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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 17:07
L'Arbre à nu

Il était une fois au beau milieu d’une clairière, une jeune pousse d'arbre sorti de terre. Cette petite brindille fragile se confondait avec les touffes d'herbes alentours.

Tel un nouveau-né, il scrutait toute la végétation avoisinante, monde étrange et varié qui l’entourait. Aussi, le mouvement des branchages et des nombreuses fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir.

Il était parfois inquiet et curieux à la fois des abeilles qui vrombissaient en butinant et des oiseaux qui sifflaient en haut des branches.

Bien qu'une année se soit écoulée, cette petite brindille d'arbre commença à se comparer aux arbres voisins. Hauts et majestueux, avec des branchages somptueux et verdoyants, tantôt fleuris, tantôt remplit de fruits magnifiques attirant tous les soins et l'affection du paysan du lieu.

Très vite, notre jeune pousse s'angoissa en regardant sa si petite taille, son écorce et ses petites feuilles si différentes de ses magnifiques aînés. Le paysan ne faisait jamais attention à lui. Il se sentit insignifiant et dans l'incapacité de croître à la mesure des arbres qui l'entouraient.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

Alors, se sentant nu, il se laissa envahir par la ronce et le lierre pour dissimuler sa honte d'être si petit, de ne pas être capable d'avoir des fruits, d'être inutile aux regards des autres. Son ressentiment était tellement fort qu'il ne donna ni fleurs ni fruits pendant plusieurs années, caché sous un immense buisson de ronces et de lierres enchevêtrés.

Un jour, le paysan décida de se débarrasser de cette montagne de ronces au beau milieu de sa clairière. Il tailla et coupa pendant une journée pour en venir à bout, laissant pour le lendemain la coupe de l'arbre nu.

Mais le brave paysan tomba malade durant plusieurs jours et remis donc son ouvrage à plus tard le temps de se refaire une santé.

Prenant conscience de sa nudité malgré la corpulence qu'il avait acquit durant ces dernières années, il décida enfin à faire pousser un épais feuillage et une multitude de fleurs au bout de ses rameaux.

Il comprit que ne produisant rien, ne donnant rien, il était devenu inutile et que le projet du paysan d'en faire du bois de chauffage était légitime.

Ainsi, quand le paysan réapparut avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique amandier, il ne trouva plus aucune raison de l'abattre. Il le laissa donc, trop joyeux du miracle qui s’était produit.

Désormais, tous les étés, les enfants du paysan viennent et dégustent ses fruits savoureux tout en se chamaillant joyeusement.

L'arbre compris que pour être grand il fallait commencer par accepter d'être petit et de découvrir chaque étape de sa vie avec patience. Il comprit aussi qu'il ne fallait pas se comparer mais plutôt découvrir sa propre nature. Ne pas être dans la rétention, l'avarice mais être dans le don.

Auteur inconnu

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Published by Geneviève MARTIN BOISSY - dans contes
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commentaires

Jalousia 15/08/2016 10:58

Bonjour voila je suis marier depuis 1mois et je suis jalouse il en peu plus et moi je ne veux pas le perdre je supporte pas kil me laisse seule je supporte pas kil rie ou parle ou meme regarde une femme car sa me fait terriblement mal sa me detruit de linterieur et jpense toujour kil va me tromper jai besoin daide

Sophie 19/08/2014 21:25

Bonjour Geneviève,

Très belle histoire, qui contient bien des indices et constitue une matière intéressante de réflexion sur nos propres itinéraires.

L'arbre est le "vivant" par excellence qui relie la terre au ciel (et le ciel à la terre). Les yogis ne méditent-ils pas justement si volontiers sous un arbre ?

Au plaisir de vous lire, bel fin d'été ensoleillé...

Sophie

Geneviève 20/08/2014 08:48

Bonjour Sophie,

Je vous remercie pour votre commentaire et je trouve intéressant ce lien que vous faites avec les yogis. L'arbre, de manière symbolique est ce que vous décrivez, il relie le ciel et la terre.Il est symbole d'équilibre.
Ses racines s'encrent dans la terre (la mère) et il y puise toute l’énergie qui lui est nécessaire pour se développer, et ses branches s'élèvent dans le ciel (le père) et captent l'énergie qu'il emmagasine, pour ensuite le faire rayonner autour de lui.

Belle fin d'été à vous aussi et à bientôt pour de nouveaux échanges.
Bien à vous

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  • : Ce blog est axé sur le thème du développement-personnel, son contenu (articles et poèmes) est en rapport avec ce thème.
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  • Geneviève MARTIN BOISSY
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. 
Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu
  • Je suis psychopraticienne de courant humaniste et auteure d'un recueil de poèmes: "Au fil de mes vers l'éveil sur soi". J'ai été référente et superviseur d'élèves en psychosomatothérapie et animatrice en relaxation. Cette citation me rejoint: «Quand changer et apprendre ne sont plus synonymes de recherche des défauts, des erreurs et des fautes, mais essentiellement quête des richesses, des potentialités et des qualités existantes, alors la démarche qui favorise cette évolution, peut devenir une fantastique opportunité de croissance offerte à l'intelligence humaine» Auteur inconnu

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