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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:39
Être observateur et présent à soi-même !

Sommes-nous attentifs à ce qui se « joue » intérieurement et/ou émotionnellement en nous ?

Pratiquer la présence à soi-même est une manière de sortir d’une « confusion mentale » qui obscurcit notre compréhension des choses.

Nous aimerions vivre constamment en toute sérénité, mais il arrive que des « tensions » viennent rompre cet état, créant un déséquilibre dans notre organisme. En avons-nous conscience ?

Il y a parfois une dualité qui s’opère en nous entre nos désirs et aspirations profondes et ce que le mental, sous la domination de l’ego, nous « impose » de faire.

Avons-nous observé que lorsque nous ne sommes pas en accord et unifié intérieurement avec nos choix, nous ne nous sentons pas bien? Parce que deux forces s’opposent, il se crée alors une division en nous, entre ce que notre cœur nous incite à faire et ce que le mental nous impose et auquel nous obéissons.

Cela a pour effet de créer en nous-mêmes un conflit intérieur, générant du mal-être. La cause en est que nous avons, par faiblesse, cédé à la volonté de l’ego. Mais ce qui est le plus « douloureux », ce n’est pas ce qu’il veut nous faire croire, non, car bien au-delà de ça, c’est l’image et l’estime que nous avons de nous-mêmes qui s’en trouvent affectées. En agissant contrairement à ce que nous ressentons de faire, nous ne nous respectons pas, car nous nous abandonnons, rejetons et nions. C’est ce qui nous met en souffrance.

Nous souhaiterions affirmer ce que nous sommes en toutes circonstances, nous montrer sans artifice, dans tous nos états, sans avoir à nous cacher parfois derrière des masques et apparences. Mais pourquoi avons-nous du mal à cela ? En avons-nous identifié les raisons? Est-ce par crainte, par besoin, par peur d’être jugé, de ne pas être accepté tel que nous sommes, d’être rejeté, pas aimé, …? Lorsque nous nous sentons blessés, pourquoi nous arrive t-il entre autres, de sur-réagir, ou de « prendre sur soi »?

Qu’est-ce qui motive nos actes ? Est-ce par fierté, orgueil, devoir, culpabilité, plaisir personnel, crainte du jugement, peur du conflit… ?

Sous l’emprise d’une émotion, souvent nos réactions en découlent, mais savons-nous pourquoi nous avons du mal à nous détacher du ressenti qui y est associé?

Pourquoi, nous est-il parfois si difficile, de lâcher-prise, d’accepter, de relativiser, de pardonner… ?

Tout un questionnement qui trouve ses réponses dans l’histoire personnelle de chacun, et qui vient éclairer les comportements face à des situations. Par exemple, pour compenser une mauvaise estime de soi, certains portent le masque de supériorité ou d’infériorité, mais en ont-il conscience ? D’autres, par manque d’estime, se dévalorisent et/ou se nient et manquent totalement de confiance en eux.

Lorsque nous sommes affectés par une attitude, avons-nous alors conscience, que nous sommes « manipulés » par ce que nous ressentons et du mécanisme de défense qui s’opère en nous?

Par ignorance et/ou incompréhension, ne cherchons-nous pas à masquer, éviter ou fuir, ce que cela a engendré en nous-mêmes, quitte parfois, à rendre l’autre responsable de ce qui nous arrive? Mais avons-nous conscience que le non-dit, a pour effet de renforcer les conflits?

Dans nos états d’âme, l’ego n’est jamais bien loin !

« Ce n’est pas ce que je dis qui vous blesse : ce sont vos propres plaies intérieures qui réagissent lorsqu’elles sont touchées par mes propos. » Don Miguel Ruiz

Lorsque cela touche notre émotionnel nous ne pouvons être objectifs, plongés que nous sommes dans un état de confusion et dans l’illusion de ce que nous renvoient nos émotions, tellement nous nous identifions à elles ?

Pour exister, l’ego s’approprie le « moi » à travers lequel il exprime une souffrance invisible. C’est par lui que naissent nos pensées perturbatrices, désirs obsessionnels, haine, jalousie…. Il a besoin d’être flatté et d’avoir un certain confort, et pour cela qu’il nous entraîne malgré-nous dans un mécanisme d’attraction et de répulsion, duquel découle une multitude d’émotions basées sur la peur; crainte du monde et des autres, peur de souffrir, angoisse de vivre et de mourir, et où tout est « artificiel » basé sur des apriorismes et jugements (sympathique ou antipathique, méchant ou gentil, beau ou laid), bref soit on aime ou on déteste!

Notre attitude découle de ce que la « scène » nous renvoie. Nous pouvons la vivre avec sérénité ou en être affectés. Prenons conscience que chacun perçoit la scène à sa manière. Autrement dit, à travers sa subjectivité. C’est ainsi que nous percevons le monde qui nous entoure. Cela veut dire que par rapport à notre monde intérieur, nous avons tous, une façon très personnelle de percevoir les « choses », ce qui explique que nous ne sommes pas toujours en accord, sur l’interprétation d’un fait, d’une situation, etc.

Pour autant, nous sommes souvent convaincus que c’est notre manière de « voir » les choses qui est la bonne. La raison en est, que nous fonctionnons sur un mode de communication erroné fondé sur le jugement « tort ou raison », « bien ou mal », etc.. Chacun défend son point de vue, selon sa perception. Lorsque nous parvenons à entrevoir une autre réalité que la notre, nous nous apercevons qu’il y a en fait d’autres façons d’interpréter une situation. Ainsi, chacun a raison selon son point de vue.

Les blessures de l’âme renforcent le pouvoir donné à l’ego

« Lorsque les mots ne franchissent pas les lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme. » Christian Bobin

Les blessures de l’âme (humiliation, rejet, abandon, trahison, injustice…), peuvent rester bien tapies longtemps, mais lorsqu’elles ne sont pas « guéries », il suffit d’être confronté à une situation leurs faisant écho, un mot, une parole, un geste, un comportement,…, pour qu’elles se réactivent et mettent à nouveau en souffrance.

Dans une situation, sous l’emprise des émotions perturbatrices qui en découlent, tout est prit comme étant une agression. La réalité est alors interprétée, déformée et « montée en épingle ». Car à travers le mécanisme de l’ego (nous faisant percevoir les choses de manière à ce que nous puissions penser que c’est ainsi qu’elles sont), nous avons une perception très personnelle et subjective de la réalité, et c’est parce que cela touche notre émotionnel (un monde très subjectif de perceptions erronées, de projections, de ressentis, d’émotions, d’intolérance, de croyances, de jugements, de certitudes…), que nous en faisons notre réalité.

La plupart des frustrations ressenties enfant, se traduisent par des colères rentrées. Etant mémorisées, cette souffrance de l’ego se réactive autant de fois que l’on se trouve en situation de frustrations.

Un extrait d’un de mes articles à propos ici : « Être soi, c’est oser s’affirmer »

http://se-ressourcer.over-blog.com/2014/12/etre-soi-c-est-oser-s-affirmer.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_new_comment#ob-comments

« Nous pouvons parfois être « tiraillés » entre ce que nous pensons devoir faire et ce que nous ressentons de faire, ce qui a pour effet de créer une « division » en soi. La manière de percevoir le monde qui nous entoure, dépend de la manière dont nous avons été éduqués : «élevés ou abaissés», « carencés ou étouffés »,…. Si nous nous sommes sentis aimés, choyés, entourés ou au contraire, mal aimés, rejetés, abandonnés…, tout cela impacte sur nos choix, notre vie affective, et sur la manière d’être présent au monde, il nous faut en prendre conscience afin de nous « réajuster ».

L’état conflictuel en soi peut aussi s’éprouver lorsque nous sommes intérieurement en colère et que pour ne rien montrer, nous la « taisons» en affichant une « image de façade », alors que tout notre être nous pousse à l’exprimer. Dans cet état, nous ne sommes alors pas unifiés à nous-mêmes.

Cet état peut être ressenti par exemple par un enfant, lorsqu’il fait l’objet d’une injustice, d’un chantage affectif, d’une manipulation de la part d’un parent, ami de la famille, un adulte…, cette « pression » exercée sur lui l’oblige à « taire » ses ressentis. L’enfant se sent « prisonnier », démuni, sans défense, pris en otage. Il doit apprendre à « rentrer » sa colère, à nier ce qu’il ressent et ne rien laisser paraître, pour satisfaire au désir qui lui est imposé. Il y a alors refoulement.

Mais sa colère est bien présente et il est divisé entre ce qu’il se sent obligé de faire et ce qu’il voudrait faire s’il en avait le pouvoir, ce qui peut générer en lui une certaine frustration et confusion dans son esprit. »

La plupart des «difficultés relationnelles », contiennent de la colère.

Si nous sommes à l’écoute de nous-mêmes, de ce qui nous « titille » intérieurement, nous pouvons alors nous interroger pour savoir à quelle(s) émotion(s) personnelle(s) nous obéissons.

Que se cache t-il derrière nos réactions ? A quoi cela nous renvoie-il ?

Nous acceptons avec joie ce qui nous est agréable, mais il nous est difficile d’accepter ce qui nous dérange. Tout ce qui nous est désagréable, nous l’évitons, le critiquons ou le nions. Mais, qu’est-ce qui vient faire écho en nous?

N’est-il pas préférable avant d’agir, de prendre du recul sur les évènements et de se détacher des émotions qui y sont liées? Lorsque nous nous laissons envahir par des émotions « douloureuses », peut-être avons-nous à nous interroger sur l’importance que nous leurs donnons, au point de nous mettre en souffrance?

Être à son écoute, c’est être observateur de sa communication intérieure.

Prenons conscience que dans un premier temps, lorsque nous éprouvons une « résistance émotionnelle », nos sentiments se transforment en ressentiments. Car bien souvent, au moment où nous ressentons cette résistance, nous éprouvons de la colère. Ce qui fait que certaines personnes, parfois sans en être conscientes, prennent de la distance avec la ou les personnes concernées, pour créer en quelque sorte en protection, une « barrière émotionnelle » pour ne plus souffrir.

Le ressentiment nous enferme dans l’illusion, en pensant que la source d’insatisfaction réside à l’extérieur, alors qu’en réalité elle est à l’intérieur de nous-mêmes.

Lorsque le ressentiment nous habite, nous obéissons à la pulsion qu’exige l’ego, d’écarter quiconque lui fait obstacle lorsqu’il se sent menacé, sans considération aucune pour le bien-être d’autrui. Sous son emprise, la perception est déformée et à coup sûr, nous nous nuisons à nous-mêmes, pouvant aller jusqu’à fragiliser notre organisme psychique et/ou corporel.

Le ressentiment détruit alors tout sentiment d’intimité et établit dans la relation à l’autre, un schéma destructeur qui ne peut que s’intensifier s’il n’est pas immédiatement brisé.

Car, lorsque le ressentiment est trop douloureux, vient le rejet, qui a pour effet de nous faire rechercher toutes sortes de moyens pour rendre l’autre responsable. Arrivé à ce point, il y a « séparation émotionnelle » et la séparation physique peut se produire à tout moment, puisque tout ce que fait l’autre, nous irrite ou nous ennuie.

Si le rejet persiste, pour atténuer la douleur que nous ressentons et lorsque nous n’avons pas trouvé d’issue à la situation conflictuelle, nous passons au refoulement qui est un mécanisme de défense.

Cette blessure refoulée est néanmoins toujours active et peut se manifester dans nos comportements.

Mais en réalité, « l’autre » nous confronte à nous-mêmes.

Tel un grand miroir, il est le révélateur de ce qui nous habite. Et tout comme nous, il est lui aussi mis à l’épreuve par son inconscient (metteur en scène) qui, pour se faire, le met en scène pour (re)jouer « la même pièce ».

« L’épreuve » de la mise en scène, consiste en quelque sorte à tester les limites de chacun, dont l’objectif serait, d’arriver au lâcher-prise et donc, au détachement.

Lorsque nous sentons monter en nous des émotions perturbatrices, dans un premier temps, nous devons les accueillir pour les identifier, afin de comprendre pourquoi elles nous perturbent. Il nous appartient alors afin de ne plus en souffrir, de faire un travail de lâcher-prise pour sortir de l’illusion que l’autre est responsable de nos « doux-leurres ».

Durant cette observation, nous pouvons être surpris de découvrir une part obscure de nous-mêmes, des aspects de notre personnalité que nous ne soupçonnions même pas et qui soudain, par des prises de conscience qui en découlent, se mettent en lumière.

Car en réalité, tout n’est-il pas relatif ?

Prenons conscience que la façon dont nous vivons les évènements de la vie, dépend de notre aptitude à les accueillir. Il n’y a que des situations, c’est le mental (ego) qui en fait des problèmes.

« Les murs des certitudes, s’opposent à la lumière » Tyde

Pour finir, je vous invite à découvrir ce texte de Jacques Salomé que je trouve éclairant :

De l'enfant blessé à l'enfant émerveillé

Nous sommes, pour la plupart d'entre nous, porteurs de blessures plus ou moins vivaces engrangées dans notre histoire et surtout dans la petite enfance. Blessures ouvertes, précocement inscrites et durablement présentes dans la mémoire « fidèle de nos cellules », situations inachevées qui se crient longtemps après dans les souvenirs limpides ou confus, amnésies et refoulements autour de zones de vulnérabilité et de sensibilité aiguë qui nous transforment parfois en écorchés vifs.

Une blessure a son origine dans un événement un geste, une parole, un ressenti, entendu et reçu comme nous faisant violence. L'autre, en face, ne nous a pas fait nécessairement violence, mais nous pouvons en recevoir l'impact, comme une agression qui nous blesse, nous déstabilise, nous morcelle ou nous déstructure.

Un des enjeux à démystifier, dans la vie relationnelle d'une vie d'adulte, sera de découvrir l'incroyable habileté dont nous sommes capables pour entretenir les blessures de notre enfance ou de notre histoire familiale à leur maximum, à travers des rencontres et des relations qui ne sont pas bonnes pour nous et auxquelles cependant, avec beaucoup d'aveuglement, nous nous accrochons. Relations toxiques, en quelque sorte, qui vont réactiver en permanence ces blessures au lieu de les réduire au minimum. Cela devrait nous renvoyer à notre difficulté de faire des choix plus pertinents vers des rencontres vivifiantes et des relations structurantes qui pourraient apaiser nos blessures, éviter leur re-stimulation et nous confirmer dans une bonne estime de soi.

Il ne faut pas oublier qu'il y a toujours un enfant blessé, humilié, incompris en chacun de nous. Un ex-enfant susceptible de se réveiller, de se faire entendre, de se manifester dans les situations les plus banales d'une vie d'adulte. En particulier dans une vie de couple, de parents, ou dans les situations d'une vie professionnelle qui sont porteuses d'une incroyable variété d'événements, susceptibles de faire revivre l'ex-enfant qui est en nous et de réactiver ainsi des sensibilités douloureuses. Il y a aussi en chacun de nous un enfant en attente d'émerveillements, de découvertes et d'enthousiasmes. Un enfant curieux, désireux d'entrer dans un mouvement d'étonnements et de croissance, un enfant susceptible de se relier à la beauté, à la justice ou à la compassion. Cet enfant-là sera éveillé, re-stimulé par des rencontres avec le beau, avec l'émotion d'un événement, avec la qualité d'un regard, d'une écoute, ou l'accueil d'un geste.

Ce sera tout le sens d'un accompagnement bienveillant, d'une présence proche, proposés à un enfant par un adulte disponible.

Mais tout se passe comme si les événements négatifs laissaient plus de traces en nous que les événements positifs. Et nous le savons bien: un seul jour de guerre laisse plus de violence et de désespérance dans une existence que trois cents jours de paix n 'y ont inscrit de beauté et d'espérance.

Le combat semble donc inégal et nous risquons d'être entraînés dans une succession de conflits avec nous-mêmes en développant des conduites de réparation ou de restauration qui nous font oublier que nous pouvons aussi utiliser nos énergies autrement, en pratiquant également la confirmation, qui consiste à ne pas prendre sur soi ce qui n'est pas bon pour soi. « Ce point de vue, ce regard négatif, ce jugement de valeur que tu portes sur moi, je le laisse chez toi.

Il n'est pas bon pour moi, je ne le ressens pas comme me concernant, je ne peux rien en faire...»

En particulier en acceptant de mieux recevoir et d'accueillir les messages d'amour, de bonté et de beauté que nous pouvons rencontrer partout ; en étant aussi plus vigilant sur la qualité des relations qui nous sont proposées ; en acceptant de nous relier au positif de chacun, au sens profond de chaque événement ; en écoutant et en prenant conscience que toute situation de vie recèle du positif.

Nous pouvons ainsi donner plus d'espace, plus de vie et plus de stimulations à l'enfant émerveillé qu'il y a en nous.

Prenez bien soin de vous

Geneviève

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Published by Geneviève MARTIN BOISSY - dans articles
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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