Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 17:22

Ce que disent nos gestes!


http://www.dailymotion.com/video/xapc5p_les-gestes-vous-trahissent_lifestyle

 

On estime que seul 20% de la communication passe par les mots et donc plus de 80% est non-verbale et s’exprime en grande partie par notre gestuelle, c’est dire l’impact  qu’elle a dans notre communication et relation aux autres.

 

Tenir un stylo dans les mains lorsque l’on parle, suçoter un objet,  passer souvent la main dans les cheveux ou se les tortiller, croiser les jambes, se toucher l’oreille ou la bouche…, cela paraît anodin mais chacun de nos gestes traduit nos pensées les plus secrètes, ils sont l’expression d’un langage inconscient.

 

Notre corps « parle », il en dit long sur ce qui nous habite et le révèle au travers de notre gestuelle et mimiques : tics, bâillements, respiration, position des membres, port de tête, façon de se tenir, poignée de main, regard fuyant, mais aussi, hésitations silences, intonation de voix, débit de parole, lapsus etc. Autant de signaux dictés par notre inconscient qui peuvent être décryptés. Nos gestes viennent donc confirmer ou infirmer ce qui est dit. Ils expriment nos ressentis, nos désirs, nos frustrations et trahissent ce que l’on cache. Bref ils nous dévoilent !!!

 

Notre langage corporel nous « traduit » à notre insu et même si l’on fait l’effort de ne rien laisser paraître, cela se perçoit car nous ne sommes plus naturel!

Par conséquent nos gestes nous trahissent parcequ’ils ne sont pas en accord avec nos mots, se sont des ruptures de cohérences que l’on peut parfois rencontrer chez les politiques qui ne croient pas au  discours qu’ils tiennent.

 

Dans le cadre de la relation d’aide

 

Le décryptage de la gestuelle permet d’aider les personnes qui consultent à aller plus loin dans leur introspection, car chaque pensée ou émotion s’exprime par une expression inconsciente au travers de, mimiques, crispations du visage ou autres. Cette communication interne est révélée par l’inconscient, et cela demande d’être bien présent à ce qui se passe pour la décrypter.

Si par exemple ce qui est abordé par la personne lui devient dérangeant ou douloureux, elle peut tout d’un coup sans en avoir conscience, adopter une position de fermeture tout en continuant de parler. Son désir de ne pas aller plus loin s’exprime à travers la position de ses membres fermés. En ayant prêté attention à sa position de fermeture, c’est au thérapeute de l’aider à s’ouvrir en confiance.

 

Chacun de nous peut avec un minimum d’attention, remarquer ce qu’exprime le corps de l’autre. Les gestes les plus anodins traduisent sa pensée et ses émotions, tout absolument tout de son attitude, nous renseigne sur ce qui l’habite. Un sur-stress, une anxiété, une peur, une timidité, une dévalorisation, des émotions…, s’expriment  à tout instant. Tout est « dit » et rien n’échappe!

 

Nous avons tous  des gestes rituels des manies, pas vraiment conscients, qui n’ont l’air de rien et qui en disent long sur notre personnalité. Ils font partie de notre quotidien et se traduisent dans notre manière d’être : la façon de dormir, de nous lever le matin, de saluer, de déjeuner, de nous laver …

 
Notre apparence générale

 

Elle représente l’image que l’on donne et révèle des informations à notre sujet, dans la manière de se vêtir, de se coiffer, de se maquiller etc., autant de signaux qui viennent s’ajouter au langage corporel. Autant dire que lorsque l’on cherche à intéresser un recruteur mieux vaut en être conscient, car certains n’hésitent pas à nous mettre à l’épreuve.

  

Les mains sont le prolongement de notre discours

 

Nos mains en disent long sur nous, car elles ne sont pas seulement le prolongement de la parole, elles révèlent aussi notre état d’être en fonction de leur positionnement. Elles agissent spontanément et involontairement pour appuyer le discours ou traduire par exemple, l’ennui, la nervosité, l’intérêt ou désintérêt sur ce qui est dit par son interlocuteur…

Il est possible d’apprendre à se servir de ses mains et à corriger certains « défauts », c’est ce que l’on enseigne en communication et aux comédiens qui jouent au théâtre. 

 

Le regard

 

Le regard, c’est le miroir de l’âme ! C’est une source d’informations, notamment pour connaître le mode de communication de son interlocuteur. C’est ce que l’on apprend en P.N.L (programmation neurolinguistique). Juste en posant quelques questions ciblées, cela nous renseigne si la personne est plutôt visuelle, ou à tendance auditive ou kinesthésique.

Pour les visuels, le regard se porte souvent vers le haut, pour les visuels à tendance auditive, c’est un regard de face ou sur le coté, pour les visuels à tendance kinesthésique, le regard se porte plutôt vers le bas.

Ces informations sont très utiles, elles nous permettent de nous adapter à leur mode de communication. Par exemple pour une personne visuelle à tendance kinesthésique, on adaptera le langage en incluant des mots qui font appel au toucher, au contact, aux sensations… 

Le regard fuyant, peut dénoter une personne qui ne se sent pas à l’aise, le regard baissé qui se dévalorise ou est soumise.

 

L’expression du visage

 

Nos rides témoignent de nos émotions : joie tristesse, peur…, et nos  mimiques expriment ce qui se passe en nous, comme le froncement des sourcils ou du front, qui peut traduire une perplexité, la moue un désaccord

 

Les postures

 

Dans les postures on peut noter la distance sociale qui est d’environ deux longueurs de bras, qui est une distance de sécurité que nous mettons pour se protéger. La distance affective est plus rapprochée, elle est d’environ une longueur de bras ou moins, on autorise l’autre à entrer dans notre sphère intime.  Nos postures sont le reflet de nos sentiments, de notre disponibilité, de nos points de vue, de notre position sociale, ou intime…

 

Nos gestes en disent donc long sur notre personnalité.

 

http://www.youtube.com/watch?v=ABzOKJsErhw&feature=related

 

Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

 

 

 

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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 13:28

Une toute petite journée pour vivre le moment présent!

 

http://www.youtube.com/watch?v=W9o3J5oYxa4&feature=relmfu

 

 

Durant une toute petite journée pourquoi ne pas décider de faire le choix de vivre le moment présent en nous ouvrant en confiance à la vie.


Nous pouvons décider de nous rendre cette journée agréable ou du moins qu’elle ne nous soit pas désagréable. Malgré les vicissitudes et  « tourbillon » de la vie, c’est possible par des actions simples et propres à chacun.

Nous pouvons par exemple accueillir ce qui vient à nous, sans se laisser « prendre en otage » par des émotions et décider de ne pas se laisser affecter, ni submerger pas elles.

Si nous n’avons pas le pouvoir de changer les autres ou les évènements, nous avons le pouvoir de changer notre regard sur ce qui nous entoure. Il n’est rien qui ne soit insurmontable ! Tout ne résulte t-il pas dans la manière de prendre les choses ?

 

Et si nous essayions d’accueillir simplement ce qui vient à nous, au lieu de résister ou de nous « battre » !

 

Durant cette journée, nous pouvons nous appliquer à relativiser et à offrir le meilleur de nous-mêmes, en nous montrant par exemple, agréable, prévenant, compréhensif… sans attendre  que cela vienne de l’autre ou de recevoir en retour.

 

Vivre le moment présent  c’est être là bien présent  à ce qui se passe autour de nous et en nous, car bien souvent nous laissons notre pensée vagabonder entre le passé et le futur ce qui vient parasiter ce moment. Le vivre pleinement, c’est savourer chaque instant, c’est aussi accepter « l’inconnu » venir à nous en toute confiance et avoir la foi d’y faire face si nécessaire.


Pour pouvoir vivre pleinement et intensément le moment présent, imaginons que ce jour est le dernier, sans aucun lendemain. Décidons de laisser nos sens nous faire découvrir ou re-découvrir des sensations, en nous émerveillant de petites choses que notre regard croise.  Soyons en « communion » et connectés avec notre environnement en pleine conscience de ce qui se passe, en prenant le temps de savourer chaque instant qui passe.

 

Décidons d’être acteur et non, spectateur de notre vie, d’agir plutôt que subir. Focaliser notre esprit ailleurs dans le but se « s’évader » de nos problèmes, ne règle rien bien au contraire. Fuir les événements ne fait-il pas que les renforcer ?

Vivre dans l’anxiété en anticipant d’éventuels problèmes, n’est-ce pas voler un peu de sa liberté ? A quoi sert de ruminer le passé, si ce n’est qu’a nous mettre en souffrance ?

 

Vivre le moment présent, c’est aussi poser des actions et faire des choix en conscience de leurs répercussions sur l’avenir.

C’est aussi « lâcher » des attentes, des déceptions, des colères, des rancunes… qui nous empêchent de laisser parler notre cœur.

Ce qui nous affecte venant du monde extérieur, n’est-ce pas parce qu’il y a une résonance à l’intérieur de nous-même ?

 

Soyons comme des enfants ouverts à ce qui vient sans se poser de question, leur innocence les préserves de l’inquiétude pour l’avenir.

 

 A force de regarder la lune, peut-on encore voir les étoiles briller?

 

Bien à vous

 

Geneviève

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 20:05

L'amour altruiste

 

http://www.chemindevie.net/article-l-amour-inco...

 

L’amour est sans limite et c’est une énergie qui ne se tarie pas. C’est un besoin vital pour l’équilibre d’un enfant, car c’est une nourriture indispensable pour son bien-être. De plus l’amour est guérisseur, car il panse bien des plaies. Privés d’amour certains se laissent mourir ou tombent malade.

 

Nous pensons tous savoir aimer, mais lorsque l’on parle d’amour inconditionnel, avons-nous la moindre idée de ce que cela implique vraiment ?  La plupart d’entre-nous connaissent en théorie ce que cela veut dire, mais pour ce qui concerne son application, bien peu l’applique réellement en toutes circonstances.

 

Aimer tel que beaucoup d’individus l’entendent n’est qu’une illusion d’amour, de plus il est calculé, car c’est un amour exclusif narcissique ou égocentrique par besoin d’être aimé, où il a une attente de  recevoir en retour : « aime-moi, comme je t’aime », et où sont imposés ses propres désirs en exerçant un pouvoir quelconque, ou bien en utilisant les faiblesses ou le chantage affectif.

Dans un amour "possessif", l’autre est nié, il n’excite qu’en tant qu’objet. Se sont les peurs qui emprisonnent. Cet amour est conditionné par des attentes liées à un manque affectif  et/ou un formatage depuis l’enfance.

 

L’amour inconditionnel est tout autre, pour qu’il puisse s’exprimer dans la pratique, cela suppose d’avoir été pleinement réconcilié avec soi-même et nourrit d’amour.

 

Pour cela il faut au préalable comprendre et accepter tout le passé tel qu’il s’est passé sans exception; nos blessures, nos peurs, nos failles, nos erreurs et en acceptant aussi sa propre responsabilité consciente ou inconsciente en toute chose.

Il nous faut "nous" dépasser dans ce qui nous limite; lâcher nos peurs, nos doutes, nos angoisses et faire un travail de reconnaissance de nos propres valeurs pour trouver le « merveilleux » qui est en chacun de nous.

C’est un travail, qui amène peu à peu au lâcher-prise de la souffrance et nous conduit à la capacité d’aimer l’être ce que nous sommes dans sa globalité et sans limite.

Ensuite nous pouvons nous ouvrir à l’amour altruiste, un amour profond dénué d’intérêt personnel, où nous nous « oublions », pour offrir à l’autre cette formidable énergie qui amplifie nos vibrations mutuelles.

 

L’amour inconditionnel demande de cultiver le détachement et une ouverture  vers les autres.


Cela s’exprime par des aptitudes de non-jugement, d’ouverture d’esprit, d’acceptation inconditionnelle, de congruence, d’empathie, de compréhension, de compassion, de respect…

Cet amour, ni n’attache, ni n’impose une fidélité pour soi, ni n’aliène l’autre dans la relation bien au contraire, car il a une liberté totale d’exciter en dehors de soi. Ce qui prime, c’est qu’il soit surtout fidèle à lui-même, libre de faire ses propres choix et d’agir, même si pour cela il doit nous quitter pour un ailleurs. Il nous faut l’accueillir sans ressentiment et l’accepter.

 

Cet amour là ne demande rien en échange, il est offert sans condition, car il est l’essence même de ce que nous sommes. Il est rémanent, propice à l’épanouissement personnel et il ouvre à la joie. Il procure du bien-être tant à celui qui l’offre, qu’à celui qui le reçoit.


Cet amour vibre en nous et rejaillit sur toutes nos actions, notre toucher, nos paroles, nos regards, nos attitudes…, tout notre être émane cet amour  infiniment fort qui n’a rien à voir avec le besoin de donner de l’amour. Cet amour est présent en chacun de nous, parfois enfouit profondément,  il nous faut seulement le connecter pour le faire éclore.

 

Aimer c'est  laisser parler son cœur!

 

Geneviève

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 10:58

La vie n'est-elle pas une extraordinaire expérience?

 

http://www.youtube.com/watch?v=6tJV5kxKmXQ&feature=channel&list=UL

 

Cette vidéo contient un texte de Jacques Salomé que je souhaite vous faire partager, il est l’auteur de bien des ouvrages sur le développement personnel et du magnifique poème « écoute-moi ».

 

Ce que la vie m’a enseignée :

 

Elle a mis sur mon chemin bien des épreuves qui m’ont dans un premier temps anéantie, jusqu’au jour où j’en ai compris le sens. Elle m’a apprise le « courage » d’exister et m’a donnée des forces pour la vivre, j’en tire  tellement d’enseignements, parfois douloureux certes, mais combien enrichissants.

 

Elle m’a fait rencontrer des « êtres éclairés » à travers lesquels j’ai beaucoup appris.

 

Parce que j’ai perdu trop tôt un être cher, j’ai compris combien la vie était imprévisible et fragile, soumise aux aléas et qu’il est parfois trop tard pour dire « je t’aime ». Elle m’a aussi apprise qu’il ne fallait pas attendre d’être aimé pour aimer, car l’amour est « guérisseur ».

Elle m’a apprise que par fierté, bien des êtres mettent de côté leur amour ou coupent tout lien, alors qu’il suffirait d’écouter son cœur. Cela s'appelle de l'amour propre.

 

J’ai compris ce qu’était le « véritable » amour, qui n’a rien à voir avec le don d’amour par besoin d’être aimé. J’ai appris que nous faisons tous partie d’une chaîne interdépendante soumise aux lois de causes à effets et que par conséquent, tous les êtres sont aimables sans exception, même ceux qui sont causes de  souffrances. J’ai appris à les dissocier de leurs actes, car se sont aussi des victimes.

 

La vie m’a apprise à comprendre le sens profond du pardon, qui sert avant tout pour soi, pour « gaie-rire » des « blessures et se « réparer ». Parce que j’ai compris qu’il n’implique pas d’oublier, ni tout nier ou refouler, il ne décharge pas de responsabilité, ce n’est pas un acte de supériorité et cela n’implique pas non plus de se réconcilier.

 

Elle m’a apprise à remercier dans mon fort intérieur mes « miroirs », en n’ayant aucun ressentiment pour qui que ce soit, car j’ai beaucoup appris sur moi et j’apprends encore, grâce à ce qui m’est renvoyé  d’agréable et surtout de désagréable.

 

La vie m’a apprise à ne pas m’accrocher à des rêves irréalisables, ni de la rêver, mais d’agir pour faire en sorte qu’elle soit la plus douce possible, pas seulement pour mon propre intérêt, mais pour celui d’autrui aussi.

 

Elle m’a aussi mise en contact avec le manque, pour m’apprendre le contentement.

 

Elle m’a apprise à accepter ce que je ne peux changer et à changer moi-même ce que je peux, sans attendre de l’autre qu’il le fasse à ma place.

Elle m’a aussi apprise à m’accepter telle que je suis avec compassion et à « lâcher » mes attentes, préjugés et a priori,  pour accueillir l’autre comme étant l’égal à moi-même, tel qu’il est dans sa globalité.

 

Elle m’a apprise à « voir » l’essentiel en toutes choses et à les relativiser, car j’ai compris qu’en réalité rien n’est important, c’est nous qui donnons de l’importance à tout et qui jugeons en terme de bien ou mal, bon ou mauvais…

 

Elle m’a apprise l’acceptation inconditionnelle, la congruence, l’empathie, le respect et le non-jugement de valeur en levant le voile sur mon ignorance.

 

La vie m’a surtout apprise l’humilité, je sais que ce que je sais est bien peu de chose, au vu de l’immensité qu’il me reste à apprendre, mais surtout que ce qui paraît être une vérité aujourd’hui, peut s’avérer être faux demain.

 

J’apprends à lâcher-prise pour vivre pleinement le moment présent, c’est ce qui me paraît le plus difficile de tous les enseignements que pour l’instant, j’ai reçu de la vie!

 

Il n’y a pas meilleur apprentissage que la vie !

 

Bien à vous

 

Geneviève

 

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 11:15

Le renoncement pour aller vers la sagesse

 

http://www.youtube.com/watch?v=iueXe-3xaVI&feature=relmfu

 

 Le renoncement d’un point de vu philosophique, est considéré comme étant un « outil » de la sagesse, qui doit être un acte volontaire pour tendre vers plus de sérénité. La philosophie du renoncement consiste à éloigner de ce qui nous met en souffrance; pensées ou émotions perturbatrices, en les chassant par divers moyens, comme par exemple la méditation, ce peut être  aussi par des préceptes moraux ou autres. Cet état d’esprit dû au non-attachement, procurerait une sérénité et un sentiment de paix intérieure.

 

Depuis tout temps, certains hommes célèbres dans leurs écrits abordent  le renoncement, comme par exemple le poète Vietnamien Nguyen : « Le renoncement  est la racine de la joie, les passions sont les chaînes des souffrances », ou  Christian Bodin : « le renoncement est le fruit de tout apprentissage », ou encore Albert Camus : « l’œuvre d’art naît du renoncement de l’intelligence à raisonner le concret», ou  bien dans « malaise et civilisation » de Freud : « la conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions ». 

 

Selon le bouddhisme, le renoncement est un état d’esprit ou une forme de sagesse, où se cultive le lâcher-prise ayant pour effet de se sentir apaisé et en paix avec soi-même.

 

Vivre dans le confort  et l’aisance financière ne comble pas et ne garantit pas du bonheur. Cela ne résout pas tous les problèmes, ni n’épargne de la souffrance. C’est pourquoi Bouddha renonça à tout ce qu’il possédait pour s’éveiller dans la spiritualité. C’est alors qu’il découvrit les trois racines du mal que sont l’ignorance, la jalousie et la haine, causes de bien des souffrances.

 

L’enseignement du bouddhisme est basé sur la mise en évidence des notions d’impersonnalité de soi, de l’impermanence de la vie et de l’insatisfaction face au désir insatiable, qui doivent conduire au renoncement, afin d’aller vers une réalité ultime pour atteindre le Nirvana (perfectionnement de bodhisattva). Le terme de bodhisattva désigne des êtres humains ou divins, ayant atteint l'état d'éveil et qui devraient, normalement porter le nom de bouddha et être libérés à jamais  de ce qui entrave leur éveil.

Normalement, car selon l’enseignement du bouddhisme, certains « êtres d’éveil » sont des bouddhas en sursis, par compassion pour leurs semblables, ils retardent leur entrée dans le nirvana pour veiller sur les hommes, dont l'action bienfaisante se fait sentir dans le monde spirituel.

 

Contrairement à une idée reçue, Epicure utilisait le renoncement.

 

Selon lui, il y a trois sortes de désirs. Les désirs naturels nécessaires à la vie qui doivent être satisfaits, les désirs naturels et non nécessaires dont on peu se passer, mais qui peuvent être satisfaits en s’assurant qu’ils  n’engendrent aucune souffrance. Pour finir, les désirs non naturels et non nécessaires, source de contrariété que sont, les honneurs, le pouvoir, les richesses, l’ambition, la gloire, le luxe, qui ne sont jamais assouvis malgré leur satisfaction et qui de fait, engendre toujours plus de souffrance.

Epicure utilisait le renoncement de ces désirs vains, pour parvenir à la sérénité. Voici pour exemple quelques-unes de ses citations : «  celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien. », « quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ce bien inestimable qu’est la liberté ».

 

Le philosophe stoïcien Epictète qui est à l’origine de l’expression « rester stoïque  à la douleur » parle lui aussi de renoncement, voici une de ses citations : « il n’y a qu’une route vers le bonheur … c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté ». Cette philosophie encourage à la pratique d'exercices de méditation conduisant à vivre en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur envisagés comme principe du bonheur. L’absence de passions prend la forme, d'absence de souffrances.

 

Chacun peut pratiquer le renoncement à sa mesure pour aller vers une ouverture de conscience et plus de sagesse, sans pour autant l’appliquer selon les enseignements bouddhistes ou autres.

 

Ce ne doit pas être considérer comme un vecteur de frustrations, étant donné que déjà, la vie nous soumet à fluctuation, fortement alimentée par ce que la société a fondée, l’égocentrisme et la complétude narcissique. Ce doit être un choix assumé.

Ce n’est pas parce que nous renonçons par exemple à nos pulsions qu’elles ne réapparaîtront plus, car elles peuvent ressurgir à nouveau. Lorsque s’effectue une prise de conscience, nous accédons à une compréhension qui nous éveille à jamais. Par exemple si auparavant nous pratiquions la chasse pour le plaisir, cette compréhension peut nous émouvoir et nous amener à plus de compassion pour les êtres vivants, pour ne finir par ne tuer que par nécessité de se nourrir.

C’est pour tout pareil, cet éveil nous amène à respecter l’écologie dans son sens le plus large, de tous les êtres vivants et toujours, dans une recherche d’attitude juste.

 

N’est-il pas souhaitable pour chacun de renoncer aux causes des ses souffrances : jalousie, haine, désir, possession,  avidité, attachement, répulsion... , tout ce qui éloigne de l’essence même de la vie ?

 

Le désir lorsqu’il sert à alimenter l’ego peut « empoisonner » l’existence. En étant assujettis à satisfaire des désirs tournés vers l’extérieur, non seulement, nous laissons notre bien-être en dépendre, mais cela débouche inévitablement sur de la frustration, car en courrant après ce que nous n’avons pas, nous serons toujours insatisfaits.

Le désir égocentrique nous rend dépendant, ce que la société moderne contribue très largement à alimenter. Basée sur le capitalisme libéral et la société de consommation, le renoncement en serait presque impossible, voir taboue au vu de  ce qu’elle veut bien nous faire croire, prétendant répondre à tous nos besoins, elle en crée toujours plus. Dans une société du toujours plus, de la performance, du gagnant, le renoncement ne paraît pas y avoir de place.

 

Mais le désir est pervers, car même lorsqu’il est assouvi, ce n’est qu’un répit. Il peut ressurgir tôt ou tard et engendrer une dépendance qui devient alors, un asservissement et non plus, une  satisfaction. C’est pourquoi nous désirons sans cesse ce que nous n’avons pas.  De plus, si on le réprime, il y a refoulement qui  déclenche alors, un conflit intérieur.

Lorsque qu’il nous arrive d’y résister,  il nous faut déployer une telle énergie que nous sommes tout de même en souffrance.

 

Le renoncement ne sous-entend pas un manque de courage, ce n’est pas tout abandonner, quitter, cesser, ce n’est pas non plus ne plus espérer ou tout perdre, c’est savoir distinguer ce qui vaut la peine d’être conquis ou pas et de décider volontairement de renoncer à tout ce qui nuis, mais sans jamais renoncer à la liberté.

 

Il existe bien des formes d’attachement, de répulsion, de jalousie… et il est intéressant de travailler à la libération des émotions qui y sont liées, pensées et actions éprouvées jugées « négatives ». En faisant un travail sur soi dans l’observation, l’accueil, l’exploration et l’acceptation de ce qui nous habite, peu à peu, toutes les pensées quelles qu’elles soient, se dissipent ou se libèrent d'elles-mêmes.

Lorsqu’une émotion nous perturbe, en prenant le temps de l’accueillir et d’observer ce qui se passe en nous avec attention,  tout se clarifie. En faisant cette pratique à chaque émotion, la clarté devient notre compagne et notre guide. 

 

N’est-ce pas un leurre de penser que ce que nous possédons, nous le possédons réellement puisque tout est sujet au changement?

 

Ne passons-nous pas à côté de notre vie lorsque nous la passons à essayer de combler nos désirs  dans ce qui nous est agréable, qui nous « appelle » sans cesse à rechercher le plaisir ressenti, en évitant tout ce qui pourrait nous être désagréable?

Nous sommes conditionnés à la recherche d’une quête sans fin, enfermés dans un attachement qui nous rend dépendant des désirs de l’ego. On peut facilement  s’en apercevoir lorsque l’on tente de s’approprier une place que nous avions déjà occupée, comme par exemple une place autour d’une table. Nous souhaitons être assis à cette même place  et si par cas nous ne l’obtenons pas, cela nous perturbe quelque peu.  On peu noter des comportements infantiles du style : « c’est ma place ».

Ce genre de  désir  nous empêche de vivre pleinement l’instant présent. Il nous « vole » un peu de liberté, car en étant occupés à essayer d’obtenir ce que nous désirons, nous ne sommes pas présents à ce qui se passe autour de nous.

Il ne faut pas se leurrer, tant que nous laissons notre bien-être dépendre de nos désirs tournés vers l’extérieur, nous ne pouvons être heureux, car il suffit d’une tourmente pour que « tout » s’écroule !

Le désir égocentrique engendre la résistance, l’aversion engendre de la souffrance, etc..

 

Lorsque nous laissons les désirs et les espoirs dominer notre conscience, n’est-ce pas au détriment de notre paix intérieure ? 

 

Ce qui nous met en souffrance, ce ne sont pas nos expériences, mais la façon dont nous les vivons. Tant que nous sommes dans la lutte, la résistance, le combat, nous sommes assujettis à la souffrance et cela ne nous permet pas de nous ouvrir et de lâcher-prise.

Lorsqu’une pensée apparaît ( peur, colère, désir, tristesse…) nous avons le pouvoir d’exercer un contrôle sur nos réactions et ce que nous ne pouvons changer, autant l’accepter.

Tout n’est-il pas dans la manière de prendre des « choses » ?

 

Il m’arrive de faire le test du sable lors d’entretiens thérapeutiques pour les personnes trop « possessives » ou qui ont un « besoin » de tout maîtriser, de manière à ce qu’elles en prennent conscience.

Je les invite à plonger leur main dans un bac contenant du sable fin, puis à prendre une poignée et  à la garder dans leur main. En général, elles serrent leur main et s’aperçoivent que le sable s’en échappe. Lorsque je leur propose de renouveler l’expérience en gardant la main ouverte, elles se rendent compte que le sable reste au creux de la main. Elles font ensuite le lien avec ce qu’elles « serrent » dans leur vie et qui finit par leur échapper. Le fait d’ouvrir laisse une totale liberté et ne donne pas envie de partir. Il y a un proverbe qui dit : « suit là elle te fuie, fuie là elle te suit » !

 

Pour vivre psychologiquement de manière équilibrée, il nous faut parfois renoncer, car la vie nous y oblige, que ce soit à travers les êtres ou les situations.

 

Le seul moyen d’être en paix avec soi-même, c’est d’accepter de ne pouvoir se satisfaire de tout, de renoncer à nos pulsions et à notre besoin de maîtrise.

Il est impossible de tout prévoir et de tout maîtriser. En acceptant la réalité telle qu’elle se présente, nous pouvons ainsi mieux appréhender la vie dans l’accueil de tout ce qui nous arrive ; maladies,  pertes d’êtres chers, séparations…

Lorsque nous acceptons que tout, absolument tout, soit relatif et soumis à fluctuation, que rien n’est figé mais en perpétuel mouvement, notre attachement est moindre. Si l’on accepte que nous soyons soumis à la loi de causes à effets, l’accueil de ce qui nous est agréable ou désagréable quelles que soient les situations ou circonstances rencontrées, nous permet de mieux les vivre, de relativiser et peut être même, de faire des connections qui nous éveillent sur nous-mêmes.

 

Pour vivre dans la sérénité n’avons-nous pas à nous engager dans cette voie d’éveil, celle d’apprendre à renoncer à l’ignorance pour construire un avenir meilleur et renoncer à nos pulsions malsaines (haine, jalousie, possessivité… ) qui ne font qu’empoissonner la vie?

 

Cette voie ne nous ramène t-elle pas à notre état naturel?

 

Geneviève

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

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  • Je suis psychopraticienne d'orientation rogérienne,conseillère en communication et relations humaines et relaxologue. J'ai été référente et superviseur d'élèves en psycho-somatothérapie, moniteur en tenchido , relaxation
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