurs enfants, étant convaincus de « réussir » à leur donner la meilleure éducation, pour qu’il réussissent leur vie sur tous les plans.

Une fois parents, ils se sentent dans l’obligation de réussir dans ce rôle, sous cette pression, il y a au fond, la peur de « l’échec ». Ce qui se fait ressentir dans l’éducation que reçoivent, leurs enfants ayant pour injonction de « réussir ».

 

Les parents nourrissent pour « eux », pour ne pas dire pour certains, à travers eux, des rêves qui leurs sont chers et des buts qu’ils rêvent de voir se réaliser un jour, sans être conscient bien souvent, qu’ils ont là, leur revanche sur des  objectifs non atteints par eux-mêmes. Consciemment ou inconsciemment, à travers leurs chers chérubins, c’est une occasion rêvée de réaliser leurs propres buts avortés, leurs propres rêves restés inassouvis et beaucoup plus encore…

 

Mais, avant même la conception d’un enfant, un monde « mystérieux » influence déjà sa venue et sa vie future. Un « héritage » lui est spécialement réservé avec qui il aura à composer tout au long de sa vie. Son devenir et l’éducation qui va lui être donné seront influencés par, la personnalité de ses parents, leurs croyances, la façon dont ils ont été eux-mêmes élevés, leur position dans la fratrie, leur perception du monde qui les entoure, mais aussi, leurs ressentis intériorisés ; frustrations, peurs, angoisses, dévalorisation, humiliation, rejet, abandon, etc., ainsi que leurs conflits et les non-dits, et surtout, sur cet « autre » qu’est l’inconscient, dont on dit qu’il est le protagoniste de notre devenir.

 

Dès sa conception, non seulement il hérite de l’histoire de ses deux parents, mais il hérite aussi de celle dont ils ont hérité eux-mêmes (familiale et celle inscrite dans l’inconscient collectif ; l’histoire de l’humanité).

Aussi, il aura à « gérer » la part du père et de l’homme, mais aussi, la part de la mère et de la femme, et ce, en fonction de la relation que ses deux parents entretiennent au sein de leur propre couple ; de « l’image » qu’ils ont l’un pour l’autre, d’eux-mêmes, et surtout du regard qu’ils lui portent, sans oublier celui, que lui-même intègre du monde qui l’entoure. Il aura même à gérer ce qui n’est pas dit, souvent transmis d’inconscient à inconscient, parfois même de génération en génération.

C’est avec cette « toile d’araignée » tissée spécialement pour lui qu’il aura à se construire, en passant par différentes étapes, où il en émanera une communication interne, émotionnelle, reflet de cet héritage intrinsèque à chacun.

 

La famille, une cellule dans laquelle l’enfant évolue.

 

On dit que l’on ne choisit pas sa famille et on n’a pas d’autre choix enfant, que de la subir ou de s’en accommoder.

La famille a évolué depuis les années soixante, lié au travail des mères et aux conditions de vie,  ce qui parfois engendre des divorces, multipliant les familles recomposées.

 

Pour son bien-être, l’enfant doit évoluer dans un environnement affectif stable où la base fondamentale de la famille est dans l’harmonie et le respect entre tous les membres qui la compose et le respect de chaque individualité.

Ceci inclue des règles de fonctionnement basées sur  des valeurs morales et le respect de celles-ci, une cellule familiale où chacun occupe sa place, celle de parent, d’enfant  ou ado, de grand-mère, de grand-père…

 

Or je trouve que l’enfant d’aujourd’hui est « trop » au centre des préoccupations de ses parents, car de la réussite de l’éducation qu’ils lui donnent, dépend leurs bien-être, ayant pour conséquence de le rendre égocentrique.

 

Dans beaucoup de famille, l’enfant  a un papa et souvent un papa « poule », et une maman qui le couve, le plaçant au centre de leurs intérêts et qui assouvissent souvent ses moindres désirs. Si bien que lorsqu’il se heurte à un refus, l’enfant est dans tous ses états sans vraiment rien comprendre.

Mais ce dont a besoin l’enfant, n’est-ce pas d’un PERE et d’une MERE qui pallient plutôt à tous ces besoins fondamentaux? En assouvissant ses désirs sans même lui apprendre à désirer, est-ce l’aider dans son développement ?

Il faut qu’il ait sa place au sein de la famille, mais pas toute la place, et ce n’est pas l’aider en  lui laissant penser que l’on peut tout avoir, juste en claquant des doigts. Ce que l’on obtient en agissant ainsi, se sont des problèmes de comportements, car l’enfant manque de repères stables et structurants.

 

Il y a des familles où les parents sont « inversés », ce qui a pour conséquence de créer une confusion dans l’esprit de l’enfant, ne sachant pas vraiment faire la différence entre un PERE et une MERE.

 

Certains parents sans doute ayant subit une éducation trop rigide, font l’erreur selon moi, de traiter leur enfant d’égal à égal en étant « trop » laxiste. Comment l’enfant peut-il s’y reconnaître lorsque ses parents s’adressent à lui comme s’ils étaient des copains ?

Que penser aussi de l’enfant qui devient le « parent » de ses parents, ne lui « volent » t-ils  pas son enfance ?

Dans ce type d’éducation, l’enfant ne manque t-il pas de repères ne se heurtant quasiment jamais à des limites qu’il ne peut donc pas transgresser pour s’affirmer ?

 

Lorsque l’éducation est basée sur  des attentes de réussites, c’est très lourd à porter pour l’enfant, car il se sent  l’objet d’espoirs, les regards étant « braquées » sur lui. Il se sent investi d’une mission ou l’échec n’est pas de mise, obligé de réussir pour rassurer les parents sur leurs propres capacités de parents et donc il ne doit pas les décevoir.

Comme je l’exprimais dans mon précédent article portant sur l’éducation positive, si l’enfant n’apprend pas à se dissocier des désirs de ses proches, il intègre le fait qu’il doit les satisfaire. C’est un obstacle à son épanouissement et à la construction de sa personnalité, car il pense devoir se conformer aux désirs de l’autre en niant ses propres désirs. De plus, s’il ne se sent pas à la hauteur de ce que l’on attend de lui, il peut douter de ses capacités et perdre confiance en lui, et peut être dans son esprit, l’amour de  ses parents.

 

De par la crainte de mal faire, nombreux sont ceux qui n’arrivent pas à imposer les règles et à se répartir les rôles. De fait, il y a un manque de cadrage, et à ce niveau, il y a  quelque fois démission.

C’est pourtant structurant pour l’enfant d’être cadré de manière « juste » pour qu’il intègre les règles et s’y conforme. Respect des horaires, ranger sa chambre, se laver les dents, dire bonjour ou bonsoir, oser dire non, poser des limites…, cela paraît anodin, mais l’enfant à besoin de règles pour bien « grandir ». C’est bien souvent, l’absence de repères et de limites qui les empêche de se développer normalement.

 

Certains parents sont démissionnaires se laissant dominer par leur enfant par peur de perdre leur amour, et donc ne se font pas respecter. La notion de respect est très importante entre tous les membres que la famille compose. L’amour doit se partager dans le respect de chacun. N’y a  t-il pas un problème lorsque le besoin d'être aimé va à l’encontre du respect pour soi-même ? Comment l’enfant peut-il alors apprendre à s’aimer et à aimer sans apprendre le respect? N’est-ce pas la base même de toute relation et communication ?

 

Ce qui manque parfois dans l’éducation que certains parents donnent à leur enfant, c’est l’autorité juste, faite avec sérénité, car les enfants sont trop souvent le défouloir de leurs humeurs, ce qui pour moi représente une maltraitance. Maltraitance il y a aussi, lorsque l’enfant est complètement livré à lui même ou dévalorisé, humilié …

 

En tant que parent, il est important d’établir une bonne relation avec son enfant en instaurant le dialogue et l’écoute dans une autorité juste.  La communication est essentielle dans tout rapport humain, car elle favorise l’ouverture à l’autre et à soi-même.

 

La cellule familiale lorsqu’il y a une harmonie entre tous les membres, contient tout ce dont l’enfant a besoin pour son équilibre.

 

C’est à travers elle que les bases lui sont données et qui lui seront utiles tout au long de sa vie.

Chaque membre présent ou non, a une importance dans l’histoire familiale, mais aussi dans la relation avec l’enfant. Les grands-parents par exemple, sont les racines, un pont avec ses origines, le lien qui le relie au passé de son père et de sa mère, à l’enfance qu’eux-mêmes ont vécu.

Lorsque au sein de la famille, il y a une fratrie, la relation entre frère et sœurs est parfois l’objet de rivalités, mêlées de sentiments, oscillant entre amour et haine, jalousie et complicité et ce, en fonction de comment chacun vit la relation que les uns et les autres ont avec les parents. Ces derniers  doivent être vigilants à ne pas faire de favoritisme.

Pour exemple, lorsque mes enfants étaient tout petits, leur grand-mère paternelle avait un faible pour mon aîné qui, il est vrai,  était de nature calme et elle aimait moins mon second et  le faisait sentir. On ne peut pas éviter les préférences mais au moins qu’elles soient discrètes. Sans doute par inconscience, elle n’arrêtait pas de faire des compliments à l’un et des reproches à l’autre et ce, en présence des deux. Un jour, j’ai surpris mon aîné qui n’avait pas plus de deux ans, s’adresser à son frère en utilisant exactement les mêmes termes qu’employait sa grand-mère. J’ai pris alors conscience qu’il me fallait intervenir auprès de leur grand-mère pour ne pas laisser s’installer une rivalité entre eux.

 

Lorsque la cellule familiale  vole en éclat !

 

Un paradoxe, alors que la famille tend à être valorisée et où l’enfant est au centre des préoccupations des parents, la cellule familiale est aussi le lieu de discordes, de ruptures de communication et de séparations.  D’après les statistiques, une famille sur trois vole en éclat

 

Comment l’enfant peut-il alors sans peurs ni angoisses, bien se développer dans cette atmosphère, et surtout lorsqu’il est prit en « otage »  par ses parents pour régler leur différents, tel un objet que l’on s’arrache ? Cette attitude, ne peut qu’être perturbatrice pour lui. 

 

Une séparation engendre parfois un conflit d’autorité entre le père et la mère remettant en question l’accord qu’ils avaient sur les questions d’éducation, une manière sans doute de régler leurs différents ou d’entretenir encore un lien. L’enfant se trouve mêlé malgré lui, à leur discorde. Les parents ne se rendrent pas compte de l’impact que cela peut voir sur leur enfant qui prend leur séparation comme étant de sa « faute », se disant que peut être c’est parce qu’il n’a pas été assez gentil qu’ils se disputent et se séparent.

 

Que dire aussi des parents qui ne peuvent pas s’empêcher de déblatérer sur l’autre en présence de leur enfant ! S’ils savaient combien cela l’affecte, ils s’abstiendraient de tout propos dévalorisant, car cette « maltraitance » le touche au plus profond de lui-même, provoquant parfois une négation de lui-même, un manque de confiance en soi et en l’avenir. Il peut aussi perdre confiance en ses deux parents et remettre en question tout leur système éducatif, car ses deux parents sont sensés être  des repères, des références.

 

Un rupture est parfois difficile à surmonter pour les parents, mais c’est toujours une épreuve pour l’enfant. Lorsque la séparation est inévitable, il est important pour l’enfant que les parents la gèrent au mieux et si possible, en  se séparant en bonne intelligence.

Ce que l’enfant a besoin, c’est de sentir qu’il n’est pas responsable de cette séparation. Il doit pouvoir s’appuyer sur ses deux parents, car ils sont pour lui un point de référence. Sur les questions le concernant, il doit sentir qu’ils sont tous les deux sur la même longueur d’onde.

 

Geneviève

 SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 15:33

Nos émotions

  http://www.youtube.com/watch?v=KDQRyRo4fQw&feature=related


L’émotion ne résulte t-elle pas de l’interaction, entre l’activation psychologique et l’interprétation que nous donnons à la situation dans laquelle elle est ressentie?

C’est une façon particulière de jouir et de souffrir, mais aussi de penser et de communiquer. Notre vie entière et nos conduites dépendent des sentiments que nous avons pour les choses, les personnes, les situations. Mais peut-on vivre sans émotions?

 

Trop de gens refoulent leurs émotions ou les nient, si bien qu’ils ne savent même plus ce qu’ils éprouvent. En voulant se les épargner pour éviter la souffrance, ne risque t-on pas de détruire la communication avec soi-même et aussi avec les autres ? Il ne faut pas oublier que les choses auxquelles nous résistons ont tendance à persister.

Si nous essayons de nous dissocier des sentiments que nous éprouvons, nous ne modifierons ni notre regard, ni notre perspective et nous nous poserons inlassablement les mêmes questions.

 

Nos émotions ne sont-elles pas au service de l’ego ?

 

Une émotion quelle qu’elle soit nous coupe de la réalité, car pendant que nous sommes occupés à la "vivre" cela nous empêche de voir ce qui se passe réellement autour de nous.

 

Pour arriver à ses fins, l’ego se sert de nos émotions et de notre imagination, il détermine le contenu de nos pensées qui peuvent devenir obsédantes. Une pensée attirante peut provoquer le désir, le danger ; la peur, la disparition d’un être cher; la peine…

Néanmoins, nous avons tout de même la liberté de les faire disparaître en les laissant s’évanouires, plutôt que de faire une fixation sur elles. Ainsi, lorsqu’une image s’impose dans notre esprit, nous pouvons à tout moment, décider de la dissiper.

 

Dans le cas du désir passionnel c’est un peu plus compliqué à mon sens, car il est « pervers », les pensées sont obsédantes. Même lorsqu’il est assouvi, ce n’est qu’un répit, il peut ressurgir tôt ou tard et engendrer une dépendance qui devient alors, un asservissement et non plus, une  satisfaction.  De plus, si on le réprime, il y a refoulement qui  déclenche alors, un conflit intérieur.

Les pensées obsédantes de désirs passionnels polluent la relation et laissent peu de place à la tendresse et la joie de partager la vie d’autrui. Ne dit-on pas que la passion rend aveugle ? A travers elle, les êtres sont idéalisés, les qualités amplifiées et les défauts sous-estimés. L’amour passionnel provient d’un égocentrisme qui ne pense qu’à se chérir et à construire son bonheur au dépend d’autrui. Mais comme tout ce qui est idéalisé est insaisissable,  au bout du compte, il y a frustration. 

Dans l’amour égoïste, on aime ou on n'aime pas. Il y a donc une émotion correspondant au contraire de cet amour :  la haine, car sous l’emprise de cette émotion on ne peut haïr que ceux que l’on a aimé de cet amour là. Cet amour suppose que la personne sur qui est projeté cet amour, doit au moins aimer à la hauteur de ce qu’elle est aimée. Derrière cet amour, ne se cache t-il pas un besoin d’être aimé? L’amour égoïste est conditionné par l’ego, il est « calculé » pour se satisfaire consciemment ou inconsciemment, il n’est donc ni offert ni permanent.

 

Le véritable amour,  souvent appelé amour inconditionnel, est tout autre. Certains peuvent penser qu’aimer ainsi inclus des sacrifices, oui, il y en a un, sacrifier notre égoïsme !

 

 

Ainsi,  pour ne pas rester à la merci des tempêtes psychiques qui soufflent dans notre direction, n’est-il pas mieux d’accepter nos émotions comme étant une aide à la compréhension de soi ?

 

Pour qu’elles puissent être une aide, nous devons d’abord comprendre qu’elles agissent dans notre intérêt. Nos émotions, mêmes « douloureuses », sont comme une boussole, elles nous indiquent la voie à suivre. Les émotions que nous considérons comme étant négatives ne sont-elles pas des signaux qui nous appellent à l’action ?

Pour cela, il suffit d’apprendre à identifier celles qui augmentent notre « pouvoir » et celles qui le diminuent, et à utiliser à bon escient ces deux sortes d’émotions afin qu’elles soient une aide pour nous réaliser. Le but étant de gérer l’expérience de la manière objective.

 

Prenons conscience que l’émotion nous domine et nous induit parfois en erreur, elle conditionne l’esprit et lui fait adopter une certaine vision des choses. Néanmoins, certaines émotions à connotations négatives comme la colère, peuvent être « aidantes ». Par exemple, lorsqu’une injustice nous révolte, notre colère peut être constructive dans la mesure ou elle peut faire évoluer les choses. Mais lorsque nous projetons notre colère sur autrui pour se défouler, par blessure d’ego, elle engendre de la souffrance, pour autrui, mais aussi pour soi.  Aristote disait à propos de la colère : « n’importe qui peut se mettre en colère, c’est facile, mais se mettre en colère avec la bonne personne, au bon degré, au bon moment, pour la bonne raison et de la bonne façon, cela n’est pas facile ».

 

En réalité, mis à part les émotions pathologiques de violence et d’impulsivité, nuisibles à la santé, nos émotions ne sont, ni positives, ni négatives, c’est une interprétation que l’on fait d’un ressenti.

Tout dépend si elles conduisent  au bien-être ou à la souffrance, l‘essentiel est de les identifier pour éviter de donner libre cours à celles qui font obstacle à notre paix intérieure. Il est préférable de les empêcher de monter en puissance, car c’est lorsque leur charge émotionnelle, atteint un seuil critique, qu’elles deviennent pathologiques. Il ne faut surtout pas les refouler car elles réapparaîtraient avec plus de virulence dès la moindre occasion et peut-être même, contre nous-mêmes.

Nous devons prendre conscience de « ce » qui fait échos en nous, et de ce qui nous fait réagir et pourquoi. Par exemple pour une souffrance liée à la non-satisfaction d’un désir, quelle est la véritable origine de ce mal-être ?  Pourquoi laissons-nous les pensées nous tourmenter, etc. ?

Ce qui fait notre dualité, c’est tout un processus d’émotions (désir/aversion, attraction/répulsion). Nous réagissons comme le fer repoussé ou attiré par l’aimant.

Ce qui compromet notre « paix » intérieure, c’est le jeu des dualités et des oppositions ; toutes les manifestations de non-amour (rejet, rancune, condamnation, mépris, jalousie …).

 

C’est pourquoi nous devons être attentifs à l’absence de neutralité à commencer par de banales contrariétés, car si nous ne sommes pas neutres dans des situations « anodines », comment pouvons nous l’être en d’autres circonstances. Ne serait-il judicieux de profiter de ces opportunités que nous offre la vie pour nous entraîner en ayant de bonnes pensées pour ce, ou ceux, qui nous contrarient.

Ce qui nous met en souffrance nous pouvons le dépasser à commencer par la frustration. Ce qui nous arrive, nous pouvons le prendre bien ou mal, comme un défi, ou une opportunité. C’est nous qui qualifions les choses d’agréables/désagréables, bonnes/mauvaises, joyeuses/tristes… Nous portons sans cesse des jugements sans nous en rendre compte, alors qu’en fait, la réalité est neutre.

Si l’on conçoit que ces émotions perturbatrices viennent de l’intérieur et qu’elles sont dues à nos blessures d’ego, il est alors évident que lui seul en est responsable.

 

Nous pouvons à tout moment nous sentir exactement comme nous avons envie de nous sentir, car nous sommes la source de toutes nos émotions. C’est nous qui les créons !

 

N’oublions pas que nous sommes, ce que nous pensons. Il est donc, toujours préférable de composer avec une émotion dès qu’elle apparaît, car il est plus difficile de briser un schéma émotionnel une fois qu’il est bien ancré.

Lorsqu’elles nous submergent, il est donc préférable de chercher à comprendre ce qui se cache derrière et d’apprendre à trouver la signification objective de ce que nous croyons être une émotion négative. Pour revenir à l’état antérieur neutre et serein où il n’y a ni haine ni désir, il est nécessaire, après avoir au préalable accueillie l’émotion, de comprendre ce à quoi elle répond afin de pouvoir « lâcher-prise ». Pour bien gérer une émotion, cela demande donc d’être présent à soi-même.

 

La question du libre arbitre ne se pose t-elle pas à partir de l’ego ?

 

Les questions suivantes peuvent nous aider à y répondre : « à quoi est-ce que j’obéis » ? « Est-ce que je suis vraiment libre d’agir ou est-ce une illusion de liberté» ?

Pour connaître notre non-liberté, il faut identifier si l’on réagit émotionnellement et mentalement à un fait extérieur. Dans ce cas, nous ne décidons pas « librement » car, si c’était nous, nous déciderions une fois pour toute, de nous établir dans la paix, la joie, l’amour, la sérénité et l’absence de peur.

Nous sommes obligés de nous rendre à l’évidence que les évènements de l’existence ont un pouvoir sur nous. Car lorsque nous sommes inquiets ou angoissés, c’est bien que nous sommes dans un état émotionnel. Lorsqu’une pensée apparaît, l’avons-nous décidé ? N’est-ce pas notre monde émotionnel qui nous l’impose ? Ne réagissons-nous pas émotionnellement aux aléas de la vie ?

L’existence nous impose nos états d’âmes, nos humeurs. Lorsque nous perdons un être qui nous est « cher », cela nous attriste et un heureux événement, nous rend joyeux.

Avons-nous décidé d’être joyeux ou triste ? Non ! Nous ne sommes donc pas libres ! Où es donc notre libre arbitre ? Nous sommes dépendants de notre monde émotionnel.

 

Tout n’est-il pas jeu d’action et réaction, d’interdépendance ?

 

La vie elle-même ne nous impose t-elle pas des changements de notre état intérieur au travers de situations et de rencontres ? Sommes-nous vraiment libres de nos actions ? Pour le vérifier nous pouvons faire le test suivant : choisissons d’être de bonne humeur tout le temps, si nous ne le restons pas, de toute évidence ce n’est pas nous qui décidons. Nos pensées apparaissent sans nous demander notre avis. 

 

Notre liberté est toute relative car soumise à nos émotions qui nous « contraignent » de les ressentir. N’est-il pas alors nécessaire d’aller vers la diminution de l’ego pour avoir plus de liberté? L’émotion quelle qu’elle soit dite positive ou dite négative est gouvernée par l’ego. Nous sommes sous son emprise lorsque nous ressentons du plaisir à une flatterie, sinon pourquoi sommes-nous agacés ou en souffrance au moindre mot « blessant ». De la même manière que nous acceptons les compliments, n’avons-nous pas aussi, à accepter ce qui nous déplait ?

 

L’échec ou la réussite, les amitiés ou inimitiés tout cela nous concerne personnellement, tout se joue en nous, entre pensées et émotions, ici et maintenant. C’est en nous que résident les causes de nos joies et de nos tourments, ce n’est pas au dehors. Quelles que soient les circonstances nous avons le pouvoir de reconnaître notre subjectivité; les émotions qui nous « emportent » et à travers lesquelles on s’identifie qu’elles soient joyeuses ou pas.

 

Il est possible de se « rééduquer » pour fonctionner de manière apaisée quel que soit ce que nous vivons.

 

Cette sérénité nous la côtoyons déjà. Le « dépassement » ou gestion de nos émotions nous permet de découvrir la réalité telle qu’elle se présente à nous et de vivre l’instant présent sans  « fioriture ni artifices », en totale communion avec ce qui nous entoure, unifié à nous-même.

Avant que cela devienne un état naturel, nous pouvons à tout moment nous raisonner et neutraliser les pensées « perturbatrices » dès qu’elles apparaissent afin d’agir objectivement. Nous pouvons revenir à un état serein, mais il faut s’entraîner à chaque émotion dès qu’elle apparaît. Si nous-nous surprenons à qualifier ou à juger, considérons le comme un flagrant délit !

 

En conclusion, pour se sentir bien, cela implique de faire une transformation de notre « intimité » dans tout ce qui nous affecte, nous contrarie ou nous déçoit quotidiennement. Nous devons veiller à être vigilant, c’est de là que découleront nos actions dans le seul but d’agir objectivement.

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 16:00

Le jugement ou plutôt, le jugement de valeur !!!

 
La « norme sociale » impacte considérablement sur les comportements et par voie de conséquences, sur les jugements individuels.
 
La norme sociale indique ce qu’il convient de faire au vu des valeurs et de ce qui est souhaitable de faire, partagés par une large majorité, ce qui « oblige » à se conformer à cette norme. Ceux qui ne partagent pas ou n’adhèrent pas à cette norme font partie d’une minorité et sont considérés comme étant des marginaux ou autres.
C’est un aspect implicite, car en dehors du fait de ce qu’il convient de faire selon les règles établies, il y a l’aspect de ce qu’il « faut » penser ou « juger » selon le désir « social ». On peut ainsi penser, mais aussi juger, qu’un comportement correspond ou pas à la « norme». S’il ne correspond pas à ce qui est socialement souhaitable, il est jugé anormal ou non conforme.
 
Une valeur peut engendrer divers comportements même si elle est partagée.
 
Même si une valeur est partagée, tous ne s’accordent pas sur la manière de la défendre, c’est le cas pour la liberté. Certains vont même jusqu’à s’entretuer pour la défendre, alors que d’autres choisissent la voie diplomatique. Est-ce à dire que leurs normes sont différentes ?
Ce que l’on peut constater, c’est que les comportements et jugements dépendent de la hiérarchie des valeurs. Par exemple pour des courants politiques, la hiérarchie des valeurs peut être différente et le procédé pour les défendre aussi.
Il arrive que la norme sociale change et ce, en fonction du courant majoritaire, mais aussi des individus lorsque la norme ne correspond plus à leurs propres valeurs, c’est le cas pour les guerres civiles par exemple.
 
 « L’obéissance » à la norme sociale se heurte parfois à nos limites.
 
Je donne pour exemple un retard à un rendez-vous important. C’est une situation qui peut générer du stress pour certains jusqu’à leur arrivée. Si durant leur trajet, ils rencontrent une personne nécessitant de l’aide, ils laisseront à d’autres le soin de s’en occuper, alors que ce qui est normatif implique d’apporter aide et assistance à toute personne le nécessitant. La préoccupation personnelle, l’emporte sur le comportement altruiste correspondant à la norme.
 
Concernant le jugement, ce qui est édifiant c’est la manière dont les enseignants font preuve pour apprécier le travail d’un élève.
 
La notation est la suivante : très bon ou excellent, bon, moyen, passable, mauvais ou médiocre. Qu’est-ce que cela sous-entend ? Selon la norme, l’élève est censé être doté d’une intelligence  mise à la disposition de l’étude des matières enseignées, alors si par cas l’élève ne réussit pas ce qui lui est imposé de faire, il sera catalogué comme étant « mauvais élève », dans le cas contraire, « excellent élève ».
Je trouve cela très grave, car c’est l’élève qui est jugé et de plus catalogué et non ses résultats. Cela impact considérablement sur l’image que l’enfant se fait de lui-même « je suis nul » et par conséquent sur son devenir. L’enfant est soumis au jugement de l’adulte qui est sensé détenir « le pouvoir » d’évaluer sa valeur.
Il y a néanmoins des professeurs qui jugent que les conditions dans lesquelles évolue l’enfant ne lui sont pas favorables et sont donc plus cléments dans leur notation. Mais il n’en reste pas moins que ce système de notation n’est pas adapté à la réalité subjective de l’enfant.
Il y a d’autres méthodes en cours auxquelles j’adhère, correspondant à d’autres normes basées sur l’auto évaluation et la valorisation et non, sur le jugement de valeur axé bien souvent sur la dévalorisation, comme c’est souvent le cas chez-nous.
 
Que dire sur les méthodes employées pour recruter qui passe par des tests psychotechniques pour juger du quotient intellectuel. Les personnes sont jugées non seulement sur leur QI, mais aussi sur leur tenue vestimentaire qui doit correspondre à la norme, sur leurs attitudes et gestuelles… tout est passé au « crible », et tout est prétexte à jugements normatifs.
Dans ce monde de l’image où il faut être conforme, comment s’autoriser à être soi ? Ce qui nous est proposé est un monde artificiel de paraître, d’apparence et de parade !!!
Ce qui est dérangeant et même choquant, c’est la normativité des jugements basés sur des « vérités avancées » et considérées comme un fait social, comme par exemple déformer une réalité au profit d’une vérité plus acceptable par rapport à la norme.
Alors qu’en matière de préférences, la normativité est mieux perçue. On peut par exemple préférer la mer méditerranée ou  l’océan atlantique sans que cela soit choquant.
 
En résumé, les normes sont issues de valeurs sociales en lien avec les désirs et motivations d’une large majorité. Tout ce qui peut lui être utile a un rapport avec le fonctionnement social dont sont issus les jugements dits « normatifs».
 
Le jugement de valeur, est très subjectif et il est à différencier du jugement de fait, qui lui relève d’une observation neutre et objective. Il convient donc les distinguer.
 
Par exemple :  « ma voiture est en panne », c’est un jugement de fait, résultant d’une observation d’une réalité, qui est la panne. Mais, dire de quelqu’un qu’il est nul, c’est porter un jugement de valeur, car cette affirmation est très subjective, d’autres à l’inverse peuvent le trouver intelligent. De plus, cette affirmation est violente et sous-entend, une vérité, une réalité, un fait incontestable qui peut laisser supposer que tout le monde peut penser que cette personne est nulle. A travers ce jugement, si la personne laisse trop de place au regard de l’autre, elle peut se sentir déstabilisée et blessée voir, dévalorisée, l’humiliée ou même rejetée.
Il serait plus juste de dire : « je trouve l’attitude de cette personne nulle », ainsi dit cela n’engage qu’un point de vu personnel et c’est l’attitude qui est visée, pas la personne.
 
A travers le jugement de valeur, une personne est jugée d’après une perception de ce qu’elle renvoie qui n’est donc pas neutre, ayant pour conséquence de la résumer et de la réduire à la description subjective qui lui est faite. Ce jugement moral la définie telle que décrite, bien souvent sans objectivité, « elle est point». Cette affirmation n’est-elle pas réductrice ? 
 
 Le jugement de valeur est l’appréciation portée sur la valeur attribuée à une chose, une action ou une personne parfois même à une pensée ou un sentiment.
 
Il y a deux types de jugements de valeur qu’il est bon de distinguer. Le jugement de valeur concernant les questions morales : le bien ou le mal, juste ou injuste, acceptable ou inacceptable, … Le jugement de valeur concernant les questions de goût:  beau ou laid, bon ou mauvais…
Tout jugement, si jugement il doit y avoir, fait appel à des qualités indispensables que sont la compétence sur le domaine jugé et l’impartialité. Emettre un jugement sur les attitudes ou actions de personnes qu’il soit dit « positif » ou dit « négatif », est devenu une manière de faire d’une banalité déconcertante pour la plupart d’entre-nous, quasi quotidiennement.
Ces jugements de valeur qu’une large majorité d’entre-nous fait, sont généralement totalement dénué de sens critique faisant appel à la neutralité qui s’impose, mais plutôt dans un sens de « passe temps » ou de médisance totalement gratuite.
Il est à noter que la plupart des individus se trouvent apte à juger dans le domaine moral, sans pour cela être en capacité d’expliquer la rationalité de leur jugement. Leur jugement est en quelque sorte l’expression  de plaisir ou de déplaisir, de sympathie ou d’antipathie, d’affinité ou autres et ce,  face à ce que cela leur renvoie.
Tout jugement concernant l’abstrait dépend d’une perception propre à chacun, c’est donc très aléatoire.

 

Qui peut réellement être apte à juger la conduite d’une personne ?
 
Les juges sont amenés à juger des personnes selon leurs actes et leurs conduites se basant sur des faits, dans une optique rationnelle. Ensuite, ils estiment leurs facultés intellectuelles au moment des faits, leur intentionnalité ou pas. Est aussi prise en compte dans le jugement, les éventuels regrets ou  le plaisir que leur action a pu engendrer. Ainsi, les magistrats se prononcent sur les actions conformément aux lois.

 
Mais dans tout jugement, il n’est pas tenu compte de la loi de causes à effets et son phénomène d’attraction, qui selon moi a son importance et dont la vie ne ferait que lui obéir !
 
Cette loi implique des individus tous victimes de leur inconscient, pour « jouer une scène » choisit par lui.
Les situations que nous vivons et les rencontres que nous faisons, ne les avons-nous pas consciemment ou inconsciemment attirés ? Si nous attirons ce qui nous arrive, n’avons-nous pas à nous interroger sur les raisons qui nous poussent à agir,  ou sur notre part consciente ou inconsciente de responsabilité?
 
On peut se rendre compte du mécanisme d’attraction ou de répulsion lorsqu’il nous arrive d’éprouver de l’antipathie ou de la sympathie pour quelqu’un sans avoir pris le temps de le connaître. Pire encore lorsque cette antipathie provoque en nous un phénomène de rejet non seulement de sa personne, mais aussi de sa différence ou de son mode de vie, jusqu’à en être médisants ou désagréables à son encontre.
Lorsque cela nous arrive, ne serait-il pas plutôt opportun pour nous, de nous interroger sur les véritables raisons qui nous animent, car rien ne nous oblige à adhérer à son mode de vie, ni même à le fréquenter ? En réalité, qu’est-ce qui a provoqué cette sympathie ou antipathie, son attitude, sa façon d’être, sa perception du monde, sa différence ? Qu’est-ce qui vient faire écho en nous?
 
Il peut arriver que l’on rencontre des êtres en proie à la haine et l’agressivité. Au lieu de les condamner ou les percevoir comme des ennemis,  n’avons-nous pas à les considérer comme des malades ayant besoin d’aide? Tous les êtres sont aimables, absolument tous, ils ont tous le droit d’être aimer. Nous devons les dissocier de leurs actes, comme il convient de distinguer le malade de la maladie ? Gandhi disait : « si l’on pratique l’œil pour œil, dent pour dent, le monde serait aveugle et édenté ». Je conviens qu’il est parfois très difficile d’éprouver de la compassion pour ceux qui cherchent à nous nuire, car cela dépend malheureusement trop souvent de la satisfaction de l’ego (de l’attitude bienveillante ou non dont les autres font preuve à notre égard).
 
Parfois nos réactions nous surprennent. Après coups, nous pouvons nous trouver plutôt embarrassés et nous sentir idiots. Souvent, une discussion animée suit de telles réactions. Nous pouvons alors nous interroger de savoir à quelle(s) émotion(s) personnelle(s) nous obéissons. Que se cache t-il derrière ces réactions ? A quoi cela nous renvoie-il ? Que nous livre l’inconscient ? De la même manière que nous acceptons avec joie ce qui nous flatte,   pourquoi est-ce si difficile d’accepter ce qui nous dérange ? Tout ce qui nous est désagréable nous l’évitons, le critiquons ou le nions. Mais, ce qui vient nous « titiller », n’est-ce pas quelque chose en nous que nous refusons de voir, ou d’entendre au point de faire des projections sur l’autre et de l’en rendre responsable ?
 
Il ne faut jamais sous-estimer, les répercutions de nos actes, de nos paroles et de nos pensées, car à toute action, il y a une réaction à la hauteur de ce que nous avons semé. Considérer que ce qui nous arrive n’est que fatalité, ou croire que c’est la volonté d’un dieu, n’est-ce pas s’en remettre à l’ignorance et se décharger de toute responsabilité?
Certaines personnes préfèrent cependant croire, que ce qui nous arrive est le fruit du hasard. N’est-ce pas plutôt le résultat d’un grand nombre d’actes dont nous sommes pour la plupart, consciemment ou inconsciemment, responsables ? Tout n’a t-il pas un lien ? Cela ne fait-il pas partie des lois de causes à effet qui répondent à « une demande » le plus souvent inconsciente ?
Pourquoi donc, le dominé attire le dominant, le volé, le voleur, le violé, le violeur, le soumis, le tyran, etc.?
Tout ne résulte t-il pas d’un nombre infini de causes et de circonstances, sujettes à fluctuation ?
 
L’inconscient à un rôle prépondérant dans notre devenir, ne dit-on pas de lui qu’il en est le protagoniste?
 
Face à une même situation, pourquoi  n’avons--nous pas tous, la même attitude, les mêmes émotions, le même ressenti, la même perception…? A travers nos actes, que cherche notre « metteur en scène » à nous faire comprendre ? Qu’essaie-t-il de nous faire prendre conscience ?  Allons-nous rester sourd et faire comme la mouche qui sans cesse se heurte contre la vitre ? Notre inconscient n’est pas un ennemi bien au contraire. Il intervient pour nous aider à nous clarifier, à régler un conflit interne ou externe, à affirmer ce que nous sommes, etc.
Pour cela, à notre insu, au travers de diverses situations, il décide de la pièce que l’on va jouer, seul ou avec d’autres acteurs. C’est lui qui choisit le décor, les personnages et c’est lui qui dirige. Il faut donc se donner la réplique, c’est interactif et les échanges dépendent du rôle de chacun. Tous les acteurs sont alors, comme des pantins manipulés.
Si nous-nous obstinons à ne rien comprendre, soit parce que nous avons laissé notre ego dominer notre conscience ou soit,  parce que nous sommes fatalistes, si rien ne change, nous aurons à jouer la même pièce autant de fois que le metteur en scène le jugera nécessaire, mais pas toujours avec les mêmes acteurs ou le même décor et peut être encore plus percutant.
 
En conclusion, même ce qui est jugé par les lois, il me paraît plus « sage » de s’abstenir de tous jugements concernant les actions ou attitudes, mais plutôt de les comprendre.

 

Bien à tous

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 


Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 13:41

226767_400688296680925_1372226315_n.jpg   

Trouver le chemin de la Sérénité

 

Face aux difficultés de la vie, il est parfois difficile d’agir avec sérénité lorsque des émotions nous submergent. En une fraction de seconde, une contrariété, une colère, une impatience… peuvent mettre à mal notre organisme et il faut ensuite un peu de temps, pour retrouver « son calme».

Sans que nous en ayons conscience, insidieusement dès le réveil nous laissons les préoccupations de la vie quotidienne, le sur-stress, les priorités supposées, dominer notre conscience, ayant pour effet de nous « mettre »  sous tension sans relâche durant toute la journée.

Pas le temps de se « poser » pour se détendre. Une nervosité sous-jacente prête à exploser dès la moindre embûche. La vie trépidante que certains mènent, ne les aide pas à rester sereins lorsque surgit un « problème ». Chacun réagit à sa manière face aux difficultés rencontrées, et ce en lien avec son histoire personnelle empreinte de blessures.

 

Si nous voulons nous établir dans la sérénité et la paix, la gestion des émotions est essentielle sur cette voie.

 

Quelle que soit l’émotion qui nous submerge, c’est un facteur limitant car elle nous coupe de la réalité en nous empêchant de voir réellement ce qui se passe autour de nous au moment où nous la ressentons. Chacun d’entre-nous peut se rendre compte de l’état émotionnel dans laquelle une émotion nous plonge, que ce soit une inquiétude ou une joie, ne parasitent-elles pas le moment présent?  Comment bien percevoir ce qui est en toute objectivité si nous sommes envahis par un ressenti ? Pendant que nous sommes entrain de l’éprouver, nous ne pouvons vivre pleinement l’ici et maintenant.

 

Nous avons la capacité de prendre du recul et d’agir sur nous-mêmes.

 

Il y a diverses façons de se détendre « l’esprit » pour retrouver un peu de sérénité. Dans « l’urgence », on peut aller s’aérer en plein air au contact de la nature et respirer à pleins poumons, on peut aussi crier pour libérer la tension accumulée par l’émotion, ou encore méditer, se  relaxer, faire du yoga, ou bien s’accorder un peu de temps pour soi…

Le but étant de savoir se dissocier de l’émotion rapidement de manière à ne pas réagir sous son emprise, car lorsqu’elle nous submerge, nous sommes incapables de raisonner avec calme et sérénité. Cette aptitude nous l’avons tous, elle est en chacun de nous et on en fait souvent l’expérience quand cela ne connecte pas notre monde émotionnel. Lorsque nous ne sommes pas affectés par une émotion nous pouvons agir « librement », cela explique qu’à certains moments, nous savons garder notre calme.

Mais pour que cette aptitude s’exprime quelles qu’en soient les circonstances  nous devons aller à la découverte de notre vraie nature enfouie au plus profond de notre être de manière à prendre naturellement de la distance pour agir avec discernement.

 

Pour atteindre notre « vraie nature » n’avons-nous pas à nous « déconditionner »?

L’amour n’est pas dans le champ de l’ego. Là où est l’amour, le moi n’est pas. » Krisnamurti

 

Nous pensons être « libres » d’agir, mais la question du libre arbitre se pose à partir de l’ego.

Pour savoir ce à quoi nous obéissons nous pouvons nous poser les questions suivantes : « à quoi est-ce que j’obéis ? Est-ce que je suis vraiment libre d’agir, ou suis-je manipulé comme une marionnette ? Ai-je l’illusion de liberté, de décider, de faire, etc. ?

Pour connaître notre non-liberté, il faut savoir si l’on réagit émotionnellement et mentalement à un fait extérieur. Dans ce cas, nous ne décidons pas librement car, si c’était le cas on déciderait une fois pour toute de nous établir dans la paix, la joie, l’amour, la sérénité et l’absence de peur.

L’existence nous impose nos états d’âmes, par exemple lorsque nous perdons un être cher, cela nous attriste et s’il nous arrive un heureux événement nous sommes joyeux. Avons nous décidé d’être joyeux ou triste ? Je ne le pense pas !

 

Nous vivons en constante dualité entre l’Ego et le Moi étant tous deux définis par Freud comme étant des instances conceptuelles. L’ego serait la représentation faussée de l’image que nous nous faisons de nous-mêmes, étant constituée d’expériences douloureuses. A travers lui nous « construirions » notre propre souffrance. Le Moi représenté par le « je », serait lui aussi constituant de la personnalité et se développerait dans les premiers mois de la vie.

 

Atteindre la sérénité

 

Nous devons nous rééduquer pour fonctionner de manière apaisée quelle que soit ce que nous vivons. Cette sérénité nous la côtoyons déjà durant nos nuits paisibles, alors pourquoi pas éveillés. Il faut toujours garder en mémoire qu’une émotion nous empêche de voir la réalité, car le mental la déforme.

Pour que la sérénité devienne un état naturel, nous devons nous raisonner et neutraliser les pensées qui nous empêchent d’agir objectivement dès qu’elles apparaissent. Nous pouvons à tout moment revenir à un état serein, mais il faut s’entraîner à chaque émotion dès qu’elle apparaît.

Le changement est en route mais cela prend du temps de se transformer, d’être en totale communion avec ce qui nous entoure, unifiés à nous-mêmes.

Profitons de ces moments offerts de la vie, pour nous entraîner en ayant de bonnes pensées pour ce ou ceux qui nous contrarient. S’il nous faut « pardonner », pardonnons, mais pardonnons du fond du cœur, cela fait beaucoup de bien et surtout à soi-même, nous pourrons mieux profiter des moments joyeux de l’existence. Rappelons-nous que tout est neutre et donc, tout résulte dans notre manière de « prendre » les choses. Par conséquent, pourquoi en faire une affaire personnelle, rien ne nous oblige à le prendre bien ou mal. Si nous le prenons mal, l’ego n’est jamais loin.

 

Pour développer cette faculté à la sérénité, rappelons-nous la loi de causes à effets avec son phénomène d’attraction.

 

Tel  le fer attiré par l’aimant contre lequel il ne peut résister, il y a des attractions auxquelles nous ne pouvons résister. Ce qui nous arrive est attiré par nous, il faut bien en prendre conscience.

Nous ne pourrons changer qu’en changeant notre relation à soi et aux autres. Prenons conscience que nous seuls avons le pouvoir de nous rendre heureux, personne ne peut le faire à notre place, comme je pense que personne ne peut nous faire du mal, sauf physiquement bien entendu.

Comprenons bien que l’autre n’est que le révélateur de ce qui réside en nous. Il faut se convaincre que les propos ou attitudes dirigés à notre encontre proviennent d’un individu profondément affecté. C’est à travers ce que nous-mêmes lui renvoyons qu’il exprime sa souffrance. Ne lui en tenons donc pas rigueur, mais apprenons plutôt à comprendre pourquoi il agit comme cela avec nous et pourquoi cela nous affecte. Nous pourrons peut-être nous rendre compte qu’il n’est qu’une cause apparente à notre souffrance, tout comme nous à la sienne. Nous sommes comme un miroir qui renvoie « du positif et du négatif ».

Pour nous aider à atteindre la sérénité, nous devons nous habituer à ne rien prendre personnellement et à accueillir simplement les sensations qui nous parviennent sans interprétation aucune, ni projection de pensées, de manière à être bien présent à soi-même.

Ce chemin invite  à « s’oublier » en lâchant-prise sur l’égocentrisme dont le moindre ombrage fait rejaillir des blessures telles que, colère, jalousie, peur, haine ou autres et qui sont autant d’entraves pour atteindre la sérénité, pour s’ouvrir aux autres et développer des aptitudes altruistes.

Avec l’esprit «ouvert », un problème ne prend plus l’ampleur que peut lui donner un esprit « fermé », car la perception n’est pas la même.

   http://www.youtube.com/watch?v=Dm-cziSBnUM&feature=player_embedded

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 16:17

La "rumination" mentale!

 

http://www.youtube.com/watch?v=lZ8UyG9uTKg&feature=player_embedded

 

Ne sommes-nous pas ce que nous pensons ?

 

Face à une situation, on peut parfois penser n'avoir pas été au « top », ou trouver que ce qui nous arrive est injuste, comme faire l’objet d’un licenciement etc. Mais qu’est ce qui nous « pousse » après-coup, à « ruminer » en pensant que nous aurions dû agir comme ceci ou comme cela: « si j’avais su…», ou encore « qu’est-ce que j’ai fais pour mériter ça »… Cette manière de « se prendre la tête » fait plus de « mal » que de bien,  alors qu’il serait profitable de tirer partie de l’expérience vécue, puisque de toute évidence nous ne pouvons refaire ce qui c’est passé.

 

Qui ne connaît pas cet état de « rumination » qui fait suite à une situation mal vécue où l’on s’est senti soit agressé ou humilié, rejeté, culpabilisé, rabaissé… Tout d’un coup en une fraction de seconde, nous sommes bouleversés, percuté, touché au plus profond de notre être. Il y a un avant et un après, une sorte de « big-bang ». Malgré soi, on repasse en boucle ce qui passé par le filtre de nos ressentis, car bien souvent on a pas compris pourquoi cela nous arrive à nous.

Il y a des expressions concernant la rumination mentale qui en disent long sur le sujet : se prendre la tête, broyer du noir, se faire des films, couper les cheveux en quatre, voir midi à 14heures, chipoter, ça turbine, ça tricote, ça tourne en boucle, ça mouline… et qui n’ont rien à voir avec le simple fait de réfléchir.

 

Pour ce débarrasser des mauvaises pensées il ne sert à rien de vouloir éviter d’y penser, car c’est le meilleur moyen d’y penser davantage.

 

Tout le monde peut en faire l’expérience, par exemple si on vous dit : « évitez de penser à un chat noir », plus vous tentez d’éviter d’y penser et plus cela s’impose à vous. C’est le même phénomène pour toutes pensées obsédantes. Eviter de penser ne suffit pas, le plus simple dans un premier temps c’est de se « changer les idées » en occupant l’esprit ailleurs par des activités ou autres, ou en changeant d’atmosphère (changer d’air), ensuite il y a de fortes chances qu’elles réapparaissent de nouveau mais on peut décider à tout moment de les faire disparaître en les laissant s’évanouires, plutôt que de faire une fixation sur elles. Ainsi, lorsqu’une image s’impose dans notre esprit, nous avons le pouvoir de décider de la dissiper.

 

Les mauvaises pensées agissent sur le comportement, générant angoisses, doutes et dépression.

 

Elles mettent un « voile » sur ce qui est réellement important pour soi, car tout est amplifié, à tel point que l’on ne discerne plus quels sont les « vrais » problèmes, car tout devient « problème ». Dans ces conditions est-il possible de réfléchir avec objectivité ? Sans doute y a t-il un lien à faire dans la manière de vivre les émotions.

 

La rumination mentale provoque du mal-être car elle déclenche une réaction de fuite qui nous met dans un état de repli et de défense. Derrière les mauvaises pensées, « ruminations », idées noires et autres n’y a t-il pas une peur cachée?

Derrière la peur, se cachent des blessures révélées par des émotions. Elles sont ressenties face à ce que l’on considère comme étant un « danger » qui peut être celui du rejet, de l’abandon, de l’humiliation, de la rupture, la frustration…. Ces émotions viennent perturber et chambouler l’organisme tout entier dans le but inconscient de trouver une solution à cette peur.

 

L’émotion nous renseigne, c’est une aide précieuse à la compréhension de soi.

 

Elle nous connecte à des moments heureux ou malheureux, de bien-être ou de mal-être, grâce à elle, on peut faire un lien avec ce qu’elle nous renvoie et ce que nous vivons émotionnellement dans notre vie présente.

Par exemple si par le passé nous nous sommes senti rejeté et si cette blessure n’est pas guérie, il se peut que l’on attire à soi des situations où cette blessure se réactive. Dès lors, nous ne vivons plus dans le monde, mais dans notre monde émotionnel, car le mental distors la réalité en saisissant un fait d’une situation et en faisant abstraction de tout le reste. En se laissant envahir par des émotions il n’est plus possible d’être objectif, car nous sommes sous leurs emprises.

Lorsque qu’une émotion perturbatrice nous submerge, ne vient-elle pas nous dire qu’il y a une blessure encore très présente en nous, qui nous « demande », à nous l’adulte que nous sommes devenu, de la guérir ? N’est-ce pas notre enfant intérieur qui se manifeste et qui nous réclame de l’aide pour le guérir  « gaie-rire »?

Enfant, ces blessures sont intériorisées et parfois refoulées, et nous avons grandi en les ayant réprimées sans s’en rendre compte, sans conscience que tout ce qui n’est pas exprimé s’imprime. Certains ont gardé le souvenir de ces moments douloureux, très présents encore dans leur esprit, et d’autres n’en ont gardé aucun souvenir, l’oubli les ayant probablement protégés pour un temps.

 

Tout ce que nous vivons émotionnellement n’est-il pas une réactivation d’émotions déjà vécues? Sinon pourquoi une odeur, un lieu un ton de voix, nous connecteraient-ils à des moments agréables ou désagréables de notre vie.

 

Pour exemple, j’ai eu en consultation une jeune fille de 16 ans qui souffrait de dépression grave depuis deux ans, c’était une dépression réactionnelle. Lorsque nous avons travaillé sur les émotions, elle s’est subitement souvenue d’un fait survenu deux ans auparavant, quand lors d’un repas de famille, elle s‘était sentie très mal au point d’aller se coucher en plein milieu du repas. Lorsque je lui ai demandé de préciser quelles étaient les personnes présentes, elle répondit spontanément avec une émotion qui lui prenait la gorge: « il y avait mon oncle que je n’avais pas revu depuis mes 6ans ». Cet oncle l’avait violé à cet age et depuis, elle ne l’avait jamais revu jusqu’à ce jour. Jour où elle « tomba » en dépression.

Dans son cas, le fait de revoir son oncle lui a  remémoré inconsciemment la blessure ressentie par le viol qu’il lui avait fait subir lorsqu’elle avait six ans.

 

Que tentent de nous transmettre nos émotions?

 

Presque tous nos actes visent à modifier la façon dont nous nous sentons, et pourtant, la plupart d’entre nous ne savons pas ou à peine, comment y arriver rapidement et efficacement. Nous sommes trop souvent dépendants des événements extérieurs sur lesquels nous n’avons aucun contrôle et négligeons de prendre nos émotions en main, alors que nous avons, si nous le voulons, un contrôle total sur elles.

Pour pouvoir nous servir de nos émotions efficacement, nous devons d’abord comprendre qu’elles agissent dans notre intérêt. Nos émotions, même douloureuses, sont comme une boussole, elles nous indiquent la voie à suivre pour parvenir à nos fins. Les émotions que nous considérons comme étant négatives ne sont en fait que des signaux qui nous appellent à l’action. Si nous en connaissons les messages, elles seront alors nos alliées. Pour cela, il suffit d’apprendre à identifier celles qui augmentent notre pouvoir et celles qui le diminuent, et à utiliser à bon escient ces deux sortes d’émotions afin d’en faire un outil puissant qui nous aidera à nous réaliser. Le but étant de gérer l’expérience et la manière dont elle se traduit en actes.

Prenons conscience que l’émotion nous "domine" et nous induit souvent en erreur, elle conditionne l’esprit et lui fait adopter une certaine vision des choses. Néanmoins, certaines émotions à connotations négatives comme la colère, peuvent être « aidantes ». Par exemple, lorsqu’une injustice nous révolte, notre colère peut être constructive dans la mesure ou elle peut faire évoluer les choses. Mais lorsque nous projetons notre colère sur autrui pour se défouler, par blessure d’ego, elle engendre de la souffrance, pour autrui, mais aussi pour soi. 

Aristote disait à propos de la colère : « n’importe qui peut se mettre en colère, c’est facile, mais se mettre en colère avec la bonne personne, au bon degré, au bon moment, pour la bonne raison et de la bonne façon, cela n’est pas facile ».

 

En réalité, mis à part les émotions pathologiques de violence et d’impulsivité nuisibles à la santé, nos émotions ne sont, ni positives, ni négatives, c’est une interprétation subjective liée à un ressenti.

 

Tout dépend si elles conduisent  au bien-être ou à la souffrance, l‘essentiel est de les identifier pour éviter de donner libre cours à celles qui font obstacle à notre bonheur. On peut alors les empêcher de monter en puissance, car c’est lorsque leur charge émotionnelle atteint un seuil critique, qu’elles deviennent pathologiques. Il ne faut surtout pas les refouler car elles réapparaîtraient avec plus de virulence dès la moindre occasion et peut-être même, contre nous-mêmes.

 

Pour revenir à l’état antérieur neutre où il n’y a ni haine ni désir, il est nécessaire de pouvoir les exprimer de manière « écologique » dans le plus grand respect, en comprenant leur sens, afin de mettre en opposition une émotion positive comme antidote. Par exemple, dans un ressenti de haine, mettre en opposition la bonté, pour l’orgueil - l’humilité, l’avarice- la générosité, la colère – le calme, etc.

Il est préférable de cultiver les émotions qui nous ouvrent à la joie, renforcent notre lucidité sur la réalité. De plus, elles ont pour effet d’élargir notre champs de conscience et notre univers intellectuel et affectif, mais aussi, de favoriser des comportements altruistes, accueillants et réceptifs. En laissant nos émotions nous perturber, nous ne pouvons voir la réalité telle qu’elle est.

 

Pour récolter les bienfaits de nos émotions, imaginons qu’elles fleurissent notre jardin.

 

Pour vous assurer une récolte abondante, n’avons-nous pas à semer des graines d’amour, d’affection, d’amitié plutôt que des graines de colère, de déception et de peur ? Les émotions qui nous font souffrir, ne sont-elles pas comme des mauvaises herbes qui envahissent de notre jardin ? Une mauvaise herbe n’est-elle pas un appel à l’action ; n’avons-nous pas envie de l’arracher pour faire de la place à des plantes plus saines ? Prenons soin de cultiver des plantes qui vous tiennent à cœur et d’arracher les mauvaises herbes dès qu’elles apparaissent. 

Nous pourrions semer des semences émotionnelles dynamisantes telles que : L’amour, la gratitude, la curiosité, l’enthousiasme, la détermination, la souplesse, l’assurance, la gaieté et la vitalité, qui permettent l’épanouissement, car chacune de ces émotions est l’antidote à toute émotion «négative » que l’on peut ressentir. Mais, pour que ces semences s’épanouissent dans de bonnes conditions, il ne faut pas négliger de leur apporter une attention quotidienne.

 

Bien à tous

 

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 16:49

L'interdiction de se tromper!

 

http://www.youtube.com/watch?v=aMLm6DPfvdc&feature=player_embedded#!

 

Dans notre société, apprendre est source de plaisir ou de déplaisir car toute l’éducation est basée sur la réussite ou d’échec, c’est ce qui nous a été inculqué et que nous transmettons consciemment ou inconsciemment à nos enfants. Mais cela n’engendre t-il pas la peur de l’échec en leur donnant l’injonction de réussite ?

 

Face à la « réussite » ou à « l’erreur », l’enfant se heurte à la réaction de l’adulte dont il donne beaucoup d’importance. Il se sent valorisé ou dévalorisé, il peut en être récompensé ou  subir une « sanction » punition, privation…

Ce qui s’imprègne dans son esprit, c’est qu’il lui est interdit de se tromper pour ne pas décevoir. Face à cette « intolérance », peut s’ensuivre une perte de l’estime de soi qui fait place au doute de « réussir », ce qui  engendre la peur de « l’échec » et donc une perte d’autonomie. En se focalisant sur cette peur de ne pas y arriver, comment peut-il bien réussir ?

 

Si l’enfant n’apprend pas à se dissocier des désirs de ses proches, il intègre le fait qu’il doit les satisfaire. C’est un obstacle à son épanouissement et à la construction de sa personnalité, car il  pense devoir se conformer aux désirs de l’autre en niant ses propres désirs.

 

N’avons-nous pas plutôt dans l’intérêt de l’enfant, à l’aider à s’auto évaluer en ayant un regard bienveillant, dans le but qu’il apprenne de ses expériences en tirant seul, des enseignements?


En se donnant le droit à « l’erreur », n’acquiert-il pas une autonomie à la réflexion qui peut l’aider sans peur, de nouveau à entreprendre ?

Si on apprend à l’enfant qu’il n’y a rien de honteux ou de dévalorisant à échouer et que « l’échec » est plutôt formateur, il comprendra que les « réussites » sont issues « d’échecs » et retiendra ce qu’il y a à éviter pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

 

La «  réussite » et « l’ échec » sont soumis à évaluation selon des critères. Ils sont  des  « freins » à l’éveil,  car selon moi, c’est une notion de jugement comme beau et laid et ne devraient pas être employé dans l’éducation de nos enfants.

En fonction de certains critères nous jugeons s’il y a "réussite" ou "échec", pourtant pour certains, cela peut paraître une réussite et pour d’autres un échec !

L’expérience vécue est pleine d’enseignements qui ne peut qu’être que profitable pour le développement personnel si l’on veut bien la percevoir de manière objective, quelle qu’en soit l’issue. Ce qu’il a de constructif, c’est qu’à travers nos expériences nous développons des aptitudes d’adaptation et l’auto évaluation permet d’agir en confiance.

 

Si l’échec a été mal vécu enfant, elle n’est pas seulement un obstacle pour entreprendre, elle l’est aussi pour la réalisation personnelle.


Quelqu’un d‘épanoui se doit d’être au top dans tous les domaines, réussite de sa vie personnelle comme professionnelle. Comment est-ce possible ?

Pour Freud, l’échec pourrait faire parti d’un conflit inconscient, transmit d’inconscient à inconscient à l’enfant. La réussite selon lui, serait liée à la matérialisation des désirs œdipiens. L’échec de la réussite proviendrait de la défense de l’inconscient de tout ce qui peut la signifier. L’échec constituerait donc la punition.

 

On peut parfois noter que par peur d’échouer tout est fait pour y échapper. Il arrive par exemple qu’un bon élève ne réussisse pas au bac, qu’un diplômé d’une grande école, loupe son entretien d’embauche… Face à la peur de réussir, combien de rendez-vous manqué !!! L’échec remplirait sa fonction, en évitant le succès et les conséquences inconscientes de celui-ci.

La « réussite » peut aussi être liée à un blocage inconscient lorsque les parents n’ont pas réussi eux-mêmes. Il y aurait comme une culpabilité inconsciente à faire mieux qu’eux.

 

Face à la peur de l’échec

 

Il n’est pas facile de se faire pleinement confiance, si cette confiance nous a manqué ou ne nous a pas été accordée enfant. Lorsqu’il nous arrive de ne pas réussir ce que l’on a entreprend, cela peut nous connecter à des ressentis intériorisés dans l’enfance qui se réactivent.

Cette situation  nous fait revivre ces mêmes ressentis face à « l’échec » où nous nous sentions  dévalorisés, des bons à rien, des incapables..., ou encore lorsque vous percevions de la déception dans les yeux de nos proches, où nous ressentions de la culpabilité de les avoir déçus. Cette image que nous avons intégrée comme étant une réalité, ne peut que renforcer une  mauvaise estime de soi.

Par peur de ne pas être à la hauteur, certains n’osent pas agir et se donnent des raisons pour « tomber » dans le « pas faire », « pourquoi essayer de toute manière je ne vais pas y arriver… ».

Toutes ces pensées n’ont-elles pas pris naissance dans les paroles ou attitudes parfois dévalorisantes ou blessantes de nos proches et qui aujourd’hui,  font barrage à toute réalisation ?

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

 

 

Repost 0
Published by Geneviève - dans Refexion et articles
commenter cet article

Présentation

  • : Se-ressourcer
  • Se-ressourcer
  • : Ce blog est axé sur le thème du développement-personnel, son contenu (articles et poèmes) est en rapport avec ce thème.
  • Contact

Profil

  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

Rechercher

Pages

Liens