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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 21:23

Un père absent

 

http://www.youtube.com/watch?v=6Jzoeay9oWc&feature=related

   Si seulement je pouvais lui manquer de Calogéro

 

Le rôle, la place et l'image du père


Au sein d’une famille, le père est censé représenter l’autorité et il doit pourvoir aux besoins de la famille. Il occupe une place «  essentielle » à l’épanouissement d’un enfant et il a par conséquent, un rôle prépondérant dans la formation de sa personnalité.

Un déséquilibre des rôles entre les deux  parents peut créer des perturbations dans les repères. Ce peut être le cas lors de parents dit inversés (mère autoritaire, père « poule »), ayant pour conséquence de créer une confusion dans l’esprit d’un enfant. Une carence d’autorité peut être liée à l’attitude parfois castratrice ou abusive de la mère  à l’encontre du père, ce qui n’exclue pas l’amour paternel.

Mais pour pouvoir agir en père, ne faut-il pas avoir  reçu cette image d’un père?

 

Lors de séparation, il n’est pas rare que l’enfant face l’objet de dispute entre les deux parents qui se déchirent pour en avoir la garde. Il est alors souvent « manipulé » pour répondre aux désirs ou aux manques de l’un et/ou de l’autre et parfois même, prit en otage pour la plus grande satisfaction de leur ego. Comment peut-il sortir indemne face à ce chantage affectif exercé sur lui, dans le but qu’il fasse un choix entre l’un ou l’autre de ses parents ? N’est-il pas bafoué dans ses droits ?

 

Il est fréquent que les pères plus que les mères, soient absents ou peu présents sans la vie affective de leurs enfants. Ils n’ont sans doute pas conscience de la souffrance occasionnée par leur absence.

 

Une des raisons de cet éloignement vient du fait que pour certains pères, la  rupture qu’impose un divorce leur est tellement douloureuse, qu’ils s’enfoncent dans un état dépressif ou alcoolique, ou mettre de la distance pour moins souffrir. De fait, centrés sur leur souffrance, ils n’ont pas conscience de ce qu’implique la responsabilité de père et « décrochent » de leur rôle.

Il y a aussi le fait que bien souvent les enfants sont confiés à la mère, ce qui laisse peu d’initiative aux pères dans l’éducation de leurs enfants.

 

Mais il y a une toute autre raison pour laquelle il y a absence du père, lorsque sur décision de justice pour non-paiement de pension alimentaire par exemple, ils ont interdiction de voir leurs enfants.  Une aberration du système selon moi, car dans ce cas, ce n’est pas seulement le père que l’on prive de ses droits, mais les enfants aussi sont privés des leurs.

 

Parfois l’erreur est faite de retirer les enfants à des parents pour les placer en institution, pour cause de précarité financière ou autre. Comment dans ces conditions les parents peuvent-ils jouer leur rôle ? Comment, avant de prendre une telle décision, ne pas imaginer la  souffrance endurée par les enfants liée à la séparation ? 

 

Mais il ne faut pas négliger non plus, certains pères qui  même présents, sont « absents », pour de multiples raisons ; immaturité, manque de désir d’enfant, refus des responsabilités, manque d’affirmation au sein du couple,  manque d’autorité…

 

Quelle place est faite au père, absent ou pas ?

 

Le regard que la mère porte sur le père a une influence considérable sur le devenir de l’enfant. La  manière dont elle en parle, dont elle vit sa relation au sein du couple, de la place qu’elle réserve au père dans l’éducation des enfants, si dans une situation de séparation et elle s’en accommode, etc., tout ceci n’est pas sans conséquence dans la vie d’un enfant.

Si le père est nié par la mère, c’est une partie de l’enfant qui est niée aussi, si le père est dévalorisé, l’enfant l’est aussi dans son intériorité. Difficile pour lui alors, d’affronter l’existence sans re-pères masculins, d’autant que cette absence n’et pas liée à la mort physique du père, mais à sa disparition dans  son univers affectif, qui peut perturber son développement psychoaffectif. 

 

Le père joue un rôle important car il n’est pas seulement un géniteur.

 

Il est l’essence même dont l’enfant a besoin, pour être reconnu à travers le nom qu’il lui donne car ainsi, il l’inscrit dans une filiation et tout un héritage généalogique.  Sans compter qu’il a un rôle protecteur, mais il doit aussi représenter la « loi » pour lui imposer des limites, pour cela il doit faire preuve d’autorité juste. Il se doit de lui inculquer des valeurs morales qu’il doit faire respecter  et montrer qu’il est un homme digne et responsable.

 

Lorsque l’enfant naît  en dehors du désir pour combler un manque.

 

C’est un véritable paradoxe alors que la science donne l’opportunité par la procréation médicale assistée à des couples infertiles d’être comblés dans leur désir d’être parents, trop d’enfants naissent biologiquement en l’absence de désir pour lui-même, il devient l’objet de satisfaction narcissique. 

 

Pour une petite fille la relation père/fille est très importante pour son développement, cela ne sous-entend pas que pour le garçon il n’en soit pas ainsi aussi.

 

Pour un garçon, c’est surtout lors de l’adolescence que la relation père/fils est importante, tout comme la relation mère/fille à la même période.

Pour la petite fille, après avoir fusionnée avec la mère, le lien avec le père  est « structurant » pour la femme et la mère qu’elle deviendra, car à travers lui, c’est tout un univers qu’elle découvre, la relation à l’homme et de son  fonctionnement en tant que père et homme.

Elle apprend beaucoup en regardant sa mère dans son rôle de femme et de mère, Elle y découvre tout un « jeux » masculin/féminin,  fait de séduction, de limites, d’émotions, de force, d’autorité, de confrontation, d’affirmation des désirs… Tout un panel qui lui permet d’affirmer sa personnalité dans les relations sociales et/ou affectives.

 

La carence d’un père est un manque de « re-père » pour la petite fille et cela peut avoir pour conséquence un manque affectif qu’il lui sera difficile de combler une fois devenue adulte, car elle peut être en demande et « souffrir » d’une dépendante affective et d’une difficulté à aller vers l’autonomie.

Il se peut aussi qu’à travers ses relations amoureuses, elle soit inconsciemment en recherche de ce père qu’elle aura « idéalisé », ce qui lui promet bien des frustrations concernant ses attentes dans son couple. La déception engendrée sera probablement facteur d’échec avec tout ce que cela suppose (culpabilité, manque de confiance en soi ou d’estime, manque de confiance ou d’estime en l’homme…).

 

Dans chacune des femmes qui ont été privées de père, « pleure » l’enfant qu’elles étaient et qui s’exprime dans leur peine.

Voici un poème en partage que j’ai écris il y a plusieurs années.

 

 

Sans père

 

Fillette, un drame a bouleversé ma vie,

Une rupture subite, d’un goût amer.

Privée de père, tant bien que mal, j’ai grandi.

Les yeux de ma mère étaient mes seuls repères.

Je mettais en sourdine tout mon ressenti.

Comment me structurer dans cette atmosphère ?

Reniée et rejetée, je me suis sentie.

 

Moi, je n’ai pas choisi, de quitter mon père.

Je l’idolâtrais, c’était l’homme de ma vie,

Mon rayon de soleil et ma lumière.

Chaque soir, il venait me border dans mon lit,

Mais entre ma mère et lui, c’était la guerre.

Pourquoi ne m’a t-il plus donné signe de vie ?

 

Longtemps mes sanglots, il me fallait les taire.

Mon papa me manquait, je me sentais trahie.

Mes pleurs pour qu’il vienne, ne pouvaient y faire,

Je hurlais ma douleur, mais ça n'a pas suffit.

Il n’était plus là, pour mes anniversaires,

J’ai gardé mes blessures, je n’ai pas « gaie rit »,

C’est comme ci cela c’était passé hier.

 

Ma peine est toujours là, mon cœur en est meurtri,

Je voudrais tellement, dans ses bras qu’il me serre.

 

J'ai toujours six ans et suis restée dans l’oubli !

 

Geneviève

http://www.edilivre.com/au-fil-de-mes-vers-genevieve-martin-boissy.html

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Published by Geneviève - dans Refexion et articles
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commentaires

Cécile 24/12/2016 00:12

Votre poème est magnifique et m'a fait pleurer.

Geneviève MARTIN BOISSY 27/12/2016 08:34

Merci Céline, ce poème touche les cœurs blessés, il fait écho à bien des histoires d'enfants de parents séparés. Bien à vous :-)

Geneviève MARTIN BOISSY 24/12/2015 15:26

Bonjour Elie,

L'écriture est excellent pour évacuer des tensions et des humeurs. Merci pour ceux dont l'absence de père est une souffrance, sans doute en auront-il une meilleure compréhension et un jour et qui sait, peut-être auront-il envie de renouer avec leur père, c'est ce que j'ai moi-même fait à l'age adulte avec beaucoup de bonheur, car j'avais son amour inscrit dans mon « ADN ».
Comme vous l'exprime Sylvie à travers son commentaire que je trouve pertinent, gardez l’espoir de revoir votre fille et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour lui signifier que vous l'aimez.

Non ce n'est pas un crime de ne pas avoir de sentiments amoureux pour la mère, mais il vaut mieux éviter tout ressentiment qui aurait pour effet de générer une énergie négative. Peut-être serait-il judicieux en effet, de voir comment vous pourriez apaiser les tensions entre la mère et vous. Si vous éprouvez de la pitié, je vous invite à le transformer en accueil de ce que vous renvoie la mère, cela vous aidera à une meilleure compréhension.

Bien à vous

Elie 24/12/2015 10:50

Bonjour Genevieve et merci pour votre reponse ,


J’ai posté ce témoignage aussi bien pour me soulager a travers l ecriture mais aussi pour que certains enfants sachent que les peres n ont pas toujours le choix et qu il ne faut donc jamais hésiter à les contacter quand vous avez leur noms .

Je parle d abandon car je pourrais m acharner , me rendre des que possible en russie pour l entrapercevoir , la croiser , ecrire a ses parents russes , la suivre si elle retourne en Asie avec sa mere .. m acharner pour garder le contact ne fut ce que visuel mais c est en realité encore plus dur d etre impuissant et sans droit aucun .

J’écris à chaud mais c est deja la 3e fois en l espace de 18 mois que je la perd ou que je suis menacé de la perdre .. juste une horreur a vivre . J ai expliqué a sa mere que j avais l impression d un prisonnier politique qui est torturé et emprisonné jusqu a ce qu il change ses idées ou pensées , pour moi il s’agit de changer mes sentiments pour sa mere et de trouver le moyen de la chérir malgré que je n’éprouve rien si ce n est de la pitié .

Est ce un crime que de ne pas avoir de sentiments pour la mere de sa fille ? Je ne penses pas ..

Je vais essayer de garder le cap et de lui ecrire regulierement ..contrairement aux prisonniers , je ne connais pas la longueur de la sentence ..je serai enfermé jusqu’à ce que ma fillese manifeste avec la peur qu elle le fasse pour m exprimer sa colere ..ce qui serait une double peine et je ne penses pas que j y survivrais ..

Encore merci à vous de me lire et de prendre le temps de me répondre ..

Elie

Sylvie Hippolyte 24/12/2015 09:35

Bonjour Élie,
Gardez l’espoir de revoir votre fille. Vous ne savez pas de quoi sera fait l’avenir.
Rapprochez-vous de ceux qui ont une situation semblable à la vôtre.
Ayez une bonne connaissance des lois en matière de paternité et de droits de l’enfant.
Ne négligez aucune piste, aucune démarche dans les limites de votre budget. Défendez-vous sans aller au-delà du raisonnable.
Ne cachez pas votre enfant à vos relations futures.
Et vivez sereinement en attendant que des retrouvailles, même ponctuelles, se réalisent.
Je vous souhaite bonne chance, prenez soin de vous.
Sylvie

Elie 23/12/2015 19:35

Bonjour Sylvie et merci beaucoup d avoir pris le temps de lire mon post et d avoir pris le temps d y repondre ..

Pour le moment la douleur est encore tres vive et j ai deja du mal a repondre à mes proches qui se doutent de ma souffrance .. mais je finirai par me faire aider pour trouver le meilleur moyen d alléger cette douleur .. je n ai besoin que d espoir à vrai dire ..l espoir de la revoir et qu elle ne soit pas perturbée ni en colère .. au dela de ma propre souffrance c est le fait qu elle soit amputée de tout un pan de sa personnalité qui me fait mal .. un tel pouvoir ne devrait jamais se trouver dans les mains de qui que ce soit ..

Pour ce qui concerne mes droits , je n en ai malheureusement aucun .. je ne suis meme pas repris sur l acte de naissance alors même que j ai assisté a l'accouchement et fortement insisté pour que mon nom apparaisse .. je n ai aucun recours légal si ce n est devant la Cour internationale de justice sans possibilité de reconnaissance mais juste pour laisser une trace de ma tentative .

J'écris beaucoup sur une page facebook que je lui ai créée ..je lui poste les photos de nos rencontres depuis sa naissance .. je lui parle , lui présente le reste de sa famille ..je l'alimenterai régulierement .. je vais également créer un site web qui lui permettra de me retrouver facilement et suivre ces années de combat .. mais il s'agit d un exercice tres délicat car je n ai aucune intention de la braquer contre sa mere ou qu elle soit en colere pour la perte qu elle lui a infligé ..

Je l'aime profondément au point que ma vie est totalement a l'arret en ce moment mais je n ai hélas aucun moyen légal de lutter ..

Encore merci Sylvie ..

Sylvie Hippolyte 22/12/2015 18:11

Bonjour Élie,
Il n’existe pas une réponse toute faite, chacun réagit en fonction de ce qu’il est, de ce qu’il a vécu. Une chose est sûre, il ne faut pas que vous restiez seul avec vos difficultés.
Les professionnels sont là, non pas pour résoudre votre problème, mais pour vous accompagner dans votre réflexion, pour faciliter l’expression de vos préoccupations, afin que vous preniez vous-même les bonnes décisions en toute sérénité.
Il existe aussi des espaces de parole tels que les Cafés des parents ou des Pères dont l’objectif est de partager ses problèmes avec d’autres qui vivent des situations semblables à la vôtre et souffrent d’être privés de leurs enfants. Par le dialogue, ils vous aident à vous libérer du poids de vos difficultés.
Des associations peuvent vous aider dans vos démarches pour que vos droits de père soient respectés et que vos liens avec votre fille soient préservés, car elle a autant besoin de sa mère que de son père.
L’écriture est un moyen d’y voir plus clair en soi, de mettre de l’ordre dans ses pensées, d’être vrai avec soi-même, de se libérer d’une souffrance.
Pour moi, « les départs et arrivées incessantes » n’existent pas pour un enfant, car il a besoin de recevoir de l’amour de ses deux parents. Rester le plus possible en contact avec votre fille me semble une priorité : visites, lettres qu’elle lira en grandissant si la maman ne s’y oppose pas, cadeaux d’anniversaire, de Noël, cartes de vos voyages, communications téléphoniques si possible…, au pire (si vous ne savez pas ce qu'elle devient après avoir usé de toutes les possibilités juridiques), lui manifester votre amour dans des écrits spontanés qu’elle découvrira peut-être un jour. Beaucoup d’enfants qui ne connaissent pas leur père font des recherches dès qu’ils le peuvent. Un enfant a besoin de connaître ses origines. Un enfant et un adulte vont mal tant qu'ils ne savent pas d'où ils viennent.
Le combat n’est pas perdu d’avance, ne baissez jamais les bras. Un bon père, un père aimant doit soulever des montagnes pour rester en contact avec son enfant.
Je n’aime pas votre phrase : « Elle me préférait à sa maman… ». Pour moi, le père et la mère jouent un rôle complémentaire dans la construction de leur enfant, ils ne sont pas l’un et l’autre des concurrents.
Ces quelques réflexions sont dues à mon enfance privée de mon père, elles ne sont pas à prendre obligatoirement en considération.
Je vous souhaite de passer malgré tout de bonnes fêtes de fin d’année entouré de ceux qui vous sont chers.
Sylvie Hippolyte

Geneviève MARTIN BOISSY 22/12/2015 12:53

Bonjour Elie,

Je tiens à vous remercier pour nous avoir partagé votre témoignage que je trouve très touchant.
Je comprends votre émotion, d'autant que vous avez créé un lien affectif avec votre fille durant ses tous premiers mois.
Il est toujours très difficile de donner des conseils, mais sachez que l'amour que vous portez à votre fille est profondément ancré en elle.

Vous dites que vous devez contre votre gré abandonner votre fille, mais qu'en est-il véritablement ? Est-ce un abandon lorsque l'on vous y contraint ?
Sans doute ressentez-vous une sorte d'impuissance et une obligation à vous résigner. Mais je vous invite à garder espoir et à faire ce qui est en votre pouvoir pour tenter préserver ce lien si fragile. Peut-être en saisissant la justice pour faire valoir vos droits et ceux de votre enfant.
Agissez de votre mieux en gardant en mémoire que vous ne l'abandonnez pas.

Je vous souhaite que cette situation s'apaise et une reprise de dialogue avec la mère, on sait jamais elle sera peut-être dans d'autres dispositions.

Vous dites :
« Que faire durant ces longues annees de silence ? laisser des traces ? lui ecrire en vue de notre reunion dans qques annees ( si je suis tjrs de ce monde ) ? lui prouver qu elle n a jamais quitté mes pensées ? »
Oui, tout ceci prouvera à votre fille que vous y êtes attaché et que vous l'aimez.

Soyez fort, et croyez à tous les possibles.
Bien à vous

Elie 21/12/2015 20:32

Bonjour a toutes et a tous ,


J ai lu bcp de posts sur ce site avant de poster moi meme mon temoignage .

J'ai eu une petite fille née a l autre bout du monde ( asie du sud est ) avec une demoiselle russe installe la bas depuis une dizaine d annees . Nous avons eu une relation en 2012 ..on s est revu episodiquement jusqu en Juiillet 2013 où je lui ai annoncé que je mettais un terme définitivement à notre relation ( incompatibilité totale de personnalités ) ... je ne pouvais avoir d enfants naturellement et de ce fait ne prenait pas de précautions particulieres , de son coté elle n en prenanit pas non plus , je penses qu elle avait décidé de tomber enceinte coute que coute , quelle que soit notre relation .. nous n avions jamais habité ensemble et j avais été clai sur mes intentions .

Bref , en sept 2013 , lors de mon retour en Belgique , elle m appelle pour m annoncer sa grossesse ... s ensuit 2 ans et demi de totale prise en charge de ma part ( 100 % ) car pas de mutuelle , pas de chomage sur place .. tout a payer de A a Z ... je bosse la bas donc j avais qques facilités .

J ai toujours été clair avec elle , a defaut d avorter , je prenais mes responsabilités de pere mais je ne pouvais me prostituer pour elle .. elle a bien sur jamais accepté .. Grossesse sur place ..naissance ..1 an de vie sur place pour le bebe avant qu elle ne rentre en Russie ... 4 mois en Russie avant qu elle n arrive en Belgique avec ma fille ...

Elle a toujours refusé de me laisser reconnaitre ma fille et m oblige a m engager avec elle quelque soit mes sentiments et ressenti ... elle me force a la marier et la presenter devant tout le monde comme la femme de ma vie .. ou sinon elle m empeche de voir ma fille ... j'ai du la quitter 3 fois avec le sentiment de ne plus jamais la revoir alors qu elle n a que 18 mois .. En belgique c est parti totalement en vrille , elle brule mes affaires car elle apprend que j ai eu une relation furtive avec une demoiselle .. me menace de nveau de fuir avec ma fille ...et le 12 decembre dernier , c est chose faite .. elle retourne en Russie et m interdit dorénavent de m'approcher de ma fille .

Je dois contre mon gré abandonner ma fille non sans penser a toutes les consequences sur sa vie de petite fille , adolescente et adulte en devenir ... je sais qu elle posera bcp de questions sur moi d autant plus que nous avons eu une courte relation mais tres tres intense .. elle me préférait meme a sa maman pour les jeux et les ballades ..

Je ne sais pas si je vais trouver des conseils ici mais si vous avez été séparée de votre papa contre son gré , qu auriez vous voulu qu il fasse ? qu il lutte contre vents et marees pour rester ds votre vie ou pour son bien etre personnel , dois je quitter sa vie pour ne pas qu elle souffre de departs et arrivees incessantes ?

Que faire durant ces longues annees de silence ? laisser des traces ? lui ecrire en vue de notre reunion dans qques annees ( si je suis tjrs de ce monde ) ? lui prouver qu elle n a jamais quitté mes pensées ?

Ps , j ai tout proposé a sa mere si ce n est de changer mes sentiments pour elle ...elle est venale comme pas possible ..depense sans compter mon argent ..n a jamais eu de limites et se prend pour une reine .. elle est extravagante alors que je suis qqu un de discret .. je ne supporte pas ce mode de vie et n epprouve que de la pitié pour elle ..malgré ca je lui ai proposé de s installer en Belgique .. avec appartement , travail et aide a la reconstruction ..( elle envisageait de tte facon de quitter la Russie de nveau ) .. mais rien a faire ..chantage au mariage etc etc ...

Merci de m eclairer si vous avez traversé ce genre de situation d abandon forcé de votre bébé ..

Sylvie Hippolyte 06/10/2015 09:10

Le hasard m'a guidée vers votre site.
Le père que j'avais ne correspondait pas à ceux décrits dans votre texte. Il a essayé de jouer son rôle de père malgré les nombreux obstacles qu'il trouvait sur sa route. Mais il avait en face de lui une ex-femme qui n'a eu après leur séparation qu'une seule raison de vivre : se venger de lui jusqu'à sa destruction en utilisant ses filles. Outre les sales blagues que nous devions lui faire lorsqu'il pouvait exercer, rarement, son droit de visite, notre mère nous maltraitait ce qui le rendait fou de douleur. Il avait tellement conscience de notre souffrance qu'il ne s'est jamais remis de son divorce malgré une nouvelle union remplie de bonheur et il est mort à 64 ans.
La justice n'a jamais pris en considération tout ce qu'il a tenté pour lui expliquer que nous étions maltraitées physiquement et verbalement. À une époque il parcourait 300 kilomètres qu'il refaisait en sens inverse tous les quinze jours pour voir ses filles. Il repartait sans nous après plus d'une heure d'attente parce que notre mère avait décidé qu'il ne nous aurait pas. Elle n'a jamais été inquiétée par la justice pour non présentation d'enfant car elle savait manipuler son monde et présentait "bien", insoupçonnable.
À 16 ans j'ai quitté ma mère avec l'aide des enseignants du collège que je fréquentais pour rejoindre mon père. Après avoir pleuré mon père absent, j'ai pleuré ma mère... Comme quoi les enfants ont bien besoin de leurs deux parents.
Je profite de ce message pour dire à Ivy qu'elle rencontrera des personnes qui l'aideront à digérer son enfance, à prendre soin d'elle, à devenir épouse et mère et surtout maman. Il s'en trouve sur notre chemin. Ces personnes la conduiront peut-être jusqu'au pardon.
Sylvie Hippolyte, auteur du livre Les jeudis muets Moi, Fina, enfant du divorce.

Geneviève 06/10/2015 18:20

Sylvie, je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à mes écrits. Parce que votre parcours de vie vous a amené à "panser" vos blessures, vous avez compris que la seule voie pour se libérer de leurs emprises est celle de l'acceptation et/ou du pardon "par/don" . Il faut avoir compris son histoire et être en capacité de prendre un certain recul, pour pouvoir se défaire de ses schèmes et de tout jugement. Prenez bien soin de vous, car le monde a besoin de "messagers de l'espoir", des êtres tels que vous pour dire tout le possible. Merci :-)

Sylvie Hippolyte 06/10/2015 13:25

Pour tous les jeunes fils ou filles comme Ivy, qui ne comprennent pas ce qui leur arrive, je me permets de faire un retour en arrière sur vos articles et de pointer celui du 9 janvier 2015 dans lequel vous avez écrit ceci :
“La méchanceté en soi est une « dureté » de cœur émanant de blessures, de « bleus à l’âme », elle s’exprime souvent sous la domination de l’orgueil « blessé »”.

Quand le victime a compris cela, il lui est plus facile de pardonner.
Je vous remercie infiniment d'avoir répondu à mon message.
Sylvie Hippolyte

Geneviève 06/10/2015 09:47

Bonjour Sylvie,

Je vous remercie pour votre témoignage et je trouve que le « hasard » est un guide parfois merveilleux. Je souhaite que votre message parvienne à Ivy, et à tous ceux dont l’enfant intérieur demande à être « réparé » et apaisé.
Merci aussi pour votre livre : « Les jeudis muets Moi, Fina, enfant du divorce » dont je souhaite qu'il rencontre un écho auprès des parents séparés.

Trop nombreux encore des pères qui se heurtent à la même situation que vous décrivez. Les enfants pour se construire, ont besoin de leurs deux parents en effet. Il serait souhaitable dans l’intérêt des enfants, que les mères prennent conscience que de les priver de leur père, c’est aussi les priver d’une part d’eux-mêmes et c’est engendrer un mal-être qui souvent perdure.

Bien à vous :-)

Geneviève 01/09/2015 18:46

Bonjour Ivy,

Tout d’abord je tiens à vous remercier pour votre témoignage, car il faut du courage pour oser dévoiler sa souffrance.

Vous en voulez à votre père et vous ne voulez pas lui pardonner, c’est une réaction normale après ce que vous avez vécu et enduré. Mais avec le temps je vous souhaite de pouvoir le faire, surtout pour vous libérer vous de cette souffrance qui entretient un mal-être.

Vous dites que votre père ne vous aime pas, mais comment peut-il vous témoigner de l’amour alors qu’il est dans une spirale autodestructrice et ayant lui aussi besoin d’amour, de se sentir aimé et aussi ayant besoin d’aide? Ne le jugez pas, je vous invite d’abord à comprendre son histoire.
Vos parents avaient seulement 16ans lorsqu’ils vous ont eu, c’est très jeune pour assumer le rôle de parent. Ils avaient tous deux une forte dépendance à la drogue, n’y avait-il pas une grande souffrance en eux ? N’est-il pas difficile dans ces conditions d’assumer ce rôle ?

N’oubliez jamais que ce n’est pas le regard que porte votre père sur vous qui compte, car il ne peut voir objectivement étant aveuglé par sa souffrance, ni personne. C’est la manière dont vous-même vous-vous percevez, vous avez du merveilleux en vous ne l’oubliez jamais. Vous-vous devez de vous respecter, c’est à dire de vous aimer et vous accepter telle que vous êtes. Si vous-vous portez un « mauvais regard », vous-vous niez, vous-vous rejetez, vous-vous abandonnez…. Vous êtes la source de votre bien ou mal être.

Prenez bien soin de vous.

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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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