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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 19:41

Qui suis-je ?

 

Voici l’histoire d’une femme qui suite à un accident nécessitait assistance. Un médecin s’approcha d’elle et lui  demanda : « Madame, qui êtes-vous ? »

« Je suis la femme du préfet » Répondit-elle.

« Oui, j’entends bien que le préfet est votre mari, mais je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes l’épouse, mais qui êtes-vous ? »

« Je suis la maman du boulanger »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes la mère du boulanger, mais je ne vous demande pas de qui vous êtes la mère, mais bien qui êtes-vous ? »

« Je suis préparatrice en pharmacie »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes préparatrice en pharmacie, mais je ne vous demande pas votre métier, mais bien qui êtes-vous ? »

« Je suis membre d’une association »

 

« Oui, j’entends bien que vous êtes membre d’une association, mais vous ne répondez pas à ma question, qui êtes-vous ? »

 

 Savons-nous vraiment qui nous sommes .

 

« Qui suis-je» est une question existentielle à laquelle il n’est pas facile de répondre spontanément et précisément, car nous sommes des êtres complexes et énigmatiques pour nous-mêmes.

Cette question met en évidence une conscience d’exister « Je » et un désir d’accéder à la connaissance de soi « qui suis-je ».

« L'acte même de penser prouve notre existence ». Augustin.

 

Nous pensons que nous sommes constitués d’un corps à travers lequel s’exprime l’esprit, que nous ne sommes pas réduits juste à ce qui est résumé par notre identité civile, qui définit sommairement qui nous sommes.

Notre identité ne pourrait-elle pas être constituée aussi, par un ensemble psychologique et social ? 

Notre système de croyances, l’image que l’on a de soi, les qualités et défauts que l’on s’attribue, les désirs ou aversions, la confiance en soi ou non, les peurs, les complexes, les préjugés, l’image que l’autre a de soi et plus encore,… n’impactent t-ils pas sur  notre personnalité qui fait de chacun de nous un être unique ?

 

 

L’autre n’est-il pas le reflet de ce que nous sommes ?

 

 « Ma vérité, pour une large part, c'est l'autre qui la détient » Serge Doubrovsky

 

La découverte de soi passe en tout premier lieu dans le regard que nous porte notre mère enfant. A travers lui nous percevons « l’image » qu’elle a de nous et du monde qui l’entoure. Mais ce regard reflète t-il qui nous sommes vraiment, étant donné qu’il est le produit de sa  subjectivité?

 

La connaissance de soi ne se trouve-t-elle pas dans notre for intérieur et surtout dans l’amour? Nous avons besoin de nous sentir exister et reconnu dans le regard de l’autre, pour se « reconnaître » soi-même. Avant de pouvoir nous émanciper du regard de l’autre, nous devons savoir ce que nous représentons pour lui.

Le manque d’amour, nous place dans  le doute de notre propre existence et dans la non-reconnaissance de notre valeur. Ne pouvant  la percevoir dans le regard de l’autre, nous nous nions et/ou dévalorisons. Comment savoir qui nous sommes, sans s’être senti aimé?

 

S’aimer soi tel que l’on est, est une forme de reconnaissance qui fait que l’on se sent exister sans dépendre du regard de l’autre.  Nos relations personnelles sont des miroirs qui  reflètent, ce que nous percevons de nous-mêmes et ce que nous représentons à « leurs yeux », qui peuvent être parasité par le jeu de l’ego. Il est souhaitable  d’accueillir ce regard que l’autre nous porte avec la « distance » nécessaire, de manière à se dissocier de ce qu’il pense de nous. Car ce qu’il pense, est passé par différents filtres et n’est donc pas objectif. De même que, ce que nous percevons de nous dans ce regard est parfois déformé par nos propres ressentis. L’amour sans asservissement de l’ego  est libérateur, car on peut se distinguer dans le rapport que l’on entretient avec soi et autrui sans « voile », ni « fioritures ».

 

 

Qui nous sommes serait-il déjà prédéfini à la naissance ?

 

Selon Jean-Paul Sartre, l'homme se définit par ses actes, il est dès sa naissance un projet en devenir.

 

Sommes-nous le projet de notre généalogie? A travers notre naissance (« naît » le « sens »… ), n’aurait-on pas l’injonction de régler, guérir, réparer des conflits nonréglés par elle? 

 

Avons-nous conscience que nous sommes conditionnés par cette mémoire qui appartient au passé ? Ce conditionnement relève d’une série de souvenirs qui font notre « savoir ». 

Notre mémoire, à la façon d’un ordinateur, a stocké une multitude de souvenirs agréables et désagréables, fait de tristesse, de joie, de douleur, de souffrance, de peur, d’angoisse,… Ainsi, l’éducation qui nous a été donnée, la personnalité de nos parents, leurs valeurs, leurs croyances, leur perception du monde qui les entoure, mais aussi, leurs ressentis intériorisés, leurs blessures, ainsi que leurs conflits et les non-dits…, n’auraient-ils pas une influence sur  notre personnalité et sur nos identifications ?

 

Nous sommes attachés sans nous en rendre compte, à nos identifications ( notre corps, notre monde émotionnel, notre « Moi », notre « Ego », notre   « Je »,… )

Tout un « jeu » d’identifications dont nous n’avons pas toujours conscience, comme l’identification à un métier: « Je suis …. », alors que nous pourrions tout aussi bien dire «  Je fais tel métier ».

Aussi, lorsque que nous choisissons d’exercer un métier en particulier, est-ce vraiment un choix émanant de notre libre arbitre, ou n’est-il pas inconsciemment orienté pour venir en « réparation », ou « compensation » à des blessures et frustrations familiales, ou encore en réponse à une projection d’un désir parental ?

 

De même que l’identification à une patrie, une religion, un groupe… (mon pays, ma religion, mon groupe), ne peut-il pas créer une confusion concernant notre véritable identité ? N’est- il pas souhaitable de se distinguer de cette identification ?

 

Pour y voir clair, ne nous faut-il pas prendre conscience que nous sommes identifiés à ce conditionnement? Suis-je « ma mémoire », « mon expérience » (éducation, culture, traditions, environnement, religion, superstitions, croyances, savoirs...)?

Si nous sommes conscients que le savoir conditionne le cerveau, alors nous sommes conscients que la structure du psychisme repose sur le savoir.

 

 

Nous pouvons plus ou moins définir ce que nous sommes, mais qui nous sommes est très confus.

 

Parfois j’entends dire, il faut devenir soi-même, mais qu’est-ce que cela veut dire? Il me semble que quels que soient nos états, nous le sommes et à tous les instants de notre vie. Comment pourrions-nous être autre, que ce que nous sommes?

 

Selon Nietzsche, nous sommes les créateurs de deux représentations de nous-mêmes. Ce que nous sommes et ce que nous voudrions être, que nous nous attachons à faire pour l’atteindre, qui n’est qu’illusion puisque selon lui, nous le sommes déjà. « Devient ce que tu es », nous dit-il. Parfois nous nous étonnons nous-mêmes en découvrant un aspect de soi que nous n’avions pas imaginé avoir: « Je » n'aurais jamais imaginé cela de « moi ».

 

« Je suis donc je pense » de Descartes, induit que c’est par la pensée que nous existons. Nos pensées peuvent-elles vraiment nous définir en sachant que notre mental n’est qu’un ensemble de concepts?

Comment peut-on répondre avec certitude à cette question « qui suis-je », alors que nous sommes pleins de contradictions ?

 

 

Sommes-nous la personne que nous croyons être lorsque nous disons « je »?

 

Le « Je » nous représente et nous distingue d’autrui en tant que personne. Mais à travers lui, est-ce vraiment  nous-mêmes qui nous exprimons, ou notre conditionnement, c’est à dire ce que nous avons reçu venant de l’héritage familial et sociétal (croyances, valeurs, culture…)?

 

Lorsque je dis « Je suis », ne suis-je pas dans l’illusion de ce que je crois être? Il y a ce que je dis que « Je »  suis et ce que mon inconscient décide, qui livre parfois tout autre chose à travers les lapsus,  actes manqués,… Ne dit-on pas qu’il est le protagoniste de notre devenir ?

Qui nous sommes, ne serait-il pas déjà inscrit dans cette instance qu’est l’inconscient bien avant naissance « nait-sens » ? Selon la théorie freudienne, le « Moi » est une des instances qui constitue la personnalité construite à partir d’expériences vécues, identifications et ressentis.

 

Selon Rimbaud, « Je » est un autre ! Serait-ce possible que « je » sois un autre? N’y a t-il pas confusion concernant le « Je » et le « Moi » puisque quel que soit ce que nous sommes, nous sommes ? Je suis « Moi » et donc en conscience de ce que je suis.

Cette conscience de moi me permet de me désigner : « je » suis, me fait dire que j’ai conscience de « moi ». Je serais donc à la fois SUJET et OBJET.

Le « Je » serait-il mon esprit ou mon âme, qui peut faire que je peux avoir un certain recul pour accéder à la connaissance de  « Moi » ? Lorsque « Je » pense, c’est bien « Moi » qui pense!

 

Il peut arriver que « Je » sois hors de « Moi », que « Je » ne me reconnaisse plus lorsque « Je » suis en colère, ou encore que « Je » sois tellement absorbée par quelque chose qui « Me » passionne que « Je » m’oublie, ou encore que « Je » m’échappe dans mes pensées, que « Je » refoule au fond de « Moi »…

 

Pour Lacan, il est important de distinguer un « Je » qui s'exprime, d'un « Moi » qui est la chose qui s'exprime.

Nous sommes dans une dualité constante entre « Je »  et « Moi » lorsque l'ego se l'approprie, qui crée notre confusion concernant notre quête d’identité car, pendant que notre mental se joue de nous, nous ne voyons pas qui nous sommes réellement.

En étant unifiés à ce que nous faisons, cela peut nous permettre d’accéder à la connaissance de soi. Si « Je » mange, « Je » mange ! « Je » ne pense pas à ce que « Je» mange, ni comment « Je » mange. Il en est de même pour tout ce que nous faisons. Le mental peut parfois nous leurrer par des pensées qui nous éloignent de nous-mêmes. En pensant: « Je » vais faire ceci ou cela », nous ne sommes plus dans la réalité. Le mental nous place alors dans l’illusion de l’acte.

 

 

Et si notre système de pensées était erroné ?

 

« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit » Gandhi. 

 

Dans sa conférence de Milan sur la puissance des sentiments, voici ce que le scientifique Gregg Braden dit à propos de l’univers selon la physique quantique. L’univers est un champ holographique appelé matrice et chacun de nous, sommes holographiques à l’intérieur de ce champ! Etonnant, non !

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=65cizkTTRig

 

Voici un extrait  de cette conférence: « Max Planck, père de la théorie quantique a déclaré en 1944 :  ce qui constitue la matière de notre monde n’existe pas de la manière dont nous la concevons. Il précise que ce que nous pensons être de la matière, provient et existe en fait, seulement en vertu d’une force. Selon lui, il y a une force au-delà, qui soutient toute la structure de la matière ensemble dans nos corps, en notre monde. Il dit que nous devons assumer que derrière cette force se situe une conscience, un esprit intelligent qu’il définit comme étant la matrice de toute la matière. Il y a une énergie, un champ énergétique qui soutient toute la structure de la matière ensemble, que ceci n’est pas « stable ou dur » et  que nous ne sommes pas « solides ou denses ».

La croyance est le code qui  traduit à la réalité physique, cette énergie. Elle traduit les possibilités de ce champ dans notre réalité. A l’intérieur de ce champ, de cette « soupe quantique »,  existent toutes les possibilités, dans les possibilités des quantums.

 

Nous sommes déjà ce que nous imaginons, nous sommes déjà guéris, la paix dans le monde est déjà concrète, la joie est déjà partout. Avec nos pensées et notre imagination, nous accédons à ces possibilités. Nous imaginons la guérison, la paix, l’abondance et de bonnes relations avec les autres, c’est comme cela que nous fixons la réalité physique.

Avec notre cœur nous créons une émotion qui, jumelée avec notre pensée, crée ce que nous voulons voir se réaliser… ».

 

Nous sommes déjà ce que nous imaginons, rejoint la pensée de Bouddha : « Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées ».

 

Cette théorie « bouscule » quelque peu la « vision » que l’on a sur le monde. Et si chacun d’entre-nous formions un tout et ne serions qu’une expérience au sein de laquelle, la vie et la mort  ne seraient pas telles que nous les concevons!

L’image que l’on a sur le monde serait-elle alors qu’« illusion » ? Ce que nous nommons comme étant l’esprit qui « nous  habite », pourrait-il être ce champ qui serait non pas à l’intérieur de notre corps, mais à l’extérieur , nous enveloppant les uns les autres?

 

« Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort. » Gandhi

 http://www.youtube.com/watch?v=GvWdvB6w_j4

Selon la théorie quantique, c'est à travers nos sens que nous voyons le monde extérieur, qui n'est en fait qu'un champ électrique envoyé à notre cerveau.

http://www.youtube.com/watch?v=jcsVlAw-VVs&feature=related


Geneviève

SUPERVISION - http://viadeo.com/s/dgQ33

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

http://www.laparenthese.chezvotrehote.fr

 

 

 

 

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Published by Geneviève - dans Refexion et articles
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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