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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 14:01

Cette histoire que j'ai inventé , illustre une des blessures de 'l'âme", le besoin de reconnaissance.

 

Besoin de reconnaissance

 

Voici l’histoire d’Aimémoa, un être en quête de reconnaissance. Même s’il n’en a pas conscience, c’est son but de vie. Cela répond à un besoin intérieur causé par une blessure profonde, qu’il l’exprime souvent en faisant le « clown », c’est sa façon particulière d’être présent au monde. Il est de ce fait, très doué pour faire le « pitre » et il pourrait en faire son métier. Des comme lui, croyez-moi, nous en connaissons tous autour de nous; amis, relation de travail ou encore, parmi nos proches, ou peut-être bien nous-mêmes, car le manque de reconnaissance est une blessure qui ne se voit pas. Peut-être vous dites-vous, qu’il y a bien d’autres manières pour le manifester et vous avez raison. Par exemple par un complexe de supériorité ou d’infériorité, ou bien, par la dévalorisation ou négation de soi, ou encore, par une opposition avec l’ordre établi, ou en protecteur des plus défavorisés, ou même par une attitude tyrannique. Mais, pour Aimémoa, faire le clown c’est son exutoire et, d’une certaine façon un masque derrière lequel il se réfugie.  Ce besoin de reconnaissance, dont il « souffre », a pris racine avant sa conception et « c'est imprimé» dans le ventre de sa maman car, cette blessure de l’ « âme », tout comme une maladie héréditaire, lui a été transmise par sa généalogie dont il en est le manifesté. Comme chacun d’entre-nous d’ailleurs. En d’autres termes, son devenir est entre autre, conditionné par l’histoire de sa famille. Etant le lien, elle lui donne un sens, dès sa « naît-sens ». Par conséquent, il est donc prédestiné à poursuivre cette histoire bien malgré lui.

 

Pour vous dire, sa grand mère-maternelle aussi, a souffert du même  mal toute  sa vie.  Et pour cause,  orpheline depuis  sa tendre enfance, elle était devenue pupille de la nation, élevée de famille en famille sans avoir reçu le moindre amour.Et l’histoire se perpétue, Aimémoa non plus n’a pas été conçu dans l’amour. Comment aurait-il pu en être autrement ? La femme qui lui servait de nid, n’était pas disposée à ce moment là,  à devenir mère. Pour elle, ce n’était pas le bon moment, c’était même un drame. La raison en est que son mari lui avait fait part depuis toujours de son non-désir d’enfant. Cet incident, fut un choc, il se sentait trahi. Vous pensez bien qu’il ne voulait rien entendre, c’était le problème de sa femme, son bâtard, comme il lui plaisait à dire.Ce fait venait rajouter un peu plus de malaise entre-eux. Ils avaient déjà bien du mal à s’aimer eux-mêmes, qu’ils en étaient arrivé à ne plus communiquer, si ce n’est que par « tort ou raison », employant sans cesse le « tu », qui tue. Tous deux étant des écorchés de la vie, auraient nécessité d’être comblés dans leurs besoins infantiles, mais, au lieu de cela, ils nourrissaient mutuellement leurs conflits.Arrêtons-nous un instant sur leur histoire. La maman d’Aimémoa,  comme sa propre mère, ne connaît pas le bien-être de se sentir aimée, depuis toujours soumise, à son père et ensuite à son mari, se sent  comme une « chose » sans cesse dévalorisée. Quant au père d’Aimémoa, lui aussi trimbale son fardeau. Ce fait, vient réveiller de vieux démons à travers lequel, il revit sa plus grande douleur. Celle qui a marqué au fer rouge toute son existence. Pour mieux comprendre son attitude vis à vis de sa femme, il nous faut situer le contexte dans lequel il a grandi.

 

Tout petit, abandonné par ses deux parents, il fût placé à la D.A.S.S et trimbalé, lui aussi de famille en famille. Il en avait tellement souffert, qu’il s’était juré de ne jamais avoir d’enfants. Je vous laisse imaginer le contexte, dans lequel il a grandi, loin de la chaleur d’un doux foyer, où il fait bon vivre.  Bien sûr, pour son éducation, il ne manqua de rien, l’état subvenait à ses besoins. Alors, dans cette froideur administrative, tant bien que mal, il s’est construit, avec une forte tendance à se dévaloriser, mais, insidieusement, à son insu, des blessures s’enkystaient ; sentiment de rejet, d’abandon, d’injustice…. Quoi qu’il en soit, il ne voulait rien entendre, il ne fallait  surtout pas lui parler de ce rejeton. Alors, sa femme essayait, en vain, de faire une fausse couche, et l’estime qu’elle lui portait avait chuté considérablement. Mais, Aimémoa était bien là et bien décidé malgré tout, à vivre. Puis, arriva le jour «  J ». Aimémoa vint au monde dans la douleur, aidé par des forceps. C’était un nourrisson un peu chétif mais néanmoins, plein de vie. Il faisait déjà tout son possible pour attirer l’attention de son entourage et très vite, sa maman tomba sous son charme. Il lui restait à charmer son père, ce qui n’était pas une mince affaire. Malgré cette apparence de rustre, que montrait ce dernier, c’était un homme profondément droit avec des principes. Bon gré mal gré, il finit par accepter la présence d’Aimémoa. Il tenait tout de même à lui donner une bonne éducation,  mais il ne fallait pas lui en demander plus, car, le « plus », il ne connaissait pas. Les années passant, il ne lui prêtait toujours pas d’attention particulière, si ce n’est que pour sa scolarité, ou ses performances sportives, matières où Aimémoa excellait d’ailleurs mais, le reste en apparence, ne paraissait guère l’intéresser. On ne pouvait pas dire pour autant qu’il ne l’aimait pas, il montrait une certaine indifférence.

 

Aimémoa ne comprenait pas cette attitude et en souffrait en silence. Pourtant, il en déployait de l’énergie pour être vu de son père , mais cela ne paraissait pas suffire à attirer pas son attention . Il avait néanmoins remarqué, que lorsqu’il faisait le pitre, cela amusait son père, mais pas seulement, son entourage aussi. Alors, il faisait de plus en plus souvent le clown. Mais, derrière cette apparence, il masquait une grande tristesse. D’ailleurs, les expressions qu’il employait à son sujet le révélait et n’étaient pas en phase avec la réalité: « tu vas rire, ou c’est rigolo ce qui m’arrive ». Et il grandit ainsi, portant sa douleur, sans savoir qu’il portait aussi celle de ses deux parents qui s’était enkystée en lui insidieusement.. Inconsciemment, il se mit à chercher cette reconnaissance, à travers ses relations amicales et professionnelles, celle qu’il aurait tant voulu recevoir de son père. C’était devenu un handicap. Comme il avait du mal à se « père ce voir », c’est à travers le regard de « l’autre » qu’il se cherchait. Son bien-être en dépendait. Il n’agissait jamais dans son propre intérêt, pour ne pas risquer de déplaire bien sur, si bien que certains, abusaient de sa gentillesse. Il aurait aimé être accepté pour lui-même, sans condition, et non, pour ce qu’il pouvait apporter aux autres, mais il n’était pas dupe, malgré tout, c’était pour lui, mieux que rien, cela lui donnait au moins, une certaine valeur. Sans s’en rendre compte, il attirait l’inverse de ce qu’il désirait. En effet, à force de tant vouloir satisfaire les autres, il se niait lui-même. Dans ces conditions, comment pouvait-il être vu vraiment, puisque ce qu’il montrait de lui était « le trop de gentillesse », le trop de pitrerie… ? Il ne laissait à personne, entrevoir sa tristesse, ce « trop » le résumait, et le réduisait car, c’était tout ce qu’il « permettait » de percevoir de lui.

 

Alors, de grâce, ne nous fions pas aux apparences car elles peuvent être trompeuses. Gardons-nous bien de porter un quelconque jugement sur les êtres, car nul ne peut être parfait. Si vous croisez sur votre chemin un autre « Aimémoa », offrez lui ce que vous avez de plus merveilleux en vous et qui de plus, ne coûte pas un sou : votre reconnaissance et votre considération, et surtout, un regard aimant et bienveillant. Si, comme Aimémoa , vous souffrez du même mal, sachez que, quelque soit votre venue au monde, vous êtes dignes d’intérêt et d’amour.

 

Bien à vous

 

Geneviève

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Published by Geneviève - dans Refexion et articles
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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