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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 13:13

Selon la définition du petit Robert, le libre arbitre est la volonté libre, non contrainte.

Ce serait un pouvoir absolu que nous aurions d'être libres de penser et d'agir par nous-mêmes, d'être maître de nos choix sans autre cause ni influence que la volonté même, qui est sensée être autonome. Cette liberté suppose donc que nous soyons au cœur de nos décisions qui ne reposeraient que sur notre seule volonté.

Bien que cette notion soit nécessaire à tout fondement moral et sociétal, puisque cela engage la responsabilité de chacun sur la portée de ses choix et actes, le libre arbitre ne peut-il pas être limité ou être une illusion?

 

Nos choix dépendent-ils toujours de notre volonté propre?

 

A priori, nous sommes aux commandes de nos actions et nous pensons qu'aucune «contrainte» ne vient empêcher notre volonté de s'exercer. Lexpérience du choix que nous faisons tous les jours renforce cette idée de pouvoir absolu entre nos «mains».

C'est sans penser que cette liberté pourrait n'être que toute relative, si les choix, que nous pensons faire librement, proviennent d'une cause que nous ignorons. S'ils sont ainsi déterminés, alors le choix par volonté seule ne peut être possible, car elle ne peut en être dégagée. Le libre arbitre serait alors limité à une certaine «marge» de liberté. Ignorant les causes qui nous font agir, une confusion peut naitre dans notre esprit entre liberté et libre arbitre.

 

Nos actions ne dépendent-elles pas d'une relation entre ce qui agit sur nous et en nous, mais aussi, d'une interdépendance qui nous lie les uns les autres et au monde?

 

Comme les maillons d'une chaine, nous sommes tous en interdépendance les uns les autres. Ce qui agit sur l'un des maillons peut impacter le reste de la chaine.

A quel moment le libre-arbitre intervient-il sur notre prise de décision, si les causes qui ont motivé nos choix sont inconnues par nous-mêmes au moment de choisir?

 

«Comme au jeu d'échec, toute action accomplie dans une relative indépendance représente un coup sur l'échiquier social, qui déclenche infailliblement un contrecoup d'un autre individu (sur l'échiquier social, il s'agit en réalité de beaucoup de contrecoups exécutés par beaucoup d'individus) limitant la liberté d'action du premier joueur.» Norbert Elias, La société de cour, 1969  

 

En réalité, ne sommes-nous pas tel l'oiseau né en captivité, conditionné et soumis malgré lui à vivre et à évoluer dans l'espace déterminé d'une cage? Il n'a aucune idée de comment vivent les oiseaux qui évoluent en pleine nature, de leur capacité à voler et de comment ils se nourrissent. N'étant pas conscient de sa liberté restreinte, il peut malgré tout avoir l'illusion d'une totale liberté d'agir, puisque qu'il n'a jamais connu le fait de voler dans un espace illimité.

Comme cet oiseau, nous éprouvons une liberté totale de discerner, de juger, de choisir, d’affirmer ou nier…, sans avoir le sentiment d’être sous influences, conditionnés à penser et à agir.

 

Et si nous étions face à un dilemme, quel choix ferions-nous?

 

L''histoire de l'âne de Buridan, écrit par le philosophe Jean Buridan (1292-1363) est assez révélatrice des limites que pose le libre arbitre.

Dans cette histoire, l'âne est tenaillé entre deux grands besoins, la faim et la soif. Mais il doit choisir l'un ou l'autre. Deux seaux sont posés face à lui à égale distance, d'un côté un seau d'eau et de l'autre, d'avoine. Étant incapable de choisir, il finit par mourir de faim. Pour l'homme, son libre arbitre est sensé l'aider!

Imaginez vous que pour la survie du plus grand nombre, vous ayez à choisir pour être sacrifié, entre deux êtres que vous avez de plus cher au monde, entre deux de vos enfants par exemple. Lequel choisiriez-vous? Dans ce cas, votre libre arbitre peut-il vous aider à faire un choix?

 

S'il est vrai que nous sommes à l’origine de tous nos choix, avons-nous choisi ce que nous sommes?

 

Nous nous croyons maître de gouverner notre vie sans avoir conscience que ce qui nous conditionne, conditionne nos choix. Les valeurs auxquelles nous sommes «attachés» qu'elles soient morales, philosophiques, matérielles, ou idéologiques, ne «façonnent»-elles pas elles notre manière de penser?

Ne sommes-nous pas la somme de nos expériences, le fruit d'un conditionnement, « prisonniers » de nos constructions mentales et manipulations en tout genre?

N'est-il pas alors illusoire de croire que nous sommes totalement maîtres de nos choix, sans qu'ils aient été induits par quelques influences (éducation, milieu social, culturel, géographique, règles sociétales, lois, stéréotypes, mimétisme de groupe, idéologies, appartenances, croyances, identifications, histoire familiale et collective, désirs conscients et inconscients, médiats, publicités ...)?

 

Quand l'enfant doit répondre au projet parental

 

Sans avoir conscience de ce qui conditionne leur vie affective, certaines personnes ont le sentiment de passer ou d'être passées à côté de leur vie. Beaucoup ne s'expliquent pas pourquoi elles attirent toujours le même type de personnes (immatures, jalouses, dépressives, possessives, ...).

En fonction de l'histoire familiale, certains individus peuvent se sentir investis du rôle de protecteur, de justicier, de soignant, d'éducateur, ... Inconsciemment, ils orienteront leurs choix professionnels vers ces métiers, en réparation ou compensions à leur histoire, de même pour les choix affectifs.

 

Les parents sont porteurs de leur histoire, personnelle et familiale, qui selon chacun, est faite de carences, manques, privations, peurs, blessures, etc., c'est ainsi qu'ils se sont construits. « Baigné » dans ce climat psychique et avec la personnalité de ses parents, l'enfant grandit et s'ajuste au sein de sa famille.

Dès sa venue au monde il fait l'objet de multiples projections, d'une image idéalisée. Sa vie paraît alors toute tracée, et sans en avoir conscience, il va être redevable d'une dette symbolique à l'égard de ses parents.

Dans « l'idéal », l'enfant doit rêver sa vie et ses parents doivent l'aider à réaliser ses rêves. Mais il est parfois un objet de satisfaction pour les parents et il n'a pas d'autres choix que de suivre avec fidélité une voie toute tracée pour lui, avec pour injonction d'y répondre.

Lorsqu’il vient en réparation (béquille, sauveur...), il est en place à répondre à ce qu'il y a de symptomatique dans la structure familiale et pour cela, il développe des aptitudes comme par exemple une dynamique de consolation face à des parents dysfonctionnels.

 

Comme il n'ose pas contredire le désir parental par peur de décevoir, il apprend à «étouffer» ses propres désirs pour satisfaire ceux de ses parents. Il peut par exemple être soumis à «l'obligation» de poursuivre ou reprendre l'activité professionnelle de ses parents, d'exceller dans une discipline choisie par les parents, être contraint à faire des études supérieures...

L'enfant se sent aimé pour ce qu'il représente et n'ose pas se rebeller. Il orientera ses choix pour la plus grande satisfaction de ses parents, car il ne veut pas les décevoir. Si par cas les parents sont déçus, en réalité ils ne sont pas déçu par l'enfant, mais de l'idéal qu'il projetait sur lui.

 

Pour trouver leur propre identité, certains individus coupent les ponts. Pour eux, c'est la seule issue pour vivre enfin leur vie comme ils l'entendent. Beaucoup réussissent, mais pour d'autres, l'histoire se «rejoue». Ne s'étant pas « détachés » de leur histoire, ils se risquent à reproduire le même schéma, à attirer le même type de situations, à vivre en opposition au schéma parental.

 

Si nos choix résultent de pensées conditionnées, le libre arbitre ne serait-il pas alors une illusion?

 

Les idées reçues, comme les stéréotypes, influencent insidieusement nos choix, limitant le champ des possibles selon si l'on est un homme ou une femme.

Un test a été réalisé pour démontrer la puissance qu'a sur le cerveau des élèves cette idée reçue, que les garçons sont plus doués que les filles pour les mathématiques.

Cette expérience a été faite sur deux groupes d'élèves comportant autant de garçons que de filles dans chaque groupe. Résultat de l'expérience : lorsque l'on dit aux élèves qu'il s'agit d'un exercice de géométrie, les filles réussissent moins bien que les garçons. Mais lorsque l'on présente l'exercice comme une épreuve de dessin, les filles obtiennent des résultats meilleurs que les garçons, alors que le test est rigoureusement le même dans les deux cas. Autrement dit, la seule évocation de la géométrie (référence directe aux mathématiques) constitue un obstacle pour les filles.

Tout se passe donc comme si très tôt les filles intégraient cette idée reçue selon laquelle elles seraient moins bonnes en mathématiques, au point qu'elles perdent leurs moyens devant une épreuve de mathématiques.

 

En France, le CNRS compte dans ses rangs 16 % de mathématiciennes pour 84 % de mathématiciens. Dans les universités c'est à peine mieux : un faible pourcentage de femmes dans cette discipline.

Source: http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/info-sciences/mathematiques-hommes-et-femmes-sont-ils-egaux_1764539.html

 

Ainsi, l'homme est-il vraiment libre de décider de son sort?

 

Toute notre vie nous faisons des choix, mais nous ne sommes pas seul maitre à bord dans les prises de décision. Certains choix que nous pensons pourtant être nés de soi, sont le résultat d'une manipulation de notre inconscient.

Que peut la volonté quand elle se heurte aux interdits et désirs de l'inconscient qui «use» à cet effet de tous les stratagèmes, comme les erreurs de lecture, d’écriture, actes manqués, lapsus, oublis, maladresses, gestuelle, maladie «le mal à dit», … ? Que peut-elle, lorsqu'il y a une opposition entre ce qui est en surface et ce qui se joue en nous en profondeur?

La naissance par exemple est porteuse de multiples projections, de résonances au vécu familial, de projets parental, etc.

Ce qui détermine certains de nos actes n'est-il pas alors déjà en nous? Cet héritage qui nous est transmis ne prédéfinit-il pas d'une certaine manière notre existence? N'impacte t-il pas sur notre devenir? Sur l'orientation professionnelle et mode de vie? Et sans en avoir conscience, sur nos choix de vie?

 

Nos prises de décision sont ainsi parfois déterminées par une pression qu'exerce l'inconscient pour exprimer ce qui est mémorisé et refoulé. C'est ainsi qu'il y a, indépendamment de notre volonté, l'expression d'une contradiction entre ce que nous voulons et ce qui s'y oppose. Sans en avoir conscience, nous sommes comme des pantins manipulés, tout comme le somnambule, qui en dehors de sa volonté et dans un état second, met au jour ce qui cherche à s'exprimer.

 

Beaucoup pensent qu'il suffit de vouloir pour pouvoir!

 

Si nous avions ce pouvoir de tout réussir, carrière, bonheur, concrétisation de tous nos rêves, ..., pourquoi alors, malgré notre envie de réussite, nous heurtons-nous à des obstacles pour certaines réalisations? Est-ce à dire que si nous échouons, c'est de notre faute?

Si toutes nos décisions dépendent de la volonté seule, il ne devrait y avoir que des gens heureux, non? Malheureusement beaucoup de gens veulent et ne peuvent pas malgré leur acharnement à réussir. Peut-être est-ce parce que cela ne dépend pas uniquement de leur seule volonté!

Il y a parfois des raisons qui nous échappent et qui entravent notre vouloir, comme des attractions auxquelles nous ne pouvons résister. En notre for intérieur, des forces nous «contraignent» de manière irrésistible, à suivre une direction opposé à notre volonté. C'est ainsi que certains individus disent ne pas comprendre pourquoi ils ont fait le contraire de ce qu'ils voulaient.

 

Tous ce que nous avons préalablement appris, intégré et vécu, façonne nos jugements et notre manière d'être présent au monde qui nous entoure, nos choix en découlent.

 

Depuis toujours, nous sommes malgré nous sous l'influence de divers systèmes (sociétal, environnemental, éducatif,...). Ajouter à cela, la manipulation mentale (publicité, informations, dogmes, doctrines, idéologies, stéréotypes, normes sociétales, …), qui d'une certaine manière nous formate et nous conditionne.

En terme de manipulation, les publicitaires ont compris que par le biais de nos émotions, ils pouvaient faire naitre le désir et déclencher un acte d'achat. Cette manipulation est insidieuse, car c'est sans en avoir conscience que nous achetons tel ou tel produit.

 

Face à l'autorité ou même le groupe, il y a une propension à faire preuve d'obéissance et de soumission, notre volonté peut en être contrariée.

 

Nous sommes plus ou moins conditionnés dès l'enfance à l'obéissance et à un certain conformisme social, dont l'attitude sociale consiste à se soumettre aux opinions, règles, normes, modèles ou système de valeurs du groupe auquel on appartient. Cela place parfois l'individu dans une certaine contradiction intérieure divisé entre ses propres valeurs et celles du groupe, même s'il se doit de les faire siennes.

Nous obéissons par exemple à des règles qu'impose la société, où à la hiérarchie et il peut nous arriver d'exécuter des ordres auxquels nous n'adhérons pas. L'histoire a démontré à maintes reprises, que si l'autorité exige de nous que nous effectuons des actes contraires à nos valeurs ou notre morale, une grande majorité d'individus obéit et très peu ose désobéir. C'est ainsi que des milliers d'hommes d'ordinaire civilisé, obéissant à l'autorité ont exterminé malgré eux, des milliers d'autres hommes sur un ordre qui leur avait été donné.

 

L'expérience de Stanley Milgram faite au début des années 1960 est intéressante, car elle démontre

qu'il existe chez l'homme une propension naturelle à se soumettre à l'autorité et à se décharger sur elle de sa propre responsabilité. Dans cette expérience, ceux qui ont envoyé les décharges électriques ne se sentent pas responsables, pour eux c'est le donneur d'ordre qui l'est.

Voici l'expérience tirée de cette source Source:https://www.scienceshumaines.com/stanley-milgram-1933-1984-la-soumission-a-l-autorite_fr_22642.html:

Des individus « ordinaires » sont recrutés par voie de presse pour participer à ce qu’ils croient être une simple recherche sur la mémoire. En réalité, ils se retrouvent en situation de faire apprendre une liste de mots à une autre personne, d’apparence « ordinaire » également et qu’ils ne connaissent pas. Cette personne, qui est en fait un complice de S. Milgram, se tient dans une autre pièce, sanglée sur une chaise et bardée d’électrodes, et commet des erreurs volontaires lors de l’apprentissage de mots. Pour chaque erreur commise, celui qui tient le rôle du professeur doit expédier un choc électrique à son élève. La décharge augmente au fil des erreurs pour atteindre 450 volts au final. Tout est fait pour susciter une angoisse terrifiante, palpable dans les enregistrements de cette époque : la victime pousse des cris de douleur, et l’expérimentateur reste derrière le professeur, figure d’autorité, en l’exhortant invariablement à continuer jusqu’à ce que l’élève sache parfaitement la liste. Bien entendu, tout cela est factice puisqu’aucun choc n’est reçu par l’élève et que ses protestations et cris de douleur proviennent d’une bande-son. Alors que S. Milgram s’attendait à obtenir de la désobéissance, les résultats sont totalement contre-intuitifs : 65 % des sujets de l’expérience vont jusqu’au bout, en administrant un choc de 450 volts à l’élève. C’est là l’autre raison de la célébrité et de la portée de cette expérience : deux personnes sur trois ont été capables de produire un comportement aussi grave, pour une justification aussi futile. Des sujets « ordinaires » peuvent donc se comporter en bourreau, dès lors qu’ils sont soumis à une autorité.

 

[…] S. Milgram prouve qu’un tel comportement d’obéissance provient du contexte dans lequel l’individu se retrouve placé. En effet, lorsque l’autorité se retrouve à distance ou lorsqu’elle perd de sa légitimité, le taux d’obéissance diminue. A contrario, lorsque la légitimité de l’autorité est forte, lorsque la victime est faiblement identifiable ou que le sujet se retrouve simple exécutant dans un groupe docile, ce taux d’obéissance augmente. Pour S. Milgram, la capacité à obéir de l’être humain moderne résulterait du fait que le contexte le placerait en situation d’état de celui qui incarne le tortionnaire ne se percevrait plus comme quelqu’un agissant de manière autonome, mais comme un simple agent de l’autorité, par laquelle il accepterait d’être contrôlé. Il agit en considérant que sa responsabilité individuelle n’est pas engagée. Ce passage de l’état autonome, où l’individu se perçoit comme l’auteur, le responsable de ses actes, à celui d’état où la personne ne se perçoit plus que comme l’agent exécutif d’une autorité, serait obtenu par le contexte expérimental.

 

Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=FvkvRMXtrAo

Documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=D3aShsV0HJw

 

Toutefois et heureusement, il a été démontré par ailleurs, que lorsque des individus étaient en présence d'autres individus refusant d'obéir, ils refusaient à leur tour de le faire et ce, dans une large proportion de 90 %.

Le concept de libre arbitre divise les penseurs.

 

Certains penseurs comme René Descartes, croient que la raison peut arbitrer selon notre propre volonté sans qu’aucune force extérieure nous y contraigne. Pour Descartes, c'est ce qui nous distingue de l’animal, pour lui l'homme serait totalement responsable de ses actes.

 

Pour d'autres le libre arbitre serait une illusion, car prétendre agir librement ce serait ignorer les causes qui nous font agir.

Einstein: «Je ne crois pas, au sens philosophique du terme, à la liberté de l'homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d'après une nécessité intérieure».

 

Spinoza: «Les hommes se trompent en ce qu'ils pensent être libres; et cette opinion consiste uniquement pour eux à être conscients de leurs actions, et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. L'idée de leur liberté c'est donc qu'ils ne connaissent aucune cause à leurs actions ».

Par ailleurs il précise: «une chose sera dite libre, qui existe sur la seule nécessité de sa nature et est déterminée par soi seule à agir ; une chose sera dite nécessaire, ou plutôt contrainte, qui est déterminée par autre chose à exister et à opérer suivant une loi certaine et déterminée».

 

Voici ce qu'écrivit Friedrich Nietzsche à propos du libre arbitre:

« … Il ne nous reste plus aujourd’hui aucune espèce de compassion avec l’idée de «libre-arbitre». [...] Partout où l’on cherche des responsabilités, c’est généralement l’instinct de punir et de juger qui est à l’œuvre. On a dégagé le devenir de son innocence lorsque l’on ramène un état de fait quelconque à la volonté, à des intentions, à des actes de responsabilité. […] La doctrine de la volonté a été principalement inventé afin de punir, c’est à dire afin de trouver coupable. Les hommes ont été considérés comme libres pour pouvoir être jugés et punis, pour pouvoir être coupables, par conséquent toute action devait être regardée comme voulue et l’origine de toute action comme se trouvant dans la conscience».

 

Friedrich Nietzsche se réclame du principe de causalité, pensant que ce qui relève du réel provient de contraintes liées à ce principe (de liens de causes à effets). Pour lui, puisque nos actions résultent de ce principe, la responsabilité est à relativiser.

 

La graine et son fruit illustrent avec justesse ce principe de causalité.

La cause est une « semence » et l’effet en est le « fruit ». La cause est le germe de cette graine et l'effet, le fruit de ce grain. L'effet ne peut se produire sans l'impulsion de la cause. C'est pourquoi dès qu'une cause apparaît, il s'ensuit l'effet qui est prédéterminé au moment même où se produit la cause. Il ne peut y avoir y avoir de cause sans effet, ils sont intrinsèquement liés et interdépendants.

Parfois une cause ne peut produire d’effet à elle seule, il faut la combinaisons d'autres causes pour le produire. Pour que la graine puisse germer, il faut d'autres causes, comme des conditions favorables à sa germination (température, qualité du sol, humidité de la terre, luminosité...).

 

Lorsque nous faisons des ricochets sur l'eau, nous voyons en surface le spectacle des ondulations crées par le caillou qui rebondit sur l'eau. Mais pour produire cet effet, avons-nous conscience qu'au moment même de lancer le caillou, chaque ondulation est déjà déterminée par différents critères, comme la manière de lancer le cailloux, la force employée, le positionnement du corps, le vent, la luminosité, le courant,…?

 

Chaque action produit l'effet déterminé par une cause ! Si l'on prend ce principe de causalité comme étant de très grande influence sur nos choix, alors rien n'est du fait du hasard! S'en remettre au hasard, c'est alors ignorer cette loi de causalité.

Nous sommes ainsi régis par des lois universelles qui nous échappent, comme la loi d'attraction ou la loi «boomerang», où tout revient à la source. Ne dit-on pas que l'on récolte ce que l'on sème? La loi de causalité est une loi de compensation dont l'action est toujours suivie de l'effet.

 

«Une personne qui accomplit une bonne action fait profiter de son geste des milliers d’autres personnes, un arbre fleuri embaume tout le jardin ». Auteur inconnu

 

Pour Nietzsche il n'existe pas de volonté libre et autonome, mais plutôt une volonté faible ou forte. Volonté qui, lorsqu'elle triomphe, provient d'une force intérieure qui s'est «frayée un chemin» parmi les multiples causes qui nous font agir.

On peut prendre l'exemple de deux personnes qui désirent perdre du poids. L'une y arrivera avec sa seule volonté car rien ne vient l'entraver et l'autre, à ce moment précis de sa vie, aura bien plus de difficulté à s'astreindre à un équilibre alimentaire malgré son profond désir de maigrir. Car peut-être qu'à cette période de sa vie, ce surpoids lui permet de résister, de supporter, de se protéger, de se fortifier, d'être un rempart...

Malgré sa volonté de perte de poids, il y a ce qui bien malgré elle fait barrage, une force qui «refuse» et qui s'oppose à ce désir conscient. Le corps est l'expression de blessures profondes, il traduit en maux une vulnérabilité comme des angoisses, des peurs d’abandon, de manque d’amour, une dévalorisation, culpabilité, le rejet de soi, la honte, ...

 

Selon des expériences menées en neurologie, notre cerveau préparerait nos décisions en avance par rapport à notre conscience.

 

En étudiant le fonctionnement du cerveau, des scientifiques se sont aperçus qu'il est nettement conditionné, ce qui l'empêche de prendre des décisions non influencées. Certains avancent même qu'étant tous soumis au fonctionnement de notre cerveau, lequel réagit à une chimie interne, il n'y aurait pas de libre arbitre. Lorsque nous faisons un choix nous serions soumis dans l’espace et le temps au principe de causalité.

La décision serait déjà prise de façon non consciente par notre cerveau.

« Le cerveau doit à chaque instant décider ce qu’il va faire, en utilisant toutes les données disponibles: des souvenirs, des bribes d’informations «opportunistes» qu’il peut réunir à partir de l’environnement » (…) « Ensuite, il s’engage dans un plan d’action et nous agissons. Je crois que le sentiment de contrôle est la manière dont le cerveau essaie de concilier toutes ces informations. Il nous raconte une histoire sur pourquoi nous agissons comme nous le faisons.» Patrick Haggard, neuroscience.

 

Benjamin Libet de l’Université de Californie, démontrait en 1983 à travers une série d’expériences, que le cerveau a besoin d’une période d’activation avant que nous puissions avoir une intention consciente. Notre intention d’agir débuterait sous forme d’activation de certaines zones du cerveau, avant même que nous ayons conscience de notre volonté d’agir.

Il a montré que près d'une demi-seconde avant qu'un sujet n'ait conscience d'avoir l'intention de bouger la main, l'activité électrique de son cerveau se modifie d'une façon caractéristique, mesurable par électroencéphalographie.

 

Cette autre expérience inspirée de l'expérience de Benjamin Libet, démontre que le cerveau a déjà décidé avant même que le sujet ait choisi.

Le cerveau du sujet est placé dans un IRM, ce qui permet d’observer simultanément l’activité de tout un ensemble d'aires cérébrales. Le sujet dispose de 2 boutons, un dans sa main gauche et un dans sa main droite. Il peut appuyer quand il le souhaite, soit à gauche soit à droite.

D’une part, l’IRM révèle qu’une activité cérébrale préparatoire existe 7 à 10 secondes AVANT que le sujet ne prenne sa décision d’appuyer.

Encore plus troublant, cette activité cérébrale permet dans une certaine mesure de prédire de quel côté le sujet va appuyer. Plusieurs secondes avant que le sujet soit conscient de choisir, son cerveau a déjà décidé entre droite et gauche, c'est ce que l’IRM révèle.

 

Ainsi donc, l'idée que nous croyons avoir, serait déjà prise par notre cerveau avant même que nous en ayons conscience, tout comme il prend les décisions avant même que nous les ayons prises!

Ce documentaire sur le cerveau nous explique son fonctionnement: «Le cerveau et ses automatismes - La magie de l'inconscient»: https://www.youtube.com/watch?v=30DS-dcPa_k

 

Tout existerait déjà avant même de le penser !


Selon le physicien Étienne Klein le temps ne passe pas, ce sont uniquement les choses qui passent dans le temps. L’espace temps est statique et donc, le futur existerait déjà et le passé serait encore là. Pour lui, c’est notre subjectivité qui fait que nous différencions le passé et l’avenir.
https://www.youtube.com/watch?v=lA8ca640T3Q

 

Autre article sur le processus inconscient de prise de décision: «Sciences. Êtes-vous vraiment libre de vos actes?»

http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/27/etes-vous-vraiment-libre-de-vos-actes

 

Pour conclure, je vous partage cette vidéo sur le Libre Arbitre, selon Ramesh Balsekar

https://www.youtube.com/watch?v=yhxvieOR5EY&feature=share

 

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Published by Geneviève MARTIN BOISSY
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 10:35

Soit sans temps, la vie est voyage au fil du temps,
Car tous nous sommes « intemporels » malgré les ans.
Certains laissent à jamais l’empreinte de leur sillage,
Soit sans temps et va, car la vie n’a aucun age !

 

la « jeunesse » dure un instant dans tous ses éclats,
Reste jeune celui qui garde en lui cet état.
Malgré les marques du temps et quelques cheveux blancs,
Dans l’âme malgré les ans, point de renoncement.

 

Devient vieux et « chiant » celui qui n’a plus d’envie,
Plus d’idéal, plus d’appétit, plus de « vie » en lui.
Mais reste jeune, celui qui garde en son cœur,
L’émerveillement d’enfant et rires « enchanteurs »…

 

Ce voyage dans le temps est bien surprenant,
Car chaque « présent » est propice d’enseignement,
Tout ce dont on a « besoin » se présente à nous,
Pas toujours souhaité il est vrai, que ces « rendez-vous ».

 

Mais il y a des rencontres qui « touchent » notre cœur,
Qu’elles nous émeuvent, ou rejoignent nos valeurs,
Il suffit parfois d’un regard qui n’est pas juge,
D’une parole juste, qui sert de refuge.

 

Une porte s’ouvre, pour laisser entrevoir l’espoir,
Ou bien, faire naître de belles histoires…
Chaque instant de partage nous remplit de bonheur
De joies intenses, qui restent gravées en nos cœurs.

 

Soit sans temps et va au fil de tes ans…

Geneviève

 

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Published by Geneviève MARTIN BOISSY - dans Poèmes
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 10:48

"Chaque critique que l'on fait, chaque jugement que l’on porte à l'égard d'autrui est comme un sort que l'on jette à soi-même." Don Miguel Ruiz

 

 

Nous sommes trop souvent enclins à nous fier aux apparences, à nos émotions et ressentiments, ce qui fait que nous manquons de distance et de détachement pour prendre conscience de ce qui se joue profondément en nous. Nous ne voyons qu'en surface des superficialités et nous ne voyons pas en l'autre, le reflet de nos failles, aspérités, manques, imperfections, peurs...!

Les apparences réduisent le champ de vision qu'à ce que nous voyons en surface, mais ce n'est qu'une partie d'un tout. Lorsque nous voyons la mer, elle nous apparaît comme étant un vaste champ de vagues, chacune étant unique. Mais si nous regardons sous la surface de l'eau, les vagues nous paraissent uniformes, un vaste ensemble inséparable qui se meut dans un perpétuel mouvement.

 

Il peut être difficile de faire une place à l'autre quand on le perçoit différent de soi, alors que si nous étions attentifs à ce qu'il nous renvoie, nous pourrions nous apercevoir qu'il est le reflet de nous-mêmes et que ce reflet qui nous est renvoyé, met en lumière des aspects insoupçonnés de notre personnalité, sources de nos divisions et tiraillements intérieurs.

Chacun ne peut (Se) donner que ce qu'il a dans son cœur. S'il nous est difficile de s'accepter soi, il nous est difficile d'accepter l'autre, qui est alors jugé aussi durement que l'on se juge.

 

«Aimer un étranger comme soi-même implique comme contrepartie: s'aimer soi-même comme un étranger» Simone Weil

 

 

Nous sommes parfois en plein paradoxe et en contradiction avec nos valeurs!

 

 

Lorsque ce que nous voulons en surface se «heurte» à ce que nous refusons en «profondeur», il y a alors obstacle à sa réalisation.

Alors que nous souhaitons un monde meilleur, que nous-nous voulons ouverts sur le monde et que nous cherchons à valoriser le bien vivre ensemble, sur la question de l'accueil et de l'ouverture à l'autre, nous pouvons parfois être en contradiction avec nous-mêmes. Car bien que nous soyons des êtres sensibles, accueillants, généreux et solidaires, capables spontanément d'élans de cœur envers ceux qui nous émeuvent, notre sociabilité a des limites.

Nous nous voudrions «lisse» et sans «aspérité», mais dès lors que nous «touchons» nos limites, nous sommes en proie à des agitations mentales face à ceux qui nous renvoient, par effet miroir, nos failles et nos faiblesses. Nous pouvons alors nous montrer inhospitalier et fermés.

 

 

Les peurs liées à notre enfant intérieur blessé, sont toujours présentes !

 

 

Il y a une vulnérabilité en nous, liée à des traumatismes et peurs enfouies profondément. Quand on est confronté à des réminiscences d'un passé refoulé, à des peurs enracinées dans la petite enfance inhérente à un vécu «douloureux», nous pouvons malgré notre désir d'ouverture, avoir une certaine méfiance ou crainte, à l'égard de ceux qui nous paraissent «menaçants». Ces peurs ont de multiples «visages» en lien avec des situations vécues comme étant : de privation, manque, carence affective, maltraitance, humiliation, rejet, abandon, injustice, trahison... Parmi les craintes, il a aussi celle d’être dupé, moqué, insulté ou même violenté.

Pour se protéger de nos peurs, nous les avons inconsciemment mises à distance par un système de protection, de déni et de compensation que nos comportements traduisent, ceux-ci étant manifestés dans notre manière d'être. Ainsi, pour compenser les manques de l'enfance, nous avons besoin de nous sentir aimés, reconnus, acceptés, protégés sécurisés... et notre vie tourne autour de ces compensations.

Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait, car il peut arriver que nous soyons confrontés à des situations qui nous connectent à des souffrances passées, ce qui vient réveiller nos peurs.

 

 

Face à l'inquiétude d'une «menace» que produit l'inconnu en soi, ce rapport à l'autre peut nous confronter à une période d'inconfort et d'insécurité «refoulée», rapport intériorisé de l'autre en soi et projeté au dehors de soi.

 

 

En se focalisant sur ce qu'il émane d'inquiétant et de dérangeant, l'exclure est alors un échappatoire pour certains individus. Pour eux, il devient le support de toutes leurs projections, le bouc émissaire sur lequel ils font porter le «fardeau» de leurs failles et faiblesses; imperfection, intolérance, manques, etc..

De surcroît dans un climat instable d'un monde traversé par diverses crises générant plus de précarité et dans une période où il y a à faire face au terrorisme, cette angoisse suscitant peurs et inquiétudes, peut resurgir à l'égard de l'étranger qui, pour fuir une guerre qui sévit dans son pays, demande l'asile. Cette peur domine certains esprits, peu enclins à accueillir une population de réfugiés.

 

 

Par ignorance, nous «jetons un voile» sur ce qui de nous est déplaisant et se faisant, nous rejetons ceux qui nous renvoient à notre «imperfection», à notre intolérance...

 

 

Cet écho qui est produit en nous, nous est dérangeant. Nous prêtons alors à l'étranger des intentions peu louables mais invérifiables, tout un procès d'intention à son encontre!

L'identification aux peurs nous met sur la «défensive» avec pour obsession de mettre une distance entre l'autre est nous, sans chercher à comprendre que ce qui émane de lui de dérangeant, n'est que le reflet extérieur de notre état intérieur. Pourtant, grâce à ce reflet de nous-mêmes, nous pouvons gagner en liberté d'être, apprendre à mieux nous connaître et développer la tolérance, la patience, la compassion, etc.. Une voie qui mène à la reconnaissance et à l'acceptation et, par extension, à considérer cet autre comme étant un autre soi-même.

 

Qu'est-ce qu'un être humain ?

Fondamentalement, vous n'êtes pas différent de moi. Peut-être êtes-vous grand et né en Angleterre et moi né en Afrique avec la peau foncée, mais tout au fond, le fleuve, le contenu du fleuve, c'est de l'eau. Le fleuve n'est ni asiatique ni européen, c'est le fleuve.

L'amour n'est pas anglais, américain ou indien. La grande souffrance n'est ni la vôtre ni la mienne, c'est la grande souffrance. Mais nous nous identifions à la souffrance : c'est ma souffrance, pas la vôtre. Pourquoi vouloir nous identifier à quelque chose ?

Puis-je apprendre sur moi-même sans accumuler en permanence des données sur moi-même ?
Krishnamurti

 

 

Les stratagèmes de l'ego manipulateur!

 

 

Il y a en nous un «hôte manipulateur», qui cherche à prendre le contrôle de notre vie. Pour se faire, il utilise des stratagèmes afin d'obtenir de nous la satisfaction de ses désirs, qui sont parfois en contradiction avec que nous voulons vraiment. «Je est un autre», disait Rimbaud.

 

D'un point de vue spirituel, l'ego ferait écran à notre vraie nature générant une confusion dans la représentation que l'on a de soi. Cette «fausse personnalité» constituée de souvenirs douloureux, à travers des schémas de souffrance nous plonge dans l'illusion. Dans cette disposition de l'esprit, nous avons une perception erronée du monde qui nous entoure.

Il faut voir cet autre en nous, comme étant toujours sur la «défensive» et ne supportant pas d'avoir tort. Pour lui, aucune remise en question possible, les autres sont «pointés du doigt» celui du jugement. Ce qui a pour effet de produire entre eux et nous, une barrière qui est celle des préjugés, nous empêchant ainsi de voir en soi, une part obscure de nous-mêmes.

Tout cela bien sûr n'est qu'une illusion produit par le mental! Il nous faut en sortir pour s'apercevoir que l'étranger que l'on rejette, vient par effet miroir nous confronter à ce qui est enfoui en soi d'inacceptable, d'étrange, de laid..., bref, tout ce que l'on attribue à un autre que soi et que nous refusons de voir en soi. Il nous faut prendre conscience de cette dualité qui se joue en nous, car il y a la réalité et, une réalité subjective créée par le mental ego qui vient y mette un voile.

 

 

Des situations peuvent «réveiller» en nous des peurs archaïques enfouies profondément.

 

 

La pauvreté par exemple peut faire écho à une grande peur liée au manque (misère, famine, perte d'emploi...). Sous l'emprise de cette peur et comme pour s'en protéger, nous pouvons être plongé dans une sorte d'«aveuglement psychologique», ou être dans l'évitement, une manière de mettre la misère à distance de soi, par peur qu’elle ne soit contagieuse.

Ce qui pourrait expliquer pourquoi, alors que nous sommes capables de bienveillance, que des êtres humains soient ainsi traités sous nos yeux dans une société où il y a pourtant beaucoup de richesse. Je pense ici à l'extrême précarité de ceux qui sont malgré eux, obligés de vivre dans la rue dans une grande détresse. Cela ne veut pas dire que nous soyons insensibles ou indifférents à la misère d'autrui, non, car nous savons faire preuve de générosité et nous mobiliser massivement.

 

Tant qu'elle s'exprimait peu, la misère paraissait loin et ceux qui vivaient dans la rue étaient considérés comme étant des marginaux, des originaux, souvent traités avec dédain, les nommant de clochards, de pochtrons ou d'ivrognes, une manière de les marginaliser davantage pour ne pas voir ce qui se joue en soi, de rejetant de soi.

Car en leur faisant porter le «fardeau» de leur condition de vie, c'est quelque part une manière de ne pas affronter le véritable problème, celui de notre intériorité sombre, cette part d'«inhumanité» envers nous-mêmes, qui fait que l'on se néglige, se rejette et s'abandonne!

 

Cette réalité trop douloureuse à vivre, ne peut être imaginée pour nous-mêmes et tant que cela touche les autres, nous espérons en être «préservés». Ce qui explique peut-être que nous soyons à un point «englués» dans un «pas bouger» généralisé, alors qu'il suffirait d'agir ensemble pour forcer les politiques à résoudre ce problème de pénurie de logements.

Nous-nous laissons «gaver» d'images de guerre, d'attentats, de misère..., comme pour nous anesthésier d'une réalité insupportable à voir et cela nous «plombe» les yeux, par peur d'y voir en elle le reflet de ce que nous pourrions nous aussi, vivre. Une réalité trop douloureuse qui peut être cause de cet «aveuglement collectif», pour ne pas voir ce qu'engendre cette misère grandissante qui se déploie tous les jours sous nos yeux.

Cette «mise à distance» inconsciente des choses, nous met dans l'illusion qu'elle nous éloignent de nos appréhensions, une manière de s'en protéger. Beaucoup d'ailleurs, se cachent derrière la société comme pour s'exclure de toute responsabilité.

Alors qu'en prenant soin des plus fragiles, nous éprouvons un grand bien-être, car ils nous «humanisent» et nous réparent.

 

«Si vos yeux sont aveuglés par vos soucis, vous ne pouvez pas voir la beauté d'un coucher de soleil». Jiddu Krishnamurti

 

 

Il y a une peur qui est celle de l'intrusion, qui peut faire écho au «Paradis perdu» !

 

 

Le «Paradis perdu» renvoie à cette période de plénitude pour le nourrisson, qui est bouleversée par l'intrusion du père dans le duo mère/enfant. Cette période «paradisiaque» durant laquelle le nourrisson fusionne avec sa mère en totale plénitude, et où il ne se perçoit pas lui-même comme étant séparé et distinct d'elle, est «menacée» lors de sa construction identitaire. Période définie par LACAN, où il prend alors conscience de son image dans le miroir. Par là même, il s'aperçoit aussi de l’existence d'un autre, son père, qui jusque là lui était étranger, avec lequel il doit désormais composer et rivaliser. Ce qui le soumet à bien des frustrations.

Dès lors, la vie de l'enfant est chamboulée par ce qui se «joue» dans ce trio familial, et il se crée alors une certaine confusion dans son esprit. Des tensions s'opèrent entre le «Je» et le «Nous». Le «Je», parfois se soumet et se «noie» dans le «Nous».

Un flou s'installe alors dans son esprit d'enfant, car ce père qu'il découvre qui lui est à la fois familier et étranger, angoissant et fascinant et aussi attirant, génère en lui moult émotions d'amour et de haine.

Comme il lui est difficile de rivaliser avec cet «autre», pour être vu et aimé et pour garder une relation privilégiée, il refoule ce qu'il ressent et tente de se distinguer en prouvant sa valeur. Une manière pour lui de garder l'amour de sa mère et de plaire à ce père qui lui parait «menaçant». Amour qu'il pense «conditionné» à l'image que ses parents projettent de lui dans leurs regards et dont il essaie de répondre du mieux qu'il peut pour ne pas les décevoir. Parents qu'il idéalise jusqu'à ce qu'il découvre qu'ils ont des failles et qu'ils ont recours au mensonge (père noël, petite souris...), désabusé, il se sent trahi, soudain, tout son monde s'écroule! Un «tsunami» dans la vie de l'enfant qui peut entraîner une perte de confiance en l'autre!

 

 

L'obligation d'accueil d'étrangers, peut réveiller cette peur de l'intrusion!

 

 

Tant que cela se passe au dehors, il n'y a aucun problème. La solidarité s'organise, les aides humanitaires et secours affluent de partout pour venir en aide à des populations, quel qu'en soit le pays. Mais sous l'emprise de cette peur, l'étranger n'est pas le bienvenu «chez soi» et peut faire l'objet de rejet. En proie aux peurs, le regard qui est porté sur l'étranger en demande d'asile, ne peut être neutre et bienveillant et cela se traduit dans la manière de le percevoir et de le «traiter».

En fabriquant une réalité subjective sur une situation qui nous paraît menaçante, le mental ego, «jouant» sur des émotions perturbatrices, établit en soi une division entre soi et autrui, nous donnant l'illusion qu'il peut nous être dangereux.

Alors que chacun souhaiterait pour lui-même aide et assistance s'il se trouvait menacé, sous l'influence d'une peur, un système de défense se met consciemment ou inconsciemment en place: répression, résistance, déni, évitement, mise à distance, projection, jugement, rejet, agression... Autant de moyens de nous tenir à l'écart d'une réalité qui serait trop douloureuse. Ceux-ci étant bien souvent «appuyés» par tout un cortège très subjectif de préjugés, d'apriorismes, d'idées préconçues et d'un comportement qui peut parfois être hostile, méfiant, humiliant, rejetant, hautain, dédaigneux, repoussant, dévalorisant, voire même raciste est stigmatisant.

 

 

Il y a un chemin qui nous libère, c'est celui de la compréhension!

 

 

Ce chemin laisse place à l'audace, au courage, au calme, à la paix intérieure..., mais il appartient à chacun de vouloir l'emprunter. Certaines prises de consciences peuvent être douloureuses face à cet autre que l'on est tenté d'exclure de notre réalité. Il peut être douloureux de s'apercevoir qu'il est le reflet de nos contradictions, entre ce que nous paraissons être en surface et ce qui est profondément en nous, comme des «limitations» ou toute autre rigidité de l'esprit.

Engagé dans cette voie, nous avons à être authentique et vrai envers nous mêmes, sans plus chercher à être autre que ce que nous sommes, mais nous-mêmes ici et maintenant. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons sortir de cette dualité qui nous divise intérieurement, source de bien des souffrances. Mais nous devons aussi lutter contre l'ignorance en prenant conscience que juger, c'est comparer, alors même que chacun de nous est particulier, incomparable, unique. Personne n'est absolument bon ou mauvais, il n'y a que des différences particulières qui différencient chaque individu d’un autre .

 

Dès lors que nous faisons face à nos peurs, nous pouvons comprendre ce qu'elles tentent de nous exprimer. Ce que l'autre nous renvoie, peut nous aider à mettre en lumière notre part d'ombre, comme nos failles, «fêlures», blessures, peurs ... Un changement s'opère en soi, car nous ne sommes alors plus «prisonnier» de nos faiblesses, mais créateur d'un nouvel état d'esprit. Cette meilleure connaissance de soi permet d’œuvrer avec plus d'humilité et de bienveillance en faveur de relations apaisées, d'abord de soi à soi et ensuite, de soi à l'autre.

 

 

Ainsi «pacifié» intérieurement, il est alors plus aisé de «voir» le reflet de notre intériorité renvoyé par l'autre, qui jusque là était invisible à nos yeux.

 

 

En gagnant en liberté, nous sommes libérés de l'emprise que pouvaient avoir nos attirances et répulsions personnelles, mais aussi de nos envies et refus! N'étant plus systématiquement centré sur soi, nous comprenons que l'autre aussi de par son vécu, peut avoir des souffrances, que ces actions peuvent être guidées par un conditionnement dont il fait l'objet. Ses actes peuvent être condamnables, mais nous savons l'en discossier, car nous ne l'y identifions pas.

 

Cette prise de conscience nous amène alors à réajuster notre regard. nous permettant d'accepter l'autre dans sa globalité et comme un autre soi.

Car en acceptant de voir en nous ce qu'auparavant nous étions dans l'incapacité ou refusions « de voir », un travail d'acceptation s'effectue et se faisant, lorsque nous devenons acceptables à nos yeux, l'autre devient lui aussi acceptable.

De plus, quand nous nous acceptons dans notre globalité et que nous nous autorisons à être ce que nous sommes à tout instant, quel que soit notre état intérieur, il n'y a plus aucune source de division ou de tiraillement intérieur, car nous sommes en congruence et unifiés à nous-même. Ainsi, tout naturellement nous permettons aussi à l'autre d'être ce qu'il est, sans rien attendre de lui, ni rien lui imposer, nous l'acceptons tel qu'il est.

Nous entrevoyons alors chez l'autre les mêmes richesses immatérielles que nous avons, des valeurs humaines qui peuvent être le socle d'un monde meilleur. Au-delà de nos divergences, de nos couleurs de peau, de nos différences, de nos religions..., il y a un lien qui nous lie et nous unit et qui est bien plus fort, c'est celui de la fraternité. On s'enrichit des diversités culturelles, des différences, rencontres, mixités...


Pour illustrer ma pensée, je vous invite à (re)découvrir ce magnifique texte «Les trois portes de la sagesse » de Charles Brulhart / Décembre 1995

 

Les Trois Portes de la Sagesse

 

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

– Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.

– Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:

 

“Change le Monde.”

 

C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.

Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?

– J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.

– C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:

 

“Change les Autres.”

 

C’était bien là mon intention, pensa-t-il . Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration.

Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?

– J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.

– Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir.

Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots

 

”Change-toi toi-même.”

 

Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.

Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda:

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?

– J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.

C’est bien, dit le Sage.

Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

– C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait:

 

“Accepte-toi toi-même.”

 

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois dans l'autre sens.

Quand on combat, on devient aveugle se dit-il.

Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui: ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:

Qu’as-tu appris sur le chemin ?

J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

– C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte.

À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

 

“Accepte les Autres.”

 

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.

Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier.

J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut:

 

“Accepte le Monde.“

 

Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois.

Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur Perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:

– Qu’as-tu appris sur le chemin ?

– J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.

Tu es prêt, maintenant, à franchir le Dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du Silence de la Plénitude à la Plénitude du Silence.

Et le Vieil Homme disparut.

 

Prenez bien soin de vous.

Geneviève

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 11:17

En cette nouvelle année et bien au-delà, je vous souhaite que la paix, la sérénité et la joie soient en votre cœur et que la santé vous accompagne.

Je vous souhaite d'oser votre vie et d'aimer chaleureusement, sans retenue. Je vous souhaite aussi beaucoup de partages avec ceux que vous aimez et d'ouvrir votre cœur aux autres.

Je fais le vœux qu’émerge un monde meilleur, plus fraternel et juste pour tous, où chacun est vu au-delà de l’apparence, accepté avec sa différence et respecté.

En ces temps difficiles pour certains, que se développe l’entre aide et la solidarité, surtout pour les plus démunis.
Que cette nouvelle année soit porteuse d’espoirs et de paix durable et aussi de joies dans tous les foyers du monde.

Soyez l'expression de ce que vous souhaitez en ce monde et que cette nouvelle année vous soit «douce ».
 

J'en profite pour remercier celles et ceux qui me suivent, pour l'intérêt porté à mon blog, je termine avec ce magnifique texte de Mario Pelchat que je vous invite à découvrir.

Bonne et heureuse année,


À tous ceux qui n'ont rien dans les bras que les battements tristes et gratuits,
Dont les yeux brillent de toutes les larmes retenues,
Dont le front résonne de coups atroces et silencieux.
Dont les paroles ne traduisent plus les pensées,
parce que ces pensées sont douloureuses.

Bonne et heureuse année
À tous ceux dont les actes ne sont plus que des symboles,
Dont les attitudes sont pétries de courage.
Qui redressent le dos pour cacher leur peine,
Qui marchent seuls pour marcher droit,
Mais qui marchent......

Bonne et heureuse année,
À tous les humains brisés, à tous ceux qui ne font pas ce qu'ils aiment,
Et à tous ceux qui aiment ce qu'ils ne disent pas.
À tous ceux que vous frôlez le sachant bien,
Et à tous ceux qui vous frôlent ne le sachant même pas.

Bonne et heureuse année,
À tous ceux qui portent en eux, blessure vraie,
Un immense néant fait de tous les arrachements.

Bonne et heureuse année,
À ceux dont c'est la dernière et qui s'en doute,
Et à ceux dont c'est la dernière et qui ne s'en doute pas.
À ceux qui n'ont pas la force d'y penser,
Et à ceux qui n'ont pas la faiblesse de l'avouer.
À ceux qui n'osent pas vous regarder,
Parce que leur regard peut être les trahirait,
Et qu'ils veulent garder pour eux seul leur terrible secret.

Bonne et heureuse année
À ceux qui sourient pour voiler le chagrin de leur âme,
Badinent pour masquer la grimace de leur cœur,
Crient pour taire la panique de leurs yeux,
Jouent la comédie pour ne pas assombrir des vies.

Bonne et heureuse année,
À certains heureux aussi que j'oubliais,
À ceux qui portent leur tête, et leur cœur et leur âme
aussi légèrement qu'un poids d'hélium.

Bonne et heureuse année,
À ceux que le plaisir égare et dont le sang charrie tout l'idéal,
Car pour eux suffit l'apparence charnelle de la vie.

Bonne et heureuse année enfin,
À ceux qui possèdent le détachement de l'esprit,
Et à ceux qui soignent les corps ou les âmes,
À ceux dont le cœur bat généreusement,
Et à ceux qui luttant pour la justice veulent établir le règne de la paix,
À tous ceux qui sont pur dans leur pensée et leur amour.

Bonne et heureuse année,
À vous tous,
Qui donnait un sens divin à l'humanité.

https://www.youtube.com/watch?v=DbWfAbnEVg8

 

Prenez bien soin de vous  !

Geneviève

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 10:14
Quand, Être humain rime avec « Sagesse » du cœur!

« Tout Être est une île, au sens le plus réel du mot, et il ne peut construire un pont pour communiquer avec d'autres îles, que s'il est prêt à être lui-même, et s'il lui est permis de l'être. » Carl Rogers

Nous sommes des êtres sociables, « régis » par un conditionnement de « culture humaine » avec des valeurs morales. Notre conscience est limitée par une sorte d’aveuglement qui obscurcie notre « raisonnement » lié à notre système de pensées et de croyances, qui influencent notre manière de percevoir et de concevoir les choses. Nos pensées, certitudes, convictions, opinions…, découlent de ce système. La peur ou l’amour sont des émotions qui impactent sur notre manière d’être présent au monde qui nous entoure. Mais la vie est une expérience pleine d’enseignements et de connaissance de soi pour qui sait en tirer parti.

« Dans la vie psychique de chacun, l’autre surgit dans notre vie selon quatre modalités, comme modèle, comme objet, comme aide et comme adversaire ».Freud

De nature plutôt bienveillante pour nos semblables, nous établissons des liens, des relations avec les autres, qui peuvent être source de plaisir et de contentement, ou bien de déplaisir et d’insatisfaction.

La « sagesse » du cœur est une vertu qu’au fond chacun possède et qui est intrinsèque à notre Être. Une manière d’être, à travers laquelle on se conduit humainement.

Avec cette particularité compassionnelle et empathique de nous-mêmes, peuvent s’exprimer des qualités altruistes d’ouverture, d’accueil, d’écoute, de non-jugement de valeur, de sociabilité, de respect, de tempérance… Cette ouverture d’esprit permet de distinguer autrui au-delà de ses apparences, de le dissocier de son identité sociale, de ses actes…, et quoi qu’il en soit, de faire preuve d’humanité et de respect à son encontre. Avec cette sagesse du cœur, c’est dans sa globalité et complexité qu’il est accueilli et considéré.

Une bienveillance toute relative !

Nous avons tous un potentiel emphatique, mais pour laisser place à cette part de soi d’humanité qui guide nos actions dans un état d’esprit de bienveillance et de bienfaisance, cela suppose un « dépassement » de ce qui peut entraver cet état.

En effet, pour la plupart des individus cette bienveillance peut s’exprimer tant que cela ne vient pas nuire à leur zone de confort, leurs libertés, ou « contrarier » leur individualité, leurs ambitions, ou encore, toucher leur susceptibilité. Les craintes ou les peurs sont des limitations.

Pour certains, conditionnés à penser que l’autre est responsable de tout, aucune remise en question n’est possible. Cette perception « étriquée » de la réalité mêlée de craintes, de désirs et de besoins, génère des oppositions, des confrontations, des divisions,… Une part d’eux-mêmes cherche à dominer, éviter, supprimer, fuir, ignorer, nuire.

Leur esprit étant sous l’emprise des certitudes et des peurs, il n’y a alors de place que pour des préjugés, jugements de valeurs, apriorismes, position de supériorité, dédain, haine, racisme, intolérance, rejet, arrogance, moquerie, critiques, comparaisons,…, une façon de penser et d’être « infantile », qui fait « naître » chez l’individu une propension à déconsidérer l’autre.

« Entre oui et non, la frontière est bien mince. Le bien et le mal sont entremêlés. » Lao Tseu

Que serait la rose sans ses épines ? Peut-on juger que ses épines sont mauvaises alors qu’elles lui sont indispensables pour se protéger ?

Avec cette « limitation de l’esprit », il est bien difficile de percevoir l’essence même de chaque Être, le regard étant généralement porté sur une superficialité, sans se préoccuper de savoir quels effets ou conséquences cela peut produire, ou produit sur soi et/ou sur l’autre.

Ce manque de sagesse met un voile sur l’humilité et sur le discernement, car que savons-nous de la vie des gens si nous ne vivons pas leur vie ? Que savons-nous de ce qu’ils ont vécu et de quelle manière ils ont été éduqués ? Vivons-nous les défis auxquels ils ont à faire face ?

Il n'y a pas de « mauvaises » personnes, il n'y a que des « mauvais » comportements !

Nous sommes des êtres semblables, mais il arrive que les aléas de la vie nous rendent différents. Pour moi, l’homme ne naît pas « mauvais », s’il le devient, c’est qu’il est conditionné à l’être. Il y a en lui des germes de bonté, mais il est capable du pire comme du meilleur. L’environnement dans lequel il évolue peut le rendre « agressif» ou d’une certaine manière, « l’obliger » à l’être, car tout dépend de la manière qu’il a d’y faire face et/ou d’y réagir. Cela explique beaucoup de comportements et n’importe quel individu peut se transformer en bourreau s’il est conditionné à le devenir.

« L’inconscient d’une personne est projeté sur une autre, de sorte que la première accuse la seconde de ce qu’elle réalise en elle. Ce principe est d’une telle universalité que nous serions bien avisés, avant de critiquer autrui, de nous asseoir et de réfléchir à savoir si ce n’est pas à nous qu’il conviendrait de jeter la première pierre. » Carl Gustav Jung

Pour que cette « sagesse de cœur » s’exprime sans entrave, des remises en questions sur notre système de penser et manière d’être, sont parfois nécessaires.

Cependant, pour que s’effectuent des changements en soi, il est préférable que ces remises en questions soient accompagnées de mises en mouvement à des prises de conscience de nos contradictions et faiblesses, de nos « limitations ». Comme des peurs ou des demandes inconscientes, qui font que par protection ou par besoins sans en avoir conscience, nous « masquons » notre vraie nature.

Guidé par un intérêt personnel, nous agissons bien souvent par calcul en conscience ou non. Ainsi, pour répondre à un besoin de reconnaissance, d’amour ou autre, nous laissons apparaître des facettes de notre personnalité à travers lesquelles nous entrons dans le « jeu » des représentations, comme celui de la séduction ou de la manipulation. Nous pouvons ainsi passer d’un état de sauveur à bourreau ou à celui de victime.

Sous la domination de nos émotions « perturbatrices », les réactions sont souvent spontanées, irréfléchies, et parfois dans l’excès. Dans cet état émotionnel, nous sommes sujets à une vision « erronée » de la réalité, une sorte de refus de voir « clair », un « aveuglement » qui nous plonge dans l’illusion, sans avoir conscience que nous en subissons les conséquences.

Lorsque nous sommes sous l’emprise d’une émotion, nous ne pouvons être objectifs, car c’est à travers notre émotionnel que nous « voyons ». Influencée par le ressenti qui en découle, la réalité est alors déformée par l’interprétation subjective que nous faisons de la situation.

La plupart de nos émotions proviennent d’une mauvaise interprétation de la réalité.

Il n’y a pas de « pierre » sur notre chemin, aussi « dure » soit-elle, qui n’ait rien à nous offrir !

Selon le désir de l’homme, les pierres peuvent servir entre autres, à construire des murs ou bien des ponts.

Le mur peut servir à se protéger, mais il peut aussi servir à enfermer. Le pont peut servir à relier ou à séparer, dans le sens de mettre une distance.

La pierre peut aussi nous enseigner notre manque de présence dans l’ici et maintenant lorsque nous butons sur elle. On peut alors, soit « pester » contre la pierre, soit prendre conscience de notre manque d’inattention.

« Il ne faut jamais lancer de pierre quand on habite une maison de verre. » Proverbe chinois

Tout l'Uni/vers conspire à permettre la rencontre de demandes inconscientes. Rien ne relève du hasard, mais d’une attraction coïncidente, c’est à dire qui se rejoint dans l’espace et le temps avec synchronisme. Une attraction que rien ne peut venir perturber.

« Ce que tu cherches, te cherche ». Rumi.

"Quand un homme marche vers son destin, il est bien souvent forcé de changer de direction. Parfois, les circonstances extérieures sont les plus fortes, et il est obligé de se montrer lâche et de céder. Tout cela fait partie de l’apprentissage". Paulo Coelho

Tout est en lien, en interdépendance, toujours en interaction et se meut, s’entrechoquant parfois dans des contradictions. Un basculement produit toujours l’effet inverse, comme une onde de choc. Par exemple on peut passer de la joie à son opposé, la tristesse. Tout naît et disparaît, un équilibre de la vie sans cesse remis en question, dans une harmonie ou « arme aux nids ».

Car, en toute chose, il y a un opposé qui la justifie. Elle existe grâce à son contraire dans un perpétuel équilibre, à l’image du principe du Yin et du Yang, indissociables. Cela réside en un « mariage » des contraires qui les rend complémentaires, où il n’y a ni bien, ni mal et ni supériorité, juste une complémentarité comme le sont le jour et la nuit. L’uni/vers » est ainsi en parfait équilibre.

« Tout existe en vous ! Tout ce qui est dans la création existe en vous, et tout ce qui existe en vous est dans la création. Il n'est pas de frontière entre vous et les choses les plus proches, et il n’y a pas de distance entre vous et les choses les plus éloignées.

Et toutes les choses, de la plus basse à la plus élevée, de la plus petite à la plus grande, sont en vous dans une complète harmonie.

Dans un atome, on trouve tous les éléments de la terre ; dans un mouvement de l’esprit se trouvent tous les mouvements des lois de l’existence ; dans une goutte d’eau se trouve tous les secrets des océans sans fin ; dans un aspect de vous, il y a tous les aspects de l’existence ». Khalil Gibran

Voici un très beau texte que je vous invite à découvrir, une invitation à la bienveillance, à l’écoute et à la connaissance de soi et de l’autre, un « miroir » à travers lequel, chacun peut quelque part, se percevoir.

AIDE-MOI DERRIÈRE MON MASQUE

Je te donne l'impression que je suis fort
je te donne l'impression que je suis sécure
que tout est ensoleillé en moi
à l'intérieur comme à l'extérieur.
Que "confiance" est mon nom
et que "calme" est mon surnom.
Que la mer est calme et que c'est moi le maître.
Que je n'ai besoin de personne
et que je m'arrange tout seul...
Mais ne me crois pas,
je t'en supplie, écoute ce que je ne dis pas...
Regarde-moi, tout semble bien aller;
je fais un visage sévère ou je ris tout le temps,
mais sous mon vrai masque toujours changeant qui me cache,
là est mon vrai moi, mon moi confus, apeuré, seul,
mais je le cache depuis si longtemps.
Personne ne doit le savoir,
mes faiblesses me font peur,
alors je joue au plus fort et j'ai peur
que l'on découvre ce petit enfant enfermé en moi,
qui a tellement soif d'amour et de tendresse
et qui aurait le goût de pleurer.
Alors, je me protège contre toi,
j'ai peur d'être découvert.
Je me protège de ton regard de bonté,
de ton oreille trop attentive.
J'ai peur que ton regard et que ton écoute
ne soient pas suivis d'accueil et d'amour.
J'ai peur que comme les autres tu me laisses tomber.
J'ai peur de baisser dans ton estime
alors je fais semblant d'être un autre
en disant par mon attitude "ne m'approche pas".
Et pourtant, je voudrais que tu approches.
J'aurais besoin de t'ouvrir mon coeur
mais j'ai peur que tu ries de moi.
et si tout à coup tu riais de moi,
ton rire me ferait mourir et l'enfant blessé en moi
s'en remettrait très difficilement.
J'ai peur, j'ai peur de ma fragilité
et j'ai peur de ton regard,
j'ai peur que tu découvres qu'au fond de moi,
je ne suis rien
et que je suis si tendre, si fragile, si faible
là où toi tu parais si fort.
J'ai peur que tu vois que je ne suis
qu'un petit enfant blessé sous ma carapace.
Un petit enfant qui a refoulé ses larmes depuis si longtemps.
J'ai peur que tu le voies et me rejettes.
Alors je joue mon jeu, je fais semblant,
je me durcis, je fais des farces,
je joue mon jeu de théâtre
avec mon décor d'homme fort,
mon décor extérieur de sécurité.
Et pourtant, à l'intérieur, je tremble.
Je tremble comme un enfant fragile.
C'est pour cela que je m'amuse
à te parler de n'importe quoi.
Je te dis des riens et je te parle de tout,
sauf de ce qui crie en moi.
Je te parle de tout sauf de mon cœur,
sauf de ma blessure qui saigne.
Mais je t'en supplie,
ne te laisse pas tromper
par mon attitude froide, ou fermée, ou trop superficielle.
Je t'en supplie, écoute mon cœur qui ne parle pas,
mais qui aimerais tant pouvoir le dire pour me libérer.
Car toi seul pourrait me faire croire
que je vaux vraiment quelque chose,
qu'il y a du bon en moi
et que quelqu'un pourrait m'aimer pour moi-même.
Je voudrais m'ouvrir à toi.
Je voudrais être spontané, tendre et vrai;
car au fond, je déteste me cacher
et jouer ce jeu de masques
que je joue depuis si longtemps.
Je voudrais être moi-même mais je n'ose pas, j'ai peur.
J'ai peur de ne pas être accepté.
J'ai peur d'être jugé, rejeté,
et je suis enfermé derrière les barreaux de ma prison intérieure
et ne sais plus comment ouvrir la porte.
Alors je t'en supplie, approche-toi doucement...
il faut que tu m'aides.
Écoutes ce que je ne dis pas
et aime-moi derrière mon masque.
Peut-être que par ton amour inconditionnel
qui capte au-delà des apparences et des mots,
j'apprendrai à aimer la personne que je suis!!!

(Auteur inconnu)

« Il y a en chacun d'entre nous une fleur de grâce, qui ne demande qu'à éclore dans le présent, et se déployer d'offrande dans le monde. » La fleur de l’être - Alain Degoumois

Bien à vous

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 17:06
Alors la « Paix » viendra… !

« Tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans soupçonner que le vrai bonheur est dans la manière de gravir la pente. » Gabriel Garcia Marquez

Si nous voulons vivre en harmonie avec nos semblables, il appartient à chacun d’agir en conscience pour un bien vivre ensemble. A cette fin, n'est-il pas de notre responsabilité d’instaurer ou de restaurer la « paix » en soi, afin d’y faire naître des sentiments d'amour, lesquels ensuite peuvent émaner naturellement de notre personnalité?

Car s’il subsiste des conflits, des divisions, des rancœurs, des ressentiments…, qui cohabitent en nous, cela a pour effet de générer à des degrés divers, un mal être en soi et aussi, autour de soi. Dans cet état d’être de peu d’amour en notre cœur, nous « manquons de douceur » et cela n’est pas sans conséquence sur notre communication interne/externe. Nos états d’âme s’exprimant à travers nos comportements, il est bien difficile alors de donner le meilleur de soi-même.

Ce monde auquel souvent on s’oppose, n’est-il pas quelque part le miroir de nous-mêmes ?

Ne nous montre-t-il pas des aspects les plus sombres de notre « visage », car ne nous leurrons pas, il est ce que nous en avons fait.

Il nous faut bien prendre conscience que nous sommes tout interdépendants les uns des autres, nous avons besoin des autres pour vivre. Ainsi, nous sommes comme les maillons d’une chaîne, si l’un « rompt », cela impacte inévitablement sur l’ensemble, en désolidarisant la structure.

Malheureusement et souvent par ignorance, nous agissons de façon « désordonnée » et parfois « maladroite » sous l’emprise d’une pulsion, aussi bien vis-à-vis de nous-mêmes que vis-à-vis des autres, sans nous rendre compte à quel point ce que cela génère parfois comme souffrance en soi et autour de soi: ressentiments, culpabilité, rejet, incompréhension, haine…

Par des comportements « immatures », nous contribuons implicitement ou explicitement aux effets « négatifs» que nos attitudes produisent, car nous participons à l’accumulation et à la propagation d’énergies négatives en ce monde.

N’est-il pas mieux de nous ouvrir à notre humanité en accomplissant des actes d’amour et de compassion et ce, de manière à propager des « ondes positives »? Car la vengeance nourrit la haine, un « poids» lourd à porter qui handicape le bien être.

L’instabilité de ce monde est un miroir de ce que nous sommes devenus, des êtres ego-centrés, individualistes, identifiés à l’ego. Et pour solutionner les conflits qui éclatent un peu partout, nous opposons souvent à la violence plus de violence, ce qui engendre encore plus d’instabilité et de haine entretenant ainsi le « mal ».

Les conséquences sont multiples, cela génère de plus en plus de victimes, de déplacements de population, de repli sur soi, sans compter les meurtrissures gravées pour longtemps dans les cœurs et transmises aux générations futures.

Pour favoriser un monde meilleur, c’est l’affaire de chacun et lutter n’est pas une solution, car cela génère une force qui vient en opposition. Les guerres n’ont jamais solutionné les problèmes et l’histoire l’a démontré à maintes reprises. Ils ressurgissent tôt ou tard et souvent avec plus de virulences.

“En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.” Gandhi

Voulons-nous la Paix, ou voulons-nous la guerre ?

Si nous voulons aller vers l’apaisement et la sérénité, nous devons l’établir déjà en nous-mêmes, puis entre les hommes. Pour cela, il nous appartient de sortir de l’ignorance dans lequel nous sommes « plongés » et de prendre acte de notre responsabilité aussi minime soit-elle, de tout ce chaos lié à des comportements, choix ou non-choix…

Nous devons effectuer des remises en questions sur notre système de penser et de croyances inhérent à un conditionnement qui nous a formaté d’une certaine manière depuis l’enfance, et prendre la mesure de nos actes et de nos « travers », de manière à se « corriger » et à se libérer de l’emprise de l’ego.

Nous avons à nous « clarifier » et à comprendre l’objet de nos tiraillements. Puis, il nous faut avoir le courage de «Se regarder », en prenant conscience de nos « nœuds de souffrance » et de mettre un terme à ce qui nous cause du tourment.

Ces « nœuds » font partis de notre conditionnement, dans lequel le mental ego, au travers divers jugements, de bien et de mal, de beau et le laid, de plaisir et de déplaisir ,… nous leurre, nous rendant également prisonnier de la satisfaction de désirs tournés vers l’extérieur et de nos identifications.

Rebâtir une société plus juste, plus humaine …

« Éduquer, c’est apporter du contenu à des liens, c’est créer des réciprocités, c’est proposer à chacun d’être l’un des dépositaires du trésor collectif, d’être de ceux qui l’enrichiront, d’être aussi face à la génération suivante, un passeur de témoin ». Mon utopie d’Albert Jacquard.

Albert Jacquard, rebâtir une société humaine sans compétition :

https://www.youtube.com/watch?v=tjHx9IMtgiY

A l'image de ce précepte qui suit, prenons conscience que les pensées et croyances se traduisent en actes et en comportements qui façonnent notre vie. Avec nos pensées nous créons le monde !

Fais attention à tes pensées, car elles deviendront tes paroles.

Fais attention à tes paroles, car elles deviendront tes actes.

Fais attention à tes actes, car ils deviendront tes habitudes.

Fais attention à tes habitudes, car elles deviendront ton mode de vie.

Fais attention à ton mode de vie, car il deviendra ton destin.

« Chaque fois que tu t’apprêtes à poser un acte, poses-toi la question de savoir quelles sont les conséquences de cet acte sur le plus faible et le plus petit d’entre nous. Si les conséquences sur cette personne sont négatives, c’est que l’acte que tu t’apprêtes à poser n’est pas légitime. » (Gandhi)

Lao Tseu: «l’Amour est, de toutes les passions, le plus fort, car il s’attaque en même temps à la Tête, au Cœur et à nos Sens…»

« Enveloppé » de cette puissante force qu’est l’amour, nous sommes plus à même de nous ouvrir à ce qui est et pour cela, peut-être avons-nous à aller dans le mouvement et peut-être même, à « coopérer » avec l’inévitable.

S’ouvrir à ce qui est, ne sous-entend pas l’adhésion à ce qui se passe. C’est y être réceptif et c’est garder l’esprit ouvert pour une vision élargie. Cette vision nous permet de faire fi des apparences, sans qu’il y ait d’interférence dans notre façon très subjective d’interpréter les choses, qui est une manière de s’interposer à ce qui est.

Nous serons plus aptes à évaluer la situation et à identifier le problème, en recherchant ensuite la ou les causes qui ont déclenché les effets produits.

Je vous invite à découvrir ce texte de Pierre Guilbert que je trouve intéressant à partager et qui rejoint cette notion qu'est l'Amour.

Alors la Paix viendra !

Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme,
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse, et non pas un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour,
Si tu préfères l’espérance au soupçon,
Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas, plutôt qu’à l’autre,

Si le regard d’un enfant parvient encore à désarmer ton cœur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si l’injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu acceptes qu’un autre te rende service,

Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton cœur,
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance,
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder le sourire,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans la renvoyer et te justifier,

Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien,
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé que faire du tort à quelqu’un,
Si tu refuses qu’après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l’opprimé sans te prendre pour un héros,

Si tu crois que l’Amour est la seule force de dissuasion,
Si tu crois que la Paix est possible,

......Alors la Paix viendra

Là où on s’aime, il ne fait jamais nuit. Proverbe Africain

Prenez bien soin de vous.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:08
Attention à ne pas passer à côté de l'essentiel... !

Les trésors de l’âme

L’histoire raconte la légende d’une femme pauvre avec un garçonnet dans les bras, qui, passant devant une caverne, entendit une voix mystérieuse venant de l’extérieur et qui lui disait:

« Entre et prends tout ce que tu désires, mais n’oublie pas le principal.»

«Souviens-toi d’une chose: Après que tu sois sortie, la porte se refermera à tout jamais. Profite de l’opportunité, mais n’oublie pas le principal. »

La femme entra dans la caverne et trouva beaucoup de richesses. Fascinée par l’or et les bijoux, elle déposa l’enfant par terre et commença à amasser, anxieusement, tout ce qu’elle pouvait dans son tablier.

La voix mystérieuse lui rappela: « Tu as seulement huit minutes. ».

Les huit minutes épuisées, la femme chargée d’or et de pierres précieuses, courut hors de la caverne et la porte se referma. Elle se rappela alors, que le garçonnet était resté à l’intérieur, mais la porte était fermée à tout jamais.

La richesse dure peu mais le désespoir, toujours! La même chose parfois, nous arrive. Nous avons quelques 80 ans pour vivre en ce monde et toujours une voix nous rappelle : « De ne pas oublier le principal »!

Le principal, c’est les valeurs spirituelles, la foi, la vigilance, la famille, les amis, la vie. Mais l’appât du gain, la richesse, les plaisirs matériels nous fascinent tellement, que le principal reste toujours de côté…

Ainsi, nous épuisons notre temps ici-bas, et nous laissons de côté l’essentiel:

Les trésors de l’âme. Nous ne devons jamais oublier que la vie, en ce monde, passe rapidement et que la mort arrive de façon inattendue. Lorsque la porte de cette vie se refermera pour nous, les lamentations ne serviront à rien.

Bruno LEROY.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 16:14
L'espoir!

Le rat et la lumière

Voici l'expérience d'un rat qui, contrairement à un autre rat, c'est accroché à un espoir qui l'a aidé à ne pas se laisser décourager!

Les étudiants d'une université ont fait une découverte intéressante après avoir fait l'expérience suivante:

Ils ont pris deux rats et en ont placé un dans un tube de trois pieds de profondeur rempli d’eau, dans le noir complet et ont placé l’autre dans autre tube, lui aussi de trois pieds de profondeur rempli d’eau, à la différence que celui-ci était transparent et entouré de lumière.

Le premier rat placé dans le noir complet a cessé de nager après trois minutes et le second rat a nagé pendant 36 heures avant d’arrêter.
Les étudiants étaient très étonnés du résultat. Ils n’en revenaient pas que le second rat ait pu, pour sauver sa vie, dépenser 3 000 fois plus d’énergie que le premier.

Ils en déduisirent que contrairement au premier rat qui ne voyait rien du tout, le second rat avait espoir de s’en sortir en voyant la lumière au travers du tube transparent.

En transposant cette histoire sur nous-mêmes, que peut-elle nous enseigner ?

L’espoir ne puise t-il pas sa force d’un présent parfois chaotique, animé d’une extraordinaire pulsion de vie ? L' espoir est un moteur de vie, c'est parfois ce qui permet de s'y accrocher et de croire à tous les possibles.

Si nous voyons de la lumière, même très loin, il a un espoir qui nous donne le courage de nous « battre » ou de résister à l’enlisement dans lequel nous sommes plongés. L’espoir permet à nos forces de se décupler, pour nous aider à faire face à toute situation, comme pour un danger imminent.

Nous pouvons aussi être vecteurs d’espoir pour autrui, sans que cela ne nous demande de faire de gros efforts. Comme dans l’exemple du premier rat, l’espoir est parfois ce qui fait défaut à certaines personnes lorsqu’elles sont plongées dans l’obscurité, sans jamais voir le « bout du tunnel », alors qu’il suffit parfois d’une main tendue pour les aider à en sortir et voir enfin la « lumière. »

Geneviève

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 15:18
Tu apprendras la vie...

En ce début d'année et comme le veut la tradition, Je vous souhaite à toutes et tous d'être heureux et en bonne santé. Je vous souhaite l'émerveillement, la sérénité et de vous ouvrir à la joie de vivre, mais aussi, de garder foi en la vie et à tous les possibles.
Il vous appartient " d'écrire une nouvelle page de votre livre de vie", que cette nouvelle année vous soit "douce".

La vie est une extraordinaire expérimentation, car nous apprenons de nos expériences et ce qui n'est pas compris, aura tendance à se répéter.

C'est avec sagesse, humilité et ouverture de cœur, qu'il est bon de l'aborder, en ayant à l'esprit, que tout ce qui vient à nous est formateur. Chaque épreuve traversée, peut anéantir ou rendre plus fort, il appartient à chacun d'en saisir l'opportunité pour apprendre de ses propres expériences, une manière d'élargir sa vision et de dépasser ensuite, les limites qui l'entrave.

N'oubliez pas de profiter de l'instant présent, car la vie se déroule là, maintenant, ce n'est ni hier qui a désormais fuit, ni demain qui n'est qu'une illusion !

Je vous invite à découvrir ce magnifique texte attribué à William Shakespeare et qui serait inspiré de celui de Luis Borgès : « Apprendiendo ».

Tu apprendras la vie...

Après quelque temps,

Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…

Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps,

Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.

Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.

Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.

Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.

Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.

Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…

Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.

Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.

Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.

Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.

Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.

Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance!

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.

Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…

Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…

Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.

Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…

Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !

C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

https://www.youtube.com/watch?v=oDqDtKK0yHM

Pour finir, je vous invite à découvrir ce texte de Michel Delpech, un magnifique plaidoyer pour la vie.

Écoutez votre conscience
...Comment être à l’écoute de sa conscience ? Par le silence, la méditation et la prière. Les moments de solitude débouchent toujours sur une réponse, une voie nous paraissant plus claire, plus sage, plus évidente qu’une autre.

Prenez le temps
Le silence n’est pas sans lien avec le temps : face à une possibilité ou une décision à prendre, ne vous précipitez pas. Pesez bien le pour et le contre. Bien que cela soit séduisant sur le moment, vivre dans l’emballement et l’exaltation permanente ne mène à rien et l’apparence du moment peut être trompeuse. Le cœur et la raison doivent fonctionner en bonne entente. Certains choix déterminent nos vies. Faisons en sorte qu’ils soient le plus justes possible.

N’ayez pas peur
Lorsque vous devez faire des choix, n’ayez pas peur de prendre la direction la plus difficile, si c’est celle qui vous semble la plus juste, la meilleure pour vous. Nous avons tous de bonnes raisons de préférer la facilité, qu’elle soit matérielle, affective ou professionnelle. Or, la voie la plus étroite est toujours la bonne. Les vertus se nourrissent entre elles, c’est la même chose pour les défauts. Mais il est plus facile de céder au mal, d’écouter ses bas instincts, que d’acquérir quelques vertus. Pourtant, c’est en développant ses vertus que l’on accède au bonheur !

Apprenez à prendre du plaisir
Écoutez de la bonne musique, ne perdez pas votre humour, restez proche de vos amis, restez vous-même quel que soit votre interlocuteur. Et puis allez vous promener, découvrez les fleurs, parlez aux arbres, n’oubliez pas que les animaux sont de merveilleuses créatures de Dieu. La vie est belle, rendez grâce à Dieu en l’appréciant.

Prenez bien soin de vous.

Geneviève

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:39
Être observateur et présent à soi-même !

Sommes-nous attentifs à ce qui se « joue » intérieurement et/ou émotionnellement en nous ?

Pratiquer la présence à soi-même est une manière de sortir d’une « confusion mentale » qui obscurcit notre compréhension des choses.

Nous aimerions vivre constamment en toute sérénité, mais il arrive que des « tensions » viennent rompre cet état, créant un déséquilibre dans notre organisme. En avons-nous conscience ?

Il y a parfois une dualité qui s’opère en nous entre nos désirs et aspirations profondes et ce que le mental, sous la domination de l’ego, nous « impose » de faire.

Avons-nous observé que lorsque nous ne sommes pas en accord et unifié intérieurement avec nos choix, nous ne nous sentons pas bien? Parce que deux forces s’opposent, il se crée alors une division en nous, entre ce que notre cœur nous incite à faire et ce que le mental nous impose et auquel nous obéissons.

Cela a pour effet de créer en nous-mêmes un conflit intérieur, générant du mal-être. La cause en est que nous avons, par faiblesse, cédé à la volonté de l’ego. Mais ce qui est le plus « douloureux », ce n’est pas ce qu’il veut nous faire croire, non, car bien au-delà de ça, c’est l’image et l’estime que nous avons de nous-mêmes qui s’en trouvent affectées. En agissant contrairement à ce que nous ressentons de faire, nous ne nous respectons pas, car nous nous abandonnons, rejetons et nions. C’est ce qui nous met en souffrance.

Nous souhaiterions affirmer ce que nous sommes en toutes circonstances, nous montrer sans artifice, dans tous nos états, sans avoir à nous cacher parfois derrière des masques et apparences. Mais pourquoi avons-nous du mal à cela ? En avons-nous identifié les raisons? Est-ce par crainte, par besoin, par peur d’être jugé, de ne pas être accepté tel que nous sommes, d’être rejeté, pas aimé, …? Lorsque nous nous sentons blessés, pourquoi nous arrive t-il entre autres, de sur-réagir, ou de « prendre sur soi »?

Qu’est-ce qui motive nos actes ? Est-ce par fierté, orgueil, devoir, culpabilité, plaisir personnel, crainte du jugement, peur du conflit… ?

Sous l’emprise d’une émotion, souvent nos réactions en découlent, mais savons-nous pourquoi nous avons du mal à nous détacher du ressenti qui y est associé?

Pourquoi, nous est-il parfois si difficile, de lâcher-prise, d’accepter, de relativiser, de pardonner… ?

Tout un questionnement qui trouve ses réponses dans l’histoire personnelle de chacun, et qui vient éclairer les comportements face à des situations. Par exemple, pour compenser une mauvaise estime de soi, certains portent le masque de supériorité ou d’infériorité, mais en ont-il conscience ? D’autres, par manque d’estime, se dévalorisent et/ou se nient et manquent totalement de confiance en eux.

Lorsque nous sommes affectés par une attitude, avons-nous alors conscience, que nous sommes « manipulés » par ce que nous ressentons et du mécanisme de défense qui s’opère en nous?

Par ignorance et/ou incompréhension, ne cherchons-nous pas à masquer, éviter ou fuir, ce que cela a engendré en nous-mêmes, quitte parfois, à rendre l’autre responsable de ce qui nous arrive? Mais avons-nous conscience que le non-dit, a pour effet de renforcer les conflits?

Dans nos états d’âme, l’ego n’est jamais bien loin !

« Ce n’est pas ce que je dis qui vous blesse : ce sont vos propres plaies intérieures qui réagissent lorsqu’elles sont touchées par mes propos. » Don Miguel Ruiz

Lorsque cela touche notre émotionnel nous ne pouvons être objectifs, plongés que nous sommes dans un état de confusion et dans l’illusion de ce que nous renvoient nos émotions, tellement nous nous identifions à elles ?

Pour exister, l’ego s’approprie le « moi » à travers lequel il exprime une souffrance invisible. C’est par lui que naissent nos pensées perturbatrices, désirs obsessionnels, haine, jalousie…. Il a besoin d’être flatté et d’avoir un certain confort, et pour cela qu’il nous entraîne malgré-nous dans un mécanisme d’attraction et de répulsion, duquel découle une multitude d’émotions basées sur la peur; crainte du monde et des autres, peur de souffrir, angoisse de vivre et de mourir, et où tout est « artificiel » basé sur des apriorismes et jugements (sympathique ou antipathique, méchant ou gentil, beau ou laid), bref soit on aime ou on déteste!

Notre attitude découle de ce que la « scène » nous renvoie. Nous pouvons la vivre avec sérénité ou en être affectés. Prenons conscience que chacun perçoit la scène à sa manière. Autrement dit, à travers sa subjectivité. C’est ainsi que nous percevons le monde qui nous entoure. Cela veut dire que par rapport à notre monde intérieur, nous avons tous, une façon très personnelle de percevoir les « choses », ce qui explique que nous ne sommes pas toujours en accord, sur l’interprétation d’un fait, d’une situation, etc.

Pour autant, nous sommes souvent convaincus que c’est notre manière de « voir » les choses qui est la bonne. La raison en est, que nous fonctionnons sur un mode de communication erroné fondé sur le jugement « tort ou raison », « bien ou mal », etc.. Chacun défend son point de vue, selon sa perception. Lorsque nous parvenons à entrevoir une autre réalité que la notre, nous nous apercevons qu’il y a en fait d’autres façons d’interpréter une situation. Ainsi, chacun a raison selon son point de vue.

Les blessures de l’âme renforcent le pouvoir donné à l’ego

« Lorsque les mots ne franchissent pas les lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme. » Christian Bobin

Les blessures de l’âme (humiliation, rejet, abandon, trahison, injustice…), peuvent rester bien tapies longtemps, mais lorsqu’elles ne sont pas « guéries », il suffit d’être confronté à une situation leurs faisant écho, un mot, une parole, un geste, un comportement,…, pour qu’elles se réactivent et mettent à nouveau en souffrance.

Dans une situation, sous l’emprise des émotions perturbatrices qui en découlent, tout est prit comme étant une agression. La réalité est alors interprétée, déformée et « montée en épingle ». Car à travers le mécanisme de l’ego (nous faisant percevoir les choses de manière à ce que nous puissions penser que c’est ainsi qu’elles sont), nous avons une perception très personnelle et subjective de la réalité, et c’est parce que cela touche notre émotionnel (un monde très subjectif de perceptions erronées, de projections, de ressentis, d’émotions, d’intolérance, de croyances, de jugements, de certitudes…), que nous en faisons notre réalité.

La plupart des frustrations ressenties enfant, se traduisent par des colères rentrées. Etant mémorisées, cette souffrance de l’ego se réactive autant de fois que l’on se trouve en situation de frustrations.

Un extrait d’un de mes articles à propos ici : « Être soi, c’est oser s’affirmer »

http://se-ressourcer.over-blog.com/2014/12/etre-soi-c-est-oser-s-affirmer.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_new_comment#ob-comments

« Nous pouvons parfois être « tiraillés » entre ce que nous pensons devoir faire et ce que nous ressentons de faire, ce qui a pour effet de créer une « division » en soi. La manière de percevoir le monde qui nous entoure, dépend de la manière dont nous avons été éduqués : «élevés ou abaissés», « carencés ou étouffés »,…. Si nous nous sommes sentis aimés, choyés, entourés ou au contraire, mal aimés, rejetés, abandonnés…, tout cela impacte sur nos choix, notre vie affective, et sur la manière d’être présent au monde, il nous faut en prendre conscience afin de nous « réajuster ».

L’état conflictuel en soi peut aussi s’éprouver lorsque nous sommes intérieurement en colère et que pour ne rien montrer, nous la « taisons» en affichant une « image de façade », alors que tout notre être nous pousse à l’exprimer. Dans cet état, nous ne sommes alors pas unifiés à nous-mêmes.

Cet état peut être ressenti par exemple par un enfant, lorsqu’il fait l’objet d’une injustice, d’un chantage affectif, d’une manipulation de la part d’un parent, ami de la famille, un adulte…, cette « pression » exercée sur lui l’oblige à « taire » ses ressentis. L’enfant se sent « prisonnier », démuni, sans défense, pris en otage. Il doit apprendre à « rentrer » sa colère, à nier ce qu’il ressent et ne rien laisser paraître, pour satisfaire au désir qui lui est imposé. Il y a alors refoulement.

Mais sa colère est bien présente et il est divisé entre ce qu’il se sent obligé de faire et ce qu’il voudrait faire s’il en avait le pouvoir, ce qui peut générer en lui une certaine frustration et confusion dans son esprit. »

La plupart des «difficultés relationnelles », contiennent de la colère.

Si nous sommes à l’écoute de nous-mêmes, de ce qui nous « titille » intérieurement, nous pouvons alors nous interroger pour savoir à quelle(s) émotion(s) personnelle(s) nous obéissons.

Que se cache t-il derrière nos réactions ? A quoi cela nous renvoie-il ?

Nous acceptons avec joie ce qui nous est agréable, mais il nous est difficile d’accepter ce qui nous dérange. Tout ce qui nous est désagréable, nous l’évitons, le critiquons ou le nions. Mais, qu’est-ce qui vient faire écho en nous?

N’est-il pas préférable avant d’agir, de prendre du recul sur les évènements et de se détacher des émotions qui y sont liées? Lorsque nous nous laissons envahir par des émotions « douloureuses », peut-être avons-nous à nous interroger sur l’importance que nous leurs donnons, au point de nous mettre en souffrance?

Être à son écoute, c’est être observateur de sa communication intérieure.

Prenons conscience que dans un premier temps, lorsque nous éprouvons une « résistance émotionnelle », nos sentiments se transforment en ressentiments. Car bien souvent, au moment où nous ressentons cette résistance, nous éprouvons de la colère. Ce qui fait que certaines personnes, parfois sans en être conscientes, prennent de la distance avec la ou les personnes concernées, pour créer en quelque sorte en protection, une « barrière émotionnelle » pour ne plus souffrir.

Le ressentiment nous enferme dans l’illusion, en pensant que la source d’insatisfaction réside à l’extérieur, alors qu’en réalité elle est à l’intérieur de nous-mêmes.

Lorsque le ressentiment nous habite, nous obéissons à la pulsion qu’exige l’ego, d’écarter quiconque lui fait obstacle lorsqu’il se sent menacé, sans considération aucune pour le bien-être d’autrui. Sous son emprise, la perception est déformée et à coup sûr, nous nous nuisons à nous-mêmes, pouvant aller jusqu’à fragiliser notre organisme psychique et/ou corporel.

Le ressentiment détruit alors tout sentiment d’intimité et établit dans la relation à l’autre, un schéma destructeur qui ne peut que s’intensifier s’il n’est pas immédiatement brisé.

Car, lorsque le ressentiment est trop douloureux, vient le rejet, qui a pour effet de nous faire rechercher toutes sortes de moyens pour rendre l’autre responsable. Arrivé à ce point, il y a « séparation émotionnelle » et la séparation physique peut se produire à tout moment, puisque tout ce que fait l’autre, nous irrite ou nous ennuie.

Si le rejet persiste, pour atténuer la douleur que nous ressentons et lorsque nous n’avons pas trouvé d’issue à la situation conflictuelle, nous passons au refoulement qui est un mécanisme de défense.

Cette blessure refoulée est néanmoins toujours active et peut se manifester dans nos comportements.

Mais en réalité, « l’autre » nous confronte à nous-mêmes.

Tel un grand miroir, il est le révélateur de ce qui nous habite. Et tout comme nous, il est lui aussi mis à l’épreuve par son inconscient (metteur en scène) qui, pour se faire, le met en scène pour (re)jouer « la même pièce ».

« L’épreuve » de la mise en scène, consiste en quelque sorte à tester les limites de chacun, dont l’objectif serait, d’arriver au lâcher-prise et donc, au détachement.

Lorsque nous sentons monter en nous des émotions perturbatrices, dans un premier temps, nous devons les accueillir pour les identifier, afin de comprendre pourquoi elles nous perturbent. Il nous appartient alors afin de ne plus en souffrir, de faire un travail de lâcher-prise pour sortir de l’illusion que l’autre est responsable de nos « doux-leurres ».

Durant cette observation, nous pouvons être surpris de découvrir une part obscure de nous-mêmes, des aspects de notre personnalité que nous ne soupçonnions même pas et qui soudain, par des prises de conscience qui en découlent, se mettent en lumière.

Car en réalité, tout n’est-il pas relatif ?

Prenons conscience que la façon dont nous vivons les évènements de la vie, dépend de notre aptitude à les accueillir. Il n’y a que des situations, c’est le mental (ego) qui en fait des problèmes.

« Les murs des certitudes, s’opposent à la lumière » Tyde

Pour finir, je vous invite à découvrir ce texte de Jacques Salomé que je trouve éclairant :

De l'enfant blessé à l'enfant émerveillé

Nous sommes, pour la plupart d'entre nous, porteurs de blessures plus ou moins vivaces engrangées dans notre histoire et surtout dans la petite enfance. Blessures ouvertes, précocement inscrites et durablement présentes dans la mémoire « fidèle de nos cellules », situations inachevées qui se crient longtemps après dans les souvenirs limpides ou confus, amnésies et refoulements autour de zones de vulnérabilité et de sensibilité aiguë qui nous transforment parfois en écorchés vifs.

Une blessure a son origine dans un événement un geste, une parole, un ressenti, entendu et reçu comme nous faisant violence. L'autre, en face, ne nous a pas fait nécessairement violence, mais nous pouvons en recevoir l'impact, comme une agression qui nous blesse, nous déstabilise, nous morcelle ou nous déstructure.

Un des enjeux à démystifier, dans la vie relationnelle d'une vie d'adulte, sera de découvrir l'incroyable habileté dont nous sommes capables pour entretenir les blessures de notre enfance ou de notre histoire familiale à leur maximum, à travers des rencontres et des relations qui ne sont pas bonnes pour nous et auxquelles cependant, avec beaucoup d'aveuglement, nous nous accrochons. Relations toxiques, en quelque sorte, qui vont réactiver en permanence ces blessures au lieu de les réduire au minimum. Cela devrait nous renvoyer à notre difficulté de faire des choix plus pertinents vers des rencontres vivifiantes et des relations structurantes qui pourraient apaiser nos blessures, éviter leur re-stimulation et nous confirmer dans une bonne estime de soi.

Il ne faut pas oublier qu'il y a toujours un enfant blessé, humilié, incompris en chacun de nous. Un ex-enfant susceptible de se réveiller, de se faire entendre, de se manifester dans les situations les plus banales d'une vie d'adulte. En particulier dans une vie de couple, de parents, ou dans les situations d'une vie professionnelle qui sont porteuses d'une incroyable variété d'événements, susceptibles de faire revivre l'ex-enfant qui est en nous et de réactiver ainsi des sensibilités douloureuses. Il y a aussi en chacun de nous un enfant en attente d'émerveillements, de découvertes et d'enthousiasmes. Un enfant curieux, désireux d'entrer dans un mouvement d'étonnements et de croissance, un enfant susceptible de se relier à la beauté, à la justice ou à la compassion. Cet enfant-là sera éveillé, re-stimulé par des rencontres avec le beau, avec l'émotion d'un événement, avec la qualité d'un regard, d'une écoute, ou l'accueil d'un geste.

Ce sera tout le sens d'un accompagnement bienveillant, d'une présence proche, proposés à un enfant par un adulte disponible.

Mais tout se passe comme si les événements négatifs laissaient plus de traces en nous que les événements positifs. Et nous le savons bien: un seul jour de guerre laisse plus de violence et de désespérance dans une existence que trois cents jours de paix n 'y ont inscrit de beauté et d'espérance.

Le combat semble donc inégal et nous risquons d'être entraînés dans une succession de conflits avec nous-mêmes en développant des conduites de réparation ou de restauration qui nous font oublier que nous pouvons aussi utiliser nos énergies autrement, en pratiquant également la confirmation, qui consiste à ne pas prendre sur soi ce qui n'est pas bon pour soi. « Ce point de vue, ce regard négatif, ce jugement de valeur que tu portes sur moi, je le laisse chez toi.

Il n'est pas bon pour moi, je ne le ressens pas comme me concernant, je ne peux rien en faire...»

En particulier en acceptant de mieux recevoir et d'accueillir les messages d'amour, de bonté et de beauté que nous pouvons rencontrer partout ; en étant aussi plus vigilant sur la qualité des relations qui nous sont proposées ; en acceptant de nous relier au positif de chacun, au sens profond de chaque événement ; en écoutant et en prenant conscience que toute situation de vie recèle du positif.

Nous pouvons ainsi donner plus d'espace, plus de vie et plus de stimulations à l'enfant émerveillé qu'il y a en nous.

Prenez bien soin de vous

Geneviève

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:55
La motivation ...

La motivation et le sens donné à ce que l’on entreprend, peut faire toute la différence!

A travers ce conte d’Henri Gounaud ci-après que je vous invite à découvrir, trois exemples décrivent ce que la motivation ou le manque de motivation peut engendrer comme mal être ou bien-être.

Lorsque ce que nous entreprenons est motivant, parce que cela a du sens ou bien fait sens pour nous, la motivation est un formidable moteur qui permet d’endurer toute situation difficile et surtout lorsque le plaisir de réaliser ou d’atteindre un objectif, y est associé.

Je construis une ville, moi !

Un pèlerin, un soir d’été, parvint sur un chantier de village peuplé d’ouvriers poussiéreux occupés à mille besognes de bois lourd, de forges sonnantes, de meules et de pierres taillées. Il fit halte au bord de la route où des hommes au torse luisant fracassaient à grands coups de masse, çà et là, des quartiers de rocs. L’un deux semblait exténué.

– Dur labeur, dit le pèlerin.

– Epuisant, lui répondit l’autre, abrutissant et sans espoir. De l’aube au soir, casser des pierres, est-ce une vie ? Non, c’est l’enfer. Vivement la mort, que je dorme !

Un compagnon, à quelques pas, essuya son front ruisselant. Le pèlerin lui vint devant.
– Votre misère me fait peine, lui dit-il. Je m’en souviendrai. Sur le tombeau du bon Saint Jacques je prierai pour vous, c’est promis.
Le gars désigna l’épuisé.
– Priez surtout pour ce pauvre homme. Moi, grâce à Dieu, je tiens le coup. C’est que j’ai trois enfants petits et une femme qui s’escrime à les élever comme il faut. J’ai besoin de forces. Ils m’en donnent. Si je trime ainsi, c’est pour eux.

A l’écart parmi les cailloux, les geignements, les coups de masse, naquit soudain une chanson.
– Voilà le fou qui se réveille, dit le jeune père, en riant.
Le pèlerin tourna la tête et découvrit un grand luron apparemment infatigable. Il cognait d’un cœur si vaillant qu’il faisait voler des éclats jusque dans ses cheveux frisés.
– Quel entrain ! dit le pèlerin. Il me semble pourtant malingre. Où puise-t-il donc sa vigueur?
– Je n’en sais rien, répondit l’autre. Allez lui poser la question

Dix pas plus loin :
– Holà, bonhomme, calme-toi, tu vas t’effondrer !
– Je sais bien ce que vous pensez, répondit le joyeux gaillard. Que je suis idiot. Peu m’importe. Je casse des cailloux, c’est vrai. C’est fatigant. C’est mal payé. Mais ma force est là, dans l’étoile que je me suis plantée au front. Je ne suis pas un simple esclave.

Et cognant son torse du poing :
– Je bâtis une ville, moi !

Henri Gougaud, Le livre des chemins

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 08:50
l’impermanence, une loi de la vie…

La vie est un festival de nouveauté, disait un sage.

Que nous le voulions ou non, rien ne perdure, tout prend fin. La vie s’écoule au rythme des changements et de fait, elle nous soumet à l’impermanence des « choses », à l’éphémère, car rien ne reste à l’infini dans le même état, tout passe, tout change, tout se transforme, ou périt… et rien ne peut aller à l’encontre de ce flux.

Pourtant nous vivons plongés dans une illusion, comme si nous étions éternels et que nous pouvions « figer » le cours des choses auxquelles nous nous « accrochons ». Mais rien n’est jamais définitivement acquis, car nous pouvons, de la prospérité passer à la précarité, les biens peuvent tout d’un coup disparaître et nous soumettre aux revers de l’existence. Le riche peut devenir pauvre et inversement, le pauvre s’enrichir...

Rien ne reste à jamais figé à l’image des saisons changeantes, à tout moment dans notre vie nous pouvons être face à des changements, des bouleversements qui chamboulent notre existence, comme la perte d’un être qui nous est cher, la fin d’une relation amicale ou amoureuse que nous pensions pourtant acquise à jamais, une perte d’emploi, la maladie…

Nous sommes soumis à des "turbulences" sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir d'action pour les éviter, ni même pour les changer, ce contre quoi nous ne pouvons lutter, même avec la meilleure des volontés.

Nous oscillons ainsi entre joie et tristesse ou parfois désespoir, d’illusion à désillusion face aux déboires, laissant notre émotionnel « parasiter » l’instant présent. Car notre regard est parfois accroché au passé ou bien tourné vers l’avenir, mais il est peu dans l’instant présent, qui lui est bien réel.

Le temps que nous avons à vivre « s ‘écoule », sans que nous puissions agir pour l’arrêter nous donnant parfois l’impression qu’il nous « échappe » ou qu’il passe trop vite. C’est pourquoi il est important de prendre conscience, que chaque instant est précieux.

Il y a ainsi ce que nous croyons immuable, indestructible… et qui un jour nous « échappe », car c’est sans compter sur tout un « jeu » de causes et de circonstances qui viennent y mettre fin. Notre regard s'attriste, notre cœur en est peiné et pourtant, la vie, bien souvent nous réserve de nouveaux sourires.

Il nous appartient donc d’accepter cette loi de la vie, l’impermanence des êtres et des « choses », les transformations, les cycles, les divers pas/sages de l’existence et cela ne veut pas dire se résigner, se plier ou se soumettre, c’est simplement accepter ce flux au lieu de lui résister ou de le nier.

Accepter, c’est quelque part intégrer le fait que nous avons à lâcher-prise sur ce qui n’est pas en notre pouvoir d’agir. Le prendre en compte, l’intégrer comme étant une réalité !

Nous avons à « composer avec les aléas de la vie, que l’on peut transposer à un fleuve tantôt tranquille ou mouvementé. Ainsi, nous avons parfois à faire face aux « cascades » et aux « chutes » et parfois, évoluer sur des cours d’eau apaisants, tels que des ruisseaux.

L’impermanence n’est pas une fin, car chaque fin laisse place au re/nouveau.

Laissant place à l’instant d’après, chaque instant est éphémère… et donc parce que rien n’est « figé », ni ne perdure, grâce à l’impermanence tout devient possible. De même que l’obscurité laisse place à la lumière, la peine peut laisser place à la joie, une « mort » à des «re-naissances»…

Une fin peut mener à des prises de consciences qui favorisent des changements pour un mieux être. Trop souvent nous sommes nous-mêmes la source de notre mal-être. Le regard que nous portons sur les évènements, peut nous anéantir ou nous rendre plus fort. Ce que l'on croit être une malchance, peut s'avérer ensuite être une chance.

La vie, c’est la vie et si nous ne pouvons rien changer, nous avons toutefois le pouvoir d'effectuer des transformations dans notre esprit. N’oublions pas que rien n’est jamais permanent, la vie étant en perpétuel mouvement.

L’accueil de ce qui nous arrive, permet d’accepter les fluctuations de la vie et d’avoir un certain équilibre face aux situations rencontrées, qu’elles soient douloureuses, tristes, ou bien joyeuses.

Rien n’est donc figé, ni permanent… La vie est un flux soumis au changement, car rien ne demeure en l’état à l’image de nos expériences, changeantes.

Pour vivre serein, il nous appartient de ne pas donner d’importance à ce qui ne nous est pas essentiel. Mahatma Gandhi disait : « Si vous voulez vraiment profiter de la vie, renoncez à toutes vos exigences personnelles ».

Cela aussi passera !

Un roi était continuellement déchiré entre le bonheur et le découragement. La moindre petite chose le contrariait beaucoup ou provoquait chez lui une réaction vive et sa félicité se transformait vite en déception et désespoir. Il envoya quérir un sage qui vivait dans son royaume.

Lorsque le sage arriva à la cour, le roi lui dit : "Je voudrais être comme toi. Peux-tu me donner quelque chose qui m'apportera l'équilibre, la sérénité et la sagesse ?

Le vieux sage tendit au roi, un coffret en jade sculpté. Après avoir ouvert le coffret, le roi y trouva un simple anneau d’or. A l'intérieur de l'anneau, il y avait une inscription qui disait : «Cela aussi passera».

«Portez cet anneau en tout temps», dit le sage. « Quoi qu’il arrive, avant de qualifier les choses de bonnes ou de mauvaises, touchez l’anneau et lisez-en l’inscription. Ainsi vous serez toujours en paix.»

Auteur inconnu

Article remanié: « accepter l’impermanence » édité le 1ier juin 2014

Bien à vous

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:22
 La légende d'Osho

Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, je vous partage cette petite histoire sur la nécessité de faire le « vide » dans sa tête lorsqu’elle est « pleine ». Arrivé à saturation, il est difficile d'être réceptif aux informations qui nous parviennent et aussi, d'être efficace dans nos actions.

Un philosophe se rendit chez le maître zen pour l’interroger sur Dieu et d’autres choses. Le maître l’écoute puis dit, vous semblez fatigué suite à votre long voyage, laissez-moi vous servir une tasse de thé. Le philosophe attendit même s’il bouillonnait de questions.

Le maître lui dit : Ne soyez pas dans une telle hâte. Qui sait, en buvant votre thé, il se peut que vos questions se résolvent … Le philosophe se demanda si son voyage n’avait pas été vain. Mais puisqu’il était fatigué, il accepta de se désaltérer avant de repartir.

Le maître remplit la tasse à ras bord. Le thé commença à déborder dans la sous-tasse, mais il continua à verser. Puis la sous-tasse fut pleine, encore une goutte et le thé coulait sur le sol.

Arrêtez ! dit le philosophe, ne voyez-vous pas que la sous-tasse est pleine …

Et le maître répondit, c’est exactement votre situation, votre esprit est si plein de questions que même si j’y réponds, vous n’avez plus de place pour recevoir mes paroles … Alors, rentrez chez vous et créez de la place en vous, videz-vous et vous pourrez être réceptif.

Bien à vous

Geneviève

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 15:46
L'Amour ...

L'Amour selon Osho


"L’amour est comme un oiseau libre d’aller partout, le ciel tout entier est sa liberté.

Vous pouvez attraper l’oiseau, vous pouvez le mettre dans une belle cage dorée, et l’on pourrait penser que c’est le même oiseau que celui qui volait en liberté et qui avait le ciel tout à lui. Ce n’est le même oiseau qu’en apparence, ce n’est pas lui, vous l’avez tué. Vous lui avez coupé les ailes. Vous lui avez pris son ciel. Et les oiseaux se fichent de votre or : aussi précieuse soit-elle, votre cage est une prison.


Et c’est ce que nous faisons de notre amour : nous fabriquons des cages dorées. Nous avons peur, parce que le ciel est immense, peur que l’oiseau ne revienne pas. Pour le tenir sous contrôle, nous devons l’emprisonner. C’est ainsi que l’amour devient mariage.

L’amour est un oiseau qui vole : le mariage est un oiseau dans une cage dorée. Et l’oiseau, à coup sûr, ne pourra jamais vous pardonner. Vous avez détruit toute sa beauté, toute sa joie, toute sa liberté.


Les amoureux ont toujours peur. Ils ont peur parce que l’amour vient comme la brise. Vous ne pouvez le créer, ce n’est pas quelque chose que l’on fabrique – il vient. Mais tout ce qui vient de lui-même peut aussi repartir de lui-même ; c’est un corollaire naturel. L’amour vient, et les fleurs s’épanouissent en vous, les chansons vous montent dans le cœur, l’envie de danser… mais avec une peur cachée. Que se passera-t-il si cette brise qui vous est venue, fraîche et parfumée, vous quitte demain ?… Car l’existence ne se limite pas à vous. Et la brise n’est qu’une invitée : elle restera chez vous aussi longtemps qu’elle en aura envie, et elle pourra partir d’un moment à l’autre.


Ceci crée une peur chez les gens, et ils deviennent possessifs.


On devrait s’aimer, aimer intensément, aimer totalement, et ne pas se soucier du lendemain. Si l’existence a été si merveilleuse aujourd’hui, faites-lui confiance : demain elle sera encore plus belle et plus merveilleuse. A mesure que grandit votre confiance, l’existence se montre de plus en plus généreuse à votre égard. Elle déversera plus d’amour sur vous. Elle fera pleuvoir sur vous encore plus de fleurs de joie et d’extase.


Aimez intensément, totalement, et vous ne penserez jamais à créer d’asservissement, de contrat. Vous ne penserez jamais à rendre quelqu’un dépendant. Si vous aimez, vous ne serez jamais cruel au point de détruire la liberté de l’autre. Vous l’aiderez, vous élargirez son ciel.

C’est le seul critère de l’amour : il donne la liberté, et il donne inconditionnellement."


…………………………………………………………………………………………………...........................

Je trouve ce texte magnifique, il est une invitation à aimer la main et le cœur ouverts », on peut y puiser l’essentiel de ce qui définit ce don qu’est l’amour.

Avez-vous remarqué qu’il est plus facile de garder du sable fin dans le creux de sa main si elle est ouverte, car en la serrant très fort pour tenter de le garder, il file entre les doigts? Pour aimer, c’est pareil !

Il y a parfois une confusion dans l’esprit de certains, pensant qu’aimer c’est, retenir, emprisonner, interdire, refuser, « modeler », asservir, serrer, surprotéger… Mais aimer est tout autre, car cela inclue d’accepter et de respecter l'autre dans ce qu’il est profondément, et de favoriser son bien-être et sa liberté et ce, au-delà de nos propres désirs. Aimer ainsi, ne peut que favoriser des relations authentiques et respectueuses.

Pour aimer, il faut pouvoir offrir son amour sans calcul ni condition, sans espoir de retour et sans attentes. Il ne faut pas en être « mendiant », ni dépendant, sinon ce manque cherchera à être comblé, et parfois bien malgré soi. Comme dirait Jacques Salomé, aimer c’est faire taire le « moi » pour entendre le « toi » !

Pour pouvoir aimer « librement », il faut se libérer de la peur (de perdre, d’être rejeté(e), pas aimé(e), abandonné(e)…) et du besoin d’être aimé(e), car ils font obstacle à l’expression de l’amour. Inconsciemment ou en arrière pensée, la peur ou ce besoin, sont omniprésents et cela se traduit immanquablement dans le comportement.

L’amour, c’est le souffle de la vie! Il est comme l’eau qui coule paisiblement irriguant tout sur son passage, rendant fertiles les terres parfois asséchées. De même, l’amour redonne « vie » à des cœurs « secs » ou meurtris, il apaise, guérit, « nourrit », remplit et se propage...

LAISSER COULER L'EAU DE LA VIE


« Vous voulez transformer un désert en une plaine fertile; que faut-il faire? Laisser couler l’eau, tout simplement. Et chaque chose va trouver sa place: les plantes, les insectes, les oiseaux, les animaux, les humains. L’eau, c’est la vie qui circule. Alors, laissez couler l’eau de la vie, et ne vous occupez pas de savoir quels sont les arbres qui viendront fleurir et les oiseaux qui viendront chanter dans ces arbres.

Quelqu’un dira: «Mais moi, je veux tout d’abord savoir quelle sera la place de cette herbe, ou de cet oiseau, et sur quelle branche il ira chanter.» Oh là-là, si on attend de savoir tous ces détails avant de se décider à laisser couler l’eau, des siècles passeront, et aucune fleur ne poussera, aucun oiseau ne chantera.

Laissez couler l’eau! Vous verrez à ce moment-là comment tout trouvera sa place, tout chantera, tout fleurira…. Et laisser couler l’eau, cela signifie ne jamais cesser d’aimer. Même si les humains vous font du mal, ne cessez jamais de les aimer, sinon votre source va se tarir et vous deviendrez un désert; eux continueront tranquillement à vivre, tandis que vous, vous péricliterez. » Omraam Mikhaël Aïvanhov

Bien à vous

Geneviève

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 08:39
Oser et "Se"OSER...

Qu'il est parfois difficile d'oser...

Durant toute notre vie, nous sommes amenés à faire des choix, ce qui nous confronte à une difficulté, celle de choisir, car d’une certaine manière choisir, c'est prendre un risque!

Il peut y avoir des peurs (rejet, abandon, humiliation…) qui nous confrontent à nos limites, générant une difficulté à oser.

Si le choix renvoie à des situations mal vécues, par instinct de protection, cela peut bloquer toute décision, qui mets dans l’incapacité de choisir. Ne pas prendre de décision traduit parfois une fuite.

Sur le thème d'oser, je vous partage deux textes que je trouve magnifiques, celui de Caroline Gauthier que j’ai découvert à travers sa vidéo et celui sous forme de poème, de François Gervais. Je vous invite à les découvrir avec autant de plaisir que j’en ai éprouvé moi-même .

https://www.youtube.com/watch?t=74&v=uI8mDh1mFG0

OSER

Au Nom du Corps Etre et Agir Autrement

Elle savait qu’aimer, c’était risquer d’avoir le cœur brisé,

Que rire, c’était risquer d’être perçue comme une illuminée.

Elle savait que pleurer, c’était prendre le risque de paraître vulnérable,

Que se protéger, de paraître désagréable.

Elle savait que se reposer, c’était prendre le risque d’être qualifiée de flémarde

Que réussir, c’était prendre le risque d’être qualifiée de veinardes.

Elle savait qu’oser, c’était prendre le risque d’échouer,

Que d’être heureuse, c’était prendre le risque d’être jalousée.

Elle savait également, qu’avoir des élans pour quelqu’un et les montrer,

C’était risquer d’être rejetée et de montrer sa vulnérabilité

Alors, préfèrera t-elle ne rien faire et se taire ?

Préfèrera t-elle être sécure avec ses « vieilles armures » ?

Comment pourrait-elle découvrir quoi que ce soit, si elle ne tentait pas d’abord l’impossible ?

Un soir elle lut un livre qui changea toute sa conception de la vie et le remit dans son élan de vie. Voici ce qui y était dit :

La vie est avant tout une aventure, qu’il est essentiel de vivre pleinement pour en goûter tous ces instants, c’est bien de la tenter, de se risquer...

C’est l’humain qui a inventé le concept de sécurité avec sa volonté de tout garder et de tout protéger.

Il n’y a pas de sécurité dans la nature où tout est une aventure.

Mais de tout cela l’être humain en a « cure » et ne se forge que des armures

Tout meurt et tout renaît au contact de la nature et du cycle du vivant on apprend à tout lâcher sans trembler.

Éviter le danger ne rend pas plus sécure, mais nous emmure. Cela éloigne du « vibrant » et du « cocon dansant ».

Rester dans sa zone de confort ne rend pas plus fort, mais lentement nous endort.

La sécurité développe des rigidités qui éloignent de la fluidité et de la créativité.

La dernière phrase qu’elle lut lui fit un choc, elle la répéta en boucle dans sa tête et soir de tempête. « Apprenons à danser avec tous les instants, rentrons dans l’inspire et l’expire du mouvement permanent. Soyons dans les pleins et les vides, les hauts et les bas, n’ayons pas peur d’y poser nos prochains pas, nous ne le regretterons pas ».

Oser aimer... de François Gervais

Oser aimer ce qui échappe à mon contrôle
pour apprendre à m'abandonner.
Oser aimer parce que la vocation de ma liberté
se réalise par ma générosité.
Oser aimer par la magie de la tendresse,
pour attendrir la peau de mon cœur,
sans retenue, sans armure.
Oser aimer toujours plus loin,
au-delà des apparences
et des images fabriquées
par l'agitation de mes peurs.
Oser aimer malgré la déchirure des séparations
pour vivre le bonheur présent,
pour l'éternité des souvenirs.
Oser aimer pour te permettre d'ouvrir mon trésor
et de m'enrichir avec le tien.
Oser aimer simplement, gratuitement
parce qu'auprès de toi
je me sens meilleur.

Bien à vous

Geneviève

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 08:51
La liberté n’est-elle pas qu’illusion ?

La liberté peut-elle être possible dans ce monde ? Ne nous met-elle pas face à des choix et des renoncements ?

« Ce n’est pas l’«impression» de liberté qui est illusoire, c’est la liberté elle-même.» Gérard Bessette

La liberté est une de nos aspirations profondes, elle fait d’ailleurs partie de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen.

Par définition, la liberté est une absence de contrainte, de servitude, d’asservissement, d’assujettissement, de censure, d’obligation, d’interdiction, d’entrave, mais qu’en est-il vraiment ?

Dans notre monde la liberté est relative, car par souci de sécurité et pour le respect des libertés, elle est soumise aux règles qu'impose la société. La loi intervient pour fixer des règles de manière à ce que chacun sache ce qui est autorisé de faire ou pas. Ainsi, notre liberté s’arrête là où commence celle des autres…, elle ne doit donc pas empiéter sur celle d’autrui.

La liberté de l’autre dans ce qui lui est autorisé peut parfois nous être dérangeante, mais il est de son droit d’en user. Ainsi la liberté d’autrui peut nuire à notre propre liberté. Par exemple, puisque la loi l’y autorise, notre voisin est totalement libre de passer la tondeuse à gazon en journée, même si nous souhaitons nous reposer. Nous ne pouvons l’en empêcher et devons donc l’accepter...

Pour une bonne entente entre voisins, il est tout de même préférable de trouver ensemble un code de bon voisinage avant de devoir en arriver à recourir à la loi, ce qui nuirait à cette relation.

« La liberté est la faculté que tout homme porte en lui d’agir selon sa propre détermination, sans avoir à subir d’autres contraintes que celles qui sont nécessaires à la liberté des autres ». Georges Burdeau,

La liberté ne peut selon moi, s’envisager sans la responsabilité individuelle et/ou collective, car elle implique la conscience morale de nos actes. Cela engage notre responsabilité, nous imposant de réfléchir en toute conscience avant d’agir sur les conséquences de nos actions. La liberté de nos choix implique le fait de les assumer.

Tout conditionnement auquel nous sommes soumis, restreint la liberté.

Il est dit que nous naissons libre ! Pourtant, au moment de la naissance l’enfant est relié à sa mère par le cordon ombilical, il ne peut donc « naître libre ». Même après avoir coupé ce lien pour le séparer de sa mère, il ne l’est pas non plus, puisqu’il est dépendant d’elle ne serait ce que pour lui prodiguer des soins et l’alimenter. Il est dont assujetti à sa mère, puis aux règles familiales et sociétales.

Son devenir sera influencé par l’éducation qui va lui être donné, par la personnalité de ses parents, mais aussi leurs croyances, leur perception du monde qui les entoure, ainsi que par leurs ressentis, sans oublier l’environnement dans lequel il grandit. L’image qu’ils auront de lui (le regard qu’ils lui portent en positif ou en négatif), sera celle qu’il intègrera comme étant ce qu’il est. Regard qui peut nuire à l’image de soi et à la liberté d’être soi-même.

Ainsi, dès la naissance nous sommes « prisonniers» de ce « conditionnement », sans liberté de choix face à un environnement qui nous est imposé. Nous devons donc nous en accommoder et nous adapter.

L’éducation donnée aux enfants concernant l'obéissance, amène à se questionner sur les conséquences qu’elle peut produire.

Le système éducatif le plus répandu est basé sur l’obéissance à l’autorité incluant bien souvent la sanction et la récompense. Ainsi, dès les premières années, l’enfant est soumis à un apprentissage fait d’interdits constants et d’obligations qui s'intériorisent en lui. L'apprentissage à l'obéissance va continuer tout au long du processus de socialisation, comme à l'école et à l'armée, avant d’être confronté à la vie professionnelle avec un système hiérarchique basé sur ce mode.

L’expérience de Milgram a démontré l’impact que peut avoir cette notion d’obéissance sur nos choix. Stanley Milgram a en effet mis en évidence le rôle de la hiérarchie basée sur l’obéissance, un des fondements de la vie professionnelle. Selon lui, dès lors que l'individu est confronté à une autorité qu'il perçoit comme légitime, il adopte naturellement à son encontre un comportement d'obéissance et ce, sans aucune remise en question de la relation qu'il entretient avec celui ou celle qui incarne l’autorité.

Pour Stanley Milgram, l'individu qui entre dans un système d'autorité ne se voit plus responsable de ses actes, mais plutôt comme un exécutif des volontés d’autrui.

En complément, un extrait d’Étienne de la Boëtie sur la servitude: « Discours de la servitude volontaire»

http://www.webnietzsche.fr/boetie.htm

« La première raison pour laquelle les hommes servent volontairement, c'est qu'ils naissent serviles et qu'ils sont élevés comme tels. Puis vient l'habitude, et le pouvoir se renforce et peut devenir tyrannique. Par peur ou par faiblesse, tous les hommes obéissent plutôt que de s'opposer à l'autorité. De cela découle que, sous la tyrannie, les gens deviennent lâches, mous et efféminés. Ils revendiquent plus de liberté mais manquent de volonté pour l'exercer. Il est certain qu'en perdant ses libertés, on perd vite la vaillance, l'intrépidité. Les gens soumis n'ont ni ardeur ni pugnacité au combat. Ils y vont tout engourdis, comme s'acquittant avec peine d'une obligation. Alors que l'ardeur de la liberté fait mépriser le péril et donne envie de gagner auprès de ses compagnons, quitte à mourir avec l'honneur et la gloire de n'avoir pas failli à son devoir, ni même faibli [les soldats de Bonaparte avaient retrouvé l'ardeur en se sentant porteurs des idéaux de la révolution (Liberté, Egalité, Fraternité) ».


«Le monde ne sera sauvé - s'il peut l'être - que par des insoumis André Gide

Le point de vue de Carl Rogers sur l’enseignement me paraît intéressant.

http://www.education-joyeuse.com/2012/11/une-in...

Voici quelques passages de cette interview:

-Décrivez-nous l'enseignant idéal, le maître tel que vous voudriez le voir dans chaque école et dans chaque classe ?

« Cela m'est d'autant plus facile que toutes mes idées tournent autour du rôle que devrait jouer le maître. La révolution viendra en éducation. Mais elle ne dépendra ni des diplômes des professeurs, ni de leurs connaissances, ni des programmes, ni des livres, ni des méthodes audio-visuelles, ni d'aucun progrès technique. Elle dépendra uniquement du climat que saura créer le maître dans ses relations avec l'élève ».

- Vous refusez au maître le pouvoir de juger et d'apprécier la valeur de l'élève ?
« Le maître ne juge pas l'élève, il ne lui dit pas : ceci est bon, cela est mauvais. Il lui donne l'impression qu'il le comprend de l'intérieur et que les échecs autant que les réussites font partie de l'apprentissage de la connaissance. Je suis violemment opposé à tout système d'examens et de diplômes. Mais je ne suis pas forcément hostile à la notation. Seulement celui qui attribue les notes, ce n'est pas le maître, c'est l'élève.»

L’éducation nationale pourrait s’inspirer de ce modèle pédagogique préconisé par Rogers. L’utilisation des notes pour évaluer le travail de l’élève, est un système basé sur la valorisation/dévalorisation, soumis à un jugement appréciatif et aléatoire de l’enseignant, ce qui n’est pas sans générer des rivalités et pour certains élèves, peurs et angoisses. L’enfant apprend, sous une certaine contrainte, à devoir réussir s’il ne veut pas être sanctionné et ni être l’objet de comparaisons. Selon ses résultats, vient ensuite la récompense ou la sanction.

Il fut un temps pas si lointain, où l’autoritarisme et l’humiliation étaient de mise. D’ailleurs le bonnet d’âne venait signifier à tous que l’élève qui le portait, était un cancre.

Liberté individuelle et liberté collective sont-elles compatibles ?

La liberté collective par définition est le droit que l’on peut exercer dans le cadre de la vie collective en société. Dans les pays démocratiques, liberté individuelle et/ou collective peuvent parfois s’opposer par exemple pour certains droits acquis sous la pression bien souvent sociale, sur la liberté d’expression, de conscience, d’information, de respect de la vie privée…
La grève est un exemple de liberté collective. Ce droit individuel s'exerce dans un cadre collectif. C’est un droit obtenu grâce aux revendications et luttes ouvrières. Ainsi, cette cessation de travail peut nuire au patronat dans leur liberté individuelle d’entreprendre et de produire.

Sous couvert d’une « liberté collective », il y a parfois quelques petits arrangements de la liberté au service de certains individus, avides de confort matériel, d’ambitions, de pouvoir….

Ceux qui gouvernent peuvent être tenter d'user de « domination et/ou de manipulation » pour servir des intérêts et leur soif de pouvoir, pouvant même aller à l’encontre de la volonté des citoyens, qui par les urnes s’expriment « démocratiquement ».

Un exemple, alors que le « NON » l’avait emporté lors du dernier référendum concernant le traité de Maastricht, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été voté en « catimini » le traité de Lisbonne (traité remanié), sans volonté aucune de le soumettre à référendum (sachant que ce traité se heurterait aussi à un « NON »).

On peut donc se demander, si cette liberté démocratique de parole des citoyens par référendum, n’est pas une mascarade.

Je vous invite à découvrir ce qu’en pensait à son époque (1840), Alexis de Tocqueville

http://www.panarchy.org/tocqueville/democratie.1840.html

Ainsi que cette vidéo qui nous montre les effets que produisent les décideurs de la planète en toute liberté:

https://www.youtube.com/watch?v=ipe6CMvW0Dg

Se résigner c’est se soumettre, se « plier » et adhérer à contrecœur à un système qui semble injuste et dont les règles parfois nous « échappent ». N’avons-nous pas à réfléchir comment préserver des valeurs acquises parfois par le sang au sacrifice de vies, pour plus de justice sociale et pour un meilleur confort de vie?

La liberté se mesurerait-elle alors à l’insoumission et à la résistance dont il faut faire preuve pour ne pas tomber dans la servitude ? Car, cela suppose souvent des luttes pour y parvenir, car les manifestations seules ne suffisent parfois pas pour être entendu.

C’est dans ces moments de rassemblement et de « luttes » que des ressources insoupçonnables se font jour, car l’esprit nous «contraint» à être forts, déterminés et créatifs.

Sans doute avons-nous à faire une « r/évolution », qu'il faut souhaiter pacifique, pour se libérer d'un système dans lequel, pour des raisons de rentabilité, de croissance et de profit, les ressources naturelles sont pillées et l'humain n'est qu'un « pion » que l'on hésite pas à « sacrifier » si nécessaire, car dans ce monde, l’homme doit servir à produire de la croissance. Mais à qui profite t-elle vraiment? Car, force est de constater, que plus il y a de riches et plus il y a d’appauvrissement!

Par ailleurs, bien des guerres pourraient être évitées, si elles ne venaient pas servir des intérêts politiques ou idéologiques. Il y a en l’humain des comportements « primitifs », qui n’ont rien de civilisés et qui peuvent se faire jour dans un contexte précis et cela concerne tout le monde.


C’est pourquoi pour avoir le sentiment d’avoir une certaine liberté, il me semble important de prendre du recul pour ne pas entrer dans le «jeu» des divisions, sachant que les identifications et appartenances les alimentent. Le « bien et le juste » sont des arguments dont se servent les « manipulateurs » de tous bords pour arriver à leurs fins. Leur discours paraît être bien rôdé, car il contribue à faire toujours plus d’« adeptes ».

Pour tendre vers une liberté collective incluant la liberté individuelle, n’avons-nous pas, chacun, à effectuer un changement intérieur en parvenant à nous défaire de nos «illusions» que sont les dogmes, croyances, préjugés … ?

Il y a tout un chemin d’éveil avant de sortir de notre « prison » et cela peut prendre du temps pour parvenir à nous libérer d’un conditionnement à travers lequel nous sommes « enfermés», à l’image de la caverne de Platon.

L’intérieur de la caverne telle que décrite par Platon, représente notre monde d’illusions là où règne obscurité et ignorance. Comme les prisonniers de cette caverne qui ne peuvent percevoir autre chose que le mur de la grotte face à eux, nous sommes prisonniers de notre conditionnement et ignorance. Nous sommes «enfermés » dans un monde d’illusions de par notre mode de pensée/penser, constitué de fausses vérités prises pour vraies, de préjugés et d’apriorismes ne reposant que sur des apparences, car passés par le filtre de notre subjectivité. Ceci n’est pas sans affecter notre champ de vision, qui de fait, est limité et « étriqué », incapables que nous sommes d’imaginer qu’il puisse y avoir une autre réalité que la notre.

Toutefois, lors de prises de conscience, quelques lueurs apparaissent et viennent éclairer le chemin qui mène vers la liberté d’être et de penser. Lorsque nous avons si longtemps été plongé dans l’obscurité, il n’est pas aisé d’accepter que cette « lumière » nous amène à une remise en question de notre système de penser. Dans un premier temps, nous pouvons en être déstabilisés et avoir besoin de temps pour sortir de l’illusion.

Dans son livre « L’éléphant enchaîné », Jorge Bucay met en lumière notre système de croyances, une entrave à la liberté. Pour l’illustrer, il raconte l’histoire de l’éléphant de cirque, qui une fois son exhibition terminée, reste calmement attaché à un petit pieu sans tenter de s’en échapper, alors que ce simple bout de bois à peine enfoncé, ne pourrait résister à sa force.

En réalité, il ne s’échappe pas, car il a intégré le fait qu’il ne le peut pas. En lui est resté gravé depuis petit qu’il est incapable de se défaire du pieu auquel il est attaché, ayant tenté en vain de s’en libérer.

Comme l’éléphant de cirque ne sommes-nous pas « prisonniers » de notre système de penser, conditionnés depuis notre plus jeune âge, à être « attachés » à des pieux invisibles qui entravent notre liberté?

La liberté ne se situe t-elle pas aussi dans l’acceptation de ce qui paraît ne pas dépendre de nous et que nous ne pouvons changer?

Nous devons évoluer dans un monde régi par ses règles culturelles et lois civiles, mais notre liberté est aussi sous l’«influence» de « lois naturelles », dont celle de la relation de causes à effets.

La liberté serait liée au pouvoir d’agir dans le champ infini des possibles, ce qui n’est pas sans générer une difficulté, celle d’assumer notre liberté pleine et entière face à nos choix.

Bien souvent, c’est la peur de l’inconnu qui prédomine et elle peut « bloquer » toute initiative de changement. Sous cette emprise, nous nous cramponnons à ce que nous connaissons, sachant en conscience qu’il nous faudrait avoir le courage d’agir ou de réagir.

La difficulté de choisir peut nous confronter au dilemme de l’âne de Buridan, si nous sommes face à deux choix de même équivalence et donc sujet à l’indécision. La liberté paraît alors illusoire, dans la mesure où il nous faut choisir entre deux valeurs identiques, choix qui peut être cornélien, douloureux ou impossible à faire.

« Souvent les gens ne veulent pas voir, entendre et parler de la vérité parce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions soient détruites. » - Friedrich Nietzsche

On ne peut aborder la liberté sans évoquer le libre arbitre, mais n’est-il pas qu’une illusion ?

Pour la plupart des individus, le libre arbitre est une notion indissociable de la liberté, dans le sens où nous serions vraiment libres de nos choix et d’agir (choisir de nous-mêmes sans en en être inconsciemment contraints par avance par quelques influences). Car avoir le libre arbitre suppose que nous ayons le plein pouvoir de décision, d’agir librement et d’avoir le plein contrôle sur nos actions, nos pensées et émotions, pour décider par nous-mêmes d’agir ou s’abstenir d’agir. Cela nous engage en terme de responsabilité.

Pouvons-nous être certains que nous choisissons par nous-mêmes et non sous influence?

Ne sommes-nous pas « prisonniers » de nos schèmes, c’est à dire de nos constructions mentales?

Nous éprouvons pourtant une liberté totale de discerner, de juger, de choisir, d’affirmer ou nier…, sans avoir le sentiment d’être conditionné.

Sous l’influence de notre conditionnement, sommes-nous vraiment maîtres de nos pensées, quelles que soient les circonstances, vraiment libres de penser par nous-mêmes?

L’histoire a démontré à maintes reprises, qu’à travers les dogmes, doctrines, idéologies…, que l’homme est prêt à tout pour défendre ce à quoi il croit, conditionné à penser qu’il est dans le juste.

La question du libre arbitre ne se pose t-elle pas à partir de l’ego?

Pour cela, nous pouvons nous poser les questions suivantes : « A quoi est-ce que j’obéis » ? «Est-ce que je suis vraiment libre d’agir, de décider, de faire, ou suis-je manipulé comme une marionnette» ?« En quoi suis-je esclave » ? « De quoi dois-je m’émanciper pour être libre » ?

Il y a un paradoxe, nous voulons la liberté et nous portons des fardeaux qui viennent l’entraver, pourquoi ne pas les déposer pour nous sentir plus légers et libres!
Pour aller vers la libération et cheminer vers le bien-être, n’avons-nous pas à nous délester de poids comme celui de nos ressentis et émotions « douloureuses »?

Nous sommes face à une dualité : « moi » et les autres, favorable ou défavorable, rassurant ou menaçant.

Où est notre libre arbitre avec cette conscience du « moi » asservie par l’ego ?
L’émotion par exemple, n’est-elle pas un mécanisme qui parfois nous « parasite » ?

Nous sommes des êtres sensibles et non de marbre et lorsque nous sommes submergés par une émotion, nous sommes contraints de la ressentir, ce qui a pour effet de nous couper de la réalité, nous empêchant de percevoir ce qui se passe réellement autour de nous. Si nous voulons nous établir dans la sérénité et la paix, la gestion des émotions est essentielle, sachant que de toute manière elles nous limitent toutes.

Sous l’emprise d’une pulsion nous ne pouvons être libres, car nous sommes « tiraillés » en notre for intérieur pour la satisfaire. De même, nous ne pouvons être libres sous l’emprise d’une émotion « douloureuse ». La colère par exemple, peut avoir pour effet de nous mettre hors de nous, nous faisant agir spontanément et parfois de manière violente, ou comme la jalousie peut amener à causer des actes irréparables.

Pour connaître notre non-liberté, il nous faut savoir si nous réagissons émotionnellement et/ou mentalement à un fait extérieur. Si c’est le cas, nous ne décidons pas librement car, si nous étions libres, nous déciderions une fois pour toute de nous établir dans la paix, la joie, l’amour et la sérénité, en l’absence de peur et de douleur.

Nous sommes obligés de reconnaître que les évènements de l’existence ont un pouvoir sur nous. Lorsque nous sommes inquiets ou angoissés, nous sommes sous l'emprise d'un état émotionnel. Lorsqu’une pensée apparaît dans notre cerveau, l’avons-nous décidé? N’est-ce pas alors notre mental émotionnel qui l’impose? Ne réagissons-nous pas émotionnellement aux aléas de la vie? L’existence nous impose nos états d’âmes, nos humeurs. Lorsque nous perdons un être cher, cela nous attriste et s’il nous arrive un heureux événement nous sommes joyeux. Avons-nous décidé d’être joyeux ou triste ? Qu’en est-il de notre liberté lorsque l’émotion nous submerge ?

L’ignorance des causes qui nous déterminent, ne nous plonge t-elle pas dans le sentiment de liberté ?

Et si nos choix étaient influencés... Une multitude de nos actions/réactions proviennent de tout ce que nous ne contrôlons pas, étant déterminées par des facteurs extérieurs et/ou intériorisés, comme nos préjugés, intolérances, jugements, certitudes, système de croyance…, sans oublier ces « chaînes » que sont nos attachements, possessions, désirs, pulsions, habitudes de vie…, qui sont tout autant d’entraves à la liberté et parfois même, au détriment du bien-être.

« L’homme n’est riche qu’en proportion de ce qu’il peut abandonner. » Henry David

Outre le fait que nous nous sommes dépendants de nos besoins élémentaires, nous nous rendons prisonniers de nos possessions. Elles entravent notre liberté, lorsque nous passons du temps et de l’énergie à tenter de les préserver. Certains passent la plupart de leur temps à accumuler des richesses en consacrant beaucoup de temps au travail. D’autres préfèrent être dénués de biens matériels pour profiter librement de leur temps. La liberté ici, est une question de priorité de choix de vie.

Notre libre arbitre est bien limité par l’emprise que l’ego a sur nous, car nous sommes comme le fer prisonnier de l’aimant. Si nous souhaitons plus de liberté, nous devons aller vers la diminution de l’ego de manière à nous libérer le plus possible de son emprise.

Lâcher-prise et renoncement au contrôle...

La liberté, lorsqu’elle est entravée par l’homme, doit parfois émerger de l’esprit. Cette liberté là ne peut être retirée, ni bafouée car elle est en soi. C'est un sentiment profond qui aide à vivre, à rester debout dans la dignité parfois, malgré ce qui peut se passer autour de soi d’effroyable, horrifiant, dévalorisant…

Très souvent les personnes soumises à des agressions comme le viol, ou bien les enfants martyrisés, en font l’expérience. Dans cette douloureuse « traversée » qu’ils sont obligés de subir, il vient un moment d’oubli de ce qui se passe, le moment où leur esprit est totalement libre et déconnecté de leur corps.

Le sentiment de liberté même enfermé dans une prison, ou dans un corps, ou en vivant des situations tragiques…, est un pouvoir, car il permet d’édifier en soi un refuge intérieur où l’on peut se sentir totalement libre et en paix. Un refuge que rien ne peut troubler quoi qu’il se passe.

La liberté ne s’éprouve t-elle pas dans le lâcher-prise de ce qui encombre notre esprit?

« Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes : c 'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »Nelson Mandela.

Nous évoluons au sein d’un monde dans lequel la liberté est relative et notre monde intérieur y ajoute quelques entraves. La liberté telle que définie dans le dictionnaire, se confronte donc à des limites internes/externes, mais ce qui importe, n’est-il pas de se sentir libre ? Le sentiment de liberté libère de toutes les entraves, il nous fait ressentir une liberté illimitée quelles que soient les circonstances de la vie.

Nous sommes tous, interdépendants les uns des autres et faisons parties d'un tout, dont chaque acte que nous posons agit sur ce tout. La liberté telle que nous la concevons est un équilibre bien difficile à trouver, dans un monde instable où les conflits perdurent et se propagent. La justice serait de veiller à préserver nos libertés, même si elles semblent relatives et «fragiles ». Une action commune peut offrir cette liberté...

La liberté est une force et elle est source de vitalité, un équilibre entre aspirations et réalisations. La liberté peut aussi résider dans la confiance totale, la libération des attentes.

Quelques extraits de Jiddu Krishnamurti tiré de « Se libérer du connu »

« Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen, ou autre chose, vous êtes violents. Savez-vous pourquoi? C'est parce que vous vous séparez du reste de l'humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence. Celui qui cherche à comprendre la violence n'appartient à aucun pays, à aucune religion, à aucun parti politique, à aucun système particulier. Ce qui importe, c’est la compréhension totale de l’humanité.

La liberté est un état d'esprit, non le fait d'être affranchi de "quelque chose" ; c'est un sens de liberté; c'est la liberté de douter, de remettre tout en question; c'est une liberté si intense, active, vigoureuse, qu'elle rejette toute forme de sujétion, d'esclavage, de conformisme, d'acceptation.


Pour être libéré de la souffrance, il faut être libéré du désir de faire du mal - et aussi du désir de faire du bien, ce prétendu bien qui est lui aussi le résultat de notre conditionnement.


Dans notre bureau nous sommes brutaux, tortueux, et à notre foyer nous nous efforçons d'être dociles, aimants... Est-il possible d'aimer d'une main, de tuer de l'autre? »

Krishnamurti nous dit aussi : « C’est dans l’observation que l’on commence à découvrir le manque de liberté.

On doit donc commencer à comprendre la profondeur et la grandeur de la liberté, on doit commencer par ce qui est le plus près de nous, nous-mêmes. La grandeur de la liberté, de la véritable liberté, sa dignité, sa beauté, résident en soi dès que règne un ordre absolu. Et cet ordre ne s’établit que si nous devenons notre propre lumière. »

http://www.krishnamurti-france.org/Seul-l-espri...

Dans l’être et le néant, la pensée de Sartre pet interpeller, car il dit en substance : « nous sommes condamnés à la liberté », ceci induisant l’idée, que la liberté n’appartient pas à l’homme étant par essence lui-même, liberté. L’homme étant pour Sartre une conscience qu’il situe en dehors de l’être, c’est ce pouvoir de néant qu’il nomme liberté.

Faut-il en déduire que nous sommes avant tout « conscience » et donc libre de fait, ayant certes une nature humaine avec laquelle il faut composer ?

Pour Sartre, par ses choix, l’homme est ce qu’il « se fait ». Ce qui me fait penser que nous sommes certes, mis face à des situations qui nous sont parfois imposées, mais nous sommes totalement libres de leurs donner un sens, de les assumer, de les fuir …. Et si cela nous est rendu impossible, nous sommes totalement libres de nous en extraire par la pensée. C’est pourquoi sans doute avait-il écrit : « Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande », ou encore, « L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous.»

La liberté totale ne serait-elle donc pas qu’illusion, car aussi bien dans la lumière qui éblouit que dans la nuit qui aveugle, l’homme n’est jamais totalement libre. Nous sommes comme un poisson dans le bocal qui se croit totalement libre. Il peut en effet évoluer à sa guise dans cette eau contenue, sans savoir qu'il est prisonnier de ce contexte.

Pour finir, voici un magnifique texte, "LA LIBERTÉ" de Khalil Gibran

« Vous serez vraiment libres non pas lorsque vos jours seront sans soucis et vos nuits sans désir ni peine, mais plutôt lorsque votre vie sera enrobée de toutes ces choses et que vous vous élèverez au-dessus d’elles, nus et sans entraves.

Et comment vous élèverez-vous au-dessus de vos jours et de vos nuits sinon en brisant les chaînes qu'à l'aube de votre intelligence vous avez nouées autour de votre heure de midi ?

En vérité, ce que vous appelez liberté est la plus solide de ces chaînes, même si ses maillons brillent au
soleil et vous aveuglent.

Et qu'est-ce sinon des fragments de votre propre moi que vous voudriez écarter pour devenir libre ?

Si c'est une loi injuste que vous voulez abolir, cette loi a été écrite de votre propre main sur votre propre front.

Vous ne pourrez pas l'effacer en brûlant vos livres de lois ni en lavant les fronts de vos juges, quand bien même vous y déverseriez la mer.

Et si c'est un despote que vous voulez détrôner, veillez d'abord à ce que son trône érigé en vous soit détruit.

Car comment le tyran pourrait-il dominer l'homme libre et fier si dans sa liberté ne se trouvait une tyrannie et dans sa fierté, un déshonneur ?

Et si c'est une inquiétude dont vous voulez vous délivrer, cette inquiétude a été choisie par vous plutôt qu’imposée à vous.

Et si c'est une crainte que vous voulez dissiper, le siège de cette crainte est dans votre cœur, et non pas dans la main que vous craignez.


En vérité, toutes ces choses se meuvent en votre être dans une perpétuelle et demi-étreinte, ce que vous craignez et ce que vous désirez, ce qui vous répugne et ce que vous aimez, ce que vous recherchez et ce que vous voudriez fuir.


Ces choses se meuvent en vous comme des lumières et des ombres attachées deux à deux.
Et quand une ombre faiblit et disparaît, la lumière qui subsiste devient l'ombre d'une autre lumière.
Ainsi en est-il de votre liberté qui, quand elle perd ses chaînes, devient elle-même les chaînes d'une liberté
plus grande encore. »

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 09:52
Apprendre à accepter la vieillesse!

Je trouve cette histoire émouvante, car elle nous parle de l'acceptation de la vieillesse.

Grand mère


«Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ?»

Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne. J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du cœur qui bat trop vite.
J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.

«Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ?»


J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages. J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence.
J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la patience et aussi l’ennui ; j’apprends que la tristesse du cœur est un nuage, et nuage aussi le plaisir ; j’apprends à passer sans laisser de traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.

«Grand-mère, je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ?»


Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la vague et le long retrait des marées, j’apprends à voir du bout des doigts et à écouter avec les yeux.
J’apprends qu’il faut aimer, que le bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent dans nos yeux et leurs cœurs dans nos cœurs.
J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le cœur est tranquille.
Que la route est sans fin, et pourtant toujours exactement là.

«Et avec tout ça, pour finir, qu’apprends-tu donc grand-mère ?»
J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille !

Joshin Luce Bachoux

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 11:37
Rompre la chaîne des croyances limitantes!

Comme cet article écrit en 2013 suscite un grand intérêt et vu de ses lectures, j'ai décidé de le reposter.

« Ce ne sont pas les choses qui nous nuisent, mais le regard que nous portons sur elles ». Epictète

Notre système de pensées s’appuie sur des croyances, qui de fait, accompagnent notre vie et influencent notre rapport au monde dans nos choix et prises de décisions. Ce à quoi nous croyons fermement a tendance à se réaliser, car d’une certaine manière nous le validons. Ce qui est pensé et vécu dans l’imaginaire, devient physique, c’est pourquoi divers schémas et scénarios sont assez récurrents dans notre vie. Nous pouvons apprendre à contrôler nos croyances par l’imagination. Si nous sommes convaincus que la vie est « difficile » à vivre, elle nous paraîtra « difficile » à vivre, à contrario, si nous pensons qu’elle est « facile », elle nous paraîtra « facile » à vivre quoi qu’il arrive.

Si l’on a toutes ses facultés mentales et physiques et même si l’on n'a pas de prédisposition, le fait de se croire incapable de faire ou d’agir dans un domaine précis, est une croyance «limitante», induite par une vision dévalorisante que l’on a de soi, comme par exemple, se croire incapable de réussir dans les études.

Comment est-il possible de réussir avec une telle croyance ancrée en soi? Cette croyance provient d’une « conviction » acquise durant l’enfance, sans doute influencée par le regard de l’adulte qui pensait que l’on était incapable de réussir dans cette voie. Des enfants pourtant très intelligents sont parfois considérés comme des cancres, alors qu’ils ont simplement un «blocage». Il est très difficile pour l’enfant de se détacher du regard que l’adulte lui porte, car il donne du crédit à ce qu’il dit. Il ne peut donc pas envisager qu’il se trompe.

Cette perception dévalorisante de soi qui a été intégrée, impacte sur l’estime et la confiance en soi, et peut mener vers la résignation en se soumettant à une réalité qui n’est pourtant que subjective et qui ne reflète en rien, notre réel potentiel.

Nous laissons trop souvent notre émotionnel influencer nos décisions

Nous ne pouvons être objectifs sous l'emprise d'une émotion. La peur par exemple, peut déclencher en soi une menace imaginaire de danger comme se faire rejeter, pas aimé(e)..., ce qui nous pousse à trouver toutes sortes d’excuses pour ne pas agir. Nous laissons nos émotions influencer nos décisions, alors qu’elles devraient être basées sur la reconnaissance de nos compétences.

Il est donc important d’identifier les croyances qui nous limitent et de se détacher d’un schéma de pensées dévalorisant, qui influence négativement l’image de soi. Il est essentiel de bannir du langage tout jugement qui peut être une limitation à l’action: « je ne vais pas y arriver, je ne suis pas capable, je suis nul(e), je ne suis pas assez bien, je ne suis pas digne d’être aimé(e)… » Cette pression est, d’une certaine manière une entrave à la réussite de toute entreprise. De plus, elle affecte profondément l’estime de soi.

N’acquiert-on pas une liberté d’être, en s’émancipant du regard de l’autre ?

Quel que soit le regard qui nous est porté, ne le laissons pas nous affecter et avoir une emprise sur nous. Nous devons accepter que l’autre puisse avoir une vision de nous, à laquelle nous ne sommes nullement obligés d’adhérer, ni même de donner du « crédit », car il peut transférer ou projeter sur nous ses propres peurs. Ce qui explique qu’il peut ne pas nous sentir à la hauteur et nous dévaloriser, mais cela lui appartient et rien ne nous oblige à nous identifier au regard qu’il nous porte.

Ce n’est pas parce que l’autre est dans ses peurs ou que l’on ne réponde pas à ses attentes, que l’on n'en est pas pour le moins aimé. Rien ne nous impose d’être « parfait », de réussir tout ce que nous entreprenons sans faire « d’erreur », d’être au top tout le temps, de réussir dans tous les domaines…!

Nous pouvons changer notre perception du monde !

Si nous ne pouvons pas changer le monde, nous avons le pouvoir de changer notre perception sur le monde qui nous entoure. Imaginons qu’il nous soit possible de l’inventer. En mettant plus de fluidité, d’optimisme et de souplesse dans notre vie, elle nous semblerait sans doute plus facile, n’est-ce pas ? Le changement doit venir de l’intérieur, en nous-mêmes et non de l’extérieur. En changeant, notre monde change aussi, mais il nous faut remettre en cause les croyances limitantes pour cela!

En les remettant en cause, nous pouvons aborder toute nouvelle expérience avec un esprit ouvert, ayant pour effet de nous permettre de renouer et/ou de favoriser la confiance en soi et aussi, de se centrer sur notre potentiel en n’hésitant pas à se valoriser : « je peux réussir, je suis capable, j’ai des ressources en moi …. »

« La croyance que je considère comme vraie est celle qui me permet de faire le meilleur usage de ma force, elle me donne les meilleurs moyens de transformer mes vertus en action. »- André Gide

Il ne tient qu’à nous d’agir avec positivisme, n’oublions pas que nos pensées influencent nos actions. « Nous sommes ce que nous pensons », disait Bouddha

Même si nous rencontrons des difficultés, elles nous aident à expérimenter. Il y a toujours un enseignement à tirer en toute chose. Il est parfois difficile de réussir du premier coup, mais se dire : « je ne peux pas.. », c’est se mettre une limite, il est donc préférable de faire de son mieux en y mettant une conviction de réussite. Ne pas se dire non plus : « je ne prends jamais les bonnes décisions », car se sont toujours les bonnes au moment où nous les prenons. Après coup il ne sert à rien de porter un jugement sur nos actions, « j’aurai dû…, j’ai pas … », car nous pourrons toujours trouver à redire.


Nous ne sommes pas obligés de garder toutes les croyances que l’on nous a inculqué, ni même toutes celles que nous avons mis en place nous-mêmes !

C’est fou ce que notre système de pensées peut abriter comme croyances limitantes ! Juste pour n’en citer que quelques-unes unes :

« L’argent ne fait pas le bonheur » ! Pourtant, il peut y contribuer et pour certains, il fait leur bonheur!

« Chat échaudé craint l’eau froide » ! Ce n’est pas parce qu’il a eu une mauvaise expérience qu’il faut craindre de la renouveler!

« Il n’est pas possible de tout avoir »! « TOUT » n’est-il pas relatif à chacun ? Le TOUT peut représenter un « pas grand chose » et tenir en une « main », il peut aussi être en nous, sans besoin de rien posséder.

« La vie est difficile » ! La vie n’est-elle pas que l’on en fait ?

« Le temps, c’est de l’argent » ! Le temps, c’est le temps, non ?

« Il faut travailler dur pour gagner sa vie »« ! Pourquoi travailler dur ?

Nous pouvons bien évidemment garder les croyances qui nous portent et nous débarrasser de celles qui « handicapent » notre vie. Celles auxquelles nous-nous identifions sont les plus difficiles à changer, car elles sont « tenaces ». Elles sont facilement identifiables, car se sont souvent celles où fait suite une justification comme le « parce que » : « je suis nul(e), parce que… », « je ne peux pas… , parce que je n’y arriverai jamais, …». Il est souhaitable de prendre conscience que de tels propos impactent sur le bien-être.

Pour dés-ancrer une croyance, il ne faut pas hésiter à la remettre en cause et à en rechercher l’origine.

Des généralisations peuvent abriter certaines croyances ou justifications. Il se peut qu’à un moment donné, nous l’ayons ancré nous-mêmes sans même en prendre conscience. Par exemple lors d’une expérience douloureuse qui a généré un sentiment de certitude vis à vis d'un ressenti, comme pour s’empêcher d’avoir de nouvelles déceptions ou frustrations. Il arrive qu’une rupture mal vécue, soit prise comme étant de sa « faute » : « c’est à cause de moi, je suis incapable de garder une relation… je gâche tout… ». Cette certitude « protège » afin d’éviter de se heurter à nouveau à ce type d’expérience, mais elle nous enlève l’envie de s’ouvrir à toute nouvelle opportunité : « qui peut s’intéresser à quelqu’un comme moi ? ».

Chaque fois que nous nous surprenons à avoir une croyance négative, il est bon de se « reprendre » comme lorsque nous avons des propos dévalorisants à notre égard et de mettre en place de nouvelles croyances en opposition. Par exemple à la place de : « Je suis nul(e) », remplacer par : « j’ai de la valeur, ou je suis quelqu’un de valeur », etc. Il y a forcément dans nos souvenirs, des moments où nous avions cette valeur. A chaque occasion, ne pas hésiter à l’ancrer davantage en les « affirmant » à haute voix et pourquoi pas, face à un miroir.

Nous avons la clé de notre bien-être et personne d’autre. Les croyances sont des certitudes qui influencent nos actions et attitudes, alors autant cultiver celles qui nous « grandissent ». Nous pouvons aborder la vie de manière simple, sans avoir à nous imposer une barre trop haute qui serait impossible à atteindre, en faisant simplement de notre mieux chaque jour.

N’oublions pas que ce a quoi l’on croit est une information donnée à notre cerveau qui l’utilise pour en faire une vérité.

« La croyance est une boussole qui nous guide vers notre but et qui nous garantit que nous l’atteindrons ». Anthony Robbins

Tout est possible à celui ou celle qui a la foi, il suffit parfois simplement d’oser !

«Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas,
c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Sénèque

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:29
LA LIBERTÉ de Khalil Gibran

Je vous partage ce magnifique texte, "LA LIBERTÉ" (Le prophète) de Khalil Gibran, il est une invitation à la réflexion sur nous-mêmes et sur cette notion si chère à tous.

LA LIBERTÉ


Vous serez vraiment libres non pas lorsque vos jours seront sans soucis et vos nuits sans désir ni peine, mais plutôt lorsque votre vie sera enrobée de toutes ces choses et que vous vous élèverez au-dessus d'elles, nus et sans entraves.
Et comment vous élèverez-vous au-dessus de vos jours et de vos nuits sinon en brisant les chaînes qu'à l'aube de votre intelligence vous avez nouées autour de votre heure de midi ?

En vérité, ce que vous appelez liberté est la plus solide de ces chaînes, même si ses maillons brillent au soleil et vous aveuglent.
Et qu'est-ce sinon des fragments de votre propre moi que vous voudriez écarter pour devenir libres?

Si c'est une loi injuste que vous voulez abolir, cette loi a été écrite de votre propre main sur votre propre front.
Vous ne pourrez pas l'effacer en brûlant vos livres de lois ni en lavant les fronts de vos juges, quand bien même vous y déverseriez la mer.
Et si c'est un despote que vous voulez détrôner, veillez d'abord à ce que son trône érigé en vous soit détruit.
Car comment le tyran pourrait-il dominer l'homme libre et fier si dans sa liberté ne se trouvait une tyrannie et dans sa fierté, un déshonneur?

Et si c'est une inquiétude dont vous voulez vous délivrer, cette inquiétude a été choisie par vous plutôt qu'imposée à vous.
Et si c'est une crainte que vous voulez dissiper, le siège de cette crainte est dans votre coeur, et non pas dans la main que vous craignez.

En vérité, toutes ces choses se meuvent en votre être dans une perpétuelle et demi-étreinte, ce que vous craignez et ce que vous désirez, ce qui vous répugne et ce que vous aimez, ce que vous recherchez et ce que vous voudriez fuir.

Ces choses se meuvent en vous comme des lumières et des ombres attachées deux à deux.
Et quand une ombre faiblit et disparaît, la lumière qui subsiste devient l'ombre d'une autre lumière.
Ainsi en est-il de votre liberté qui, quand elle perd ses chaînes, devient elle-même les chaînes d'une liberté plus grande encore.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 09:56
POURQUOI DEVIENT-ON «MÉCHANT» ?

« L’homme le plus heureux est celui qui n’a dans l’âme aucune trace de méchanceté ». Platon

Qui n’a jamais eu de « mauvaises » pensées envers autrui, ou prononcé avec maladresse des paroles empreintes de méchanceté, ou même agit méchamment par pure « bêtise » ou ignorance?

Il arrive même, que l’on s’en étonne soi-même, car parfois nos réactions nous surprennent. Après coups, nous pouvons nous trouver plutôt embarrassés et nous sentir idiots.

Dans ce monde de paraître et de compétition, beaucoup utilisent des stratagèmes pour arriver à leurs fins, comme la manipulation, la médisance ou voir même, la méchanceté. Comme par exemple, utiliser la médisance ou la rumeur pour nuire, dans le but d’obtenir le poste convoité d’un(e) collègue.

La méchanceté est souvent plus bête que méchante!

Les enfants contiennent tous les « germes » et sont par excellence des « pervers polymorphes », par amusement, ils n’hésitent pas à s’en prendre aux plus faibles et à même faire preuve de cruauté parfois.

Nous sommes trop souvent enclins à vouloir rendre l’autre responsable de nos maux ou à le culpabiliser de nos propres faiblesses, alors qu’il n’est que le miroir, le révélateur de ce qui nous habite, nous renvoyant à nos peurs, nos angoisses, nos faiblesses, nos failles ( jugements, apriorisme, intolérance …), que nous ne voulons sans doute pas voir. Se faisant, nous nous éloignons de nous-mêmes à en perdre le sens de notre existence. Chacun de nous a la faculté d’examiner les causes de son mal-être et de s’en libérer.

A travers ce qui nous « titille, nous pourrions découvrir une part obscure de nous-mêmes, des aspects de notre personnalité que nous ne soupçonnons même pas, qui ne demandent qu’à être éclairés.

Faire acte en conscience de méchanceté, n’est-il pas signe de mal-être ?

Insatisfactions, frustrations, jalousie,… peuvent rendre certains individus hargneux, grognons ou même « méchants », car ils n’hésitent pas à projeter sur autrui tout leur mal-être, et peu leur importe du mal causé autour d’eux.

Je pense que l’homme ne naît pas « mauvais » est qu’il est dans son fondement, bon. Il y a en lui les germes d’une bonté, mais il est capable du pire comme du meilleur. L’environnement dans lequel il évolue peut le rendre « méchant » ou d’une certaine manière, « l’obliger » à l’être, car tout dépend de la manière qu’il a d’y faire face et/ou d’y réagir. Cela explique pourquoi il y en a qui en arrivent à un tel degré de méchanceté, car n’importe quel individu peut se transformer en bourreau s’il est conditionné à le devenir.

Lorsqu’une personne est soumise à une autorité, elle se sent obligée d’obéir aux injonctions et/ou ordres qui lui sont donnés, l’expérience de Milgram l’a malheureusement démontrée.

Pour ceux que cette expérience intéresse, voici un extrait du film de Verneuil "I comme Icare", qui restitue l'intégralité de la séquence avec les commentaires sur l'implication et les conséquences de l'expérience...

https://www.youtube.com/watch?v=KmmLHAXtsKo

La méchanceté peut être éclairée par l’histoire familiale.

Par exemple, si dans une famille les femmes ont fait l’objet de tromperie, soumission, trahison, dévalorisation,… de la part de leur père et/ou conjoint, leurs filles peuvent se sentir investies de la « mission » de leurs « faire justice », ressentant comme une injonction de les venger, qui devient alors pour elles le « but » à atteindre. En conscience ou pas, elles font « payer » ce tribut aux hommes, comme pour réparer ce « mal » fait aux femmes de la famille.

Pour un enfant ou adolescent, la réalité de ce qu’il vit est parfois interprétée avec une telle ampleur, que s’il ressent une profonde injustice, il peut être révolté et en venir à en vouloir « au monde entier. S’il ne se s’est pas senti protégé ou aidé, peut engendrer en lui une haine de la société, qui à ses yeux, est sensée être garante de protection et sécurité. Cette révolte en lui, s’exprimera en réaction dans sa manière d’être à ce qui l’entoure et qui lui semble hostile.

Par exemple, s’il est confronté régulièrement à un excès d’autorité qu’il considère comme étant injuste, faisant l’objet de punitions à répétition alors que selon lui il ne l’a pas mérité, son esprit de révolte peut l’amener à chercher à se libérer du milieu qui l’opprime, par exemple par des fugues, ou par vengeance à se faire justice et/ou à faire du mal, ou se faire du mal à lui-même.

D’autres vont plutôt réagir en sauveur. Nelson Mandela par exemple, n’a pas eu de désir de vengeance malgré les vingt-sept ans d’emprisonnement dont il a été victime et à sa sortie, il a mené son peuple de l'apartheid à la démocratie, car il croyait en l’homme bon et généreux.

La méchanceté en soi, est une « dureté » de cœur émanant de blessures, de « bleus à l’âme », elle s’exprime souvent sous la domination de l’orgueil « blessé ».

La méchanceté est un « remède » à la tristesse, une réminiscence de l’enfance, qui prend sa source au travers de «colères rentrées» et/ou refoulées d’un vécu « douloureux » ayant engendré des sentiments, de frustration, de déception, d’insécurité, d’injustice, de trahison, d’humiliation… Car tant que ces colères n’ont pas été évacuées, elles « s’enracinent » et réapparaissent tôt ou tard, dès la moindre re/stimulation.

Le mal, se nourrit du mal !

L’esprit de vengeance est une forme de méchanceté, tout comme la violence, le sadisme ou la perversion. En se « nourrissant de la « douleur » infligée à autrui, la méchanceté est une manière d’apaiser sa propre souffrance, ce qui est un leurre, car tant qu’il y a du mépris et du ressentiment, elle ne disparaît pas.

La méchanceté peut provenir d’une jalousie « maladive » faisant écho à une période de l’enfance de grandes colères, où lorsque l’enfant, avant d’apprendre à partager, se voit contraint au partage (de ses jouets et/ou ses parents) et devient colérique dès qu’il a un sentiment de perte ou d’abandon.

Face à son impuissance à se faire entendre, il en veut à ceux qui, pour lui, le privent de ses « biens », incluant dans sa colère, ses concurrents envers lesquels il a une grande animosité qu’il exprime dès la moindre occasion en faisant preuve de méchanceté parfois.

La jalousie est un sentiment naturel chez l’enfant, qui s’estompe lorsqu’il apprend à partager. Mais s’il ressent de l’injustice, ou une mise à l’écart à la faveur d’un autre, ce sentiment se renforce et reste bien présent, générant une profonde blessure.

Par la suite, lors de re/stimulations, les personnes sous emprise de jalousie, peuvent faire preuve d’une grande méchanceté à la hauteur de leurs « souffrances », « aveuglées » par la colère qui les anime. Il y a alors comme une satisfaction ou certaine jouissance à la souffrance d’autrui qui leur est procurée, en l’absence de remords

Lorsque l’on est sous son emprise, la colère n’est pas « bonne conseillère, car elle met souvent « hors de soi ».

Bien des mots peuvent être « lancés » de manière spontanée, qui peuvent « blesser » celui ou celle contre qui la colère est projetée. Elle peut certes « soulager » la personne qui se « défoule », mais la colère engendre plus de mal, car il est des paroles « blessantes » qui s’incrustent parfois à vie. De plus, elle peut « toucher » quiconque contrarie, ou qui se trouve sur le « chemin », au « mauvais » moment, ou « mauvais » endroit.

Souvent, une discussion animée peut faire monter la colère. Nous pouvons alors nous interroger à quelle(s) émotion(s) personnelle(s) nous obéissons. Que se cache t-il derrière ces réactions ? A quoi cela nous renvoie-il ? Que nous livre l’inconscient ? De la même manière que nous acceptons avec joie ce qui nous flatte, pourquoi est-ce si difficile d’accepter ce qui nous dérange? Tout ce qui nous est désagréable nous l’évitons, le critiquons ou le nions. Mais, ce qui vient nous « titiller », n’est-ce pas quelque chose en nous que nous refusons de voir, d’entendre et/ou comprendre, au point de faire des projections sur l’autre et de l’en rendre responsable ?

Il ne faut jamais sous-estimer , les répercutions de nos actes, de nos paroles et de nos pensées, car à toute action, il y a une réaction à la hauteur de ce que nous avons semé.

Aristote disait à propos de la colère : « n’importe qui peut se mettre en colère, c’est facile, mais se mettre en colère avec la bonne personne, au bon degré, au bon moment, pour la bonne raison et de la bonne façon, cela n’est pas facile ».

La passion « possède » l’âme, car comme on peut aimer et faire le bien, sous l’emprise de la colère, on peut haïr et réagir au mal par le mal.

Il ne peut y avoir de passion sans amour par le « bien », ou haine par le « mal ». La vengeance est une manière de « Se » faire justice, ou de la rétablir. L’offense « demande » alors punition en réparation au mal, ou à l’injure subie.

Il faut distinguer la colère de la haine, car si la haine se « nourrit » du mal, la colère répond à une émotion de contrariété, d’indignation ou d’orgueil, à travers laquelle on se laisse emporter sans réfléchir. Les principales raisons à la colère sont, le dédain, la vexation et l’outrage. Elle peut donner aussi lieu à des débordements et mener à la vengeance face au mépris, et/ou pour protéger une réputation lorsque la dignité a été atteinte.

La colère est parfois un « cri » du cœur lorsqu’elle s’exprime sous l’influence de la compassion. Elle s’insurge face à la misère, sur toutes les formes de privation ou vexation, d’atteinte à la liberté, d’abus et d’injustice, et aussi sur tout ce qui touche aux valeurs morales et droits élémentaires. On peut en arriver à ressentir une colère profonde face à la maltraitance ou le rejet lié à un handicap par exemple et lutter fermement et parfois même violemment, pour défendre des droits.

La haine envers une communauté peut être raciale, elle est souvent entretenue et perpétrée de génération en génération. Sous l’emprise de la fureur et par esprit de vengeance, elle peut vite se propager et soulever des foules.

« Celui qui conclut qu'il doit riposter, s'emporte aussitôt contre son adversaire » Aristote

Le soulèvement de foule provient de peurs, un état de panique et de révolte se fait sentir et il peut y avoir des débordements de haine et de colère, engendrant de la violence.

Il n’y a rien de pire que de se conformer ou de s’identifier à une idéologie, car cela sous-entend l’adhésion pleine et entière des idées qui circulent au sein du groupe auquel on appartient. Suivre la doctrine menée souvent par un leader, devient alors un devoir.

Sénèque en son temps avait décrit avec justesse la nature de l’homme.

« La colère est-elle selon la nature ?Voyez seulement l'homme : le plus doux des êtres, tant qu'il reste fidèle à son caractère ; et voyez la colère, cette passion si cruelle. Quoi de plus aimant que l'homme envers autrui ? Quoi de plus haineux que la colère ? L'homme est fait pour assister l'homme ; la colère pour l'exterminer. Il cherche la société de ses semblables, elle cherche l'isolement ; il veut être utile, elle ne veut que nuire ; il vole au secours même d'inconnus, elle s'en prend aux amis les plus chers. L'homme est prêt même à s'immoler pour autrui : la colère se jettera dans l'abîme, pourvu qu'elle y entraîne autrui » (Sénèque, De la colère, livre I, ch.5).

Il n'y a pas de « mauvaises » personnes, il n'y a que des « mauvais » comportements.

Il peut arriver que l’on rencontre des êtres en proie à la haine et l’agressivité, au lieu de les « condamner », n’avons-nous pas à les considérer comme des malades ayant besoin d’aide?

Je comprends qu’il est parfois très difficile d’éprouver de la compassion pour ceux qui cherchent à nous nuire, mais nous devons les dissocier de leurs actes, comme il convient de distinguer le malade de la maladie, car la méchanceté est une conséquence de leur mal-être.

La nature humaine n’est pas de se battre, elle est de « s’enrichir » au contact des autres ! Être en opposition, c’est être en réaction et cela contribue à alimenter ce pourquoi on s’oppose. Face à l’intolérance par exemple, notre réaction est souvent intolérante aussi.

Des études ont démontré qu’en évoluant dans un environnement favorable et avec une volonté de s’en sortir, une grande majorité de délinquants sortent de ce schéma in-sécuritaire et destructeur, en découvrant entre-autres, des sources de satisfaction, comme l’estime, la reconnaissance, la considération, la confiance, …, qu’autrui leur porte.

C’est inouï ce que la bienveillance peut produire comme bien, ou mieux-être. La bonté est contagieuse!

Un individu qui bénéficie de cette bienveillance a lui aussi, dans la plupart des cas, envie de faire du bien autour de lui. Cette « contagion » se perçoit dans la serviabilité entre individus ne se connaissant pas. Si on a bénéficié de cette attention, il n’est pas rare de tenir soi-même la porte d’un magasin pour que les personnes suivantes puissent rentrer sans avoir à l’ouvrir, ou de laisser sa place assise dans les bus…

La part d’humanité qui sommeille en chacun de nous, peut à tout moment s’exprimer, si nous avons de « bons » référents grâce auxquels on peut s’inspirer.

Ces deux textes de Kant et d’Albert Jacquard évoquent l’éducation :

"L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce que l'éducation fait de lui. Il faut bien remarquer que l'homme n'est éduqué que par des hommes et par des hommes qui ont également été éduqués. C'est pourquoi le manque de discipline et d'instruction (que l'on remarque) chez quelques hommes fait de ceux-ci de mauvais éducateurs pour les élèves. Si seulement un être d'une nature supérieure se chargeait de notre éducation, on verrait alors ce que l’on peut faire de l’homme.

Mais comme l'éducation d'une part ne fait qu'apprendre certaines choses aux hommes et d'autre part ne fait que développer en eux certaines qualités, il est impossible de savoir jusqu'où vont les dispositions naturelles de l'homme. Si du moins avec l'appui des grands de ce monde et réunissant les forces de beaucoup d'hommes on faisait une expérience, cela nous donnerait déjà beaucoup de lumières pour savoir jusqu'où il est possible que l'homme s'avance?" Kant

« Éduquer, c'est apporter du contenu à ces liens, c'est créer des réciprocités, c'est proposer à chacun d'être l'un des dépositaires du trésor collectif, d'être de ceux qui l'enrichiront, d'être aussi face à la génération suivante, un passeur de témoin ». Mon utopie [ Albert Jacquard ]

Albert Jacquard, rebâtir une société humaine sans compétition .

https://www.youtube.com/watch?v=tjHx9IMtgiY

Pour être dans un état dénué de ressentiment et de haine, il est préférable de « cultiver » les émotions qui nous ouvrent à la joie et renforcent notre lucidité sur la réalité. De plus, elles ont pour effet d’élargir notre champ de conscience et notre univers intellectuel et affectif, mais aussi, de favoriser des comportements altruistes, accueillants et réceptifs. En laissant nos émotions nous perturber, nous ne pouvons voir la réalité telle qu’elle est et ne sommes pas objectifs.

Nous pouvons à tout moment nous sentir exactement comme nous avons envie de nous sentir car nous sommes la source de toutes nos émotions, c’est nous qui les créons. Lorsqu’elles nous submergent, il est donc préférable de chercher à comprendre ce qui se cache derrière et d’apprendre à trouver la signification objective de ce que nous croyons être une émotion négative.

Pour récolter les bienfaits de nos émotions, imaginons qu’elles fleurissent notre jardin. Pour nous assurer une récolte abondante, n’avons-nous pas à semer des graines d’amour, d’affection, d’amitié plutôt que des graines de colère, de déception, d’opposition et de peur ? Les émotions qui nous font souffrir, ne sont-elles pas comme des « mauvaises » herbes qui envahissent notre jardin ?

Merci pour l’intérêt que vous avez porté à cet article.

Bien à vous

Geneviève

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Published by Geneviève MARTIN BOISSY - dans articles
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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